Les Liaisons dangereuses, est un roman épistolaire écrit par Pierre Choderlos de Laclos en 1782, lorsque militaire dans l’armée de Louis XVI, il s’ennuyait dans sa triste vie de garnison. Oeuvre littéraire majeure du XVIIIe siècle, Les Liaisons dangereuses narre le duel libertin de deux aristocrates manipulateurs et dépravés du siècle des Lumières, à l’aube de la Révolution Française. Vigoureuse charge contre le libertinage de l’aristocratie française déclinante, cette œuvre fit scandale lors de sa parution et valut des poursuites pénales à son auteur. Elle fait partie du patrimoine de la littérature française pour la justesse de son analyse du sentiment amoureux et de l’art « pervers » de la séduction.
Tous les personnages occupent la même place dans le récit. L’absence de narrateur principal oblige le lecteur à se reconstruire un puzzle et forger peu à peu son opinion sur chacun.
Le monde change sans cesse mais la nature humaine reste toujours identique à elle-même. A l’époque de Choderlos de Laclos, les amoureux échangeaient des lettres pour se séduire, puis le téléphone est arrivé et ils ont cessé de s’écrire….
Aujourd’hui, le développement d’Internet, des SMS et des réseaux sociaux a provoqué un formidable retour de l’écrit dans les relations amoureuses.
C’est à partir de cette nouvelle façon de communiquer de la génération actuelle que John Malkovich a choisi de proposer une mise en scène tout à fait inédite : Sur plateau presque nu, c’est une troupe de jeunes acteurs qui incarnera sous nos yeux les personnages mythiques de Choderlos de Laclos. Portables à la main et tablettes dans le sac, ils vont rejouer les multiples intrigues de l’œuvre « Les liaisons dangereuses ».
Le souhait de John Malkovich a été de choisir des acteurs encore à l’aube de leur carrière professionnelle. Il faut en effet rappeler que les personnages de Choderlos de Laclos ont entre 15 et 30 ans.
Plus de 300 jeunes élèves des Conservatoires et Cours d’art dramatique lui ont été présentés par un casting director : Justine Heynemann. Auditionnés sur plusieurs jours, ceux qui ont été retenus sont autant de révélations artistiques avec lesquelles il faudra désormais compter. La diversité de leurs origines, l’originalité de leur talent et la modernité de leur jeu sans artifice, ont convaincu John Malkovich
Tout en respectant la beauté de la langue française du 18ème siècle, cette nouvelle création de Valmont, Tourvel, Merteuil, Volanges, Danceny ne manquera pas de séduire la génération « Facebook » mais aussi les fidèles de la tradition romanesque. C’est là le défi que John Malkovich a choisi de relever.
Équipe technique:
Théâtre de l’Atelier
Le Juste Debout est une rencontre internationale de danse hip hop, dites « debout » qui réunit plus de 2 500 danseurs, sélectionnés après une tournée internationale de deux mois. En 11 ans, l’événement s’est imposé comme le plus important spectacle de danse urbaine au monde et fait référence pour tous les professionnels de la danse, en France comme à l’étranger. C’est en 2008, pour sa 7ème rencontre, qu’il a fait son entrée dans l’enceinte mythique de Bercy.
Le Juste Debout Steez 2012 sera la 11ème édition avec au programme!:
Sans oublier des rencontres d’un niveau exceptionnel, des shows inédits spécialement invités et bien d’autres surprises!!
L’évènement né de l’initiative de Bruce Ykanji, fondateur et danseur de renom, a pour vocation de récompenser aux termes de stages les meilleurs danseurs mondiaux dans différentes disciplines, et de faire danser tous les passionnés, qu’ils soient amateurs ou professionnels. La rencontre repose sur des valeurs d’échange, de partage et de convivialité, qui resteront sa marque de fabrique.
Aujourd’hui, le Juste Debout, c’est une finale prestigieuse au sein de la plus grande salle française, plus de 140 danseurs qui s’affrontent devant un jury international, 13 000 personnes qui viennent assister au spectacle, et des centaines de milliers d’internautes qui pourront désormais le suivre gratuitement en direct, puis en VOD, sur CANAL STREET. Au-delà de son succès prodigieux, l’événement est la preuve que la danse hiphop a gagné une place légitime sur la scène culturelle internationale.
La tournée de présélections mondiales de deux mois a débuté le 6 janvier dernier au Japon et passe par la Chine, Singapour, le Canada, la Suède, l’Espagne, la Finlande, les Pays Bas, l’Irlande, la Suisse, I’Italie, la Pologne, l’Angleterre, l’Allemagne, pour finir par la France le 10 mars prochain. Les vidéos sont à découvrir chaque semaine sur CANAL STREET: http://canalstreet.canalplus.fr/danse/juste-debout-steez-2012/. CANAL STREET retransmettra la compétition internationale de danse urbaine gratuitement et en direct le 11 mars prochain.
LA PIECE
Don Juan s’enfuit des enfers, intrigué par le tour que prennent apparemment les relations hommes-femmes. Ayant perdu son fidèle valet il se retrouve seul. Cette solitude à laquelle il va devoir s’habituer le conduit à porter un regard tour à tour amusé, incrédule et cynique sur une société désabusée qu’il ne peut plus choquer, qui accessoirise l’essentiel et essentialise l’accessoire…
Autour de la pièce Abordant le mythique Don Juan avec humour et distance, Gérard Savoisien, auteur, comédien et metteur en scène, s’interroge sur une question simple : « Que devient-‐on à notre époque où le paraître est roi ? »
Quand le mythique Don Juan….
Une chose est certaine : Don Juan est un mythe. Son histoire résume une tendance de l’esprit humain, la révolte contre l’ordre du monde et la volonté de lui lancer un défi. Comme le dit Gérard Savoisien, «depuis Tirso de Molina, créateur du premier Don Juan Tenorio, en passant par le Dom Juan ou le Festin de Pierre de Molière et le Don Giovanni de Mozart, le personnage a traversé brillamment toutes les époques». Même si le romantique XIXe siècle le remanie profondément conformément aux aspirations de l’époque, au point d’en faire un séducteur séduit, amoureux, idéaliste, voire repentant, il conserve cependant au fil des époques des traits de caractère invariants : -‐ une recherche sans borne du plaisir – un égoïsme cynique une volonté de défi permanent -un matérialisme remettant même en doute les fondements de l’Eglise -une soif de pouvoir entrainant violence, refus de la contrainte…
Don Juan apparaît au fil des époques comme un libertin de pensée et de moeurs qui manipule et abuse grâce à un jeu de séduction exarcerbé dont il profite aisément sans craindre aucune représaille, y compris divine. Fier et orgueilleux, il se place au dessus de tout et est totalement opposé aux devoirs qu’impose la vie sociale.
…est plongé en plein XXIe siècle
Le texte imaginé par Gérard Savoisien a fait revenir un Don Juan au XXIe siècle qui découvre cette époque où sa façon de vivre n’est plus aussi scandaleuse que par le passé. Selon Eric Rouquette, « ce Don Juan qui se donne en spectacle n’a rien perdu de sa clairvoyance et de son désespoir ; il n’est surtout pas naïf et il en fera encore la démonstration en quittant ce monde comme il l’aura voulu, quand il aura cessé de s’amuser (…) sa nature profonde aura encore raison de lui ». C’est un Don Juan résolument moderne mais toujours plein de ses invariants que le public découvre. Pièce pour un homme seul, pour un seul acteur, Don Juan, le retour n’est pas un monologue mais plutôt un dialogue constant avec un public, que plus grand chose n’offusque. Pour Gérard Savoisien, « le personnage se met à nu et va revivre son destin auquel il ne pourra pas éternellement échapper ».
Ce n’est que dans le mythe et dans la mort que Don Juan se sait le plus vivant.
Le metteur en scène : Eric Rouquette - Prix Jeune Théâtre de l’Académie Française Nominé aux Molières – Meilleur Auteur Lauréat de la Bourse d’Encouragement du Centre National du Livre.
LE MOT DE L’AUTEUR
Depuis Tirso de Molina, créateur du premier Don Juan Tenorio, en passant par le Don Juan ou le Festin de pierre de Molière et le Don Giovanni de Mozart et Da Ponte, le personnage a traversé brillamment toutes les époques. Il est à la fois l’homme à femmes et le génie athée sans scrupule que la morale rejette mais dont les exploits fascinent. Il semble que tout ait été dit sur lui. Alors pourquoi revenir sur un mythe et lui adjoindre de nouvelles aventures ?
Tout simplement parce que les époques changent. Notre société plus permissive n’a pas le même engouement pour le personnage des siècles passés, car les Don Juan pullulent et le mal s’incarne de nos jours plus violemment et plus insidieusement que dans l’abandon le soir des noces de quelques jeunes femmes énamourées. J’ai donc imaginé un Don Juan revenant au XXIè siècle et découvrant, étonné, le changement des moeurs, la libération de la femme dans certains pays, son asservissement dans d’autres, ainsi que l’athéisme grandissant d’un côté et le religieux de l’autre. Je lui ai adjoint un absent, son serviteur, mélange de Sganarelle et de Leporello, qui n’est plus là pour s’offusquer. Don Juan n’a plus ce contrepoint de bon sens, cet allié involontaire qui se répand en le médisant – tout en subissant son indéniable charisme. Or que devient-on à notre époque où le paraître est roi, où la « com » et la « pub » sont plus nécessaires que le savoir, le faire et le savoir-faire ? C’est en effet le faire-savoir qui est devenu le maître mot de toute action, création ou réflexion. Privé de son serviteur qui fait ce travail de relations publiques, Don Juan est perdu. Dans ma pièce, il va passer son temps à le recréer, à le réinventer et va même jusqu’à demander au public de lui faire une contre publicité afin que le mythe continue à perdurer.
Pièce pour un homme seul, c’est-à-dire pièce pour un seul acteur, mais aussi pièce pour un solitaire, le personnage se met à nu et va revivre son destin auquel il ne pourra éternellement échapper. C’est donc un personnage moderne, cynique mais aussi fragile que je vous invite à découvrir dans Don Juan, le retour. Gérard Savoisien
Théâtre Les Déchargeurs
Aude Léger est une grande dame. Elle respire l’amour. Aude Léger est une grande dame amoureuse. Entre deux lits, elle a pensé à un spectacle. Chair de poules, c’est le projet. Parler d’amour dans une cuisine, avec des chansons et un poulet. Aude Léger est multiple. Alors, trois femmes auront la chair de poule. Coup de bol, nous avons pu la rencontrer en plein vol.
INTERVIEW
Auriez-vous la patience de nous dire ce qu’est votre spectacle ?
Oui. Chair de poules est un spectacle avec juste moi, divisée en trois. Ces trois femmes sont toutes seules avec leurs sentiments. Elles les expriment comme elles peuvent. En chantant, en se taisant, en écrivant, en regardant des légumes. Il s’agit d’une rencontre harmonieuse de sons, de textes et de personnages. Un mariage amoureux, en quelque sorte. Et tout ceci, je vous le donne en mille, se déroule dans une cuisine, pour tout un tas de raisons que je vous expliquerai à un autre moment.
Pouvez-vous, s’il vous plaît, nous en dire plus sur ces trois femmes ?
Avec joie. L’une, c’est Aude Léger qui fera pleurer dans les chaumières. Obsessionnelle compulsive, dans le silence de sa cuisine, elle écrit à un homme qui, en une nuit, a renversé son coeur. La deuxième Aude Léger fera rougir sa maman quand elle viendra voir le spectacle. Nymphomane de compétition, elle tente d’oublier l’amour de sa vie en collectionnant les amants, qu’elle reçoit également dans sa cuisine. La troisième femme, c’est Aude Léger qui vient à peine de quitter son appareil dentaire et sa bouteille de Biactol. Une adolescente qui, à l’heure du goûter, nous raconte sa première grande histoire d’amour. Émouvant et cru comme un bon jambon.
Pourquoi parler d’amour dans une cuisine ?
J’aime l’amour et la cuisine. Parler d’amour dans une cuisine, voyez-vous, s’est donc imposé naturellement. J’aime la cuisine pour son côté à la fois intime et quotidien. L’idée – une des idées, car ce spectacle foisonne – est de partir d’une situation qui ressemble fort à un bon vieux cliché (une femme dans une cuisine) et de s’en détourner. Enfin, grâce aux objets qu’elle contient, à ses sons et à ses odeurs, la cuisine me permet de développer trois esthétiques et gestuelles différentes, mais je ne vous en dis pas plus afin de ne pas déflorer le travail de la chorégraphe que j’exploite honteusement.
Et la scénographie ?
Une grande table en bois bien ancrée dans le sol, contraste avec les autres éléments d’un décor aérien. Des accessoires sont suspendus ça et là, à portée de main, comme pour mieux changer de chair. Une toile de peintre blanche, suspendue elle aussi, sert de support de projection aux mails écrits par l’un des personnages.
Une. Ecriture. Fragmentée ?
J’aime beaucoup le livre de Barthes, Fragments du discours amoureux. Il affirme qu’on ne peut parler de l’amour qu’en fragments, qu’on ne voit le corps qu’en morceaux, par exemple le « J’aime tes fesses » de Godard.
“Tu vois mes pieds dans la glace ? Tu les trouves jolis ? Et mes seins, tu les aimes ? Qu’est-ce que tu préfères, mes seins ou la pointe de mes seins ? Et mes épaules, tu les aimes ? Moi je trouve qu’elles sont pas assez rondes. Et les lasagnes ? Et mon visage ? Tout ? Ma bouche ? Mes yeux ? Mon nez ? Mes oreilles ? Donc, tu m’aimes totalement ?”
Chair de poules, dans le détail et dans la construction globale, est fragmenté. Chaque apparition de chacun des personnages est une pièce de puzzle. On passe de l’un à l’autre successivement et plus on avance, plus le puzzle se construit pour former un portrait de plus en plus précis. Le texte est lui aussi morcelé, dans l’écriture même et dans les ruptures provoquées par les chansons. J’aime aussi les litanies, les répétitions. J’aime aussi les litanies, les répétitions. On répète, on se répète quand on est amoureux, on dit toujours les mêmes choses, avec la même intensité, la même sincérité du moment : chaque fois qu’on parle d’amour, c’est avec « jamais » et « toujours », chante Barbara. C’est principalement cela qui m’intéresse dans l’amour et que je souhaite explorer dans ce spectacle. J’aime aussi les litanies, les répétitions.
Qu’en est-il des chansons ? Du travail musical et sonore ?
Mon manager m’ayant déconseillé le répertoire pourtant très frais du troisième Reich, les trois chansons choisies sont des reprises de chansons d’amour, retravaillées pour s’intégrer de différentes façons dans le récit : soit comme élément de rupture, soit comme prolongement d’un fragment de texte à la manière d’un cadavre exquis, ou comme simple chanson d’amour, sous forme d’extraits ou d’intermèdes. Sur l’une des chansons, un travail de composition a été réalisé à partir de sons d’ustensiles de cuisine et d’aliments comme instruments de musique. Tout est bio, naturellement, pour obtenir une belle rondeur auditive.
Voudriez-vous conclure brillamment ?
L’amour ne peut pas s’écrire sur un coin de feuille, oh, non. L’amour ne peut que vivre sur scène. Alors, du coup, c’est mieux de venir me voir. C’est plus parlant, d’un point de vue de l’émotion. D’autant que je suis carrément gaulée.
La Loge
La nouvelle création de la Cie Vagabond est un spectacle singulier pensé par Marc Adjadj comme une plongée dans l’univers du comique afin d’en tirer sa substance et de mettre en avant les ressorts intimes du rire.
Un homme d’âge mur, théâtral à souhait, une jeune femme cabotine et une jeune fille faussement naïve. Les acteurs se répondent par des pensées d’auteurs. Ils ne dialoguent pas mais se jettent leurs répliques au visage. Celles-ci sont constituées d’aphorismes, de pensées éphémères à la portée transgressive où la narration n’existe pas.
Le procédé permet à cette création de ne pas s’étouffer dans une trame rigide où les rôles sont donnés d’avance. Une dramaturgie qui évolue entre l’absurde et le tragique.
Note d’intention
Notre monde est de plus en plus à la recherche du « sens ». Ce « collage » d’aphorismes, ce matériau né de la répétition, « modelé » par le mélange de formes, de codes, des conventions du théâtre, des acteurs, des personnages et de leurs mouvements. Pas de pièce, pas d’histoire. La narration libérée de son exigence chronologique, la multitude des sens, la cohérence qui s’impose. Le spectateur est invité ici à privilégier le fait qu’il est plus important de voir et de ressentir que de comprendre. Nous sommes tous marqués par le rationnalisme, la pensée dominante, voire le rire estampillé. Ce spectacle a pour défi le temps réel, son exploration. L’utilisation quasi constante d’images en direct (et enregistrées) projetées sur plusieurs postes de télévision, est installée pour créer une perception décalée. Le rapport au temps est très lié à l’image… « L’ouvrage collagiste » a forcément des significations multiples et agite des traces de vérité. Il oblige à la distanciation, provoque la surprise et l’instant devient la valeur première. Le spectateur fait alors de ce qu’il voit et entend un objet imaginaire, achevé et il décide de rire individuellement. Il entre dans une rêverie vagabonde. Le rire est devenu produit de première nécessité sur scène. La vanne, le bon mot, le stand-up, nous font oublier que le rire est avant tout une éclipse. Il devient impératif de ne pas confondre tous les rires. Absurde, burlesque, le vrai et le faux, le mensonger, l’irréel, le symbolique, le vivant, le mort… L’imaginaire et le réel sont les deux lieux de la vie. Ce spectacle vient d’un désir de mettre de côté le personnage et le narratif. Il faut faire jaillir le sens, privilégier la fulgurance pour donner vie à l’instant. Il n’est pas possible de transmettre l’abstraction, on peut juste transmettre une forme. Bien sûr, ne pas faire confiance au sérieux et au « regard important sur le rire », commencer par se moquer de notre propre travail. Oublier l’académisme et signer une forme libre. Marc Adjadj
La création
La création s’est faite sur le plateau avec la matière née de la répétition. Les comédiens se sont laissés guider sans anticiper sur la forme globale de la pièce et en s’adaptant au fur et à mesure aux nécessités rencontrées. Sur scène, sont positionnées des caméras fixes reliées à des écrans de télévision en avant scène. L’image est présente en direct tout au long du spectacle. Elle offre aux spectateurs différents angles de vues et un rapport différent avec les comédiens. A tour de rôle, les comédiens jouent avec les caméras pour que leurs images soient diffusées en direct pendant que les autres essayeront d’exister sur le plateau. Tous les déplacements sont chorégraphiés et souvent empruntés aux origines du cinéma burlesque en passant de Laurel & Hardy à Jerry Lewis.
Tous les jeudi, vendredi et samedi – Du 12 janvier au 10 mars 2012 à 20h30
Le MAGASIN
A l’occasion des 25 ans du Béjart Ballet Lausanne, la compagnie présentera le Boléro, ainsi que deux ballets inédits à Paris : Aria et Dionysos. Soit 5 soirées exceptionnelles du 3 au 7 avril 2012 au Palais des Congrès de Paris. Cela fait 25 ans déjà que le Béjart Ballet Lausanne émerveille les spectateurs grâce à ses chorégraphies tout en richesse et profondeur. Pour célébrer son anniversaire, la compagnie propose des chorégraphies de Maurice Béjart revisitées, mais aussi une création originale de Gil Roman. Le Béjart Ballet Lausanne, dans les studios de Lausanne comme dans les principales salles de spectacle du monde, confirme chaque jour que la technique classique traduit les aspirations et les interrogations de l’époque, et que cette ouverture au monde, à l’écart des sentiers battus, peut susciter l’intérêt des plus larges publics. Un événement majeur !
Musique : extraits de JS Bach, Nine Inch Nails, Melponem, chants inuits – Compositions originales: Thierry Hochstätter & Jean‐Bruno Meier (Citypercussion)
Première création de Gil Roman après la disparition de Maurice Béjart, Aria met en scène le mythe du Minotaure.
Ce mythe est à l’image de la condition d’artiste, de sa situation labyrinthique interne : la tentative de fusion entre l’instinct et la raison, entre une danse libre, ouverte, et une danse classique, codifée.
Musique: Manos Hadjidakis
Dans une taverne grecque de nos jours, un Grec raconte le mythe de Dionysos, sa naissance miraculeuse et ses danses endiablées qui, de la Grèce, rejoignent le Moyen Orient sur la Route des Indes.
Un mythe actuel, moderne par sa violence et ce souffle de liberté qui l’anime. Eternel parce-que l’homme a besoin de cette ivresse dionysiaque pour retrouver le contact avec la grande Nature et ses forces vivantes, occultées par la pseudo-civilisation des lumières, cartésienne et scientiste.
Musique: Maurice Ravel
Maurice Béjart précise en ces termes sa conception de l’oeuvre de Ravel: «Musique très connue et pourtant toujours nouvelle grâce à sa simplicité. Une mélodie – d’origine orientale et non espagnole – s’enroule inlassablement sur elle-même, va en augmentant de volume et d’intensité, dévorant l’espace sonore et engloutissant à la fin la mélodie».
Maurice Béjart confie le rôle central – la Mélodie – tantôt à une danseuse, tantôt à un danseur. Le Rythme est interprété par un groupe de danseurs.
Virtuoses de la parole, musiciens sans instruments, ils donnent vie à une poésie audacieuse et joyeuse. L’un la joue romantique désillusionné, l’autre est un salace inoffensif, le troisième un décalé sensible.
Dans un spectacle percutant à la croisée du slam, de l’humour et du café théâtre, ils retracent avec dérision leur parcours dans un univers complètement décalé, inspiré des Monty Python, de Gainsbourg, Baudelaire ou encore Brassens. Influencés de tout et de rien, par des paroliers, des artistes, la vie quotidienne ou encore des moustachus, ils embarquent les spectateurs dans leurs aventures dès les premières rimes. Talentueux, ils savent manier la langue de Molière à la perfection tout en surfant sur une autodérision permanente. La Moustache, ils la portent d’ailleurs comme celle que Marcel Duchamp avait faite à la Joconde, avec une pointe d’ironie.
Le juste milieu entre Jacques Prévert et Herbert Léonard Comédien et improvisateur formé au Conservatoire du XXème arrondissement de Paris sous l’égide de Pascal Parsat. Auteur au sens large du terme, (en 2009 et 2008, dans le cadre d’un concours, il a écrit des formes théâtrales courtes qui ont été sélectionnées et jouées au théâtre du rond-point) il a été amené à écrire autant pour le théâtre et la musique, que pour la poésie. Le comédien trouve enfin dans les scènes slam, un lieu ouvert pour expérimenter son jeu et son écriture.
Le juste milieu entre le Marquis de Sade et Aldo Maccione Poète trash et licencieux, il mélange les mots et les cinq sens pour faire rougir les spectateurs de tout âge. Amoureux de la langue française et de ses jolies formes il s’amuse à confronter la décadence de ses propos à un langage précieux et raffiné. Son péché préféré ? La luxure, qu’il célèbre avec malice et gourmandise dans des textes finement ciselés au sein du Grandiloquent Moustache Poésie Club et du groupe Ed Wood Is Dead.
Le juste milieu entre Stendhal et Pierre Richard Poète et comédien formé au Vélo Volé et à l’atelier de Patrick Bonnel, il représente la France à la coupe du monde de slam 2009, où il termine demi-finaliste. Il joue également avec la compagnie Pans d’Art, avec laquelle il fait notamment du théâtre chez l’habitant et des fausses visites guidées de musées. Maître de l’absurde et de l’autodérision, il réinvite la langue et mélange les références dans des contextes souvent inattendus avec un souci de simplicité et d’authenticité.
Le juste milieu entre Ariane Mnouchkine et Pat Le Guen Comédienne et metteur en scène formée au Cours Jean Laurent Cochet et au Studio Muller, elle est également improvisatrice depuis 12 ans au sein d’Etcetera. Son travail repose sur des éléments forts et fondateurs : une scénographie efficace, une chorégraphie du plateau, un rythme étudié qui tient le spectateur. Elle a étudié la mise en scène à l’université Paris VIII mais également en tant qu’assistante sur des projets très différents comme MACBETH réunissant une équipe de trente-deux personnes dans une traduction originale, ou bien TOYCINE ET COTINEY, spectacle de rue mettant en jeu un duo de clown. Elle collabore à l’écriture et met en scène L’ACTEUR NUCLEAIRE, projet en partenariat avec la compagnie de Claude BUCHVALD, un seul en scène post-apocalyptique qui se jouera en tournée sur la saison 2011 / 2012. En parallèle de ses activités artistiques, elle est professeur de théâtre et d’improvisation, formatrice en entreprise sur les techniques d’acteur et intervient dans le cadre de sensibilisation au handicap.
Date 2012
Pour assurer son Salut, Sophia ARAM, chroniqueuse de la matinale et du Fou du roi de FRANCE INTER, s’est convertie aux trois grandes religions monothéistes. Elle nous promène dans le monde délirant de la foi. Un monde dans lequel Dieu est le chef de l’homme et l’homme est le chef de la femme.
De la création à l’apocalypse, Sophia revisite les textes en s’interrogeant librement : Moïse avait-il inventé le premier IPAD ? Jésus est-il mort du tétanos ? Peut-on embrasser son mari s’il a mangé du saucisson ?
Convaincue que la religion est d’abord une véritable tragédie pour l’humanité, elle l’a considère également comme un très bon sujet de spectacle… comique. Tous les ingrédients sont réunis. Il y a des prédicateurs racontant des histoires à dormir debout, des personnages fantastiques dotés de supers pouvoirs et des gens pour faire semblant d’y croire.
Bio :
Après les Langues-O, Sophia est formée à l’école de l’improvisation théâtrale, puis au théâtre avec la Cie du Théâtre du Sable. Elle fait ses débuts à la télévision aux côtés d’Arthur (Les Enfants de la Télé) et alterne écriture et apparitions télé pour le groupe Endemol. Parallèlement elle intervient sur la matinale de NRJ et sur Europe 2.
En 2007, elle crée son premier spectacle « Du plomb dans la tête », qui met en scène une cellule de soutien psychologique suite au suicide d’une enseignante dans sa classe de maternelle. Ce spectacle sera joué plus de 400 fois et édité en DVD par Studio Canal.
En 2008, Sophia commence une chronique hebdomadaire au Fou du Roi sur France Inter aux côtés de Stéphane Bern.
En juillet 2010, elle entame une nouvelle aventure avec « Crise de foi », son deuxième spectacle présenté lors du Festival OFF d’Avignon. Septembre 2010, elle étend sa collaboration avec France Inter, avec une chronique dans la matinale de Patrick Cohen les lundis et mercredis à 8h55. En juillet 2011, elle revient à Avignon avec « Crise de foi » pour la deuxième année consécutive et jouera à guichet fermé sur toute la durée du festival.
François Morel est Monsieur Jourdain dans le Bourgeois Gentilhomme, comédie ballet de Molière et Lully qui rassemble 27 artistes sur la scène du Théâtre de la Porte Saint-Martin du 12 janvier au 27 mai 2012.
L’histoire : Monsieur Jourdain, riche bourgeois, se rend ridicule en voulant imiter les manières de la noblesse. Il décide de commander un nouvel habit plus conforme à sa nouvelle condition et se lance dans l’apprentissage des armes, de la danse, de la musique et de la philosophie, autant de choses qui lui paraissent indispensables à sa condition de gentilhomme. Mis en scène par Catherine Hiegel, ancienne pensionnaire de la Comédie Française, Le Bourgeois Gentilhomme est le rendez-vous théâtral à ne pas rater en 2012 !
Génial inventeur d’une comédie d’un nouveau genre, Molière avec « Le bourgeois gentilhomme », signe la plus accomplie des douze comédies-ballets qu’il écrira. Le thème commandé par le Roi qui souhaitait se moquer du peu de cas qu’un émissaire de « La Grande Porte » avait témoigné devant le faste de la Cour, est une turquerie. Et c’est merveilleux de voir comment Molière, malgré le poids de cette contrainte, fait jaillir autour de Monsieur Jourdain, la plus acérée, la plus franche et la plus libre de ses comédies.
Quoi de plus éternel qu’un homme qui cherche à paraître un autre, à s’élever de sa condition, quitte à renier sa naissance et son milieu et ce bourgeois qui se rêve gentilhomme, est loin d’être un genre en voie de disparition.
« Le choix de François Morel dans le rôle titre, s’est imposé à moi comme une évidence. Sa force comique, toujours authentique et vraie, ses capacités de naïveté et d’étonnement, se glisseront à merveille dans l’étoffe de Monsieur Jourdain ! J’ai composé, autour de lui, une grande famille d’acteurs, de musiciens, danseurs et chanteurs ; ils seront plus de vingt complices à entraîner au bout de ses rêves et de sa folie, ce balourd enfantin qui se voulait un autre. » Catherine Hiegel
Théâtre de la Porte Saint-Martin
Représentations :
Les filles de Légères & sans filtre sont vos meilleures amies, vos filles, vos sœurs, vos voisines de palier ou vos collègues.
Filles des années 80, elles ont vu la naissance de Canal + et la chute du mur de Berlin. Aujourd’hui, elles checkent leurs mails sur Smartphones, achètent des fringues sur le Web et cherchent du boulot sur Facebook.
Entre fous rire et paquets de mouchoirs, histoires qui durent trop longtemps ou pas assez, débats philosophiques et problèmes de cuticules, découvrez le quotidien de ces deux amies qui veulent le beurre, l’argent du beurre et un rendez-vous avec le crémier.
Piquantes, touchantes, parfois absurdes mais toujours glamours, elles préfèrent rire de tout que de pleurer pour rien.
Librement inspirées de celles qu’elles sont dans la vraie vie, Marine et Vanessa se livrent avec une sincérité déconcertante, jouant quelques saynètes de tous les jours en transparence totale … Immergés une semaine dans leur vie c’est une bouffée d’oxygène (paradoxe non !) que l’on passe avec ces filles légères et sans filtre.
Vanessa Fery est une touche-à-tout qui ne reste pas en place. Après 15 ans de danse, la pétillante blonde du duo se forme à l’improvisation et découvre qu’elle a un réel potentiel dans ce domaine. Après avoir travaillé en tv en tant que comédienne et auteure (pour Cauet, Pliés en 4 etc.), elle brûle les planches en étant à l’affiche de Couscous aux lardons pendant 2 ans. Parallèlement, elle tourne au cinéma et prête sa voix et son énergie folle au monde de la publicité. Bref, Vanessa ne s’arrête jamais !
Dernièrement, cette boule d’énergie et boulimique de travail avait envie de nouveauté, alors la pièce Légères & sans filtre est née, rien que ça !
Marine Montaut, la brune, est une bûcheuse, une vraie bosseuse. Formée au théâtre classique, Marine a joué les plus grandes pièces sur les planches (Strindberg, Tchekhov), elle s’est également essayée dans des comédies plus contemporaines (Faut qu’on parle, Un homme viiiiiiiiite). Comédienne improvisatrice, Marine prête également sa douce voix aux documentaires télévisuels et contes pour enfants.
Reconnue pour être la force tranquille du duo, et dotée d’un sacré humour pince-sans-rire, cette belle plante préfère les travaux manuels au shopping, elle est la complice parfaite pour Vanessa.
Un projet 100% filles.
No girl power mais In Girls we trust.
De la mise en scène par une québécoise bien roulée ; Chloée, en passant par les co-auteures rousses incandescentes ; Marie-Aurore et Patricia, ou encore la responsable de production, slim et mentholée ; Clémence, chacune affiche sa marque, son style et sa texture. Accroc et dépendant dès la première minute … ne cherchez pas, il n’y a aucun patch contre ce beau paquet aux multiples saveurs …
COMPOSITION + DESSIN PATRICIA
Les dates :
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