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Au Cinéma : Les sorties de la semaine

Au Cinéma : Les sorties de la semaine

Posté le 08 sept 2011 à 11:10

Les sorties de la semaine

  • Sexe entre amis
  • Date de sortie : 07 septembre 2011
  • Genre : Romance
  • Durée : 1h 49mn
  • Public visé : Tous publics
  • Réalisateur (s) :  Will Gluck
  • Acteur (s) :  Mila Kunis ‚ Jenna Elfman ‚ Justin Timberlake

Lorsque Jamie, chasseuse de têtes à New York, tente de recruter Dylan, un directeur artistique de Los Angeles, tous deux s’aperçoivent vite qu’ils sont sur la même longueur d’onde. Leur premier point commun est d’avoir totalement renoncé à l’amour, auquel ils ne croient plus, pour se consacrer uniquement au sexe.Dylan s’installe à New York, et tous deux commencent à sortir ensemble régulièrement, convaincus que l’amour est un mythe. Ils sont heureux de cette relation adulte, seulement basée sur le physique. En expérimentant le « sexe entre amis », ces deux célibataires sans attaches pourront-ils éviter tous les pièges qui les guettent ? Ces adultes blasés des promesses trompeuses trop entendues dans les comédies romantiques vont être surpris par la tournure que leur relation risque de prendre…

  • Présumé coupable
  • Date de sortie : 07 septembre 2011
  • Pays :  Film français
  • Genre : Drame
  • Durée : 1h 42mn
  • Public visé : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
  • Réalisateur (s) :  Vincent Garenq
  • Acteur (s) :  Philippe Torreton ‚ Raphaël Ferret ‚ Lvovsky Noémie

Le film raconte le calvaire d’Alain Marécaux – « l’huissier » de l’affaire d’Outreau – arrêté en 2001 ainsi que sa femme et 12 autres personnes pour d’horribles actes de pédophilies qu’ils n’ont jamais commis. C’est l’histoire de la descente en enfer d’un homme innocent face à un système judiciaire incroyablement injuste et inhumain, l’histoire de sa vie et de celle de ses proches broyée par une des plus importantes erreurs judiciaires de notre époque.

  • Habemus Papam
  • Date de sortie : 07 septembre 2011
  • Pays :  Film français
  • Genre : Comédie dramatique
  • Durée : 1h 42mn
  • Public visé : Tous publics
  • Réalisateur (s) :  Nanni Moretti
  • Acteur (s) :  Michel Piccoli, Renato Scarpa ‚ Franco Graziosi ‚ Nanni Moretti

Après la mort du Pape, le Conclave se réunit afin d’élire son successeur. Plusieurs votes sont nécessaires avant que ne s’élève la fumée blanche. Enfin, un cardinal est élu ! Mais les fidèles massés sur la place Saint-Pierre attendent en vain l’apparition au balcon du nouveau souverain pontife. Ce dernier ne semble pas prêt à supporter le poids d’une telle responsabilité. Angoisse ? Dépression ? Peur de ne pas se sentir à la hauteur ? Le monde entier est bientôt en proie à l’inquiétude tandis qu’au Vatican, on cherche des solutions pour surmonter la crise…

  • La Planque
  • Date de sortie : 07 septembre 2011
  • Genre : Comédie
  • Durée : 1h 29mn
  • Public visé : Tous publics
  • Réalisateur (s) :  Akim Isker
  • Acteur (s) :  Gilles Bellomi ‚ Ahcen Titi ‚ Samira Lachhab

Kiko, Gilles et Pera braquent une banque et s’enfuient avec 45 millions d’euros répartis dans trois sacs Vuitton. En sortant, ils découvrent avec stupéfaction que Titi, le chauffeur du gang, et sa Fiat Panda ont disparu. Kiko, la tête pensante du trio cagoulé, ne trouve pas de meilleur refuge qu’un commissariat pour échapper à la police !

  • L’Ange du mal
  • Date de sortie : 07 septembre 2011
  • Genre : Biopic
  • Durée : 1h 51mn
  • Public visé : Interdit aux moins de 12 ans
  • Acteur (s) :  Filippo Timi ‚ Valeria Solarino ‚ Moritz Bleibtreu

Un premier crime à l’âge de 9 ans, une réputation d’envergure à 27 ans. Le gangster Renato Vallanzasca défraie la chronique en Italie. Son charme et son humour gagnent le coeur de la plupart des Italiens, malgré les violences commises par son gang. Arrêté à maintes reprises et aujourd’hui condamné à une quadruple perpétuité, celui qu’on surnomme « l’Ange du mal » s’est joué des institutions pénitentiaires et a créé sa propre légende.

  • Le Monde de Barney
  • Date de sortie : 07 septembre 2011
  • Pays :  Film américain
  • Genre : Comédie dramatique
  • Durée : 2h 12mn
  • Public visé : Tous publics
  • Réalisateur (s) :  Richard J. Lewis
  • Acteur (s) :  Scott Speedman ‚ Paul Giamatti ‚ Minnie Driver

Barney Panofsky, un homme apparemment ordinaire mène une existence extraordinaire. Sa première femme Clara, est une rousse incendiaire, infidèle et libre d’esprit… La seconde « madame P. » est une riche princesse juive préoccupée par son paraître. Miriam sa troisième épouse, deviendra la mère de ses deux enfants et l’amour de sa vie. Barney est soupçonné d’avoir assassiné Boogie, son ami qu’il admire. Sa disparition entraîne Barney dans le dédale de sa vie…

Au Cinéma : Les sorties de la semaine

Au Cinéma : Les sorties de la semaine

Posté le 24 août 2011 à 5:32
Les sorties de la semaine

  • Date de sortie : 24 août 2011
  • Pays :  Film américain
  • Genre : Science fiction
  • Durée : 1h 57mn
  • Public visé : Tous publics
  • Acteur (s) :  Daniel Craig ‚ Sam Rockwell ‚ Harrison Ford

Arizona, 1873. Un homme qui a perdu tout souvenir de son passé se retrouve à Absolution, petite ville austère perdue en plein désert. Le seul indice relatif à son histoire est un mystérieux bracelet qui enserre son poignet. Alors que la ville est sous l’emprise du terrible colonel Dolarhyde, les habitants d’Absolution vont être confrontés à une menace bien plus inquiétante, venue d’ailleurs…

  • Date de sortie : 24 août 2011
  • Genre : Drame
  • Durée : 1h 42mn
  • Public visé : Tous publics
  • Réalisateur (s) :  Gilles Legrand
  • Acteur (s) :  Anne Marivin ‚ Nicolas Bridet ‚ Patrick Chesnais, Lorànt Deutsch, Niels Arestrup

On ne choisit ni ses parents, ni ses enfants !Paul de Marseul, propriétaire d’un prestigieux vignoble à Saint Emilion a un fils, Martin, qui travaille avec lui sur le domaine familial. Mais Paul, vigneron exigeant et passionné, ne supporte pas l’idée que son fils puisse un jour lui succéder. Il rêve d’un fils plus talentueux, plus charismatique… plus conforme à ses fantasmes de père ! L’arrivée de Philippe, le fils de son régisseur va bouleverser la vie de la propriété. Paul tombe en fascination devant ce fils idéal. Commence alors une partie d’échec qui se jouera à quatre : deux pères, deux fils, sous le regard impuissant des femmes qui les entourent. Et au moins l’un d’entre eux n’a plus rien à perdre …

Date de sortie : 24 août 2011

Genre : Comédie dramatique

Durée : 2h 19mn

Public visé : Tous publics

Réalisateur (s) :  Christophe Honoré

Acteur (s) :  Catherine Deneuve ‚ Ludivine Sagnier ‚ Milos Foman

Du Paris des sixties au Londres des années 2000, Madeleine, puis sa fille Véra vont et viennent autour des hommes qu’elles aiment. Mais toutes les époques ne permettent pas de vivre l’amour avec légèreté. Comment résister au temps qui passe et qui s’attaque à nos sentiments les plus profonds ?

  • Date de sortie : 24 août 2011
  • Genre : Comédie
  • Durée : 1h 48mn
  • Public visé : Tous publics
  • Réalisateur (s) :  Lone Scherfig
  • Acteur (s) :  Jim Sturgess ‚ Rafe Spall ‚ Anne Hathaway

Emma et Dexter passent la nuit ensemble après leur soirée de fin d’étude et décident…de rester amis. Lui est insouciant et frivole, elle est bourrée de complexes. Pendant 20 ans, Dexter et Emma vont s’adorer, se séparer, se détester, se manquer… finiront-ils par comprendre qu’ils ne sont jamais aussi heureux que lorsqu’ils sont ensemble ?

  • Date de sortie : 24 août 2011
  • Genre : Romance
  • Durée : 1h 58mn
  • Public visé : Tous publics
  • Réalisateur (s) :  Paolo Sorrentino
  • Acteur (s) :  Kerry Condon ‚ Frances McDormand ‚ Judd Hirsch

Cheyenne est une ancienne star du rock. A 50 ans, il a conservé un look gothique, et vit de ses rentes à Dublin. La mort de son père, avec lequel il avait coupé les ponts, le ramène à New York. Il décide de poursuivre, à travers l’Amérique, la vengeance qui hantait son père.

  • La Fille du regiment
  • Date de sortie : 24 août 2011
  • Genre : Comédie musicale
  • Durée : 3h 30mn
  • Public visé : Tous publics
  • Réalisateur (s) :  Laurent Pelly
  • Acteur (s) :  Juan Diego Florez ‚ Natalie Dessay

Sur le chemin qui les conduit en Autriche, la marquise de Berkenfeld terrorisée, accompagnée de son valet, Hortensius, font une pause dans leur voyage en raison d’une fusillade qui vient d’éclater …

Au Cinéma : Les sorties de la semaine

Au Cinéma : Les sorties de la semaine

Posté le 17 août 2011 à 5:50

Les sorties de la semaine

Captain America : First Avenger

  • Date de sortie : 17 août 2011
  • Pays :  Film américain
  • Genre : Aventure
  • Durée : 2h 03mn
  • Public visé : Tous publics
  • Réalisateur (s) :  Joe Johnston
  • Acteur (s) :  Sebastian Stan ‚ Chris Evans ‚ Hugo Weaving

Captain America: First Avenger nous plonge dans les premières années de l’univers Marvel. Steve Rogers, frêle et timide, se porte volontaire pour participer à un programme expérimental qui va le transformer en un Super Soldat connu sous le nom de Captain America. Allié à Bucky Barnes et Peggy Carter, il sera confronté à la diabolique organisation HYDRA dirigée par le redoutable Red Skull.

Projeté dans 502 salles

Bande annonce

Conan

  • Date de sortie : 17 août 2011
  • Genre : Fantastique
  • Durée : 0h 00mn
  • Public visé : Interdit aux moins de 12 ans
  • Réalisateur (s) :  Marcus Nispel
  • Acteur (s) :  Saïd Taghmaoui ‚ Jason Momoa ‚ Stephen Lang

Les aventures de Conan à travers le continent d’Hyboria, en quête de vengeance suite au meurtre de son père et du massacre de son village.

Projeté dans 419 salles

Bande annonce

La Piel que Habito

  • Date de sortie : 17 août 2011
  • Pays :  Film espagnol
  • Genre : Thriller
  • Durée : 1h 57mn
  • Public visé : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
  • Réalisateur (s) :  Pedro Almodóvar
  • Acteur (s) :  Marisa Paredes ‚ Antonio Banderas ‚ Jan Cornet

Depuis que sa femme a été victime de brûlures dans un accident de voiture, le docteur Robert Ledgard, éminent chirurgien esthétique, se consacre à la création d’une nouvelle peau, grâce à laquelle il aurait pu sauver son épouse. Douze ans après le drame, il réussit dans son laboratoire privé à cultiver cette peau : sensible aux caresses, elle constitue néanmoins une véritable cuirasse contre toute agression, tant externe qu’interne, dont est victime l’organe le plus étendu de notre corps. Pour y parvenir, le chirurgien a recours aux possibilités qu’offre la thérapie cellulaire.Outre les années de recherche et d’expérimentation, il faut aussi à Robert une femme cobaye, un complice et une absence totale de scrupules. Les scrupules ne l’ont jamais étouffé, il en est tout simplement dénué. Marilia, la femme qui s’est occupée de Robert depuis le jour où il est né, est la plus fidèle des complices. Quant à la femme cobaye…

Projeté dans 348 salles

Bande annonce

Comment tuer son Boss

  • Date de sortie : 17 août 2011
  • Pays :  Film américain
  • Genre : Comédie
  • Durée : 1h 40mn
  • Public visé : Tous publics
  • Réalisateur (s) :  Gordon Seth
  • Acteur (s) :  Farrell Colin ‚ Jason Bateman ‚ Charlie Day

Pour Nick, Kurt et Dale, la seule chose qui pourrait rendre le travail quotidien plus tolérable serait de réduire en poussière leurs intolérables patrons. Démissionner étant exclu, les trois copains échafaudent, avec l’aide de quelques verres de trop et les conseils douteux d’un ancien détenu, un plan quelque peu alambiqué, mais infaillible, pour se débarrasser de leurs employeurs respectifs… définitivement. Il n’y a qu’un problème : les plans les plus infaillibles ne le sont qu’autant que les cerveaux qui les ont conçus le sont.

 

Projeté dans 263 salles

Bande annonce

Zookeeper

  • Date de sortie : 17 août 2011
  • Pays :  Film américain
  • Genre : Comédie
  • Durée : 1h 39mn
  • Public visé : Tous publics
  • Réalisateur (s) :  Frank Coraci
  • Acteur (s) :  Donnie Wahlberg ‚ Leslie Bibb ‚ Ken Jeong

Quand il décide de démissionner car son travail l’empêche de trouver l’amour, un gardien de zoo reçoit l’aide inattendue des animaux du parc, qui vont lui enseigner les secrets de la nature…

Projeté dans 229 salles

Bande annonce

Impardonnables

  • Date de sortie : 17 août 2011
  • Genre : Drame
  • Durée : 1h 51mn
  • Public visé : Tous publics
  • Réalisateur (s) :  André Téchiné
  • Acteur (s) :  Mauro Conte ‚ Carole Bouquet ‚ Mélanie Thierry

Francis arrive à Venise pour écrire son prochain roman. Il cherche à louer un endroit pour travailler. Il rencontre Judith, un agent immobilier. Elle insiste pour qu’il visite une maison isolée dans l’Ile de Sant Erasmo. Francis lui propose comme on se jette a l’eau : « Si on habite ici tous les deux … je signe tout de suite… ». Ils se lancent alors dans une vie de couple. Mais quand Francis est amoureux, il ne parvient pas à écrire. L’été suivant, sa fille Alice débarque dans sa retraite pour passer des vacances. Et puis brusquement elle disparaît … A partir de là Francis est mis en danger …

 

Projeté dans 135 salles

Bande annonce

Valérie Donzelli : La Guerre est déclarée

Valérie Donzelli : La Guerre est déclarée

Posté le 16 août 2011 à 5:41

Second long métrage de l’actrice-réalisatrice Valérie Donzelli, La Guerre est déclarée a été projeté en ouverture de la Semaine de la Critique du Festival de Cannes 2011. Le film a aussi remporté le Prix du jury, le Prix du public et le Prix des blogueurs au Festival Paris Cinéma 2011.

L’histoire : La Guerre est déclarée. Un couple, Roméo et Juliette. Un enfant, Adam. Un combat, la maladie. Et surtout, une grande histoire d’amour, la leur …

  • Réalisé par Valérie Donzelli Avec Valérie Donzelli, Jérémie Elkaïm, César Desseix,
  • Long-métrage français
  • Genre : Comédie dramatique
  • Durée : 01h40min
  • Année de production : 2010
  • Distributeur : Wild Bunch Distribution
  • Sortie en salles : mercredi 31 août 2011

Entretien avec Valérie Donzelli

Le sujet de La Guerre est déclarée est dramatique mais le film n’est ni un drame, ni une comédie. On a juste envie de se dire que c’est un film vivant.

Oui, j’aurais moi-même beaucoup de mal à qualifier le film. Je ne pense pas que ce soit une comédie dramatique, ni un drame ou un mélodrame. Avec le recul, on se dit avec Jérémie Elkaïm que c’est juste un film physique, intense, vivant … Au départ, j’avais la volonté de faire un film d’action, un western, un film de guerre. D’où le titre du film… C’était l’idée d’un geste, qu’on ait l’impression d’ouvrir une porte et de regarder ce qui se passe derrière : la rencontre d’un jeune couple auquel il arrive une vraie aventure, pas une aventure en carton-pâte. C’est comme si Roméo et Juliette s’étaient rencontrés pour vivre cette épreuve ensemble …

Le film est irrigué par la notion de destin, mais un destin que l’on accomplit, pas que l’on subit.

Oui, pour moi la vie est une succession d’épreuves à surmonter, plus ou moins lourdes, plus ou moins malheureuses ou heureuses. Et peu à peu, on gravit la montagne. Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Adam est le fruit de l’amour entre Roméo et Juliette, pourquoi est-ce à lui qu’arrive cette maladie ? Quand Roméo pose la question à Juliette, elle lui répond : « Parce qu’on est capable de surmonter ça. » L’épreuve prend alors presque une dimension mystique, ce n’est plus une question de malchance ou d’injustice.

La Guerre est déclarée est l’histoire d’un enfant malade mais c’est avant tout celle d’un couple face à cette épreuve de la maladie que vous filmez.

Ce qui m’intéressait, c’était de raconter une histoire d’amour, mais qui passe par le filtre de cette épreuve-là. Roméo et Juliette sont deux jeunes amoureux insouciants, pas du tout préparés à la guerre – je pense qu’on est une génération d’enfants gâtés pas du tout préparée à la guerre – mais qui vont être surpris de leur capacité à la faire et devenir des héros malgré eux. Car c’est une forme d’héroïsme de mener cette guerre. Ils deviennent un couple face à cette épreuve, ils deviennent des adultes responsables.

J’avais aussi envie de raconter comment on est dépassé par ses propres enfants. Adam a une tumeur au cerveau, chose que ses propres parents n’ont pas vécue. Ils sont démunis face à ça, ils peuvent juste l’accompagner. Et les parents de Juliette et de Roméo sont à leur tour dépassés par ce que vivent leurs enfants, c’est un engrenage, une mécanique de poupées russes. Nos enfants ne sont pas des extensions de nous-mêmes, mais des individus, avec leur propre vécu. Et là, il se trouve que le vécu d’Adam commence très tôt – il a dix-huit mois quand cette maladie lui tombe dessus.

L’épreuve de la maladie va à la fois fortifier le lien qui unit Roméo et Juliette, et le détruire. Comme le dit la narratrice à la fin du film : « Ils étaient détruits mais solides. »

La relation amoureuse fonctionne sur un sentiment d’insouciance, la conviction que rien ne peut détruire l’amour mais Roméo et Juliette se retrouvent dans une forme de routine, l’hôpital les replie sur eux-mêmes. Pour que leur enfant survive, quelque chose doit mourir : leur couple. En même temps, cette épreuve construit et fortifie leur lien, ils se complètent parfaitement, ce sont vraiment un homme et une femme, le yin et le yang. Je voulais montrer un couple d’aujourd’hui, très contemporain. J’avais beaucoup de plaisir à ce que ce soit lui qui fasse le ménage et garde Adam pendant qu’elle va travailler. Ils sont en pleine construction, aspirent à un idéal mais sont obligés de faire des petits boulots alimentaires. Mon désir était d’être connectée à ma génération, de parler de ce que je connais, de ce que je vis. Le film est autobiographique dans le sens où Jérémie et moi avons eu un enfant qui est tombé gravement malade, la réalité des faits est très proche de ce qu’on a vécu, mais le film n’est pas pour autant notre histoire.

Comment passe-t-on de l’émotion intime et viscérale d’un drame vécu à un film auquel tout le monde peut s’identifier ?

C’est tout le propre du cinéma pour moi : partir de mon nombril et faire un zoom arrière pour raconter quelque chose de plus universel : le rapport à l’éducation, le fait d’être parents et d’être confronté au pire qu’il puisse arriver : avoir un enfant entre la vie et la mort. Raconter le rapport à la vie ! Jérémie a une formule très belle pour décrire le fait qu’on ait réussi à faire un film de cette histoire personnelle : « On s’est débarrassé du mauvais pour ne garder que le bon. » La Reine des pommes est un film qui parle d’une rupture et que j’ai fait à un moment où je me sentais déprimée. La Guerre est déclarée participe du même processus : utiliser quelque chose que j’ai vécu de manière triste pour en faire quelque chose de positif. Le film est resté en gestation longtemps au fond de moi et à un moment donné, j’ai compris que c’était le moment de le faire. Être dans le travail, dans la fabrication du film donne de la distance à son vécu. Le cinéma, c’est reproduire le réel et c’est un jeu. Tout est fabriqué, rien n’est vrai, mais il y a une volonté de vérité, de réalisme.

Vos personnages ne s’apitoient jamais sur leur sort.

Non, ils n’ont pas le temps, ils sont trop dans l’action. Roméo et Juliette, c’est une machine de guerre à deux têtes ! Face à ce grand malheur qui leur tombe dessus, les petits problèmes de contingences ou autres n’existent plus, ils n’ont qu’un ennemi à combattre, et un ennemi ciblé, c’est souvent plus facile que dix mille petits ennemis dont on ne connaît pas le visage. Ils savent quel est leur objectif et tirent leur force de ce savoir, d’autant plus que le cancer est une maladie très particulière, une maladie vivante, une forme d’alien que nous fabriquons d’une certaine manière puisque c’est une cellule qui se met à débloquer en nous sans qu’on sache pourquoi. Pourquoi ça se déclare chez untel ou untel ? Personne n’est à l’abri, d’ailleurs, le moment où Roméo et Juliette concluent à la guérison de leur enfant, le professeur Sainte-Rose rectifie, le tir en disant : « Oui, ça veut dire qu’il a autant de chance que n’importe qui de développer un cancer. » Face à cette épreuve terrible, tous les personnages tirent le meilleur d’eux-mêmes, pas seulement Roméo et Juliette. La mère de Juliette est présentée comme quelqu’un de toxique mais elle aussi gagne en grandeur. J’avais envie de faire un film plein d’idéal et d’espoir, c’est pour ça qu’il n’est pas du tout mélodramatique.

À la une du journal qu’ils lisent à l’hôpital, il y a ce titre : « Le pouvoir du rire. » Vu l’esprit de votre cinéma, j’imagine que ce n’est pas un hasard …

Oui et non ! Le jour où on a tourné cette scène, je suis allée au kiosque de l’hôpital et j’ai cherché les unes qui me plaisaient le plus. Je n’ai pas choisi au hasard mais c’est un hasard s’il y avait ce titre à la une de Aujourd’hui en France ce jour-là. Roméo, Juliette, Adam sont des prénoms à la résonance universelle, mythiques. Au départ, on ne savait pas comment appeler les amoureux, je voulais juste qu’on puisse d’emblée les identifier comme un couple. On cherchait : Paul et Virginie… « E t pourquoi pas Roméo et Juliette ?, m’a proposé Jérémie. – D’accord, mais il faut le jouer comme tel. » Du coup, ils se rencontrent dans une fête, ils ont un coup de foudre, s’étonnent de s’appeler Roméo et Juliette, s’interrogent sur leur destin tragique ensemble… Pour Adam, c’est une autre histoire. Je voulais un prénom très universel. Adam c’est le premier homme, il y a une forme de magie. Et puis c’est un prénom très doux Adam, on ne se lasse pas de l’entendre. C’était important car dans le film, il est souvent prononcé.

Vous avez réalisé La Reine des pommes dans des conditions très artisanales. Travailler avec un producteur installé ne vous faisait pas peur ?

Non, parce qu’avec Edouard Weil c’était une vraie rencontre. Je pense que le cinéma à quelque chose d’artisanal et Edouard a travaillé avec moi dans ce sens. Cet homme est absolument remarquable et il m’a accompagné tout au long de la fabrication du film, avec un seul mot d’ordre : « Je te fais confiance ».

La Reine des pommes, on était quatre pour le faire. C’était beaucoup de contraintes mais en même temps une telle liberté de travailler comme ça qu’il n’était pas question que je retombe dans un système de cinéma qui coûte très cher, où l’on est tributaires des autres. Quand j’ai rencontré Edouard Weil et lui ai raconté mon projet, il m’a demandé : « Tu veux tourner quand ? – En octobre. – Ok on le fait, de manière un peu légère comme ton précédent film. Sauf que là, je ne veux pas que ce soit toi qui beurres tes sandwiches ! » On a travaillé de manière confortable mais ce n’était pas un gros budget, il y avait une cohérence entre la production et l’esprit du film. Ce qui est agréable, c’est que l’argent est toujours allé dans le film. L’essentiel est de réunir la bonne équipe, d’être solidement entouré. Le cinéma est un art vraiment collectif, on ne fait pas des films tout seul.

Comment avez-vous réuni cette équipe ?

Je me suis entourée de gens que je connaissais. J’ai pris pour l’image et le son l’équipe bis de La Reine des pommes. A l’image, Sébastien Buchmann, et au son, André Rigaut. L’équipe était réduite à son minimum, du coup tout le monde avait plusieurs casquettes. Ce qui m’intéresse, c’est que les gens ne viennent pas sur un tournage mais travailler pour un film. Du coup, ils sont tous impliqués très tôt dans la fabrication. Je ne travaille pas de façon traditionnelle, je laisse beaucoup de place à la spontanéité de chacun, dès la préparation.

Même si le film n’est pas centré sur la maladie d’Adam, l’hôpital est très présent. J’avais envie de faire un film très ancré dans la réalité, la vérité de ce qu’est l’hôpital, donc ne pas fabriquer de décors mais tourner dans les vrais hôpitaux, ne pas avoir de figurants mais tourner avec les vrais gens qui se trouvent là. Il a fallu contacter les hôpitaux longtemps à l’avance, leur expliquer le projet sans les effrayer, les convaincre de nous donner leur accord. L’hôpital public aurait dit non, je ne sais pas comment j’aurais fait. A chaque fois qu’on avait l’accord d’un hôpital, Marie, la première assistante me disait : « C’est comme si on avait le CNC. » Et c’est vrai. C’était plus important pour moi que d’avoir le CNC.

Comment avez-vous convaincu le personnel hospitalier de soutenir votre projet ?

D’abord, ils se souvenaient très bien de nous. On a passé beaucoup de temps là-bas et puis notre fils est guéri, alors ils s’en souviennent encore plus … Ça n’a pas été compliqué de les contacter, après j’ai donné le scénario, expliqué le projet … Plus généralement, aucun décor n’a été touché à part l’appartement en travaux et l’appartement de Juliette et Roméo au début. On a pris les lieux tels quels. J’adore l’idée de fabriquer avec le réel, de « faire avec ».

Concrètement, comment fait-on pour tourner dans un hôpital en activité ? Le film a été très préparé. Avec Sébastien, on a cherché les endroits les mieux éclairés naturellement à l’Institut Gustave Roussy. On savait exactement où on allait tourner, il y a eu des imprévus, mais finalement pas tellement. Et à Necker, le plan de travail se faisait au jour le jour, en fonction des urgences. L’idée était d’être discrets, c’est pour ça qu’on a choisi de tourner le film avec un appareil photo.

Un appareil photo ?! Oui, on a fait tout le film avec un Canon, en lumière naturelle. Au festival de Locarno, où La Reine des Pommes était sélectionné, dans une soirée où je m’ennuyais un peu, je vois un photographe qui fait des photos. Je commence à me renseigner sur son appareil et il m’explique : « C’est génial, ça filme même en HD. » Un appareil photo qui filme, c’est dément parce que personne ne peut soupçonner qu’on fait un film… On a passé la soirée à faire des essais de lumière avec son appareil photo et je me suis dit : « La Guerre est déclarée, je le ferai avec cet appareil photo ultra discret. » La mise en scène a été pensée de manière à obtenir le meilleur potentiel de cet appareil. Par exemple, le point étant difficile à faire, alors que j’imaginais au départ un film à l’épaule, on a beaucoup plus découpé et filmé sur pied. Les seuls plans tournés en 35 mm, ce sont les plans de fin, car ils sont au ralenti, et je voulais de beaux ralentis, ce qui est plus difficile à faire avec l’appareil photo.

Votre désir d’ancrage dans le réel est aussi perceptible dans le son du film.

Oui, tout est en son réel et l’on a fait attention au mixage de ne pas trop le nettoyer pour conserver le côté minimaliste du film, sa part d’aspérité, de réalisme. Par ailleurs, hormis certains moments musicaux qui sont stéréo, tout est en mono, afin qu’on reste centré sur l’histoire, qu’on ait « la tête dans le film. »

Voix off, fermeture à l’iris, ralentis, musique … Vous faîtes feu de tout bois sans jamais perdre le ton du film, ni faire perdre le fil au spectateur. Je travaille actuellement avec Gilles Marchand sur l’écriture de mon prochain film et il me dit que dans ma façon de travailler, les problèmes de scénario se règlent de toute part : par un acteur, une musique, un costume … Tout est en gestation en même temps, tout le temps. C’est pour ça que j’aime accoucher très vite car sinon, ça devient vite épuisant ! La musique du générique de Radioscopie de Jacques Chancel, composée par Georges Delerue, tout le monde la connaît. Quand je l’ai entendue par hasard un jour à la radio, je me suis dit : « c’est exactement ce qu’il faut pour l’ouverture du film. » Vivaldi m’a aussi déclenché beaucoup d’envies. Jérémie est très mélomane et il connaît mes goûts, il me fait découvrir beaucoup de musiques. Celles-ci sont comme des ampoules qui s’allument, qui me permettent de voir les scènes à venir. Jérémie est plus qu’un co-scénariste et acteur pour moi, il est présent à chaque étape du film, on est en dialogue permanent.

La voix off est dite par des narrateurs différents …

Oui, un homme et deux femmes. L’homme, c’est Philippe Barrassat, le narrateur de La Reine des pommes. La première narratrice, c’est Pauline Gaillard ma monteuse. Il manquait une voix off, elle l’a enregistrée provisoirement dans la salle de montage et quand j’ai entendu sa voix, je me suis dit que ce serait super qu’il y ait plusieurs narrateurs, comme des gens qui se relayent pour raconter une histoire. La troisième voix, c’est Valentine Catzéflis, qui avait un petit rôle dans le film, mais dont la scène avait été coupée au montage. Elle a une voix sublime. J’adore utiliser des voix off, c’est un mode de narration qui permet une grande liberté au montage.

Et quand Juliette et Roméo se mettent à chanter ? A ce moment-là, la force de ce couple est de se dire à quel point ils s’aiment.

Vous ne semblez jamais vous poser la question de savoir s’il y a trop de musique, trop de sentiments, si « cela se fait » …

Non, je suis juste mon intuition. Pour moi, le cinéma est aussi un amusement, on joue à fabriquer quelque chose. C’est difficile, ça crée beaucoup d’angoisse et de remise en question, mais ce n’est pas grave, c’est joyeux de faire des films, il faut s’autoriser ce qu’on veut. C’est peut-être parce que je suis d’abord comédienne que je ressens si fort ce côté ludique.

D’où les apparitions magiques lors du réveillon ?

Oui, j’adore le n’importe quoi, qu’on tape des mains et qu’un sapin de Noël apparaisse ! J’aimerais bien un jour faire un film où il y a une baguette magique. « Le cinéma est plus joyeux que la vie », disait je ne sais plus qui…

Cette liberté de ton et cette joie contribuent à gommer la frontière entre drame et comédie, comme par exemple avec le personnage du pédiatre, limite burlesque alors que c’est par lui que va arriver la mauvaise nouvelle … Ce personnage, c’est l’association de plusieurs choses. D’abord, il y a l’actrice, Béatrice de Staël, mon idole absolue, qui jouait déjà dans La Reine des pommes. J’adore la mettre en scène ainsi, c’est une grande actrice burlesque. Je lui avais fait faire des lunettes qui grossissent les yeux, je trouvais ça rigolo qu’elle ait des yeux de chouette. Parfois, elle les mettait au bout du nez car elle n’y voyait rien et ça lui donnait un petit air intello, genre pédiatre soixante-huitarde à la Dolto. Et quand j’ai vu ce petit téléphone pour enfant sur ce vrai bureau de pédiatre plein de bordel, j’ai eu l’idée de demander à Béatrice de le saisir à la place du vrai téléphone au moment d’appeler son confrère. Je savais qu’elle ferait ça génialement. Ces idées sont sur le fil du rasoir, elles fonctionnent parce que tout le monde va dans le sens du film, partage la même vision, les mêmes sensations, la même confiance. C’est un peu magique. Et puis vous voyez le film fini, on n’a gardé que ce qui marchait.

Autre moment dramatique où le burlesque surgit : la scène où Roméo et Juliette s’imaginent le pire qui pourrait arriver à leur enfant.

Au départ, la scène était plus courte et réaliste, c’était de vraies peurs, mais Jérémie m’a dit que ce serait bien de pousser le principe plus loin. D’un coup, leurs peurs deviennent absurdes.

Comment dose-t-on des humeurs et des tons si différents ?

Le montage a été très compliqué, on était face à une matière un peu indomptable. C’était une question d’instinct et de dosage subtil, un peu comme de la dentelle. Très vite, une scène ou un plan pouvait tout déséquilibrer. Le film était fort mais l’équilibre du film était fragile, il ne fallait pas l’abîmer. L’essentiel était d’intégrer ces choses drôles sans perdre la tension du récit. Pauline Gaillard est une monteuse très intelligente, très sensible, avec qui j’ai une grande complicité. On adore travailler ensemble.

Le film repose sur le suspense des situations vécues au jour le jour mais vous ne jouez pas sur le suspense plus général de la résolution de l’histoire. D’emblée, du fait de la construction en flash-back, nous savons qu’Adam va sortir vivant de sa maladie.

Jouer sur le suspense de la guérison d’Adam, cela aurait été la prise d’otage absolue du spectateur. Dès le départ, je voulais qu’on sache qu’il va s’en sortir et qu’on s’interroge juste sur ce qui va se passer pour en arriver là. Encore une fois, c’est avant tout l’histoire du couple que le film raconte.

Et mettre en scène un enfant ? Au départ, j’imaginais prendre l’enfant d’amis mais je me suis rendu compte que c’était compliqué. Tout le monde n’est pas prêt à confier son enfant et se rendre disponible plus de vingt jours de tournage, c’était mieux de rendre les choses plus professionnelles. On a donc fait un casting. Quand j’ai rencontré César, qui joue Adam, ça a été l’évidence. Ses parents ont été très aidants, ils nous ont fait une confiance totale. Ils ne voulaient pas faire jouer leur enfant à la base, mais quand la mère de César a accouché, elle a fait des photos de son enfant et comme elle s’ennuyait, elle a créé un blog pour les y mettre. Le père de César a voulu ensuite les enlever mais elle ne savait pas comment faire alors les photos sont restées. Du coup, beaucoup d’agences de pub et de casting les ont contactés, mais ils avaient toujours refusé, jusqu’au jour où Karen Hottois, ma directrice de casting les a appelés et leur a raconté l’histoire de La Guerre est déclarée.

Et le choix d’interpréter votre propre histoire avec Jérémie Elkaïm ? La Reine des pommes, c’était facile de l’interpréter car Adèle est un personnage de comédie pure. Juliette, elle, je n’avais aucune envie de l’incarner au départ car elle était personnellement très proche de moi, et surtout, c’était un rôle très émotionnel. J’avais peur d’être mauvaise, et impudique. En revanche, je n’avais aucun doute pour Jérémie car même si lui aussi était très proche de son personnage, il allait être dirigé par moi et c’est un acteur que j’adore. Mais qui mettre en face de lui ? C’était compliqué. A un moment je me suis dit : « Alors ni lui non plus », mais comme je n’arrivais pas à donner ce couple à jouer à d’autres, je me suis finalement dit : « C’est plus simple, je vais jouer Juliette. »

Rejouer ces événements, revenir sur les lieux, n’aviez-vous pas peur de réveiller la douleur ? Au contraire, c’était très réparateur de revenir sur les lieux, mais en étant accompagnée, et dans l’action.

On ne sent pas pour autant que vous ayez fait le film pour exorciser une douleur … C’est vrai, je n’ai pas du tout fait le film pour exorciser quoi que ce soit, j’ai voulu faire un film, c’est tout. Je pense que le cinéma n’exorcise rien.

Et le reste du casting ? Pour le personnel de l’hôpital, c’est un mélange d’acteurs et de vrais soignants, comme le docteur Kalifa, qui est un vrai médecin. J’avais aussi demandé au professeur Sainte-Rose de jouer son propre rôle mais il m’a dit : « Je suis très mauvais comédien. » En revanche, il m’a prêté sa blouse, son bureau, sa secrétaire ! C’était compliqué de trouver l’acteur qui allait incarner Sainte-Rose. Le vrai Sainte- Rose est tellement exceptionnel de charisme. Et puis je me suis dit qu’il ne fallait pas coller à cette réalité et trouver quelqu’un de plus simple mais dont l’humanisme transparaitrait. Frédéric Pierrot, Jérémie m’en avait parlé et puis je l’ai croisé à la médecine du travail, dans la salle d’attente du docteur Zucharelli ! Je trouvais qu’il avait une très belle voix. Pour tous ces rôles secondaires, je voulais de bons acteurs mais pas trop connus du grand public. Pour Fitoussi, l’idée d’Anne Le Ny est arrivée tout de suite car c’est une actrice que j’aime beaucoup.

Souvent dans votre film, on pense à Truffaut – voix off, fermeture à l’iris, désir de filmer la jeunesse d’aujourd’hui, Vivaldi … – mais jamais on ne se dit que c’est une référence. En ce sens, vous êtes vraiment dans l’esprit de la Nouvelle Vague et de Truffaut, qui appelait de ses voeux des films personnels, qui ressemblent à leur auteur.

C’est vrai que je travaille de manière hyper personnelle. Nul doute que je fais des choses qui ont déjà été expérimentées par Truffaut ou d’autres cinéastes que j’apprécie, c’est comme ça, on est nourri inconsciemment de tout ce qu’on a vu et qu’on aime, mais ce n’est pas de la référence, c’est juste que c’est nécessaire au film.

Le samedi 3 septembre à 16h à la Fnac:

  • A l’occasion de la sortie en salles du film La Guerre est déclarée (le 31 août), la Fnac Forum des Halles accueille Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm pour une rencontre exceptionnelle le samedi 3 septembre à 16h. Cette rencontre est gratuite et ouverte au public, dans la limite des places disponibles !

Fnac Forum – Espace Rencontres – Galerie commerciale Forum des Halles Portes Berger ou Lescot – 1/7 rue Lescot – 75001 Paris

Bande Annonce :

 

Entretien avec Valérie Donzelli

Le sujet de La Guerre est déclarée est dramatique mais le film n’est ni un drame, ni une comédie. On a juste envie de se dire que c’est un film vivant.

Oui, j’aurais moi-même beaucoup de mal à qualifier le film. Je ne pense pas que ce soit une comédie dramatique, ni un drame ou un mélodrame. Avec le recul, on se dit avec Jérémie Elkaïm que c’est juste un film physique, intense, vivant … Au départ, j’avais la volonté de faire un film d’action, un western, un film de guerre. D’où le titre du film… C’était l’idée d’un geste, qu’on ait l’impression d’ouvrir une porte et de regarder ce qui se passe derrière : la rencontre d’un jeune couple auquel il arrive une vraie aventure, pas une aventure en carton-pâte. C’est comme si Roméo et Juliette s’étaient rencontrés pour vivre cette épreuve ensemble …

Le film est irrigué par la notion de destin, mais un destin que l’on accomplit, pas que l’on subit.

Oui, pour moi la vie est une succession d’épreuves à surmonter, plus ou moins lourdes, plus ou moins malheureuses ou heureuses. Et peu à peu, on gravit la montagne. Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Adam est le fruit de l’amour entre Roméo et Juliette, pourquoi est-ce à lui qu’arrive cette maladie ? Quand Roméo pose la question à Juliette, elle lui répond : « Parce qu’on est capable de surmonter ça. » L’épreuve prend alors presque une dimension mystique, ce n’est plus une question de malchance ou d’injustice.

La Guerre est déclarée est l’histoire d’un enfant malade mais c’est avant tout celle d’un couple face à cette épreuve de la maladie que vous filmez.

Ce qui m’intéressait, c’était de raconter une histoire d’amour, mais qui passe par le filtre de cette épreuve-là. Roméo et Juliette sont deux jeunes amoureux insouciants, pas du tout préparés à la guerre – je pense qu’on est une génération d’enfants gâtés pas du tout préparée à la guerre – mais qui vont être surpris de leur capacité à la faire et devenir des héros malgré eux. Car c’est une forme d’héroïsme de mener cette guerre. Ils deviennent un couple face à cette épreuve, ils deviennent des adultes responsables.

J’avais aussi envie de raconter comment on est dépassé par ses propres enfants. Adam a une tumeur au cerveau, chose que ses propres parents n’ont pas vécue. Ils sont démunis face à ça, ils peuvent juste l’accompagner. Et les parents de Juliette et de Roméo sont à leur tour dépassés par ce que vivent leurs enfants, c’est un engrenage, une mécanique de poupées russes. Nos enfants ne sont pas des extensions de nous-mêmes, mais des individus, avec leur propre vécu. Et là, il se trouve que le vécu d’Adam commence très tôt – il a dix-huit mois quand cette maladie lui tombe dessus.

L’épreuve de la maladie va à la fois fortifier le lien qui unit Roméo et Juliette, et le détruire. Comme le dit la narratrice à la fin du film : « Ils étaient détruits mais solides. »

La relation amoureuse fonctionne sur un sentiment d’insouciance, la conviction que rien ne peut détruire l’amour mais Roméo et Juliette se retrouvent dans une forme de routine, l’hôpital les replie sur eux-mêmes. Pour que leur enfant survive, quelque chose doit mourir : leur couple. En même temps, cette épreuve construit et fortifie leur lien, ils se complètent parfaitement, ce sont vraiment un homme et une femme, le yin et le yang. Je voulais montrer un couple d’aujourd’hui, très contemporain. J’avais beaucoup de plaisir à ce que ce soit lui qui fasse le ménage et garde Adam pendant qu’elle va travailler. Ils sont en pleine construction, aspirent à un idéal mais sont obligés de faire des petits boulots alimentaires. Mon désir était d’être connectée à ma génération, de parler de ce que je connais, de ce que je vis. Le film est autobiographique dans le sens où Jérémie et moi avons eu un enfant qui est tombé gravement malade, la réalité des faits est très proche de ce qu’on a vécu, mais le film n’est pas pour autant notre histoire.

Comment passe-t-on de l’émotion intime et viscérale d’un drame vécu à un film auquel tout le monde peut s’identifier ?

C’est tout le propre du cinéma pour moi : partir de mon nombril et faire un zoom arrière pour raconter quelque chose de plus universel : le rapport à l’éducation, le fait d’être parents et d’être confronté au pire qu’il puisse arriver : avoir un enfant entre la vie et la mort. Raconter le rapport à la vie ! Jérémie a une formule très belle pour décrire le fait qu’on ait réussi à faire un film de cette histoire personnelle : « On s’est débarrassé du mauvais pour ne garder que le bon. » La Reine des pommes est un film qui parle d’une rupture et que j’ai fait à un moment où je me sentais déprimée. La Guerre est déclarée participe du même processus : utiliser quelque chose que j’ai vécu de manière triste pour en faire quelque chose de positif. Le film est resté en gestation longtemps au fond de moi et à un moment donné, j’ai compris que c’était le moment de le faire. Être dans le travail, dans la fabrication du film donne de la distance à son vécu. Le cinéma, c’est reproduire le réel et c’est un jeu. Tout est fabriqué, rien n’est vrai, mais il y a une volonté de vérité, de réalisme.

Vos personnages ne s’apitoient jamais sur leur sort.

Non, ils n’ont pas le temps, ils sont trop dans l’action. Roméo et Juliette, c’est une machine de guerre à deux têtes ! Face à ce grand malheur qui leur tombe dessus, les petits problèmes de contingences ou autres n’existent plus, ils n’ont qu’un ennemi à combattre, et un ennemi ciblé, c’est souvent plus facile que dix mille petits ennemis dont on ne connaît pas le visage. Ils savent quel est leur objectif et tirent leur force de ce savoir, d’autant plus que le cancer est une maladie très particulière, une maladie vivante, une forme d’alien que nous fabriquons d’une certaine manière puisque c’est une cellule qui se met à débloquer en nous sans qu’on sache pourquoi. Pourquoi ça se déclare chez untel ou untel ? Personne n’est à l’abri, d’ailleurs, le moment où Roméo et Juliette concluent à la guérison de leur enfant, le professeur Sainte-Rose rectifie, le tir en disant : « Oui, ça veut dire qu’il a autant de chance que n’importe qui de développer un cancer. » Face à cette épreuve terrible, tous les personnages tirent le meilleur d’eux-mêmes, pas seulement Roméo et Juliette. La mère de Juliette est présentée comme quelqu’un de toxique mais elle aussi gagne en grandeur. J’avais envie de faire un film plein d’idéal et d’espoir, c’est pour ça qu’il n’est pas du tout mélodramatique.

À la une du journal qu’ils lisent à l’hôpital, il y a ce titre : « Le pouvoir du rire. » Vu l’esprit de votre cinéma, j’imagine que ce n’est pas un hasard …

Oui et non ! Le jour où on a tourné cette scène, je suis allée au kiosque de l’hôpital et j’ai cherché les unes qui me plaisaient le plus. Je n’ai pas choisi au hasard mais c’est un hasard s’il y avait ce titre à la une de Aujourd’hui en France ce jour-là. Roméo, Juliette, Adam sont des prénoms à la résonance universelle, mythiques. Au départ, on ne savait pas comment appeler les amoureux, je voulais juste qu’on puisse d’emblée les identifier comme un couple. On cherchait : Paul et Virginie… « E t pourquoi pas Roméo et Juliette ?, m’a proposé Jérémie. – D’accord, mais il faut le jouer comme tel. » Du coup, ils se rencontrent dans une fête, ils ont un coup de foudre, s’étonnent de s’appeler Roméo et Juliette, s’interrogent sur leur destin tragique ensemble… Pour Adam, c’est une autre histoire. Je voulais un prénom très universel. Adam c’est le premier homme, il y a une forme de magie. Et puis c’est un prénom très doux Adam, on ne se lasse pas de l’entendre. C’était important car dans le film, il est souvent prononcé.

Vous avez réalisé La Reine des pommes dans des conditions très artisanales. Travailler avec un producteur installé ne vous faisait pas peur ?

Non, parce qu’avec Edouard Weil c’était une vraie rencontre. Je pense que le cinéma à quelque chose d’artisanal et Edouard a travaillé avec moi dans ce sens. Cet homme est absolument remarquable et il m’a accompagné tout au long de la fabrication du film, avec un seul mot d’ordre : « Je te fais confiance ».

La Reine des pommes, on était quatre pour le faire. C’était beaucoup de contraintes mais en même temps une telle liberté de travailler comme ça qu’il n’était pas question que je retombe dans un système de cinéma qui coûte très cher, où l’on est tributaires des autres. Quand j’ai rencontré Edouard Weil et lui ai raconté mon projet, il m’a demandé : « Tu veux tourner quand ? – En octobre. – Ok on le fait, de manière un peu légère comme ton précédent film. Sauf que là, je ne veux pas que ce soit toi qui beurres tes sandwiches ! » On a travaillé de manière confortable mais ce n’était pas un gros budget, il y avait une cohérence entre la production et l’esprit du film. Ce qui est agréable, c’est que l’argent est toujours allé dans le film. L’essentiel est de réunir la bonne équipe, d’être solidement entouré. Le cinéma est un art vraiment collectif, on ne fait pas des films tout seul.

Comment avez-vous réuni cette équipe ?

Je me suis entourée de gens que je connaissais. J’ai pris pour l’image et le son l’équipe bis de La Reine des pommes. A l’image, Sébastien Buchmann, et au son, André Rigaut. L’équipe était réduite à son minimum, du coup tout le monde avait plusieurs casquettes. Ce qui m’intéresse, c’est que les gens ne viennent pas sur un tournage mais travailler pour un film. Du coup, ils sont tous impliqués très tôt dans la fabrication. Je ne travaille pas de façon traditionnelle, je laisse beaucoup de place à la spontanéité de chacun, dès la préparation.

Même si le film n’est pas centré sur la maladie d’Adam, l’hôpital est très présent. J’avais envie de faire un film très ancré dans la réalité, la vérité de ce qu’est l’hôpital, donc ne pas fabriquer de décors mais tourner dans les vrais hôpitaux, ne pas avoir de figurants mais tourner avec les vrais gens qui se trouvent là. Il a fallu contacter les hôpitaux longtemps à l’avance, leur expliquer le projet sans les effrayer, les convaincre de nous donner leur accord. L’hôpital public aurait dit non, je ne sais pas comment j’aurais fait. A chaque fois qu’on avait l’accord d’un hôpital, Marie, la première assistante me disait : « C’est comme si on avait le CNC. » Et c’est vrai. C’était plus important pour moi que d’avoir le CNC.

Comment avez-vous convaincu le personnel hospitalier de soutenir votre projet ?

D’abord, ils se souvenaient très bien de nous. On a passé beaucoup de temps là-bas et puis notre fils est guéri, alors ils s’en souviennent encore plus … Ça n’a pas été compliqué de les contacter, après j’ai donné le scénario, expliqué le projet … Plus généralement, aucun décor n’a été touché à part l’appartement en travaux et l’appartement de Juliette et Roméo au début. On a pris les lieux tels quels. J’adore l’idée de fabriquer avec le réel, de « faire avec ».

Concrètement, comment fait-on pour tourner dans un hôpital en activité ? Le film a été très préparé. Avec Sébastien, on a cherché les endroits les mieux éclairés naturellement à l’Institut Gustave Roussy. On savait exactement où on allait tourner, il y a eu des imprévus, mais finalement pas tellement. Et à Necker, le plan de travail se faisait au jour le jour, en fonction des urgences. L’idée était d’être discrets, c’est pour ça qu’on a choisi de tourner le film avec un appareil photo.

Un appareil photo ?! Oui, on a fait tout le film avec un Canon, en lumière naturelle. Au festival de Locarno, où La Reine des Pommes était sélectionné, dans une soirée où je m’ennuyais un peu, je vois un photographe qui fait des photos. Je commence à me renseigner sur son appareil et il m’explique : « C’est génial, ça filme même en HD. » Un appareil photo qui filme, c’est dément parce que personne ne peut soupçonner qu’on fait un film… On a passé la soirée à faire des essais de lumière avec son appareil photo et je me suis dit : « La Guerre est déclarée, je le ferai avec cet appareil photo ultra discret. » La mise en scène a été pensée de manière à obtenir le meilleur potentiel de cet appareil. Par exemple, le point étant difficile à faire, alors que j’imaginais au départ un film à l’épaule, on a beaucoup plus découpé et filmé sur pied. Les seuls plans tournés en 35 mm, ce sont les plans de fin, car ils sont au ralenti, et je voulais de beaux ralentis, ce qui est plus difficile à faire avec l’appareil photo.

Votre désir d’ancrage dans le réel est aussi perceptible dans le son du film.

Oui, tout est en son réel et l’on a fait attention au mixage de ne pas trop le nettoyer pour conserver le côté minimaliste du film, sa part d’aspérité, de réalisme. Par ailleurs, hormis certains moments musicaux qui sont stéréo, tout est en mono, afin qu’on reste centré sur l’histoire, qu’on ait « la tête dans le film. »

Voix off, fermeture à l’iris, ralentis, musique … Vous faîtes feu de tout bois sans jamais perdre le ton du film, ni faire perdre le fil au spectateur. Je travaille actuellement avec Gilles Marchand sur l’écriture de mon prochain film et il me dit que dans ma façon de travailler, les problèmes de scénario se règlent de toute part : par un acteur, une musique, un costume … Tout est en gestation en même temps, tout le temps. C’est pour ça que j’aime accoucher très vite car sinon, ça devient vite épuisant ! La musique du générique de Radioscopie de Jacques Chancel, composée par Georges Delerue, tout le monde la connaît. Quand je l’ai entendue par hasard un jour à la radio, je me suis dit : « c’est exactement ce qu’il faut pour l’ouverture du film. » Vivaldi m’a aussi déclenché beaucoup d’envies. Jérémie est très mélomane et il connaît mes goûts, il me fait découvrir beaucoup de musiques. Celles-ci sont comme des ampoules qui s’allument, qui me permettent de voir les scènes à venir. Jérémie est plus qu’un co-scénariste et acteur pour moi, il est présent à chaque étape du film, on est en dialogue permanent.

La voix off est dite par des narrateurs différents …

Oui, un homme et deux femmes. L’homme, c’est Philippe Barrassat, le narrateur de La Reine des pommes. La première narratrice, c’est Pauline Gaillard ma monteuse. Il manquait une voix off, elle l’a enregistrée provisoirement dans la salle de montage et quand j’ai entendu sa voix, je me suis dit que ce serait super qu’il y ait plusieurs narrateurs, comme des gens qui se relayent pour raconter une histoire. La troisième voix, c’est Valentine Catzéflis, qui avait un petit rôle dans le film, mais dont la scène avait été coupée au montage. Elle a une voix sublime. J’adore utiliser des voix off, c’est un mode de narration qui permet une grande liberté au montage.

Et quand Juliette et Roméo se mettent à chanter ? A ce moment-là, la force de ce couple est de se dire à quel point ils s’aiment.

Vous ne semblez jamais vous poser la question de savoir s’il y a trop de musique, trop de sentiments, si « cela se fait » …

Non, je suis juste mon intuition. Pour moi, le cinéma est aussi un amusement, on joue à fabriquer quelque chose. C’est difficile, ça crée beaucoup d’angoisse et de remise en question, mais ce n’est pas grave, c’est joyeux de faire des films, il faut s’autoriser ce qu’on veut. C’est peut-être parce que je suis d’abord comédienne que je ressens si fort ce côté ludique.

D’où les apparitions magiques lors du réveillon ?

Oui, j’adore le n’importe quoi, qu’on tape des mains et qu’un sapin de Noël apparaisse ! J’aimerais bien un jour faire un film où il y a une baguette magique. « Le cinéma est plus joyeux que la vie », disait je ne sais plus qui…

Cette liberté de ton et cette joie contribuent à gommer la frontière entre drame et comédie, comme par exemple avec le personnage du pédiatre, limite burlesque alors que c’est par lui que va arriver la mauvaise nouvelle … Ce personnage, c’est l’association de plusieurs choses. D’abord, il y a l’actrice, Béatrice de Staël, mon idole absolue, qui jouait déjà dans La Reine des pommes. J’adore la mettre en scène ainsi, c’est une grande actrice burlesque. Je lui avais fait faire des lunettes qui grossissent les yeux, je trouvais ça rigolo qu’elle ait des yeux de chouette. Parfois, elle les mettait au bout du nez car elle n’y voyait rien et ça lui donnait un petit air intello, genre pédiatre soixante-huitarde à la Dolto. Et quand j’ai vu ce petit téléphone pour enfant sur ce vrai bureau de pédiatre plein de bordel, j’ai eu l’idée de demander à Béatrice de le saisir à la place du vrai téléphone au moment d’appeler son confrère. Je savais qu’elle ferait ça génialement. Ces idées sont sur le fil du rasoir, elles fonctionnent parce que tout le monde va dans le sens du film, partage la même vision, les mêmes sensations, la même confiance. C’est un peu magique. Et puis vous voyez le film fini, on n’a gardé que ce qui marchait.

Autre moment dramatique où le burlesque surgit : la scène où Roméo et Juliette s’imaginent le pire qui pourrait arriver à leur enfant.

Au départ, la scène était plus courte et réaliste, c’était de vraies peurs, mais Jérémie m’a dit que ce serait bien de pousser le principe plus loin. D’un coup, leurs peurs deviennent absurdes.

Comment dose-t-on des humeurs et des tons si différents ?

Le montage a été très compliqué, on était face à une matière un peu indomptable. C’était une question d’instinct et de dosage subtil, un peu comme de la dentelle. Très vite, une scène ou un plan pouvait tout déséquilibrer. Le film était fort mais l’équilibre du film était fragile, il ne fallait pas l’abîmer. L’essentiel était d’intégrer ces choses drôles sans perdre la tension du récit. Pauline Gaillard est une monteuse très intelligente, très sensible, avec qui j’ai une grande complicité. On adore travailler ensemble.

Le film repose sur le suspense des situations vécues au jour le jour mais vous ne jouez pas sur le suspense plus général de la résolution de l’histoire. D’emblée, du fait de la construction en flash-back, nous savons qu’Adam va sortir vivant de sa maladie.

Jouer sur le suspense de la guérison d’Adam, cela aurait été la prise d’otage absolue du spectateur. Dès le départ, je voulais qu’on sache qu’il va s’en sortir et qu’on s’interroge juste sur ce qui va se passer pour en arriver là. Encore une fois, c’est avant tout l’histoire du couple que le film raconte.

Et mettre en scène un enfant ? Au départ, j’imaginais prendre l’enfant d’amis mais je me suis rendu compte que c’était compliqué. Tout le monde n’est pas prêt à confier son enfant et se rendre disponible plus de vingt jours de tournage, c’était mieux de rendre les choses plus professionnelles. On a donc fait un casting. Quand j’ai rencontré César, qui joue Adam, ça a été l’évidence. Ses parents ont été très aidants, ils nous ont fait une confiance totale. Ils ne voulaient pas faire jouer leur enfant à la base, mais quand la mère de César a accouché, elle a fait des photos de son enfant et comme elle s’ennuyait, elle a créé un blog pour les y mettre. Le père de César a voulu ensuite les enlever mais elle ne savait pas comment faire alors les photos sont restées. Du coup, beaucoup d’agences de pub et de casting les ont contactés, mais ils avaient toujours refusé, jusqu’au jour où Karen Hottois, ma directrice de casting les a appelés et leur a raconté l’histoire de La Guerre est déclarée.

Et le choix d’interpréter votre propre histoire avec Jérémie Elkaïm ? La Reine des pommes, c’était facile de l’interpréter car Adèle est un personnage de comédie pure. Juliette, elle, je n’avais aucune envie de l’incarner au départ car elle était personnellement très proche de moi, et surtout, c’était un rôle très émotionnel. J’avais peur d’être mauvaise, et impudique. En revanche, je n’avais aucun doute pour Jérémie car même si lui aussi était très proche de son personnage, il allait être dirigé par moi et c’est un acteur que j’adore. Mais qui mettre en face de lui ? C’était compliqué. A un moment je me suis dit : « Alors ni lui non plus », mais comme je n’arrivais pas à donner ce couple à jouer à d’autres, je me suis finalement dit : « C’est plus simple, je vais jouer Juliette. »

Rejouer ces événements, revenir sur les lieux, n’aviez-vous pas peur de réveiller la douleur ? Au contraire, c’était très réparateur de revenir sur les lieux, mais en étant accompagnée, et dans l’action.

On ne sent pas pour autant que vous ayez fait le film pour exorciser une douleur … C’est vrai, je n’ai pas du tout fait le film pour exorciser quoi que ce soit, j’ai voulu faire un film, c’est tout. Je pense que le cinéma n’exorcise rien.

Et le reste du casting ? Pour le personnel de l’hôpital, c’est un mélange d’acteurs et de vrais soignants, comme le docteur Kalifa, qui est un vrai médecin. J’avais aussi demandé au professeur Sainte-Rose de jouer son propre rôle mais il m’a dit : « Je suis très mauvais comédien. » En revanche, il m’a prêté sa blouse, son bureau, sa secrétaire ! C’était compliqué de trouver l’acteur qui allait incarner Sainte-Rose. Le vrai Sainte- Rose est tellement exceptionnel de charisme. Et puis je me suis dit qu’il ne fallait pas coller à cette réalité et trouver quelqu’un de plus simple mais dont l’humanisme transparaitrait. Frédéric Pierrot, Jérémie m’en avait parlé et puis je l’ai croisé à la médecine du travail, dans la salle d’attente du docteur Zucharelli ! Je trouvais qu’il avait une très belle voix. Pour tous ces rôles secondaires, je voulais de bons acteurs mais pas trop connus du grand public. Pour Fitoussi, l’idée d’Anne Le Ny est arrivée tout de suite car c’est une actrice que j’aime beaucoup.

Souvent dans votre film, on pense à Truffaut – voix off, fermeture à l’iris, désir de filmer la jeunesse d’aujourd’hui, Vivaldi … – mais jamais on ne se dit que c’est une référence. En ce sens, vous êtes vraiment dans l’esprit de la Nouvelle Vague et de Truffaut, qui appelait de ses voeux des films personnels, qui ressemblent à leur auteur.

C’est vrai que je travaille de manière hyper personnelle. Nul doute que je fais des choses qui ont déjà été expérimentées par Truffaut ou d’autres cinéastes que j’apprécie, c’est comme ça, on est nourri inconsciemment de tout ce qu’on a vu et qu’on aime, mais ce n’est pas de la référence, c’est juste que c’est nécessaire au film.

Au Cinéma : Les sorties de la semaine

Au Cinéma : Les sorties de la semaine

Posté le 10 août 2011 à 4:47

Les sorties de la semaine

La Planète des Singes

  • Date de sortie : 10 août 2011
  • Genre : Action
  • Durée : 2h 00mn
  • Public visé : Tous publics
  • Réalisateur (s) :  Rupert Wyatt
  • Acteur (s) :  John Lithgow ‚ Brian Cox ‚ Freida Pinto

Dans un laboratoire, des scientifiques expérimentent un traitement sur des singes pour vaincre la maladie d’Alzheimer. Mais leurs essais ont des effets secondaires inattendus : ils découvrent que la substance utilisée permet d’augmenter radicalement l’activité cérébrale de leurs sujets. César, est alors le premier jeune chimpanzé faisant preuve d’une intelligence remarquable. Mais trahi par les humains qui l’entourent et en qui il avait confiance, il va mener le soulèvement de toute son espèce contre l’Homme dans un combat spectaculaire.

Green Lantern

  • Date de sortie : 10 août 2011
  • Pays :  Film américain
  • Genre : Action
  • Durée : 1h 54mn
  • Public visé : Tous publics
  • Réalisateur (s) :  Martin Campbell
  • Acteur (s) :  Mark Strong ‚ Temuera Morrison ‚ Blake Lively

Dans un univers aussi vaste que mystérieux, une force aussi petite que puissante est en place depuis des siècles : des protecteurs de la paix et de la justice appelés Green Lantern Corps, une confrérie de guerriers qui a juré de maintenir l’ordre intergalactique, et dont chaque membre porte un anneau lui conférant des super-pouvoirs. Mais quand un ennemi du nom de Parallax menace de rompre l’équilibre entre les forces de l’univers, leur destin et celui de la Terre repose sur leur dernière recrue, le premier humain jamais choisi : Hal Jordan.Hal est un pilote d’essai talentueux et imprudent, mais les Green Lanterns ont un peu de respect pour les humains, qui n’ont jamais exploité les pouvoirs infinis de l’anneau auparavant. Hal est clairement la pièce manquante du puzzle et il possède, en plus de sa détermination et de sa volonté, une chose qu’aucun des autres membres n’a jamais eu : son humanité. Soutenu par son amour d’enfance, le pilote Carol Ferris, Hal doit rapidement maîtriser ses nouveaux pouvoirs et vaincre ses peur, pour prouver qu’il n’est pas que la clé pour vaincre Parallax… mais peut-être le plus grand Green Lantern de tous les temps.

Mes meilleures amies

  • Date de sortie : 10 août 2011
  • Genre : Comédie
  • Durée : 2h 05mn
  • Public visé : Tous publics
  • Réalisateur (s) :  Paul Feig
  • Acteur (s) :  Maya Rudolph ‚ Kristen Wiig ‚ Melissa McCarthy

Annie a la poisse. Son fiancé l’a quittée et son nouvel amant est un goujat. Lillian, sa meilleure amie, file quant à elle le parfait amour. Lorsqu’elle lui annonce son futur mariage, Annie oublie ses soucis pour se consacrer à son rôle de témoin et transformer les préparatifs en un moment magique et privilégié. Mais c’est sans compter sur les autres amies de Lillian, l’insatiable et athlétique dragueuse Megan, la candide Becca,l’ex-beauté Rita et l’ultra-snob Helen… toutes incontrôlables et décidées à donner de la voix pour imposer leurs choix dans l’organisation de l’enterrement de vie de jeune fille. Débute alors une délirante aventure…!

Melancholia

  • Date de sortie : 10 août 2011
  • Pays :  Film allemand
  • Genre : Drame
  • Durée : 2h 10mn
  • Public visé : Tous publics
  • Réalisateur (s) :  Lars von Trier
  • Acteur (s) :  Charlotte Rampling ‚ John Hurt ‚ Kiefer Sutherland

À l’occasion de leur mariage, Justine et Michael donnent une somptueuse réception dans la maison de la soeur de Justine et de son beau-frère. Pendant ce temps, la planète Melancholia se dirige vers la Terre…

L’Artiste

  • Date de sortie : 10 août 2011
  • Genre : Drame
  • Durée : 1h 30mn
  • Public visé : Tous publics
  • Réalisateur (s) :  Gastón Duprat ‚ Mariano Cohn
  • Acteur (s) :  Alberto Laiseca ‚ Enrique Gagliesi ‚ Ana Laura Loza

Jorge Ramirez, infirmier dans un service de gériatrie, acquiert une grande renommée grâce aux dessins qu’il propose à une galerie. Mais l’auteur de ces oeuvres est en fait Romano, un de ses patients souffrant d’une forme d’autisme.

Neko dernière de la lignée

  • Date de sortie : 10 août 2011
  • Genre : Historique
  • Durée : 1h 23mn
  • Public visé : Tous publics
  • Réalisateur (s) :  Markku Lehmuskallio ‚ Anastasia Lapsui
  • Acteur (s) :  Aleksandra Okotetto ‚ Jevgeni Hudi ‚ Nadezhda Pyrerko

Sibérie soviétique années 1960.La jeune Neko, enfant du peuple nomade des Nenets, vit au rythme des saisons en plein coeur de la toundra avec sa grand-mère et son père. Elle se destine à devenir chamane. Mais la région riche en énergie intéresse le pouvoir soviétique. Comme d’autres, Neko va être arrachée à sa famille pour être éduquée dans un internat à la gloire du parti. Rebaptisée Anastasia, dernière de sa lignée, la vie ne sera plus jamais la même pour elle. La russification de son peuple est en marche.

Au Cinéma : Les sorties de la semaine

Au Cinéma : Les sorties de la semaine

Posté le 03 août 2011 à 2:08

Les sorties de la semaine

  • Date de sortie : 03 août 2011
  • Pays :  Film américain
  • Genre : Comédie
  • Durée : 1h 44mn
  • Public visé : Tous publics
  • Réalisateur (s) :  Raja Gosnell
  • Acteur (s) :  Madison McKinley ‚ Sofia Vergara ‚ Jayma Mays

Chassés de leur village par Gargamel, le méchant sorcier, les Schtroumpfs se retrouvent au beau milieu de Central Park à travers un portail magique.

  • Date de sortie : 03 août 2011
  • Genre : Science fiction
  • Durée : 1h 50mn
  • Public visé : Film pour enfants à partir de 10 ans
  • Réalisateur (s) :  J.J. Abrams
  • Acteur (s) :  Ryan Lee ‚ Joel Courtney ‚ Riley Griffiths

Été 1979, une petite ville de l’Ohio. Alors qu’ils tournent un film en super 8, un groupe d’adolescents est témoin d’une spectaculaire catastrophe ferroviaire. Ils ne tardent pas à comprendre qu’il ne s’agit pas d’un accident. Peu après, des disparitions étonnantes et des événements inexplicables se produisent en ville, et la police tente de découvrir la vérité… Une vérité qu’aucun d’entre eux n’aurait pu imaginer.

  • Date de sortie : 03 août 2011
  • Genre : Comédie
  • Durée : 1h 20mn
  • Public visé : Tous publics
  • Réalisateur (s) :  Jean-Luc Perreard
  • Acteur (s) :  Jean-François Stévenin ‚ Leïla Bekhti ‚ Fred Testot

Jean, 35 ans, habite encore avec sa mère dans sa petite ville de Corse et travaille comme cuisinier dans le restaurant familial. Son avenir, à son grand désespoir, est tout tracé : reprendre le restaurant. Mais un jour, Nora, jeune femme de caractère est jetée à la mer depuis un voilier de course. Elle échoue sous les yeux de Jean. C’est l’aventure qui frappe à sa porte. Une nuit très mouvementée commence : une promenade en voiture avec une femme aussi imprévisible que séduisante, qui va l’entraîner bien loin de chez lui…

  • Date de sortie : 03 août 2011
  • Genre : Comédie
  • Durée : 1h 54mn
  • Public visé : Tous publics
  • Réalisateur (s) :  Nick Hamm
  • Acteur (s) :  Ben Barnes ‚ Robert Sheehan ‚ Krysten Ritter

Dublin, 1976.Neil McCormick n’en doute pas : une vie de rock star l’attend. Avec son frère Ivan, ils vont créer Shook Up, le plus grand groupe de rock du monde !Au même moment, Paul, leur camarade de classe, crée son propre groupe, U2, et se fait appeler Bono. Mais Neil est persuadé que Paul n’a pas l’étoffe d’une star et que dans son ascension vers la gloire, Shook Up laissera U2 loin derrière lui…

  • Date de sortie : 03 août 2011
  • Pays :  Film français
  • Genre : Drame
  • Durée : 1h 39mn
  • Public visé : Tous publics
  • Réalisateur (s) :  Claude Miller
  • Acteur (s) :  Yves Jacques ‚ Anne-Marie Cadieux ‚ Marina Hands

Une vidéaste française traverse le Canada à bord d’un train d’Est en Ouest sous la neige. Ce voyage l’amène à rencontrer la dernière compagne de son ex mari, show man internationalement connu, aujourd’hui disparu. Chacune des deux femmes va essayer de comprendre comment ?l’homme de leur vie? a aimé et vécu avec l’autre. Voyez comme ils dansent…

  • Date de sortie : 03 août 2011
  • Genre : Drame
  • Durée : 1h 45mn
  • Public visé : Tous publics
  • Réalisateur (s) :  Claudio Cupellini
  • Acteur (s) :  Leonardo Sprengler ‚ Marco D’Amore ‚ Francesco Di Leva

Rosario Russo, un restaurateur de cinquante ans, s’est installé depuis douze ans en Allemagne où il mène une vie paisible, entouré de sa femme Renate, de son fils Mathias et de son ami Claudio. La vie tranquille de Rosario va prendre un tournant dramatique le jour où deux jeunes italiens arrivent sans prévenir dans son restaurant. L’un d’eux, Diego, n’est autre que le premier fils de Rosario, qu’il avait abandonné quinze années auparavant pour fuir un passé qu’il aurait préféré oublier. Rosario s’appelait alors Antonio De Martino, il était l’un des plus féroces et des plus puissants camorristes de la région de Caserta…

Au Cinéma : Les sorties de la semaine

Au Cinéma : Les sorties de la semaine

Posté le 27 juil 2011 à 2:32

Les sorties de la semaine

  • Date de sortie : 27 juillet 2011
  • Pays :  Film américain
  • Genre : Animation
  • Durée : 1h 52mn
  • Public visé : Film pour enfants à partir de 3 ans
  • Réalisateur (s) :  John Lasseter ‚ Brad Lewis
  • Acteur (s) :  Larry The Cable Guy ‚ Michael Caine ‚ Owen Wilson

Dans Cars 2, Flash McQueen, la star des circuits automobiles, et son fidèle compagnon Martin la dépanneuse reprennent la route pour de nouvelles aventures. Les voilà partis pour courir le tout premier Grand Prix Mondial, qui sacrera la voiture la plus rapide du monde ! Mais la route du championnat est pleine d’imprévus, de déviations et de surprises hilarantes, surtout lorsque Martin se retrouve entraîné dans une histoire comme il n’en arrive qu’à lui : une affaire d’espionnage international ! Ecartelé entre son désir d’assister Flash McQueen dans cette course particulièrement difficile et celui de mener à bien une mission d’espionnage top secrète, Martin se lance dans un voyage bourré d’action et une course-poursuite explosive sur les routes du Japon et de l’Europe, suivi par ses amis et regardé par le monde entier. Sur la route, Flash et Martin trouveront de l’action, de l’humour effréné et de tout nouveaux personnages – agents secrets, redoutables méchants et adversaires décidés sur les circuits automobiles…

  • Date de sortie : 27 juillet 2011
  • Genre : Action
  • Durée : 1h 45mn
  • Public visé : Tous publics
  • Réalisateur (s) :  Olivier Megaton
  • Acteur (s) :  Cliff Curtis ‚ Amandla Stenberg ‚ Michael Vartan

1992. Colombie. Cataleya, 9 ans, assiste au meurtre de ses parents. Échappant de justesse au massacre, elle se réfugie aux États-Unis, chez son oncle Emilio, un gangster. 15 ans plus tard, elle travaille pour lui comme tueuse à gages. Elle signe ses meurtres d’une orchidée dessinée sur le torse de ses victimes : un message à l’intention des assassins de ses parents. Car Cataleya est bien décidée à aller jusqu’au bout de sa vengeance… quitte à perdre tous ceux qu’elle aime.

  • Date de sortie : 27 juillet 2011
  • Pays :  Film américain
  • Genre : Comédie
  • Durée : 1h 33mn
  • Public visé : Tous publics
  • Réalisateur (s) :  Jake Kasdan
  • Acteur (s) :  Cameron Diaz ‚ Lucy Punch ‚ Justin Timberlake

Elizabeth Halsey n’est vraiment pas faite pour enseigner. Elle n’a rien à faire des enfants, elle parle mal, elle boit, fume n’importe quoi et ne pense qu’à une chose : se marier pour quitter son job d’enseignante au collège. Lorsque son fiancé la plaque, elle se met en tête d’épouser un jeune prof remplaçant aussi séduisant que riche… Mais Elizabeth a une rivale, la très volontaire Amy, une excellente enseignante. Le prof de gym qui lui fait des avances super lourdes ne simplifie pas les choses non plus. Les plans tordus d’Elizabeth et leurs délirantes conséquences vont secouer ses élèves et ses confrères, mais c’est surtout elle qui n’en sortira pas indemne…

  • Date de sortie : 27 juillet 2011
  • Pays :  Film américain
  • Genre : Drame
  • Durée : 1h 31mn
  • Public visé : Tous publics
  • Réalisateur (s) :  Antti Jokinen
  • Acteur (s) :  Hilary Swank ‚ Aunjanue Ellis ‚ Christopher Lee

Récemment séparée, Juliet tente de se trouver un nouvel appartement. Lorsqu’elle déniche un magnifique loft à Brooklyn, la jeune femme se dit qu’elle a beaucoup de chance. L’endroit est fabuleux et le propriétaire, Max, est vraiment charmant. Pourtant, certains faits étranges alertent bientôt Juliet. Son appartement n’est peut-être pas le paradis espéré. La troublante impression de ne pas y être seule commence à l’effrayer. Elle sent des regards, des présences… Entre passages secrets et obsessions, commence alors une terrifiante partie de cache-cache. Pour avoir une chance d’échapper au piège qui se referme sur elle, Juliet va devoir faire face au pire des cauchemars.

  • Date de sortie : 27 juillet 2011
  • Genre : Romance
  • Durée : 1h 24mn
  • Public visé : Tous publics
  • Réalisateur (s) :  Guy Mazarguil
  • Acteur (s) :  Lionel Abelanski ‚ Valérie Donzelli ‚ Julie Gayet

Jean-François, psychothérapeute amoureux d’une de ses patientes se sent enfin libre de la séduire lorsqu’elle décide d’arrêter sa thérapie. Tétanisé devant l’objet de son amour, Jean-François accumule toutes les maladresses. Il se tourne alors vers Julien, un de ses patients qui le consulte pour trouble obsessionnel compulsif de drague. Une initiative totalement absurde. Quoique.

  • Date de sortie : 27 juillet 2011
  • Genre : Comédie dramatique
  • Durée : 1h 28mn
  • Public visé : Tous publics
  • Réalisateur (s) :  Anne Sewitsky
  • Acteur (s) :  Oskar Hernæs Brandsø ‚ Henrik Rafaelsen ‚ Joachim Rafaelsen

Les Happy Christians sont des habitants du Sud de la Norvège, connus pour leur extrême positivisme. Ils sourient tout le temps et sont heureux à la folie ! Kaia est une Happy Christian ! Chaque jour que Dieu fait, elle remercie la vie pour sa famille… Et ce, même si les matins ne sont pas toujours ensoleillés. Mais l’arrivée de nouveaux voisins va lui faire prendre conscience de sa propre vitalité et influencer le comportement de tout son entourage…

Deep End de Jerzy SKOLIMOWSKI

Deep End de Jerzy SKOLIMOWSKI

Posté le 18 juil 2011 à 4:02

Le pitch : Adolescent de 15 ans, Mike se rend à son tout premier jour de travail : il vient d’être embauché dans un établissement de bains publics de l’East End londonien. Sur place, sa collègue Susan est chargée de lui présenter les lieux. Le jeune homme est tout de suite attiré par cette jolie rousse plus âgée que lui. Alors qu’il découvre une atmosphère étrange autour de la piscine, Mike doit faire face aux avances d’une cliente échaudée. Peu à peu, Susan joue avec l’inexpérience du garçon, profitant de son admiration candide pour le faire plonger dans une dangereuse spirale de fantasmes et d’obsession…

A propos :

Sous ses apparences de comédie outrancière ou de joyeux bizutage, Deep End dissimule un drame cruel de l’adolescence qui navigue entre thriller psychologique et tragédie romantique. Avec un sens ahurissant de la composition plastique, Jerzy Skolimowski suit la déambulation d’un garçon hanté par l’image d’un amour insaisissable. Cette oeuvre au ton instable est une plongée frénétique dans l’East End, négatif sinistre du Swinging London qui invoque les ambiances de Répulsion (Roman Polanski) ou de Blow-Up (Michelangelo Antonioni). Traversé par la musique des seventies, de la folk-pop de Cat Stevens au rock expérimental du Groupe Can, Deep End est l’un des films emblématiques du cinéma indépendant.

En salles depuis le 13 juillet 2011

  • Réalisation : Jerzy SKOLIMOWSKI
  • Scénario : Jerzy SKOLIMOWSKI, Boleslaw SULIK, Jerzy GRUZA
  • Avec : Jane ASHER, John MOULDER-BROWN, Diane DORS, Karl Michael VOGLER, Christopher SANDFORD
  • Musique : Cat STEVENS
  • Directeur de la photographie : Charly STEINBERGER
  • Montage : Barrie VINCE
  • Producteurs : Judd BERNARD, Lutz HENGST, Helmut JEDELE
  • Date de sortie cinéma : décembre 1971
  • Distributeur : Carlotta Films

Jerzy Skolimoswki

Jerzy Skolimoswki naît à Lódz en 1938. Son enfance est marquée par la brutalité de la guerre : son père, résistant, est tué par les nazis et sa mère cache notamment une famille juive chez eux. Un contexte douloureux qui, selon le cinéaste, fut déterminant sur son travail de réalisateur.

Après une scolarité agitée, Skolimowski étudie à l’université l’ethnographie, la littérature et l’histoire, tout en se passionnant pour le jazz et la boxe.  Alors qu’il n’a qu’une vingtaine d’années,  il écrit et a déjà publié plusieurs recueils de poèmes et de nouvelles lorsqu’il rencontre Andrzej Wajda, chef de «  l’école polonaise » alors dominante dans le cinéma. En réponse au défi lancé par Wajda, Skolimowski écrit pour le réalisateur le scénario de son long-métrage « Innocent Sorcerers » sur lequel il est également engagé comme acteur. Skolimowski intègre la Lódz Film School et termine son cursus en ayant achevé son premier film, composé de scènes tournées au fil des années. Puis, il collabore avec Polanski, écrivant les dialogues de « Knife in the water ».

Entre 1964 et 1984, Skolimowski tourne douze longs-métrages, dont six en partie autobiographiques. Après un 1er tournage en dehors de Pologne avec « Le Départ », film en français avec Jean-Pierre Léaud, l’interdiction de son long-métrage « Hands Up », film anti-stalinien, contraint le réalisateur à l’exil. Il tourne alors  « Deep End », 2ème film basé sur un de ses scénarios. Le film, sorti en 1970 n’est pas soutenu par son studio et disparaît malheureusement rapidement de la circulation. Le cinéaste y reprend un de ses thèmes importants, déjà présent dans « Le Départ » et « Walkower » : le passage à l’âge adulte, une période décrite de manière agitée et inquiétante. Le mélange de romantisme et de détachement proche du cynisme que l’on trouvait déjà chez Skolimowski fusionne ici autour du personnage de Mike, obsédé par sa collègue de bureau.

Le cinéma de Jerzy Skolimowski a participé au renouveau au cinéma en Europe centrale et orientale, dans le sillage de la Nouvelle Vague française. La plupart de ses films sont très personnels, Skolimowski ayant déclaré à plusieurs reprises tourner avant tout pour son propre plaisir. Le réalisateur a également affirmé : « En tant que poète,  mon esprit suit un chemin d’associations poétiques . Je n’ai pas peur de m’éloigner d’une narration directe. Je me sens à l’aise avec une histoire qui vous tente à croire ou à ne à pas croire. »* En 2008, sort sur les écrans « Quatre nuits avec Anna ». Le film marque le retour de Skolimowski au cinéma, après dix-sept années d’interruption durant lesquelles l’artiste s’est notamment consacré à la peinture et au jeu d’acteur. Puis, il y a quelques mois est sorti « Essential Killing », récompensé par deux Polish Film Awards, dont celui du meilleur réalisateur/meilleur film. Skolimoswski vit actuellement en Pologne.

* As a poet my mind is trained along the path of poetic associations—I’m not afraid to wander away from direct narrative—I feel safe with a story that tempts you to believe or disbelieve.

Regarder l’interview de Monsieur Jerzy Skolimoswki :

Regarder la Bande Annonce :

 

 

Au Cinéma : Les sorties de la semaine

Au Cinéma : Les sorties de la semaine

Posté le 07 juil 2011 à 4:01

Les sorties de la semaine

Il n’est jamais trop Tard

Fraîchement licencié d’un poste qu’il occupait depuis des années, Larry Crowne décide de s’inscrire à l’Université pour reprendre ses études. Ce changement de vie professionnelle prend une tournure plus personnelle lorsqu’il tombe sous le charme de son professeur d’expression orale, Mme Tainot. Belle, cynique, désabusée par le niveau affligeant de ses étudiants et déçue par son mariage, elle est également à un tournant de sa vie… Auront-ils droit à une seconde chance ?

  • DeTom HanksAvec Tom Hanks…
  • Projeté dans 448 salles
  • Bande annonce

Hop

Robbie est un lapin adolescent dont le père dirige une chocolaterie secrète qui produit chaque année les délicieuses confiseries pour les fêtes de Pâques (cloches, lapins et oeufs en chocolat). Le père de Robbie, personnage enjoué et connu pour être le Lapin de Pâques, est prêt à céder la chocolaterie familiale à son fils. Cependant, Robbie ne rêve que d’une chose : devenir batteur dans un groupe de Rock. A la veille de la passation de pouvoir, Robbie s’enfuit. C’est pendant son séjour à Hollywood qu’il fait la connaissance de Fred, un jeune homme qui nourrit de grands rêves qu’il n’a toujours pas réalisés. A l’approche de la trentaine, Fred vit toujours chez ses parents, le temps de trouver un travail et un sens à sa vie. Il finit enfin par se voir confier la délicate mission de s’occuper d’une majestueuse demeure, qui doit garder tout son éclat en l’absence de ses propriétaires. Un malencontreux incident pousse Fred à héberger Robbie dans la villa ; ce dernier se révélant être le plus odieux des hôtes. Inquiet de la disparition de son fils, le Lapin de Pâques charge son commando d’élite, les Bérets Roses, de le ramener à la maison. Seulement voilà, l’affaire familiale est sous la menace de Carlos le poussin, n°2 aux commandes de l’usine. Profitant de la disparition de Robbie, Carlos complote pour prendre la main sur la chocolaterie familiale et contrôler ainsi les fêtes de Pâques. Fred et Robbie réaliseront-ils leurs rêves? Robbie et les Bérets Roses reviendront-ils à temps pour sauver la chocolaterie familiale des mains du perfide Carlos?

  • De Tim HillAvec James Marsden…
  • Projeté dans 411 salles
  • Bande annonce

Case départ

Demi-frères, Joël et Régis n’ont en commun que leur père qu’ils connaissent à peine.Joël est au chômage et pas vraiment dégourdi. La France,  » pays raciste  » selon lui, est la cause de tous ses échecs et être noir est l’excuse permanente qu’il a trouvée pour ne pas chercher du travail ou encore payer son ticket de bus.Régis est de son côté totalement intégré. Tant et si bien, qu’il renie totalement sa moitié noire et ne supporte pas qu’on fasse référence à ses origines. Délinquance et immigration vont de pair si l’on en croit ses paroles.Réclamés au chevet de leur père mourant aux Antilles, ils reçoivent pour tout héritage l’acte d’affranchissement qui a rendu la liberté à leurs ancêtres esclaves, document qui se transmet de génération en génération. Faisant peu de cas de la richesse symbolique de ce document, ils le déchirent.Décidée à les punir pour le geste qu’ils viennent de faire, une mystérieuse vieille tante qui les observait depuis leur arrivée aux Antilles décide de leur faire remonter le temps, en pleine période esclavagiste ! Parachutés en 1780, ils seront vendus au marché comme esclaves. Les deux frères vont alors devoir s’unir, non seulement pour s’évader de la plantation mais aussi pour trouver le moyen de rentrer chez eux, au XXIe siècle.

  • De Thomas Ngijol…Avec Fabrice Eboué…
  • Projeté dans 382 salles
  • Bande annonce

Switch

Juillet 2010, Montréal, Canada. Sophie Malaterre, 25 ans, illustratrice de mode, voit arriver les vacances d’été avec angoisse. Pas de projets, pas d’ami, pas de fiancé… On lui parle du site SWITCH.com qui permet d’échanger sa maison le temps d’un mois. Sophie trouve, par miracle, un duplex à Paris, avec vue sur la Tour-Eiffel. Son premier jour est idyllique. Le lendemain matin, elle est réveillée par les flics. Un corps décapité est dans la chambre d’à côté. Elle n’a plus aucun moyen de prouver qu’elle n’est pas Bénédicte Serteaux, la propriétaire des lieux. Le piège se referme sur elle… Elle n’a pas seulement changé d’appartement. Elle a changé de peau et de destin…

  • De Frédéric SchoendoerfferAvec Karine Vanasse…
  • Projeté dans 231 salles
  • Bande annonce

Sortilège

Superficiel et trop gâté, Kyle, 17 ans, est le garçon le plus populaire de son lycée. Obsédé par son image et sa notoriété, il va s’en prendre à la victime de trop… Pour s’amuser, Kyle cherche à humilier Kendra, une fille gothique de sa classe que la rumeur dit être une sorcière. La jeune fille décide de lui donner une bonne leçon et lui jette un sort qui le transforme en un monstre aussi hideux à l’extérieur qu’il l’est à l’intérieur. Victime du sortilège, Kyle a un an pour trouver quelqu’un qui puisse l’aimer sincèrement malgré son apparence, sinon il restera un monstre à jamais. Son seul espoir repose sur une fille discrète qu’il n’avait jamais remarquée jusqu’à présent, Lindy…

  • De Daniel BarnzAvec Vanessa Hudgens…
  • Projeté dans 162 salles
  • Bande annonce

Hanna

Hanna, 16 ans, n’est pas une adolescente comme les autres. Élevée loin de tout par son père, Erik, ex-agent de la CIA, elle n’ignore aucune des techniques de combat ou de survie qui font les plus redoutables soldats. Erik lui a enseigné tout ce qu’elle sait à partir d’une encyclopédie et d’un recueil de contes de fées. Formée depuis son plus jeune âge, Hanna est une combattante parfaite. Séparée d’Erik, Hanna découvre le monde extérieur pour la première fois et se lance dans la mission que sa famille doit achever. Elle est prête. Pourtant, avant de pouvoir retrouver son père à Berlin comme prévu, elle est capturée par les hommes de l’agent Marissa Wiegler, une femme que bien des secrets relient à Hanna et Erik. Détenue quelque part dans une base souterraine, Hanna parvient à s’échapper. S’adaptant à un environnement inconnu, la jeune fille doit survivre. Alors que Marissa la pourchasse, de plus en plus proche, Hanna doit faire face à de stupéfiantes révélations qui vont bien au-delà de sa propre identité…

  • De Joe WrightAvec Saoirse Ronan…
  • Projeté dans 151 salles
  • Bande annonce
Au Cinéma : Les sorties de la semaine

Au Cinéma : Les sorties de la semaine

Posté le 30 juin 2011 à 10:31

Les sorties de la semaine

When You’re Strange

  • Sortie le 29 juin
  • Musical  de Tom DiCillo
  • Avec Jim Morrison, Robby Krieger et Ray Manzarek

L’histoire :

A l’origine, il y a Les portes de la perception, le livre d’Aldous Huxley sur son expérience de la mescaline et d’autres drogues hallucinogènes. La citation de William Blake, qui lui a fourni le titre de ce livre, inspira également Jim Morrison et Ray Manzarek pour le nom du groupe – The Doors – qu’ils fondèrent en 1965 à Venice Beach avec John Densmore et Robby Krieger. Ils allaient devenir l’un des groupes les plus importants et les plus influents du rock américain.

Naomi

  • Sortie le 29 juin
  • Drame  de Eitan Zur
  • Avec Melanie Peres, Rami Heuberger et Suhel Haddad

L’histoire :

Ilan Ben Natan, professeur émérite de 58 ans, est marié à Naomi, une superbe jeune femme qu’il aime d’un amour obsessionnel. Un jour, il découvre que sa plus grande peur est devenue réalité : Naomi a un amant.Ilan demande conseil à sa mère qui lui recommande de ne pas s’en préoccuper. Elle-même a eu beaucoup d’amants !Mais Ilan suit sa femme à la trace et finit par rencontrer son rival, un peintre qui vit au bord de la mer, dans une petite maison isolée de tous.Fou de jalousie, Ilan ne voit qu’une solution…

La Prima Cosa Bella

  • Sortie le 29 juin
  • Drame  de Paolo Virzi
  • Avec Stefania Sandrelli, Micaela Ramazzotti et Claudia Pandolfi

L’histoire :

Été 1971. Anna, jeune mère ravissante et frivole, remporte le concours de beauté d’une station balnéaire. Son tempérament inconséquent et jouisseur rend sa vie de famille quelque peu chaotique. 30 ans plus tard, toujours marqués par cette vie haute en couleurs, Anna et ses enfants, réunis à son chevet, sauront-ils se réconcilier ?

My Little Princess

  • Sortie le 29 juin
  • Drame  de Eva Ionesco
  • Avec Georgetta Leahu, Isabelle Huppert et Jehtro Cave

L’histoire :

Hannah et Violetta forment un couple hors du commun : mère insaisissable et fillette en quête d’amour maternel, artiste fantasque et modèle malgré elle. Lorsqu’Hannah demande à sa fille si elle veut être son modèle, tout bascule dans la vie de Violetta qui vivait jusque là avec sa tendre grand mère. D’une enfance banale elle devient égérie du milieu branché parisien …

Ni à vendre, ni à louer

  • Sortie le 29 juin
  • Comédie  de Pascal Rabaté
  • Avec François Morel, Maria de Medeiros et François Damiens

L’histoire :

C’est enfin le week-end, un week-end de printemps sur le littoral atlantique. Ce week-end-là, deux retraités se rendent dans leur résidence secondaire, une maisonnette aussi vaste qu’un timbre poste, et croisent un couple de punks ayant pour gîte une maison dessinée sur le sable d’une plage. Plus loin, deux imposteurs vêtus d’orange et de vert se mettent au golf non loin d’une procession funéraire. Au même moment, un représentant en parapluies a rendez-vous avec une maîtresse sado-maso dans un hôtel du bord de mer où séjournent deux couples dont l’existence sera chamboulée par un cerf-volant perdu. Il est aussi question d’étudiants des beaux arts, de voitures de sport, de voitures sans permis, de voitures de golf, de voitures volées, de caravane, de toile de tente, de lecteur de code-barres, de cadre photo décoré de coquillages et de tempête nocturne. Un week-end où les destins, les classes sociales, les générations, les sentiments, les douleurs comme les joies, se croisent. Un week-end à la mer, en somme.

Nicostratos le pélican

  • Sortie le 29 juin
  • Comédie  de Olivier Horlait
  • Avec Gennadios Patsis, Jade-Rose Parker et Emir Kusturica

L’histoire :

Yannis a 14 ans et vit sur une petite île grecque qui a su demeurer sauvage. Depuis la mort de sa mère, la relation qui l’unit avec son père, Démosthène, s’est durcie. Lors d’un voyage à Athènes, il sauve d’une mort probable un jeune pélican du nom de Nicostratos. Contraint de l’élever en cachette pour soustraire à la colère paternelle, Yannis devient bien malgré lui une vedette dans son île qui se trouve transformée par le tourisme grâce à ce magnifique pélican blanc, le plus grand oiseau d’Europe ! C’est un été unique, celui dont on se souvient tout le reste de sa vie. Yannis y découvrira l’amour que son père lui porte et qu’il n’avait jamais su lui témoigner.

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