Non, ce livre ne parle pas de musique, quoique…il nous emmène parfois dans des riffs anglo-saxons pas désagréables. Mais j’ai eu un petit coup de cœur pour ce policier pas comme les autres, car voyez-vous, l’histoire qu’il raconte est cybernétique ! Plus précisément, elle se déroule principalement à l’intérieur même de l’ordinateur. Disparition, meurtre, tout ce qui peut se passer dans un policier classique se retrouve ici cloisonné dans un PC et paradoxalement dans l’immense toile du net aussi. Ce qui ne rend pas les recherches faciles.
Dans ce livre, les personnages vivent dans un monde accro à internet et aux sensations virtuelles. Alors quand les ordinateurs explosent les uns après les autres sans raison apparente, les gens prennent peur, bien sûr. Et quand ils se demandent s’il ne s’agit pas d’un virus, ils ont carrément la trouille !
C’est à se demander s’il n’y a pas une réflexion sur le monde actuel, qui tend à être informatisé de plus en plus. Aujourd’hui on échange des photos de famille avec des amis virtuels via les réseaux sociaux, on commande ses cadeaux de Noël en trois clics (heureusement qu’il y a encore des enfants pour admirer les vitrines de Noël…), c’est assez flippant, finalement, quand on y pense…..
Présentation de l’éditeur
Le célèbre nethunter Matthieu Beauman accepte de rechercher la femme d’un sombre inconnu, disparue sur le réseau, quand les ordis se mettent à exploser partout dans le monde, mettant la planète à feu et à sang. Est-ce une nouvelle forme de virus ? Un complot fomenté par les adeptes de la Nouvelle Eglise de Scientologie Réformée ? Des attentats perpétués par la ligue Cybernétique révolutionnaire ? Ou bien le grand oeuvre d’un psychopathe d’un genre nouveau : un cyber serial killer ? Aucune revendication, aucune logique, les attaques frappent au hasard, transformant le cyberespace en un vaste cimetière bien réel. C’est alors qu’on lui offre de rejoindre un team constitué des meilleurs spécialistes pour découvrir ce qui se trame. Parce qu’il croit connaître la Toile comme le fond de sa poche et qu’on lui propose le jackpot, Mat accepte. Sans savoir qu’il va plonger au coeur de la dernière folie des hommes – que d’aucuns appellent la virtualité.
Rock Book pour ArtéMédia
Quelque chose me dit que vous ne regretterez pas la lecture de ce livre, surtout si vous êtes un fan de Bruce Springsteen. L’auteur, Mikaël Ollivier, fait partie de ces personnes un peu hors du commun qui sacrifient beaucoup de leur temps et de leur argent à cette passion pour le Boss. Auteur de polars et de romans à succès (dont certains ont été porté sur petit et grand écran), il a certainement écrit son dernier livre d’une manière un peu plus personnelle et cela se ressent à la lecture de ce policier très sanglant où des fans de Springsteen, lors de la tournée MAGIC en 2009, trouvent la mort les uns après les autres.. Tous les costumes du fan sont étalés , et on s’en prend un peu plein la tronche, nous, les amateurs de musique rock, et non ! non ! non !, on ne se reconnait pas du tout !!
Bref, le titre du livre est la traduction française d’une chanson de Springsteen ; Something In The Night (que je vous invite à écouter car elle est merveilleuse, mais pas en lisant le livre parce que sinon, ça va vous mettre mal à l’aise, il pourrait se passer des choses ….) de l’album Darkness On The Edge Of Town (1978).
L’intrigue est prenante, les personnages sont attachants. C’est d’ailleurs avec beaucoup de plaisir qu’on retrouve dans ce livre les deux frères Le Guen et leur maman, apparus dans LA PROMESSE DU FEU (Albin Michel, 2009), un polar très très chaud… Rock Book pour ArtéMédia
Mikaël Ollivier est l’auteur de Trois souris aveugles (Albin Michel, 2002, adapté au cinéma), L’Inhumaine Nuit des nuits (Albin Michel, 2004), Noces de glace (Albin Michel, 2006, adapté à la télévision) et La Promesse du feu (Albin Michel, 2009). Il est également l’auteur de la biographie de référence de Bruce Springsteen, Bruce Frederick Springsteen (Castor Astral, 2008).
Vous aimez le rock et les polars ? Voici enfin le livre qu’il vous faut si vous voulez passer un moment noir entre deux concerts. L’auteur, Gilles Poussin, sait de quoi il parle. Non, il n’a assassiné personne (enfin je crois…), mais une lecture rapide de sa bio nous apprend qu’il aurait été bassiste dans différentes formations, qu’il serait un habitué des concerts dans les petites salles et autres bars enfumés. Dans ce roman, il s’identifie à une femme (n’allons pas chercher plus loin dans la bio le pourquoi, je n’ai rien trouvé…), une journaliste devenue roadie sur une tournée aux côtés d’un groupe de rock ayant déjà une bonne petite popularité.
Pour le côté rock, ça sent le vécu, avec pour décor des musiciens, des (cordes de) guitare, de la sueur, des fans. Et puis, côté polar ; du suspens, une tournée macabre, une ombre, des (cordes de) guitares, encore.
Bref, un rock’authentique polar français, à lire avec ou sans musique. Et c’est avec un grand plaisir qu’on retrouve cette collection Récits rock des éditions Autour du livre, petit livre noir au décor « fly case », un bouquin à poser au fond de son étui à guitare, sans oublier de laisser la place pour un deuxième livre, car apparemment notre journaliste n’en a pas fini avec les histoires de meurtres. Une affaire à suivre, donc…. Bonne lecture !
Rock Book pour ArtéMédia
Présentation de l’éditeur
Virée de son job de photographe au Télégramme breton, la jeune et impétueuse Alice Dégaden est embauchée comme roadie sur la tournée du groupe de rock de Dominique Vraite, « Dom V et ses Trois Cylindres ». Mais pour ces vétérans sur le retour, désireux de reconquérir un peu de leur gloire passée, ces concerts de la dernière chance à travers l’Hexagone se transforment vite en randonnée macabre, en come-back funèbre. À chaque étape, la mort rode dans le backstage et fait une nouvelle victime. Découvrant les coulisses de la vie sur la route, Alice mène l’enquête et apprend vite à se méfier de tous : musiciens à l’ego boursouflé, manageuse retord, techniciens serviles, journalistes véreux… De Saint-Denis à Pagney-derrière-Barine, près de Toul, ce « road polar » rock utilise avec bonheur les codes du genre (sexe, drogue, rock’n’roll mais aussi humour, violence, ambition, jalousie…) et explore la touchante humanité de ces forçats du binaire accrochés à leur rêve de succès. Bien entendu, toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé… pourrait bien ne pas être complètement fortuite…
Biographie de l’auteur
Bassiste dans différentes formations, Gilles Poussin connaît bien le milieu musical des petites salles et des bars autrefois enfumés. Scénariste, chroniqueur et historien de la BD, c’est à Besançon qu’il a aujourd’hui posé sa Rickenbacker 4001.
Ce livre est tout d’abord magnifique. C’est un réel plaisir de le feuilleter et de découvrir les photos de page en page. Je suis tout d’abord tombée sur une photo de Tom Waits dans le film The Imaginarium Parnassus de Terry Gillian (2009), peu reconnaissable sous son chapeau melon avec à sa main gantée ce qui ressemble à un porte cigarette. Puis je continue ma visite rapide du livre et je m’arrête sur une photo de David Bowie, enlaidi en vieillard dans The Hunger de Tony Scott (1983), prêt à assassiner un enfant. Je vois les Beatles courir (Hard Day’s Night de Richard Lester, 1964), Elvis Presley en équilibre sur une planche de surf (Blue Hawaï, de Norman Taurog, 1961). Et puis des noms me sautent aux yeux, Kris Kristofferson, Madonna, Chuck Berry, Bob Dylan, Mick Jagger…..
Ces stars du rock, ces personnages de scène que nous connaissons tous se retrouvent propulsés devant la caméra. Alors il faut s’intéresser au fond du livre. Les auteurs nous proposent une analyse intéressante de l’utilisation du personnage public de la star dans le cinéma, où la musique n’est pas toujours l’élément central en opposition à la personne privée qui est rudement mise à l’épreuve. On apprend dans ce livre comment le cinéma se met au service du rock, l’influence de certaines chansons, la naissance du surf rock dans les Beach movies… L’évolution du cinéma est ainsi dévoilée au travers du charisme des rockers.
A la fin du livre, vous trouverez un index sélectif des principales stars et de leurs films, mais il est très exhaustif par rapport à la richesse des informations et titres à retenir que vous découvrirez tout au long de la lecture. Alors, si vous voulez remplir votre cinémathèque, n’hésitez pas à vous procurer cet excellent ouvrage sur le cinéma rock dans tous ses états.
Rock Book pour ArtéMédia
Présentation de l’éditeur
Stars du rock et cinéma : une relation fusionnelle qui dure depuis plus d’un demi-siècle… Le 7e art ne pouvait que s’emparer de ces icônes modernes et mettre en scène leurs triomphes comme leurs chutes, leurs performances, leurs musiques, leurs corps, leurs métamorphoses… Personnage autant que personne, la rock star à l’écran fascine, donnant à voir une image qui sert sa propre légende et entretient sa mémoire. Elvis, les Beatles, Bob Dylan, David Bowie ou Madonna, mais aussi Frankie Avalon, Kris Kristofferson ou Nico…, autant de figures inoubliables et de mythologies nouvelles que le cinéma ne cesse d’inventer.
François Ribac est compositeur et sociologue. Il est l’auteur d’opéras, de musiques pour la télévision et de L’avaleur de rock (Éd. La Dispute, 2004). Giulia Conte est documentaliste et iconographe au Musée National du Cinéma de Turin et à la Cinémathèque française.
Ça pourrait faire peur…. Imaginez-vous dans la tête de Robert Smith. Etes-vous prêt à vous ébouriffer la crinière, vous maquiller le visage de manière outrancière, ne plus différencier le bien du mal, confondre le sens et le non-sens ? Et bien Patrick Bénard a pris le risque pour nous. Son grand avantage ? C’est un fan des Cure depuis la première heure ! Il est donc fin connaisseur et ne craint pas de se confondre avec le leader du groupe. Ce qui l’intéresse, c’est avant tout essayer de se mettre dans la peau de l’artiste, de le suivre émotionnellement tout au long de sa carrière et cela au travers d’un journal. Il tente de donner une signification aux chansons en leur octroyant une nouvelle genèse en quelque sorte. Mais tout cela n’est que fiction et du coup, entre faits réels et illusions, on ne sait plus où donner de la tête.
Abandonnez donc tous vos points de repère, ce livre est comme l’auteur le qualifie lui-même, un OLNI (Objet littéraire non identifié). Pas de décors ni de héros, juste un journal intimement musical qui aurait pu être écrit par Robert Smith lui-même, peut-être…. Parce qu’après tout, on finit par ne plus savoir, tant il est facile d’entrer dans la peau du personnage. Et tout va bien, on en sort indemne rassurez-vous, on récupère notre tête à la sortie.
Un ouvrage intéressant, original, qui ravira sans aucun doute tous les fans des Cure. De la pure new wave littéraire.
Rock Book pour ArtéMédia
Fan du groupe The Cure depuis sa création, Patrick Bénard a toujours rêvé d’écrire un livre sur son groupe de chevet. La réalité l’a rattrapé. L’auteur a vécu les années 80 et la révolution du rock comme une seconde peau. Sa passion s’est affirmée en tant qu’animateur dans différentes radios locales. Il sévit aujourd’hui en tant que chroniqueur hebdomadaire au sein du supplément culture et loisirs du quotidien L’Yonne Républicaine. Parfois, sous pseudo, le webzine La Scène Bourguignonne lui offre une place qu’il aime prendre.
Editions Autour du Livre – Février 2011
Editions L’Archipel – Octobre 2010
Le 2 mars 2011, cela fera exactement 20 ans que Serge Gainsbourg aura rejoint ses nanas au Paradis. Et parmi la flopée de livres qui commencent à apparaître dans les librairies pour marquer ce triste anniversaire, il y en a deux sur lesquels il nous est apparu intéressant de nous arrêter.
Le Premier, 5 Bis, paru en 2002, était épuisé et quasiment introuvable. Le voici enfin de retour en version augmentée et illustrée aux éditions Autour du Livre, et c’est une excellente nouvelle. 5 Bis est l’histoire touchante d’une jeune fille de treize ans, l’auteure elle-même, qui un jour a eu le culot de sonner à la porte de Serge Gainsbourg, son idole. Une profonde relation d’amitié s’est alors tissée entre elle, l’adolescente parfois chipie, et Gainsbarre, la star qu’on découvre ici sous un jour nouveau, seul, anxieux, mais aussi délicat, protecteur, paternel presque, et toujours aussi généreux. Elle sera sa petite muse, sa confidente, son amie.
Dans son livre, Aude Turpault parle de lui avec beaucoup de pudeur et de respect, ne dévoilant aucun des noms de l’entourage du chanteur à cette époque, ni même son nom à lui, comme pour préserver cette amitié exceptionnelle qui les liera à jamais. Ce n’est donc pas un hasard si on retrouve cette délicatesse à la lecture de ce récit au style sensible et fluide.
Et puis, en octobre 2010, a paru La jeune fille et Gainsbourg, de Constance Meyer (éditions L’Archipel). On y retrouve les mêmes lieux, les mêmes décors, les mêmes listes de course qu’il leur donnait (à deux –trois paquets de cigarettes près, ne chipotons pas), les mêmes restaurants au bout de la rue, les longues heures de discussion dans le même fauteuil du salon. En fait, il y a de quoi être étonné par la similitude des deux récits. Impression d’un déjà vu, ou plutôt d’un déjà lu. Elle aussi s’est présentée au domicile de Gainsbourg, pratiquement à la même époque. Une relation se développe entre eux mais l’adolescente, qui a dix-sept ans et est assez mûre pour son âge, rêve plutôt d’une liaison amoureuse. C’est une complicité toute autre qui va donc les unir.
D’après leurs récits, Aude Turpault et Constance Meyer ne se seraient jamais croisées durant cette période, ou peut-être une fois… Etonnant.
Quoiqu’il en soit, ces deux livres sont très touchants pour ce qu’ils offrent, une vision rare de Serge Gainsbourg, bien loin du Gainsbarre provocateur qu’il aimait afficher en public. S’il vous fallait choisir, pour éviter le doublon, donnez peut-être votre préférence au 5 Bis, tout en pudeur et en discrétion. Et vous pourrez, vous aussi, Mesdames, Mesdemoiselles mes yeux, aller sonner au 5 Bis, y découvrir ce Serge Gainsbourg joueur de muses.
Rock Book pour ArtéMédia
De Patti Smith
Ce livre est une bien belle promenade dans le New-York des années 70, tel que Patti Smith l’a découvert en quittant le South-Jersey en 1967 afin d’échapper à un avenir qui ne correspondait pas à l’idée qu’elle en avait. Après de longs mois difficiles en quête de travail, de rencontres et surtout de chance, elle nous guide à travers les rues New-Yorkaises. Nous visitons avec notre guide-poète les endroits incontournables du milieu intellectuel où il fallait être pour paraître avant d’exister, comme le fameux Hôtel Chelsea, dans lequel une belle galerie de personnalités se côtoient. Elle croise ainsi la route de Janis Joplin, Jimi Hendrix, Lou Reed, Andy Warhol….mais la rencontre qui va changer sa vie et qui est à l’origine de ce roman complètement autobiographique, est celle de Robert Mapplethorpe. Un enfant de Long Island qui comme elle a un besoin de concrétiser ses rêves et débarque à New-York dans l’espoir de faire valoir son talent.
Ce livre est leur histoire, la relation simple et tellement complexe de deux gamins qui s’aiment et qui cherchent l’un dans l’autre le réconfort et l’inspiration de nouvelles idées qui les amèneront à la réussite et à la reconnaissance. Chacun est la muse et l’artiste de l’autre, se soutenant mutuellement dans les moments d’incertitude et de désespoir. Une vie de bohème entourée d’excentriques où le rire devient l’ingrédient indispensable à la survie.
Patti Smith tenait un journal à l’époque et c’est donc un récit fidèle qu’elle nous livre. Mais on sent cependant une légère retenue, une pudeur à ne jamais s’étendre entièrement sur les moments difficiles laissant la priorité à son dévouement et son amour pour Robert.
« J’ai appris à voir à travers toi et je ne compose jamais un vers et je ne dessine jamais une courbe qui ne dérive du temps précieux que nous avons passé ensemble »
Ce livre est admirablement bien écrit et dès les premières lignes , le style limpide et sensuel de la poétesse du rock nous installe confortablement pour la lecture d’un récit d’une intensité émotionnelle rarissime.
Un grand bravo à Héloïse Esquié, traductrice de cet ouvrage qui a réussi avec beaucoup de talent à rester fidèle aux mots et à la sensibilité de l’auteure.
Rock Book pour ArtéMédia
Si nous devions peindre un tableau représentatif de la vie de Keith Richards, ce serait obligatoirement un triptyque ; sex, drug and rock’n’ roll !! Tout le monde s’attend effectivement à ce que la lecture de cette bio nous promène dans les veines (plus ou moins chargées en substances illégales) d’une véritable légende du rock.
Les 643 pages de ce livre ne laissent pas de place au superflu tant cette autobiographie est riche en évènements et Keith Richards s’attarde longuement sur les périodes qui l’ont marqué : son enfance misérable dans la banlieue londonienne, sa rencontre avec Mick Jagger, sa dépendance à la drogue et les cures de désintoxication qui s’ensuivent. Mais c’est avant tout un livre qui parle de musique et de passion. Il nous raconte l’écriture de ses chansons, son énorme capacité de travail (il peut rester des jours entiers à travailler sur un riff de guitare). Ses rencontres amicales et professionnelles également, qui ont une portée considérable dans son cheminement artistique. En effet, cet homme, ce musicien, ce compositeur, a toujours su bien s’entourer et si de grands noms sont cités dans ce livre (Les Beatles, Tom Waits, Chuck Berry, Muddy Waters, Bo Diddley….), les personnes les plus marquantes sont celles qui vivent dans son entourage proche. Keith Richards interrompt souvent sa narration pour laisser place aux témoignages des spectateurs et co-acteurs de sa vie qui sont loin d’être toutes des stars.
Il fait également une mise à jour entre vérités et légendes (non ! Il n’est pas tombé d’un cocotier !) avec beaucoup d’humour, de franchise et de recul, merveilleusement accompagné dans l’écriture par son ami journaliste et écrivain James Fox.
Keith se livre ainsi sans tabou avec un flegme imperturbable dans l’art de traiter les ennuis et autres tracas au second, voire troisième degré.
Voici un livre passionnant qu’on a du mal à lâcher une fois commencé. Laissons au grand Tom Waits le mot de la fin lorsqu’il parle de Richards :
« Je crois qu’on souffre aujourd’hui d’un manque d’émerveillement. Keith, pour sa part, a l’air de s’émerveiller continuellement ».
Rock Book pour ArtéMédia
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C’est une évidence, Zep est un grand amateur de rock. D’ailleurs, son pseudo ne vient-il pas de sa fanitude au groupe Led Zeppelin ? Après les excellents albums « Happy Sex » et « Happy Girl », voici « Happy Rock », une rétrospective en 48 pages des moments les plus emblématiques que vous pouvez vivre lorsque vous assistez à un concert de rock. On se régale de l’humour et de la plume de Zep de la première à la dernière planche. Cet album est tout public qu’on soit fan de rock ou pas, mais si on compte parmi ces derniers, c’est bien évidemment beaucoup plus drôle.
Pour tous ceux qui ont essayé un jour de cacher un appareil photo, de se faufiler au premier rang, de ramener un souvenir…..vous ne serez pas déçu . On sent le vécu et l’expérience des concerts où le public est parfois beaucoup plus rock que l’artiste sur scène !
A noter :
Ce troisième volet des « Happy » reprend les gags de l’album « L’Enfer des Concerts » sorti en 1999 aux Editions Dupuis.
Zep info plus :
Titeuf est bien trop jeune pour assister à un concert de rock, mais vous le retrouverez sur grand écran le 6 avril 2011 : « Titeuf-Le Film ».
Rock Book pour ArtéMédia
Happy Rock chez Amazon
Leiber et Stoller restent pour nombre d’entre nous des noms inconnus. Pourtant, nous avons tous certainement déjà fredonné au moins une de leurs chansons. Qu’on aime le rock ou pas, certaines mélodies s’impriment dans nos mémoires sans même y avoir été invitées.
Et ces deux là ont écrit non seulement des chansons qui ne vous quittent pas, ils ont aussi une vie tout à fait extraordinaire !
Tout commence alors qu’ils ne sont que des adolescents. Ils ne se connaissent pas encore, mais tous deux sont transportés par cette musique qu’ils découvrent, le boogie-woogie. Leur rencontre sera rythmée et orchestrée autour du blues, et parce qu’ils étaient au bon endroit au bon moment, ils vont vivre l’effervescence du rock n’ roll en écrivant pour les plus grands, et pour des voix noires essentiellement : Big Mama Thornton, Elvis Presley (bon, un blanc qui chante comme un noir), The Coasters, The Drifters, Ben E King…
L’un, Stoller, est pianiste et “sait écrire la musique”,l’autre, Leiber est parolier. Les séances d’écriture sont souvent une affaire de négociation comme en témoigne la naissance de la célèbre chanson « Kansas City » , écrite pour Little Willie Littlefield. Elles peuvent durer des jours entiers , mais parfois la magie opère instantanément et un tube comme « Jailhouse Rock » (Le Rock du Bagne) écrit pour Presley peut naître en quelques minutes.
Ils n’ont pas l’esprit commercial. Ce qui les fait avancer, ce ne sont pas les chiffres de vente, mais plutôt entendre leurs titres interprétés par les plus grands. Qu’importe ! Leur réputation ne tarde pas à les précéder et leurs chansons sont des succès . Elvis ne peut plus se passer d’eux, il les appelle ses porte-bonheur.
Un bonheur qui sera partagé par les lecteurs de cette autobiographie à deux voix, admirablement mise en scène dans le texte, où l’impression nous est donnée d’être assis au coin du feu avec ce duo légendaire. Ils nous racontent leur fabuleuse histoire, avec toujours autant d’énergie et de passion. Il y a de la magie, de l’émerveillement, de jolies rencontres.
Ca tombe bien, c’est bientôt Noël….
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Hound Dog
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