Peintures et Dessins – H. Craig Hanna à l’Orangerie du Sénat du 4 au 15 août 2010
L’Orangerie du Sénat présente des œuvres de H.Craig Hanna, peintures sur bois ou sur perspex.
H.Craig Hanna est incontestablement un portraitiste, souvent qualifié de maître, c’est un virtuose du dessin. Ensemble, nous avons pris la décision de mettre ses portraits en avant.
Tout en présentant les œuvres originales, certaines d’entre elles auront été préalablement photographiées, imprimées, agrandies, retravaillées et encadrées pour ainsi montrer la force du regard, la finesse du visage, la beauté du trait, la pureté du dessin et l’intensité des couleurs.
« Nous aimons l’idée d’associer des œuvres peintes à un travail plus photographique, de présenter des techniques anciennes à une technique beaucoup plus moderne.Les portraits de H.Craig Hanna sont si bouleversants que les agrandir nous permet de les voir autrement, détaillés laissant ainsi l’émotion nous submerger. Des portraits monumentaux. » LEG Team
Première monographie consacrée à Craig Hanna, cet ouvrage rassemble dessins, croquis, recherches aux techniques mixtes et textes de l’artiste prélevés de ses “sketch books” sur une période de plus de 10 ans. Ce jeune artiste américain, formé dans les plus prestigieuses écoles de New York et primé Premier Prix à deux reprises par la National Portrait Gallery à Londres est d’ores et déjà considéré comme une “jeune maître” par d’éminentes instances représentatives de l’art dans le monde. Ses œuvrs ont fait leur entrée chez les collectionneurs privés les plus avisés et dans les galeries et musées du monde entier (Londres, Malte, Paris, Miami, Los Angeles, Hong Kong…). Sa peinture est résolument moderne, elle se nourrit des enseignements de nos maîtres anciens qu’elle transforme avec force et sensibilité. Les personnages s’imposent à nous de façon immédiate, Craig Hanna ne triche pas, il met dans ses œuvres ce qu’il est dans la vie..
232 pages 230 illustrations 22 x 31 cm Relié sous jaquette ISBN: 9782757202784 Editions Somogy 49 € Sketch Book by H. CRAIG HANNA
40/42 rue des Saints-Pères 75007 Paris 22 rue Bonaparte75006 Paris + 33 1 45 44 32 38 | + 33 1 45 44 06 61
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Janos Ber
Influencé par des artistes américains tels que Sam Francis, Rothko ou Pollock, Janos Ber interroge depuis une quarantaine d’années les écrits et la peinture d’Henri Matisse. Formes découpées, assemblées, lignes tracées, repentir : la ligne et la couleur toujours en relation avec le blanc du papier ou de la toile, dans l’espace du tableau ou à l’échelle de l’architecture, font émerger des figures complexes, vivantes, “ émotionnellement chargées ”. L’oeuvre de Janos Ber fait l’objet d’une importante rétrospective conjointement au musée Matisse du Cateau-Cambrésis et au centre Tal-Coat (Domaine de Kerguéhennec, dans le Morbihan) de juin à septembre 2010. Le livre Janos Ber — Faire face accompagne cet événement.
Découvrez la nouvelle publication Janos Ber — Faire face
Naoto Fukasawa
Ce 20e volume de la collection “ Les Cahiers ” qui paraît le 30 juin prochain, présente une des dernières créations du designer japonais Naoto Fukasawa : le Vase Métro. Après avoir choisi une forme de vase dans le répertoire de la Manufacture de Sèvres, Naoto Fukasawa, adepte des objets du quotidien, s’est inspiré des carreaux de faïence présents sur les murs du métro parisien. Le dessin de ce vase prend sens au sein de l’oeuvre de l’artiste nippon et de l’importance qu’il accorde aux objets d’usage courant. Mais, il crée aussi l’insolite en s’intégrant dans la production de Sèvres, attachée à perpétuer les traditions de processus de fabrication datant du XVIIIe siècle. L’utilisation d’un détail aussi prosaïque qu’un carreau de faïence du métro parisien issu de l’industrie vient se heurter au savoir-faire méticuleux et précis des artisans de la Manufacture. Une douce provocation en guise d’invitation à la réflexion… Ce vase est présenté en exclusivité durant le Design Parade 2010 à la Villa Noailles à Hyères.
Découvrez la nouvelle publication Le Vase Métro Bernard Chauveau
Ses yeux sourient. Il parle d’une voix douce, retenue, intérieure. Janos Ber est un artiste rare qui, depuis son arrivée en France en 1957, après avoir quitté sa Hongrie natale, trace un sillon singulier. Cette année cependant deux expositions vont donner à voir son travail, l’une au musée Matisse du Cateau-Cambrésis (Nord) consacrée à son oeuvre sur papier marouflé des vingt cinq dernières années, la seconde au Centre d’art Tal Coat de Kerguéhennec (Morbihan). Les visiteurs et les lecteurs du livre publié à cette occasion par Bernard Chauveau vont découvrir ses lignes tremblées, fluides, souvent de couleurs primaires, qui se frôlent, s’écartent, laissant au fond blanc tantôt le premier rôle, tantôt celui d’un faire-valoir, une trouée dans la toile : “ C’est, explique-t-il, un jeu de contrastes, un jeu d’accord/désaccord, plein/vide, forme/disparition ”. Ne dites pas à Janos Ber qu’il est abstrait. Il dit n’avoir “ jamais réfléchi à la manière de passer de la peinture figurative à la peinture abstraite ”. À ce qualificatif, il préfère celui de “ traître ” qu’il applique aussi à un Rothko, à un Matisse ou à un Hantaï, des peintres qui l’ont beaucoup marqué. Par ce mot curieux, il veut dire que “ c’est seulement de la peinture, une peinture dans laquelle joue un certain nombre d’idées contemporaines qui peut évoquer toute la ligne de Cézanne à Matisse, à Hantaï ”. Cette peinture aux traits, traversée par des flux, des veines est gaie ; elle ne laisse pas transparaître “ les moments pénibles ” où Janos Ber avoue “ se remettre dans la douleur ” devant son oeuvre en cours. “ Je ne fais pas de croquis, je n’agrandis pas. Je laisse le geste libre et le rythme peu à peu s’inscrit dans la main. Mon travail va consiste à user ce qui s’est mis dans ma tête et qui est un obstacle”, explique-t-il. Le résultat est une peinture qui suscite l’émotion, une émotion indicible qui ouvre des espaces infinis. Prenant à revers les Cassandre de l’art contemporain, il juge que “ la peinture ne fait que commencer. J’ai toujours l’impression qu’on pourrait vivre 1000 ans et travailler çà ”.
Michèle Lécluse.
Découvrez la nouvelle publication Janos Ber — Faire face.
C’est un endroit un peu secret pour un artiste qui l’est autant : le Carré de Baudoin, une ancienne Folie du XVIIIe siècle, rue de Ménilmontant à Paris accueille, jusqu’au 5 juin, Jean Le Gac. Peintre hors mode, il poursuit dans ce qui fut un lieu de plaisir et de villégiature, les aventures de son double, un peintre aventurier, personnage de fiction que l’on peut rencontrer aussi sur une fresque offerte au regard des passants, rue de Belleville.
La Chine du quotidien à Paris
Les passionnés de la Chine pourront compléter — ou remplacer — l’Exposition universelle de Shanghai par une visite à la Fondation EDF, 6 rue Récamier, à Paris. Loin des fastes architecturaux futuristes, sont exposés ici des objets d’un passé presque révolu : celui du quotidien des campagnes à travers céramiques, vanneries, ustensiles de toutes sortes collectionnés par François Daustresme. Un hommage vibrant à la terre que met en valeur une présentation très végétale qui ravira les amateurs de bambous.
Aragon dialogue avec les artistes
Les artistes du réalisme socialisme soviétique et français sont là bien sûr. Mais avant tout les représentants de tous les courants de la modernité qu’Aragon suivait avec passion : Signac, Pirosmani, Matisse, Marquet, Picasso, Braque, Léger, Gris, Duchamp, Chagall, Klee, Man Ray… Ce dialogue entre l’écrivain et les artistes à travers quelques 150 oeuvres est proposé par le Musée de la Poste à Paris jusqu’au 19 septembre. Catalogues, livres et citations permettent de découvrir l’ampleur des écrits sur l’art de l’un des fondateurs du mouvement surréaliste avec André Breton et Philippe Soupault.
Trois livres sont présentés et dédicacés par leurs auteurs.
« Voyage au pays des Gorani » (Balkans), de Jean-Arnault Dérens et Laurent Geslin Au Kosovo, il y a, certes, des Albanais et des Serbes, mais pas seulement… Dans les hautes montagnes qui s’étendent au Sud de Prizren, entre Kosovo, Albanie et Macédoine, vivent aussi des Gorani. Ce petit peuple de montagnards slaves musulmans parle un dialecte de la famille macédo-bulgare. Les alpages, qui ne tiennent nullement compte des frontières étatiques, sont leur royaume mais, depuis des générations déjà, les Gorani partent à travers le monde pour chercher fortune. Les pâtisseries qu’ils tiennent, de Vienne à Istanbul, sont parfois justement réputées.
Oubliés par la « grande histoire », les Gorani sont fiers de leur identité et entendent bien le faire savoir !
Voici une tâche que les deux auteurs, journalistes gyrovagues arpentant les chemins des Balkans depuis des années, s’étaient jurés, depuis longtemps, de mener à bien.
Jean-Arnault Dérens est agrégé d’histoire et journaliste, rédacteur en chef du « Courrier des Balkans ».
Géographe de formation, Laurent Geslin est journaliste et photographe.
« Voyage au pays des Baloutches » (Iran), de Stéphane A. Dugoignon
Ce bref récit au rythme haletant, à l’issue décalée, vous projettera à la pointe sud-est de l’Iran, aux frontières du Pakistan et de l’Afghanistan, région peu accessible de nos jours. Là, au carrefour délaissé des mondes persan, arabe, indien et africain, grands inventeurs de religions, vous errerez de déserts de basalte en palmeraies ombreuses, de mosquées style Bollywood en barques de pêcheurs de requin. En tentant d’échapper à la sollicitude des sectes d’imitateurs du Prophète, pour trouver refuge, peut-être, chez les adorateurs de l’Esprit des Eaux, à moins de préférer le commerce des réseaux de contrebandiers. Et ce, dans le contexte d’un face-à-face séculaire, de plus en plus tendu, entre Baloutches et Persans, nomades et sédentaires, sunnites et chiites, blancs et noirs – couleurs respectives de leurs vêtements rituels –, les uns comme les autres prêts à toutes les extrémités, aux ultimes fautes de goût, dans le seul but que l’on parle d’eux. Ce qui, sur l’essentiel, finit par les rapprocher un peu.
Chargé de recherches au CNRS, professeur associé à l’université d’Amsterdam, Stéphane A. Dudoignon est historien, orientaliste, voyageur et photographe.
« Voyage au pays des Baloutches » (Iran), de Stéphane A. Dugoignon
« Nous vivons dans un immense camp de concentration à ciel ouvert ! » Armée de cette déclaration de la célèbre dissidente ouïghoure Rebiya Kadeer, Sylvie Lasserre, munie d’un simple visa touriste, se rend au Turkestan chinois, le pays des Ouïghours, minorité turcophone et musulmane vivant à l’ouest de la Chine. D’Almaty, au Kazakhstan, à Urumqi en passant par Ghulja, puis d’Urumqi à Kashgar et Turpan, elle parcourt près de 6 000 kilomètres en train, en taxi collectif, en triporteur pour se heurter… à un mur de silence.
Un constat : la colonisation han a progressé à une allure impressionnante jusques aux confins de l’Asie centrale. Pékin a instauré un régime de terreur en guise de politique régionale, les espions sont partout. Les rêves d’indépendance ne sont jamais très loin, mais nulle part on ne le dit. Dans les rues, l’auteur est frappé par la tristesse des visages, d’habitude si gais en Asie centrale. La culture millénaire de ce peuple est gravement menacée de disparition et ne laissera bientôt place qu’à un folklore fossilisé pour touristes.
Sylvie Lasserre est reporter, éditeur et photographe, spécialiste de l’Asie centrale et du monde turc. Elle est membre de la Société asiatique, directrice-fondatrice de la Maison d’Asie centrale, et auteur du blog www.surlesroutesdasiecentrale.com
Le 61
3, rue de l’Oise – 75019 Paris
01.42.05.09.17
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En invitant le jeune graphiste Frédéric Teschner à « rejoindre » la collection « Les Cahiers » Bernard Chauveau Éditeur a décidé, cette fois-ci, que l’objet de la création serait le livre lui-même. Cette carte blanche donnée à l’artiste a pour seul but de faire émerger une création originale et inédite, expression directe du talent de l’artiste, qui s’insère parmi les autres publications de la collection.
Prenant comme point de départ une photographie représentant deux véhicules et une flaque d’huile, Frédéric Teschner a développé un objet graphique autonome qui questionne la notion de document en travaillant à l’aide de photographies personnelles ou issues du Web, de recherche plastiques, d’images collectées ou trouvées. Initiant son propre langage, il fait dialoguer texte et image selon son propre rythme, sa propre sensibilité. Frédéric Teschner a choisi les différents papiers utilisés dans le livre.
Ce livre de création construit « un espace mouvant, non circonscrit et indéterminé, comme la projection d’un terrain de jeu que serait l’inconscient ». Yves-Noël Genod, a été choisi par Frédéric Teschner pour écrire un texte original établissant des relations de sens avec les illustrations créées par le graphiste.
Biographie de Frédéric Teschner
Diplômé de l’ENSAD de Paris (1997), il ouvre son studio en 2002 et collabore avec des architectes (AAS, Paris/Berlin), des designers (François Azambourg, Pierre Charpin, David Dubois, Martin Szekely), de jeunes chorégraphes (Kataline Patkaï, Pascal Montrouge), des galeries (galerie In Situ, galerie kreo) et le Théâtre de Gennevilliers. À partir de 2003, il conçoit les identités visuelles de plusieurs expositions pour le Centre Pompidou, le Mémorial de la Shoah à Paris, le MAC/VAL à Ivrysur- Seine, le Musée d’art moderne de la ville de Paris. Il travaille également avec des centres d’art (Villa Noailles, Cneai, DCA, Association de centres d’art contemporain) ou des institutions du ministère de la Culture et de la Communication telles que le CNAP (Centre National des Arts Plastiques) ou la DAP (Direction des Arts Plastiques). En 2008, il a conçu l’affiche du Festival international de l’affiche et du graphisme de Chaumont et, récemment, il a réalisé l’identité graphique de l’exposition « La Force de l’art 02 ». Il enseigne le design graphique à l’ESAD d’Amiens et à l’HEAD de Genève.
Biographie de Yves-Noël Genod
Formé à l’école d’Antoine Vitez à Chaillot, Yves-Noël Genod (36 ans) est ensuite comédien chez Claude Régy, puis chez François Tanguy (Théâtre du Radeau du Mans), avec Julie Brochen, pour Le Cadavre vivant de Tolstoï. Il est ensuite l’interprète de chorégraphes comme Loïc Touzé. Depuis 2003, devenu metteur en scène, il a créé une trentaine de spectacles, dont l’un est joué en mai et juin 2009 au Théâtre national de Chaillot. Mises en scène (sélection) : - En attendant Genod, présenté à Nantes au Lieu Unique en juin 2003 ; - Z’avatars, un spectacle actuel, présenté à Nantes au Lieu Unique en mars 2005 ; - Hommage à Catherine Diverrès, présenté au Centre chorégraphique de Rennes oct. 2005 ; - La Descendance, présenté au Festival d’Avignon en 2007 ; - Hamlet, présenté en décembre 2007 au festival 100 dessous dessus à La Villette à Paris ; - Yves-Noël Genod, présenté en mai 2009 au Théâtre national de Chaillot, spectacle en deux parties (Français, Françaises suivi d’une reprise de Blektre) ; - Venus et Adonis, d’après le poème de Shakespeare, présenté en juin 2009 au théâtre de Gennevilliers.
Édition courante : 19 € / ISBN : 9782915837643 Format : 15,5 x 21 cm – 64 pages reliées – Sérigraphies : 70 x 100 cm Papier : Malmeneyde CFB bleu 60g – Illustrations : papier Cyclus blanc 90g Texte de Yves-Noël Genod
Couleurs Contemporaines 9, rue Edouard Nieuport 92150 SURESNES Tél/Fax : 01.47.72.93.61 www.bernardchauveau-editeur.com
L’eau, élément essentiel à toute vie, est partout polluée ou manque aux hommes. De ce constat, Arnaud Baumann a conçu le concept d’« Eau secours ». Si ce livre est une réfl exion sur nos modes de vie et de pensée, il n’a pas de vocation militante autre que l’expression d’un artiste qui témoigne et alerte à sa manière ses semblables. Habitué des tribus socio-professionnelles, il a photographié pendant 3 ans plus de 300 personnes connues ou inconnues. De Jean-Marc Barr à Sandrine Bonnaire, en passant par Oxmo Puccino, Irène Frain ou José Bové, ces modèles, pris « sous la douche », nous livrent une réflexion-réaction sur l’état de notre planète. Florilège : poétique « Celui qui regarde le ciel dans l’eau voit les poissons dans les arbres » ; politique « Pendant que nous flippons sur les ours blancs, certains montent des business-plans » ; défaitiste « Après nous le déluge ? » ; moqueur « Sans eau pure, plus de whisky » ; ou inconscient « Je passe trois heures sous la douche. J’imagine mal comment je vais pouvoir faire autrement »… « Eau secours » est un ouvrage que vous reprendrez et relirez régulièrement parce que ses photos et ses textes racontent notre humanité et sa complexité, avec ses petites lâchetés et ses grandes espérances. Philippe Ruchmann
EAU SECOURS ARNAUD BAUMANN www.baumann-photo.net 320 photographies couleurs et N & B 144 pages, 30 x 23,5 cm, broché, 30 € ISBN : 978-2-917829-12-7 Diffusion-distribution le Comptoir des indépendants
Critères éditions 11 rue Aimé Berey 38000 Grenoble 04 76 84 90 76 contact@criteres.org
En vente sur : www.criteres.org/editions
La représentativité de l’édition au Salon du livre, qu’il s’agisse des grandes maisons ou de la petite édition, de secteurs dynamiques comme la jeunesse ou la bande dessinée, de l’édition en régions, en deux mots de l’édition sous toutes ses formes, sera au moins équivalente aux éditions précédentes. Les 200 000 visiteurs se pressant dans les allées du Salon en mars 2009 (soit 20% de plus que l’édition précédente) traduisent un intérêt marqué pour cet événement et son 30e anniversaire devrait confirmer cette tendance.
Le premier Salon culturel grand public en Europe Pour marquer cette 30e édition, le Salon mettra à l’honneur les auteurs. 90 d’entre eux seront ainsi invités : 30 auteurs français, 30 auteurs étrangers ainsi que 30 autres choisis et invités par le CN L. Les auteurs français et étrangers seront sélectionnés par un jury composé des partenaires officiels du Salon. Ces « trois fois trente auteurs » permettront d’organiser des rencontres, de croiser les regards, de comparer leurs univers romanesques et conceptuels et de dresser un état des lieux de la vitalité intellectuelle et littéraire française et étrangère, et ce, sur un pavillon anniversaire d’environ 1 000 m2 avec une scène dédiée de 300 m2. Une grande librairie multilingue, avec les ouvrages des 90 auteurs et une exposition de 30 cabinets de curiosités compléteront ce dispositif. Les 15/25 ans disposeront désormais d’un nouvel espace : la Scène ! Les visiteurs y trouveront des passerelles entre musique et littérature, des grandes signatures, des défilés cosplays (manga), des émissions en direct… Près de 1 200 maisons d’édition réserveront au public des moments de découvertes avec de nombreuses séances de dédicaces, Plusieurs d’entre elles y fêteront leur anniversaire, sans oublier de nouvelles délégations étrangères qui viendront à la rencontre du public français, comme les lettres turques, russes ou nordiques. Les régions travaillent également sur une programmation commune.
Le Salon du livre de Paris crée l’opération Cartes blanches, qui permettra aux petites maisons d’édition de présenter leur catalogue au public et aux professionnels sur le stand du SNE (H10). Se succèderont La Plage, Cristel (Bretagne), Bleu autour, Les Petits Platons, Presses universitaires de Caen (Basse-Normandie), l’Atelier In8 (Aquitaine), Attila, Métaphore Diffusion (Aquitaine), Music & Entertainment Books, Motus (Basse-Normandie), Chèvre-feuille Etoilée, Menu Fretin, collectif des éditeurs écolo-compatibles, le Riffle, éditions Yves Michel, Yvelinédition, MJW Féditions (Basse-Normandie), Millefeuille (Bretagne), La Part Commune (Bretagne), Mokwaré, EHESS, Rouge inside, Plume de carotte, Rue de l’échiquier, Production Jacques Canetti, La Cheminante (Aquitaine), Pivat (Midi- Pyrénées), l’Atelier de l’agneau (Aquitaine), Airvey éditions, édition Les Sentes, D’un noir si bleu (Bourgogne), éditions 6 pieds sous terre, Les Contrebandiers éditeurs, A réAction (Midi-Pyrénées). Retrouvez le programme complet sur www.sne.fr
« Toutes les couleurs de la Turquie » Les lettres turques seront représentées par une vingtaine d’éditeurs et d’auteurs dans un pavillon de près de 240 m2. Un cycle de conférences en salle « Nota bene » nous les fera également découvrir avec par exemple La littérature turque et l’amour, le vendredi 26 mars à 14h, en salle Nota Bene, avec Fatma K. Barbarosoglu, Serdar Ozkan, Iskender Pala
Le stand de littérature russe au Salon du livre de Paris, dans le cadre de l’Année France-Russie 2010. L’édition russe aura son stand d’environ 350 m2 avec une vingtaine d’auteurs présents. www.france-russie2010.fr
Les lettres nordiques : Pour la première fois, cinq pays nordiques participeront ensemble au Salon du livre. Une occasion rêvée pour le public français de découvrir la richesse d’une littérature longtemps méconnue.
Les pays de l’Afrique subsaharienne : Ils s’afficheront au Salon sur un stand dédié au cinquantenaire de leurs indépendances. Vingt auteurs devraient faire le déplacement. D’autre part, le stand « Livres et auteurs du Bassin du Congo » rassemblera dans un même ensemble, des auteurs, éditeurs et livres de l’Afrique centrale et des Grands lacs.
Et aussi : Une présence renforcée des Pays de l’Est (Fondation du Livre hongrois, institut Culturel roumain), du Québec (Association nationale des éditeurs de livres), de la Suisse (Association Suisse des Diffuseurs Éditeurs et Libraires), de la Belgique (Association des Éditeurs Belges). Sans oublier Israël, l’Allemagne, la Pologne, la Vallée d’Aoste, le Brésil, le Liban, le Luxembourg, l’Espagne, le Maroc, l’Iran… Et des demandes de la part de la Chine, de l’île Maurice, de l’Egypte et de la Sardaigne entre autres.
des groupements thématiques pour vous faire découvrir un autre aspect de l’édition.
Le salon du Livre : www.salondulivreparis.com
Plein tarif : 9€
Paris Porte de Versailles – Pavillon 1 Boulevard Victor, Paris 15ème
Métro : Ligne 12 / Porte de Versailles – Ligne 8 / Balard Tramway: Ligne T2 & T3, arrêt Porte de Versailles Bus: lignes 39 – 80, station Porte de Versailles Taxis: Taxis G7 : 01 47 39 47 39 / Taxis bleus : / Alpha taxi : 01 45 85 85 85 Velib’: Station Velib’ n° 15061 – 12 square Desnouettes / Station Velib’ n° 15049 – 2 rue Ernest Renan / Station Velib’ n° 15048 – place Amédée Gordini
Création – Installation
Du 22 MARS au 25 AVRIL 2010
Clémént BALOUP interviendra dans une boîte en bois de 9 m 2 installée pour cette occasion à l’intérieur de la GALERIE VINCENT BERCKER . L’artiste investira ce lieu clos et proposera sur le sol et les murs un travail inédit. Clémént BALOUP se lance dans l’exercice du grand format et réalise in-situ des oeuvres originales. Clément BALOUP à réalisé en 2003 ses premiers albums. Il est l’un des membres fondateurs de la Maison qui pue, un collectif d’auteurs talentueux issus de l’Ecole des Beaux-Arts d’Angoulême.
Le festival : L’ensemble des acteurs du 9e Art, éditeurs, labels indépendants et plus de 60 auteurs BD (dessinateurs et scénaristes) se retrouvent à la Cité du Livre, les 9, 10 et 11 avril 2010.
Entrée gratuite !
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Auteurs invités – Festival BD 2010
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| Olivier G. BOISCOMMUN | |
| MARC-RÉNIER | |
| Olivier MAU | |
| Patrick MOYA | |
| Eric NOSAL | |
| Julien PARRA | |
| Vincent POMPETTI | |
| PTILUC | |
| Guy RAIVES | |
| François RAVARD | |
| Giovanni RIGANO | |
| Georgina RÔO | |
| Philippe SCOFFONI | |
| Thierry SEGUR | |
| Jules STROMBONI | |
| Pierre TARANZANO | |
| Jacques TERPANT | |
| Olivier THOMAS | |
| Rémi TORREGROSSA | |
| TIB-GORDON | |
| TRISTOON | |
| Eddy VACCARO | |
| Simon VAN LIEMT | |
| VANYDA | |
| H. R. VAUGHN | |
| VINK |
Les Rencontres du 9e Art investissent pour la 7e année consécutive la ville d’Aix en Provence.
Pendant plus d’un mois, du 22 mars au 25 avril 2010, la bande dessinée prend ses quartiers de printemps à Aix en Provence, dans les musées, les galeries d’art, les cafés et investit la Cité du Livre.
Week-end BD
L’ensemble des acteurs du 9e Art, éditeurs, labels indépendants et plus de 60 auteurs BD (dessinateurs et scénaristes) se retrouvent dans ce « temple » aixois du livre et de la lecture, les 9, 10 et 11 avril 2010.
Au programme
De nombreuses expositions, toutes produites par le Festival, des tables rondes et workshops de dessin, des rendez vous pour les scolaires, du cinéma avec Tim Burton et des films d’animation avec Arte…
Année Albert Camus
Les Rencontres du 9e Art rendent un hommage particulier à l’écrivain au travers de l’exposition « L’hôte », de Jacques Ferrandez.
Carnaval d’Aix
Le Carnaval d’Aix et les Rencontres du 9e Art s’associent pour la première fois et confient la direction artistique de la Parade à François Boucq pour clôturer la fête, le dimanche 25 avril 2010.
10, rue Matheron 13100
Aix-en-Provence
Tél : 04 42 21 46 84 et 06 10 25 83 88
Mail : vbercker@yahoo.fr
Ouvert du mercredi au vendredi de 15 h à 19 h Le Samedi de 10 h à 12 h 30 et de 15 h à 19 h
Structure organisatrice du Salon de la BD
Office de Tourisme
d’Aix en Provence
2 Place du Général de Gaulle
BP 160
F-13605 Aix en Provence Cedex 1
Tél: 33 (0) 442.161.141 ou
33 (0) 442.161.171
Fax: 33 (0) 442.161.162
Juliette DarleItinéraire d’une non-conformiste |
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Poète reconnue d’emblée, comme on dit, par quelques-uns des plus grands. Ecrivain, amie des peintres. Auteur d’une vingtaine de livres. Après un long silence éditorial, Juliette Darle reprend en 1998 une publication régulière avec FIGURES D’AVANT L’AUBE, des poèmes qui remettaient à l’honneur le vers heptasyllabe et offraient une stèle à des amis disparus (SILVIA MONFORT, ALBERTO GIACOMETTI, FERNAND LÉGER, JEAN LURÇAT, BRASSAÏ…) En dépit de l’étrange phénomène qui fait sans doute du monde de la poésie le dernier bastion de la misogynie, elle publiera prochainement LES PORTES DU TEMPS, un long poème pour saluer le troisième millénaire, avec à nouveau l’heptasyllabe régnant. Initiatrice (avec André Darle) du Mouvement de la poésie murale, elle anime un Festival annuel de poésie, la remise du PRIX TRISTAN TZARA (fondé à l’initiative d’André Darle) et, pendant toute une époque, LE TEMPS DES POÈTES, un magazine d’information et de création. Qu’un lieu présente en permanence l’oeuvre des poètes et de leurs complices peintres, photographes et autres, un lieu d’expression et de rencontres, tel est l’actuel chantier de Juliette et d’André Darle. Un projet d’envergure, celui du CENTRE FRANCOPHONE DE POÉSIE MURALE. Salués par un BLAISE CENDRARS, un PAUL ÉLUARD ou un LOUIS ARAGON (Excusez du peu!), publiés à la même époque par EDMOND JABÈS au Caire, les premiers poèmes de Juliette Darle parurent chez Seghers et aux Editions André Silvaire. Aragon les avait tout d’abord présentés dans l’hebdomadaire littéraire qu’il dirigeait, dans plusieurs revues, dans l’un de ses propres livres. (Si Louis Aragon contribua à révéler de nombreux jeunes écrivains, Jacques Roubaud, Philippe Sollers ou Mathieu Bénézet par exemple, Juliette Darle aura été en poésie l’une des rares voix féminines à retenir son attention). Par ailleurs, sous l’égide d’un peintre brésilien, VINCENT MONTEIRO, un jury de poètes (LUC BÉRIMONT, PIERRE SEGHERS, EDMOND HUMEAU, GUILLEVIC, GEORGES-EMMANUEL CLANCIER …) décernait à Juliette Darle le Prix du Salon de poésie réservé à un jeune poète. Avec PIGNADAS ( «Un grand poème», écrit LOUIS ARAGON), Juliette Darle donne à lire 3000 alexandrins avec les déferlements, les passions et les peines dune région de pins et de malheur, dans ces landes de Gascogne où lépopée soudain renaissait en poésie. Cest une forme et un ton bien différents qui sexpriment dans la suite écrite à partir des fresques de PABLO PICASSO. Mais avec INTERMEZZO ou LES CHANTEURS DE CHARME, elle retrouve lalexandrin, manie l’ironie (une rareté dans la poésie féminine) et de son chant semble sourdre un romantisme amer. Après un tel départ, il y eut d’autres découvertes, des chemins qui se croisent. Juliette Darle rencontre PAUL ÉLUARD et PABLO PICASSO. Dans l’atmosphère étrange et changeante des ateliers et des nuits de Montparnasse, elle dialogue avec ALBERTO GIACOMETTI, elle publie ses entretiens avec FERNAND LÉGER, elle découvre des oeuvres très singulières et des artistes encore peu connus. Un monde s’ouvre à la jeune provinciale venue à Paris pour étudier en Sorbonne et préparer son départ pour les Indes. Elle écrit, interroge, témoigne et publie dialogues et récits. Par exemple LÉONARD ET LA MACHINE VOLANTE (dont l’édition devait atteindre les grands tirages) ou divers livres de prose, préfacés parfois par des aînés inattendus et prestigieux: ALFRED KASTLER (Prix NOBEL de physique), JULIEN CAIN (directeur de la Bibliothèque Nationale), LOUIS LEPRINCE-RINGUET, d’autres encore, pas forcément disparus. Le passage à Paris de BERTOLT BRECHT lui laissera une impression poignante et drôle. Ce qui la conduira à une réflexion nouvelle sur la création poétique et la détermina peut-être à accepter l’offre de se joindre à une troupe théâtrale. Qui avait programmé pour un mois une pièce de Brecht. Mais Juliette Darle orchestra une telle campagne de presse que l’oeuvre de Brecht demeura plus de six mois à l’affiche du théâtre Marigny. Avec ROGER PIGAUT, SERGE REGGIANI et JACQUES RISPAL, ses complices d’alors, elle présente ensuite un spectacle de poésie sur diverses scènes de Paris et de banlieue. Sur le thème du racisme, elle écrit «LE CHANT DES HOMMES», un spectacle interprété au Théâtre RÉCAMIER, avec LOLEH BELLON, ROGER BLIN, JEAN MERCURE, JEAN NEGRONI, LAURENT TERZIEFF, BACHIR TOURÉ, JEAN WIENER, FRANCIS LEMARQUE, HÉLÉNE MARTIN… Le Prix du Salon de Poésie 1964 est remis à un jeune poête (Juliette Darle) et à un ainé (Claude Sernet). Agence Universal Photo
Originaire de la Marche limousine (et l’on sait que cette province donna naissance à BERNARD DE VENTADOUR), Juliette Darle a toujours eu l’attirance du poème dit, du chant bien sûr, et celle aussi de ces vers que l’on découvre sur les murs. Chateau des Stuarts à Aubigny-sur-NereTROUBADOURE DE L‘AN 2000
Comme toute création originale, la poésie murale devançait son époque. Juliette Darle en avait eu l’intuition, et cela devait l’éloigner un temps du circuit classique du livre. Aussi refusait-elle la publication, même quand un responsable des éditions BELFOND lui redemandait chaque année «un livre» pour sa collection. (De cela il reste des traces, des lettres, ou plus curieusement des dédicaces …) Ses poèmes apparurent dans des dizaines de «poésies murales» conçues par des peintres, des photographes, des sculpteurs… Elle publie des livres de bibliophilie, dont «STERNE DES SOLITUDES», avec des sérigraphies de PATRICE POUPERON (Éditions des BIBLIOPHILES DE FRANCE), conservé dans les Collections du Musée Condé, au Château de Chantilly et «ARBRE HAUTE MÉMOIRE» avec dessins et collages de SARAH WIAME (CÉPHÉIDES), livre acquis par la BIBLIOTHÈQUE LITTÉRAIRE JACQUES DOUCET. En compagnie de poètes ses amis, Juliette Darle sillonne la France, impose partout le poème sur les murs. Cela commence à BREST, au Palais des Arts et de la Culture. Elle ira ensuite à la Maison de la Culture de NEVERS, au Château de SAINT-OUEN, au Musée de MEAUX, à RUEIL-MALMAISON, à MENTON, au Château de FOUGÈRES, à BURES SUR YVETTE, ORLÉANS, LA COURNEUVE, ORSAY, LE PECQ, BOURGES (Palais Jacques-Coeur et Musée du Berry), à MASSY, MAISONS-ALFORT, MANTES-LA-JOLIE, à l’ÉCOLE NORMALE D’AUTEUIL, à BONNEUIL SUR MARNE, MITRY-MORY et trente autres villes. Puis, chaque printemps, au CHÂTEAU DES STUARTS à AUBIGNY-SUR-NÈRE. Dits ou chantés, les poèmes de Juliette DARLE firent irruption dans les spectacles qu’elle présenta à l’espace PIERRE CARDIN (avec CATHERINE SELLERS), aux Galeries Nationales du Grand Palais (avec MADELEINE OZERAY), dans la grande salle (archicomble) du MUSÉE DE L’HOMME (Palais de Chaillot), dans des bibliothèques de la ville de Paris. Cette expérience de la scène la conduirait ensuite dans des cabarets du Quartier latin. Pendant plusieurs saisons d’hiver avec un chanteur à la guitare (ALAIN BUCI), elle impose le poème et retrouve ainsi une tradition oubliée depuis LE CHAT NOIR. Avec PIERRE EMMANUEL, GUILLEVIC, TRISTAN TZARA, PIERRE SEGHERS et quelques autres, Juliette Darle participe à l’adaptation française des poèmes d’ATILA JOSEPH (Editions Seghers). Deux étés consécutifs, Juliette Darle et le chanteur à la guitare parcoururent la Provence. Alain Buci chantait les textes de la poète, celle-ci disait ses poèmes dans un décor projeté du peintre LADISLAS KIJNO, avec des images d’ANDRÉ VILLERS, l’ami de Pablo Picasso devenu l’un des grands photographes d’aujourd’hui. Là, sur la place du village, parfois devant des foules considérables comme à TRANS-EN-PROVENCE, ailleurs dans des chapelles (à ANTIBES par exemple, au-dessus de la plage de la Garoupe où la poète gardait souvenir d’être allée avec Picasso et d’autres amis), dans les salles des fêtes, les Maisons de Jeunes ou les théâtres, Juliette Darle intervenait devant des publics rassemblés à VALLAURIS, à DRAP, à CALLIAN et à BLAUSASC, à LORGUES, MONTAUROUX, SALON DE PROVENCE, à BEDOIN ou MORMOIRON… Sur la Place de SEILLANS, non loin de l’atelier de Max Ernst, le mistral fut de la partie. CHRISTINE OCKRENT et BERNARD KOUCHNER étaient parmi les spectateurs, alors que des rafales de vent déversaient les pots de fleurs sur les premiers rangs. Au stand du «Temps des Poêtes» : Gaston Miron, Juliette Darle, André Darle. (Salon du Livre, au Grand-Palais) Photo : Claude Bouquin
Dans les dernières années du siècle, certains suivirent les traces de Rimbaud. D’autres retrouvaient les chemins des troubadours. Surgissait alors un public dont on soupçonnait à peine l’existence. Et de très loin reprise, la chanson continuait. |
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Juliette Darle et Aragon Photo : © Claude Bouquin – Le Temps des Poètes
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À 42 ans, on n’écrit pas ses mémoires. Cela tombe bien, Le soleil me trace la route, le premier livre de Sandrine Bonnaire, est tout sauf un ouvrage de souvenirs et d’anecdotes sur le beau métier d’actrice.
Le soleil me trace la route a peut-être commencé à s’écrire naturellement il y a une vingtaine d’années, quand Sandrine Bonnaire rencontre le couple de journalistes Gaillac-Morgue pour un portrait destiné à paraître dans un magazine.
Une amitié va naître, une confiance s’installe d’année en année entre ces trois personnes et, comme elle le dit elle- même drôlement, « à mi-parcours », et après avoir abordé la réalisation de Elle s’appelle Sabine, le documentaire consacré à sa sœur, une envie est venue, soudaine, un besoin de profondeur.
Sous la forme d’une conversation très libre, où l’on oublie rapidement les questions pour n’entendre que les réponses, Sandrine Bonnaire, qui d’ordinaire ne s’épanche jamais sur papier glacé, se confie, s’abandonne, au risque de l’incorrection, en préservant sa pudeur et son sourire dans toutes les situations et dans tous les événements.
Le récit de son enfance en banlieue parisienne est un modèle du genre : famille nombreuse, mère et grand-mère fantasques, père ouvrier taiseux et adoré, tout ce petit monde, au bout de quelques pages, par la voix de Sandrine, devient le nôtre. Ainsi, quand elle aborde Pialat ou Sautet, Depardieu ou William Hurt, son premier mari, près de sa fille aînée, elle le fait avec le même ton, la même précision faussement désinvolte, l’air de rien, en donnant le sentiment et surtout la preuve de sa popularité, de son rejet des conventions et des codes intellectuels.
Plus de vingt-cinq ans de carrière pour cette jeune femme qui débutait dans À nos amours à 16 ans, qui envisage aujourd’hui le tournage de son premier film de fiction, une femme libre, sans concessions ni entraves, dont on aimerait suivre la voix et les pas jusqu’au bout de la route.
Joëlle Esso est Camerounaise. Peintre, comédienne, danseuse, illustratrice, chanteuse, auteur-compositeur, la scène est son école. Elle a accompagné divers artistes : Jean-Michel Jarre, Carole Fredericks, Touré Kunda, Sam Mangwana, Monique Seka, Nicoletta, Yannick Noah… Puis le besoin d’exprimer ses propres émotions se manifeste. Ce tourbillon de cultures et de styles appelle à une pause, une expression minimaliste, une écoute intérieure, un retour à la Terre-Mère. Elle puise dans son terroir. C’est à ce voyage que vous êtes conviés à travers les dix titres de l’album « Mungo ! »
Elle a composé la musique du film « Les Saignantes» de JP Bekolo Obama (2005) passé dans plusieurs festivals de cinéma: Toronto, Turin, Cannes, Ouagadougou, Carthage, Durban, Barcelone, Bruxelles. Elle a chanté dans le documentaire « Plume » de Régis Ghezelbash (2006) pour le musée du Quai Branly. Ses chansons ont illustré la pièce « Le Bel Indifférent » de Cocteau au théâtre du Guichet Montparnasse (Paris, 2006). Concerts dans divers théâtres et salles (Unesco Paris, Harvard University…)
Egalement conseillère artistique et illustratrice de livres (Tiwa et la pierre miroir, de Serge Bilé et Joby Bernabé, un conte musical antillais chanté par Orlane, Monde Global 2006 ; Le Royaume de Longo, conte de Nadia Origo, La Doxa éditions 2008 ; Eclats de vers de voix de rires, roman poétique de Jeanne-Louise Djanga, Editions Dagan 2009 ; Le Nègre de Pierre le Grand d’Alexandre Pouchkine, Dagan 2010 à paraître), sa première BD, PETIT JOSS Ecole Urbaine Mixte, est parue aux éditions DAGAN en décembre 2009.
Ecole Urbaine Mixte, tome 1 Scénario, Dessin et Couleurs : Joëlle ESSO Tout public, 48 p, Cartonné, Quadri, 22 X 28 cm, 14,95€
Joëlle ESSO nous plonge dans la magie des souvenirs d’une enfance dorée africaine rarement, sinon jamais ainsi dépeinte en littérature.
Nous sommes au lendemain des indépendances africaines. Pour la première fois dans l’histoire du Cameroun post-colonial, un autochtone, de surcroît une femme, vient d’être nommée directrice de l’école la plus côtée en remplacement d’un expatrié français. Les parents exigeants issus de la bourgeoisie locale s’interrogent… Le héros du livre, ce n’est pas un élève, c’est l’école, Petit Joss, qui révèle le quotidien d’enfants insouciants partagés entre études, loisirs, «bêtises» et autorité du corps enseignant, des parents et surtout de la directrice qui veille au grain sur «les voyous et les voyelles»! L’on y «coupe» les croissants et s’y «attache la figure»… termes que seuls les connaisseurs du français parlé de Douala peuvent comprendre! En lisant ces histoires très drôles, on s’initie à la culture de Petit Joss.
L’école Petit Joss, école de la Vie, n’a pas fini de réjouir celles et ceux qui croisent son chemin.
Après son premier album « Mungo » au style afroback qui plonge dans la musique roots du Littoral camerounais, elle prépare deux nouveaux projets musicaux à dimension historique et internationale. L’Université de Harvard et l’Unesco ont eu l’honneur d’entendre les premières mélodies d’une composition musicale très inspirée que les mélomanes découvriront en 2010. Elle a chanté dans le documentaire « Plume » de Régis Ghezelbash (2006) pour le musée du Quai Branly. Ses chansons ont illustré la pièce « Le Bel Indifférent » de Cocteau au théâtre du Guichet Montparnasse (Paris, 2006).
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