Théâtre

Cinq filles couleur pêche au Théâtre Musical Marsoulan

Cinq filles couleur pêche au Théâtre Musical Marsoulan

Posté le 02 nov 2011 à 1:22

L’histoire : Depuis le jour où Sandy leur a annoncé qu’elle allait se marier, les cinq demoiselles d’honneur ont su que la cérémonie serait maudite ! Prisonnières de cette vie qu’elles ont  » choisie  » et des dilemmes auxquels elles doivent faire face, ces cinq femmes, engoncées dans leur robe acidulée, virevoltent sans cesse entre légèreté et cruauté, drôlerie et émotion. Par le scénariste du film culte American beauty et des séries Six feet under et True blood ! Alan Ball, auteur anticonformiste, nous livre une réflexion sur l’amour au-delà des préférences sexuelles et de magnifiques portraits de femmes. Un huis clos féminin qui oscille entre puritanisme et sexualité débridée, sur un ton souvent osé et désinvolte avec les travers et l’hypocrisie de la middle classe américaine !

  • Auteur : Alan Ball. Anny Romand, Yvon Marciano (Adaptation française)
  • Artistes : Frédérique Fricker, Barbara Lambert, Magali Loison, Véronique Martin, Andrea Wagenknecht, Guillaume Maddaleno.
  • Metteur en scène : Benjamin Castaneda

NOTE D’INTENTION

À première vue, le cliché semble nous présenter cinq demoiselles d’honneur qui trouvent refuge dans la chambre de l’une d’entre elles pour déblatérer sur la mariée qu’elles n’apprécient pas vraiment.

De quoi peuvent donc bien parler ces cinq filles ? Du grand amour naturellement, des espoirs qu’on avait, de ceux qu’on n’a plus, de l’engagement, de la place du couple, des regrets de la trentaine, des rêves de la vingtaine, du passé, du futur et de cette maudite réception à laquelle aucune n’a vraiment envie d’assister.

Mais au lieu de tomber dans la comédie romantique bon chic bon genre, Alan Ball va briser les tabous et viser l’anticonformisme. Dans cette culture américaine parfois considérée en pleine dénégation, il laisse la parole aux femmes par le biais de personnages colorés, parfois désespérés et cinglants.

J’ai donc voulu axer mon travail autour d’un bon équilibre entre la comédie et le drame. Si le public oscille entre rires et émotions, mon objectif aura été atteint. J’ai souhaité rendre ces cinq demoiselles d’honneur touchantes, chacune à sa manière, car elles se savent jugées par la société, du moins, par celle qui compose la réception du mariage, et ressentent le besoin de s’isoler dans une chambre où elles pourront… enfin… respirer. L’auteur nous confie de nombreux éléments sur leur passé, leur psychologie et je me suis délecté à souligner leur évolution tout au long de la pièce.

J’ai creusé la propre profondeur de chacun des personnages afin de ne pas accorder plus d’importance à un rôle plutôt qu’à un autre, dans ce drame sérieusement drôle et contemporain, malgré ses 18 ans ! Car avant de devenir le scénariste d’American beauty, de Six feet under et de True blood, Alan Ball écrivait pour le théâtre. On y retrouvait déjà son style subtil, ironique et tonique avec des personnages à plusieurs facettes, virevoltant sans cesse entre légèreté et cynisme, drôlerie et émotion.

Cinq filles couleur pêche nous décrit une middle class américaine avec ses travers et son hypocrisie. L’auteur nous y livre une réflexion sur l’amour au-delà des préférences sexuelles et de magnifiques portraits de femmes qui s’interrogent sur leur avenir. Prisonnières de cette vie qu’elles ont « choisie » et des dilemmes auxquels elles doivent faire face, ces femmes en quête de bonheur sont engoncées dans une société faite de conventions et souvent vide de sens. Benjamin Castaneda

Du 9 Novembre au 14 Décembre 2011 :

  • Tous Les mercredis à 19h30 – sauf le 16/11 à 21h30
  • Les jeudis de novembre à 21H15
  • Les jeudis de décembre à 19h30
  • Les lundis 5 et 12 décembre à 19h30

Du 8 Janvier  au 28 Février 2012

  • Janvier : à partir du 8/01 : les dimanches et lundis à 20h, les jeudis à 21h30. Relâche le dimanche 22/01
  • Février : les dimanches et mardis à 20h, relâche le dimanche 26/02

Théâtre Musical Marsoulan

Putsch à La Loge

Putsch à La Loge

Posté le 25 oct 2011 à 9:34

Putsch ! est un spectacle déambulatoire où se jouent deux histoires, celle des employés du parc d’attraction Squirrel World et celle, avec un grand « H », du régime tyrannique commémoré par ce parc d’attraction.

Une équipe d’intermittents évoque un passé trouble où il est question de l’ascension de la dictatrice Starring et de sa chute, précipitée par l’héroïque Nelson, un écureuil roux. A travers des parades, des reconstitutions historiques, des témoignages vidéo et des jeux interactifs, le visiteur est ainsi amené à comprendre comment une enfant d’origine modeste,

Starring, parvient à se hisser au sommet de l’Etat, à massacrer des communautés entières et à imposer la tyrannie de ses plaisirs sur ces citoyens, avant d’être pitoyablement assassinée par un écureuil roux, mutant d’une expérience scientifique ratée. Pourtant, plus la visite avance, plus il apparaît que la dictature n’a peut-être pas totalement cessé à la mort du tyran, et que les employés du parc sont eux-mêmes soumis à la toute-puissance de la direction du parc.

Putsch ! est un spectacle drôle, visuel et déroutant.

 Putsch ! création collective du Club de la Vie inimitable.

  • Avec : Lucas Bonnifait, Jacinthe Cappello, Astrid Defrance, Ava Hervier, Bouzid Laiourate, Mathilde Lecarpentier, Ophélie Legris, Mathias Robinet – Sapin, Mélissa Silveira et Pit Spector
  • Lumière : Alice Versieux Scénographie : Aurore Lameyre et Marc Armand Musique : Pit Spector

Les 25, 26 octobre et 1er, 2, 3,8, 9, 10 novembre 2011 à 21h, le 30 octobre à 18h

Au Théâtre la Loge

En septembre à la Colline

En septembre à la Colline

Posté le 03 août 2011 à 9:11

L’Homme inutile ou la Conspiration des sentiments

« Pourquoi parles-tu de la dernière révolution ?

Il n’y a pas de dernière révolution, le nombre des révolutions est infini. La dernière, c’est pour les enfants : l’infini les effraie et il faut qu’ils dorment tranquilles la nuit. » (Eugène Zamiatine, Nous autres )

Dans cette farce burlesque et fantastique de 1928, Abel et Caïn s’affrontent au pays des soviets : Andreï Babitchev, l’homme nouveau, inventeur de la cantine universelle et libérateur des ménagères soviétiques, s’oppose à son frère Ivan, chantre de l’individualisme et chef d’un complot pour une ultime manifestation des anciennes passions : une conspiration des sentiments contre l’avènement de l’homme-masse, contre le triomphe de l’utile et du rationnel. Entre les frères ennemis, Kavalerov, “l’homme inutile” – et figure de l’auteur –, hésite entre sa volonté de croire en la perfectibilité du monde, de l’homme, et la conscience aiguë de son incapacité à faire table rase du passé, à éradiquer en lui le “vieil homme”. Après Le Mendiant ou la Mort de Zand (La Colline, 2007), Bernard Sobel revient à l’oeuvre d’Olecha pour jeter, par-delà l’effondrement du bloc communiste, un autre regard sur aujourd’hui. Le socialisme a échoué, le marché triomphe. Ironie de l’histoire, Mac Donald accomplit le rêve d’Andreï, et SFR, dont le slogan promet à ses clients des “jours absolument moi”, ceux d’Ivan…

  • de Iouri Olecha
  • traduction du russe Marianne Gourg
  • mise en scène Bernard Sobel
  • en collaboration avec Michèle Raoul-Davis
  • décor Lucio Fanti
  • lumière Alain Poisson
  • son Bernard Valléry
  • costumes, coiffures et maquillage Mina Ly
  • assistante à la mise en scène Mirabelle Rousseau
  • assistante au décor Clémence Kazémi
  • avec Amine Adjina, John Arnold, Pascal Bongard, Éric Castex, Ludmilla Dabo, Magalie Dupuis, Claude Guyonnet, Sabrina Kouroughli, Vincent Minne, Romain Pellet
  • création à La Colline

production : Compagnie Bernard Sobel, La Colline – théâtre national, Théâtre Dijon Bourgogne – Centre dramatique national avec la participation artistique du Jeune Théâtre National et le soutien du Fonds d’Insertion pour Jeunes Artistes Dramatiques, DRAC et Région Provence-Alpes-Côte d’Azur

Iouri Olecha

auteur (1899 – 1960)

Dans le milieu littéraire, Olecha était une légende faite homme. La gloire avait fondu sur lui au milieu des années vingt et l’avait accompagné une décennie durant. Les autorités avaient beau l’avoir interdit de publication en 1936, cette gloire ne s’était pas tarie, comme c’est souvent le cas. Elle s’était solidifiée, entourant Olecha d’une carapace de crabe. « C’est Olecha ? Ce fameux Olecha ? » Et, soudain, les habits usagés, déformés, les cheveux en désordre qui recouvraient la forte tête légèrement penchée, n’avaient plus la moindre importance… Cet homme avait écrit L’Envie, Liompa, Natacha, Les Trois Gros. Il avait atteint le faîte de la gloire littéraire et y demeurait à jamais. « Il ressemble au Vésuve », avait dit de lui la poétesse Véra Inber, sa contemporaine, originaire comme lui d’Odessa. David MarkishPostface au Livre des adieux.

D’origine polonaise, il nait a Elisavtgrad en 1899, grandit a Odessa et meurt en 1960 a Moscou. En 1916 ses premiers poèmes sont publiés dans le Bulletin d’Odessa. De 1917 a 1921, il travaille à la Iougrosta (agence de presse intégrée à l’agence Tass en 1935). Aux débuts de la NEP, il travaille à Moscou dans le département d’information du Sifflet (organe de presse du syndicat des cheminots) ; écrit plus de 500 feuilletons signés « Le Burin ». Il part pour Kharkov en 1922 et écrit de courtes pièces et de la prose. En 1924, il achève Les Trois Gros, conte pour enfants. En 1927, il publie L’Envie, roman qui peint la tragédie des générations et rend l’auteur célèbre. Dans les années 30, il écrit de nombreuses nouvelles, scenarii et pièces de théâtre (adaptation des Trois Gros, La Liste des bienfaits d’après L’Envie, La Conspiration des sentiments, toutes jouées au Théâtre d’Art de Moscou). Pour le cinéma, il rédige divers scenarii dont Le Jeune Homme sévère en 1934, présenté a la Maison des écrivains de Moscou et adapte par Room à l’écran en 1936 : interdit a sa sortie (en raison de son pessimisme philosophique à l’encontre des idéaux communistes). Il entame son journal le 5 mai 1930 puis suivent des années d’essais, des fragments naissent, les cahiers qui sont restes inachevés. Olecha connait pauvreté et déchéance. Dans les années 50-60, il construit le plan d’un nouveau livre partant de son journal, une première édition posthume et expurgée a paru sous le titre Pas un jour sans une ligne (chez Sovetskaja Rossijia en 1965 ; édition complète, établie par V. Goudkova) ; la version intégrale parue en français sous le titre Le Livre des adieux (traduction M. Gourg, Editions du Rocher, 2006).

Grand Théâtre

  • du 09 septembre 2011 au 08 octobre 2011

Les Vagues

« Une table, une chaise, un livre.

Et un pétale tombe d’une rose, et la lumière palpite pendant que nous sommes assis, en silence, ou que, traversés par une pensée sans importance, nous prononçons soudain une parole. »

Les Vagues déploient, de l’enfance à la vieillesse, les monologues intérieurs de six figures : Rhoda, Jinny, Suzanne, Neville, Bernard et Louis. Sans jamais s’adresser directement la parole, elles semblent dialoguer de conscience à conscience. L’écriture de Virginia Woolf est celle de la sensation, des affects, des perceptions, de tout ce qui à chaque instant nous traverse et fait que nous ne sommes jamais un, précis, définis dans le moment présent, mais ouverts, multiples et paradoxaux. L’expérience, les événements, les accidents, l’apparence qui se modifie, tout cela n’est rien. Car au fond, pour Marie-Christine Soma, il y a cette “cire fragile et blanche”, prête à couler dans toutes les directions et qui nous constitue, essentiellement. Pour elle, le temps est le sujet des Vagues : comment saisir ce flux où les êtres se développent et s’entrechoquent au gré de la contingence de leurs vies ? Pour raconter cela, elle a confié chaque figure à deux acteurs de générations différentes. Douze comédiens sur scène, formant une communauté qui nous invite à plonger dans l’œuvre fascinante de Virginia Woolf.

  • d’après le roman de Virginia Woolf
  • traduction de l’anglais Marguerite Yourcenar
  • adaptation et mise en scène Marie-Christine Soma
  • scénographie Mathieu Lorry-Dupuy
  • lumière Anne Vaglio et Marie-Christine Soma
  • vidéo Raymonde Couvreu
  • costumes Sabine Siegwalt
  • musique Alexandre Meyer
  • assistante à la mise en scène Marie Brillant
  • avec Anne Baudoux, Valentine Carette, Frédérique Duchêne, Marion Barché, Jany Gastaldi, Laure Gunther et Jean-Damien Barbin, François Clavier, Jean-Charles Clichet, Jean-Paul Delore, Antoine Kahan, Alexandre Pallu
  • création à La Colline

production : Studio-Théâtre de Vitry en coréalisation avec La Colline – théâtre national avec la participation artistique du Jeune Théâtre National

Virginia Woolf

Romancière et essayiste anglaise, née à Londres le 25 janvier 1882. Côtoie dès l’enfance l’intelligentsia mondiale, dans une constellation familiale complexe. Du 1er mariage de son père, Leslie Stephen, philosophe et critique littéraire, naît une enfant anormale (internée jusqu’à sa mort en 1945), et de celui de sa mère, Julia (avec H. Duckworth), trois, dont elle indiquera plus tard que les fils George et Gerald ont fréquemment abusé d’elle et de sa sœur. Quatre enfants naissent du couple Stephen : Vanessa, Thoby (mort de la typhoïde en 1906), Virginia et Adrian. Julia Stephen meurt en 1895, Virginia n’a que 13 ans, première dépression ; Leslie Stephen, en 1904 : tentative de suicide.

S’installe à Bloomsbury (centre ouest de Londres), commence à écrire des articles, enseigne dans des cours du soir pour ouvriers, suit des cours de grec et de russe. Le Bloomsbury Group se forme : cercle d’amis réunissant des écrivains et critiques (C. Bell, R. Fry, D. Grant, D. McCarthy), des historiens et des économistes (L. Strachey, J. Maynard Keynes).

1912 : rompt ses fiançailles avec L. Strachey, épouse l’éditeur et romancier Leonard Woolf. 1913 : autre tentative de suicide quand est accepté son premier roman, La Traversée des apparences. Reprend l’écriture : articles pour le Times Literary Supplement, essais et poursuite des romans. Le Group se disloque au début de la Première Guerre et se reconstitue (entre les deux guerres, rassemblera, entre autres, D. H. Lawrence, K. Mansfield, R. Fry, L. Strachey et sa sœur D. Bussy, amie de Gide). Les Woolf vivent entre Asham, à la campagne, et Brunswick Square, à Londres, toujours liés aux écrivains et peintres du groupe. 1917 : ils fondent la Hogarth Press, éditent Rilke, Svevo, Freud, Mansfield, T. S. Eliot, des nouvelles de V. Woolf, des romans français et russes, des œuvres de psychologues allemands et militent au parti travailliste. Virginia s’intéresse à la condition féminine. Partagée entre la Hogarth Press, ses activités de critique (correspondante de journaux londoniens), l’écriture des romans, ses amis, ses voyages sur le continent et ses séjours en Écosse et en Cornouailles, elle publie, en 26 années, 9 romans et 5 essais importants, dont Croisière (1915) ; Nuit et Jour (1919) ; Mrs. Dalloway (1925) ; Promenade au phare (1927) ; Orlando (1928) ; Une chambre à soi (1929) ; Les Vagues (1931) ; Flush (1933) ; Années (1937)… 1940 : achevant son dernier roman, Entre les actes, traverse une nouvelle crise et se suicide par noyade le 28 mars 1941. L. Woolf publiera à titre posthume notamment le Journal d’un écrivain.

Petit Théâtre

  • du 14 septembre 2011 au 15 octobre 2011
La Colline théâtre national

Magouilles.net au Théâtre de l'Avenue

Magouilles.net au Théâtre de l’Avenue

Posté le 18 juil 2011 à 2:56

 

L’histoire : François est un homme politique de renom dont l’arrivée à Matignon semble acquise. Pourtant, il se fait piéger à la sortie d’une soirée déguisée et l’image, aussitôt diffusée sur internet, ruine ses espoirs. L’un de ses « amis de 30 ans », Guéret, l’auteur du piège, devient Premier Ministre à sa place. C’est aussi un ancien amant de sa femme Claire qu’il tente de reconquérir. François et son épouse décident alors de se venger et, avec l’aide de leur femme de ménage, créent un site internet qui colporte à son tour toutes sortes de ragots. Internet et ses ravages au coeur de cette intrigue désopilante et moderne qui nous plonge dans un monde de magouilles, de pièges et d’images volées qui font et défont aujourd’hui les carrières de bien des personnalités…

  • à partir du 13 octobre à 20h30 du mardi au dimanche

avec

  • Nathalie MARQUAY-PERNAUT – Stéphane SLIMA – Philippe BARDY – Gladys COHEN – Eric LE ROCH

Une comédie écrite par :

  • Nathalie MARQUAY-PERNAUT, Jean-Claude ISLERT et Jean-Pierre PERNAUT

Mise en Scène :

  • Eric CIVANYAN

Théâtre de l’Avenue

  • 28 avenue George V
  • 75008 Paris (08ème)

 

L’histoire : François est un homme politique de renom dont l’arrivée à Matignon semble acquise. Pourtant, il se fait piéger à la sortie d’une soirée déguisée et l’image, aussitôt diffusée sur internet, ruine ses espoirs. L’un de ses « amis de 30 ans », Guéret, l’auteur du piège, devient Premier Ministre à sa place. C’est aussi un ancien amant de sa femme Claire qu’il tente de reconquérir. François et son épouse décident alors de se venger et, avec l’aide de leur femme de ménage, créent un site internet qui colporte à son tour toutes sortes de ragots. Internet et ses ravages au coeur de cette intrigue désopilante et moderne qui nous plonge dans un monde de magouilles, de pièges et d’images volées qui font et défont aujourd’hui les carrières de bien des personnalités…

à partir du 13 octobre à 20h30 du mardi au dimanche

avec Nathalie MARQUAY-PERNAUT – Stéphane SLIMA Philippe BARDY – Gladys COHEN – Eric LE ROCH

Une comédie écrite par : Nathalie MARQUAY-PERNAUT, Jean-Claude ISLERT et Jean-Pierre PERNAUT Mise en Scène : Eric CIVANYAN

Théâtre de l’Avenue

28 avenue George V 75008 Paris (08ème)

A l'affiche au Mains d’Œuvres

A l’affiche au Mains d’Œuvres

Posté le 10 juil 2011 à 9:40

CASIMIR ET CAROLINE  de Ödön von Horváth

PAR LE GROUPE ACM

Entrez au cœur d’une fête de la bière en délire !

Après le succès de l’épopée dinatoire Qu’est-ce qu’on va faire de toi ?, le groupe ACM déjoue à nouveau les frontières du spectacle et renverse l’espace scénique. Ici, on s’envoie en l’air, on rit, on boit, et on dégueule sa vie. Après on pleure. On oublie. Et on recommence. Pour une place achetée, une bière vous est offerte.

Casimir et Caroline, sont venus célébrer la fête la bière. Au milieu des rires, des chansons, du bruit et des excès, ils se séparent et continuent seuls leur vie misérable.

Ca nous fait rire. Y a plus que ça à faire. Venez trinquer à leur santé.

Hélène François et Emilie Vandenameele sont toutes deux filles de restaurateurs. Après l’épopée dînatoire contemporaine Qu’est-ce qu’on va faire de toi ?, le groupe ACM nous invite une nouvelle fois à entrer en scène à leurs côtés. Un jeune couple, Casimir et Caroline, est venu se divertir à la Fête de la Bière à Munich. Deux jours plus tôt, Casimir a perdu son emploi de chauffeur. Caroline, elle, l’assure de son soutien et de son amour malgré les événements. Mais à peine arrivés à la Fête, les deux jeunes gens se disputent et, sur un malentendu, se séparent. Dans le tourbillon des attractions et des tentations de la foire, Casimir cherche à retrouver Caroline. La pièce a lieu en Allemagne dans les années 1930, lors d’une fête de la bière où chacun essaie de noyer son manque d’idéal dans la fête. Il est question de simples êtres humains, dans ce qu’ils peuvent avoir de beau et de mesquin, dans leur tragédie quotidienne où les perdants sont souvent les mêmes.

  • Durée : 1h30
  • MISE EN SCENE : Hélène François / Emilie Vandenameele
  • ECRITURE : Ödön von Horvath
  • DRAMATURGIE : Cornélia Rainer
  • SCENOGRAPHIE : Soizic Bernard
  • CREATION MUSICALE : Patrik Lerchmüller
  • CREATION LUMIERE : Pascal Sautelet
  • COSTUMES : David Messinger
  • ASSISTANTE A LA MISE EN SCENE : Camille Briffa
  • TRADUCTION : Hélène Mauler et René Zanhd (L’Arche Éditeur)
  • AVEC : Raphaël Almosni, Alban Aumard, Lucrèce Carmignac, Eurydice El-Etr, Pierre-Louis Gallo, Jean-Louis Grinfeld, Vincent Marie, Paul Minthe, Lorraine de Sagazan
  • PRODUCTION : Groupe ACM.
  • AVEC L’AIDE A LA PRODUCTION DE l’Arcadi, de l’Adami et de la Spedidam
  • CO-REALISATION : Mains d’Œuvres.
  • Du 13 au 24 septembre
  • 19h30
  • 11€ tarif réduit et 15€ sur place BOISSON COMPRISE servie lors du spectacle

Réservation indispensable au 01 40 11 52 36 ou sur resa@mainsdoeuvres.org – Relâche le dimanche 18 et le lundi 19 septembre

 

FABULOUS

Pourquoi écrit-on, lit-on, regarde-t-on des histoires ? Comment les scénarios, les divertissements, les histoires de héros et d’anti-héros fictifs nous influencent consciemment ou inconsciemment ?

Trois personnages écrivent le destin hypnotique d’individus ordinaires avec des idées, des solutions, des énergies tantôt ordinaires, tantôt extra-ordinaires.

FABULOUS : CIE LE DAHU (Maëlle Faucheur, David Costé)

 

Une star sur un plateau télé, un TV-doctor qui décortique les réponses de l’invité, des êtres anonymes attirés par les feux de la célébrité éphémère, de la danse butô, de la vidéo, du tissu aérien, autant d’éléments parcellaires qui forment une trame, celle d’une société envahie par les nouveaux modes de communication.

Entre difficultés existentielles et urgence permanente du système médiatique à produire de l’extraordinaire, le mythe personnel est-il l’ultime objet de consommation ?

La compagnie Le Dahu met en relation différentes matières scéniques – photos, vidéos, sons, danse, textes originaux – sur des sujets contemporains. Il s’agit de mettre en laboratoire le fonctionnement des conditionnements sociaux, des personnalités, des prises de positions, des croyances, des expressions. Et finalement, de poser une simple question : que peut-on, et que veut-on vraiment changer ?

  • Durée : 1h15
  • MISE EN SCÈNE : Maëlle Faucheur
  • ÉCRITURE ET CONCEPTION : David Costé et Maëlle Faucheur
  • SCÉNOGRAPHIE : Aurélie Lemaignen
  • CRÉATION LUMIÈRE : Charlotte Gaudelus
  • VIDÉO : Lucie Laurent avec l’aide de Pierre Delacolonge AVEC : Naomi Canard, David Costé, Maëlle Faucheur
  • PRODUCTION : Cie Le Dahu
  • Du 19 au 23 octobre
  • 19h30
  • 8€ tarif réduit et 12€ sur place.

Ce spectacle est lauréat du Prix Paris Jeunes Talents 2011.

LA PEUR ET LE PAIN

Cinq enfants ont grandi dans l’horreur et la violence démesurée. À leur libération, ils se lient et décident de vivre en marge de la société, loin des limites imposées par les adultes. Le paysage sonore est produit par une étrange machine sur le plateau qui utilise les technologies de captation et de traitement de données en temps réel.

LA PEUR ET LE PAIN : CIE L’EAU DU BAIN (Anne-Marie Ouellet, Thomas Sinou)

Hoche, chef de meute guide les cinq personnages en périphérie des villes. Les préoccupations quotidiennes de ce groupe consistent à éviter les loups et à trouver de quoi se nourrir. Tout bascule, lorsqu’un enfant naît d’une des membres du clan.

La peur et le pain est une pièce-paysage où la découverte d’un univers prédomine sur la succession d’actions. Les acteurs se tiennent à la limite de la fiction, sur la lisière entre les personnages et eux-mêmes. Ils manipulent l’environnement sonore en entrant en contact avec une étrange machine d’interactions temps-réel grâce à des micros, des capteurs et des caméras infrarouge dispersés sur le plateau. Après SSpérances, La peur et le pain s’inscrit comme le deuxième volet de La trilogie de la mort de l’enfant. .

L’eau du bain s’intéresse au franchissement des frontières, celles qui séparent les médiums artistiques, celles qui éloignent le public de l’œuvre et celles qui isolent les individus. Il utilise un langage artistique métissé qui combine théâtre, performance et installation sonore.

Durée : 1h30

  • ÉCRITURE ET MISE EN SCENE : Anne-Marie Ouellet
  • CONCEPTEUR DU SON ET PROGRAMMEUR DE LA MACHINE : Thomas Sinou
  • SCENOGRAPHIE : Marielle Agboton
  • CREATION LUMIERE : Mathieu Bouillon
  • AVEC : Slimane Majdi, Laurent Muzzi, Thomas Nucci, Sylvie Polonio, Juliette Pouchet
  • PRODUCTION : Cie L’Eau du bain
  • Du 14 au 20 novembre
  • 19h30
  • 8€ tarif réduit et 12€ sur place

Réservation indispensable au 01 40 11 52 36 ou sur resa@mainsdoeuvres.org

MAINS D’ŒUVRES

  • 1, rue Charles Garnier • 93400 SAINT-OUEN • T. 01 40 11 25 25
  • M° Porte de Clignancourt (4) ou Garibaldi (13)
  • velib’  43-45 RUE BLANQUI / RUE DES ROSIERS
  • www.mainsdoeuvres.org

 

 

Songe d’une nuit d’été au Théâtre de la Porte Saint-Martin

Songe d’une nuit d’été au Théâtre de la Porte Saint-Martin

Posté le 08 juil 2011 à 8:43

L’événement de la rentrée sera sans nul doute le début des représentations du Songe d’une nuit d’été par Lorànt Deutsch et Mélanie Doutey au Théâtre de la Porte Saint-Martin à partir du 10 septembre. Cette pièce dans laquelle Shakespeare célèbre l’amour, le désir et le théâtre  est la plus divertissante, passionnelle et charnelle de l’auteur. Vous y verrez des princesses, un lion, des fées, la lune, un roi, des mariages, des comédiens, des danseuses, une épée, une tête d’âne, un mur et tout ce qu’il faut pour faire de cette comédie, un grand spectacle familial…

Nicolas Briançon, avec une équipe 20 comédiens et danseurs menée par Lorànt Deutsch et Mélanie Doutey, nous offre un grand spectacle de divertissement qui fera assurément aimer Shakespeare à toute la famille.

Résumé de l’histoire :

Lysandre veut épouser Hermia. Hermia veut épouser Lysandre… Donc tout va bien… Et bien non… Car Egée, père d’Hermia, la destine à Démétrius, dont Héléna est amoureuse. Pour échapper à Egée, Lysandre et Hermia s’enfuient alors dans la forêt, poursuivis par Démétrius, lui-même poursuivi par Héléna. Pendant ce temps, dans la forêt, Oberon, roi des Elfes, a ordonné à son fidèle Puck de verser une potion magique sur les paupières de sa  maîtresse Titania, pour la punir de sa  désobéissance. Mais Puck se trompe et verse cette potion sur les paupières des jeunes amants… Ceux qui s’aimaient se détestent… Vice-versa… Ajoutons à cela  une bande de comédiens amateurs, venus répéter leur pièce dans la forêt, s’en suit la confusion la plus totale. Puck va tout faire pour réparer son erreur et pour que tout rentre dans l’ordre.

  • Du 10 septembre au 31 décembre 2011
  • Une pièce de William Shakespeare
  • Mise en scène de Nicolas Briançon
  • Avec Lorànt Deutsch, Mélanie Doutey, Yves Pignot, Marie-Julie Baup, Davy Sardou et Nicolas Briançon
  • Distribution : Laurent Benoit, Ofélie Crispin, Dominique Daguier, Thibault Lacour, Léon Lesacq, Maxime Lombard, Thierry Lopez, Jacques Marchand, Elsa Mollien, Carole Mongin, Maurine Nicot, Jessy Ugolin, Anouk Viale et Floriane Vincent
  • Décors : Bernard Fau
  • Lumières : Gaëlle de Malglaive
  • Costumes : Michel Dussarat
  • Chorégraphie : Karine Orts

Théâtre de la Porte Saint-Martin

Bande Annonce

 

L'Inconnu, Tragédie au cirque

L’Inconnu, Tragédie au cirque

Posté le 29 juin 2011 à 9:31

L’Histoire :

«L’Inconnu» raconte l’histoire d’Alonzo, l’homme sans bras, lanceur de couteaux dans un cirque. Il est fou amoureux de Nanon, sa partenaire. Malabar, l’hercule, est également sensible aux charmes de la jeune fille, laquelle est terrifiée par les mains des hommes… Dans cet univers parallèle des forains et des phénomènes de foire, les pulsions sont exacerbées, spectaculaires. «L’Inconnu» aborde le thème de l’Homme dans toute sa complexité et son étrangeté en nous entraînant dans une tragédie digne de Shakespeare, une tragédie burlesque.

Tod Browning, surnommé «l’Edgar Poe du cinéma», fût à son apogée durant les années 1920 («Freaks», «Dracula»). Il marque Hollywood par la particularité et la diversité de ses thèmes, tels que l’insolite, le monstrueux, la marginalité…

Note de Mise en Scène :

« Le projet d’adapter «L’Inconnu» pour la scène, commence en 2005. Nous créons à cette époque «L’Incroyable Fanfare », spectacle forain de rue, mettant en scène des personnages tout droit sortis de l’univers de Tod Browning. Nous travaillons sur la dialectique du faux et du vrai : une réflexion sur le spectacle, où la vie elle-même est à la fois spectacle et lieu de représentation. Avec «L’Inconnu», nous pénétrons dans les coulisses avec ses mythes et ses mystères. Notre chapiteau offre une ambiance idéale pour raconter cette histoire. C’est dans un théâtre fantastique que nous plongeons, un univers digne du «théâtre du grand Guignol» avec en plus, la poésie qui nous est chère. » Daniel Lawless, metteur en scène

LA COMPAGNIE

Voilà 15 ans que les Pile ou Versa choisissent les routes de traverse. En calèche tout d’abord — initiale tournée des Pays du Buëch — en poids-lourd aujourd’hui, tirant leur monde entièrement roulé en chapiteau.

Au départ du port d’attache alpin, ils choisissent pour théâtre la rue, le village, la place, la route nigérienne et birmane, la vallée reculée… au départ, pour théâtre, ils choisissent le geste, l’ombre, l’ambulant, le spectacle pour tous, ouvert au burlesque, au drame, à la poésie, à la musique…. au départ, il y a des hommes et femmes-orchestres qui conjuguent leurs influences : comédiens, musiciens, machinistes, plasticiens, poètes, punks, fanfarons, danseurs de rigodons. Le long de cet axe rotatif, les personnages s’égrènent : amoureux assassin, femme à barbe, groomhistorien, magicien-incroyable, super-héros, lilliputien… bestiaire humanoïde arborant tranquillement son anormalité.

Les Pile ou Versa invitent au voyage. On entre chez eux sur la pointe des pieds. On rit de bon coeur, on s’émeut et on pleure… A l’orée du spectacle on se laisse emporter.

La compagnie est une coopérative d’intérêt collectif (SCIC), qui assume l’acte théâtral dans l’ensemble de son processus, de son concept, jusqu’aux moyens de le rendre visible aux populations. Elle entretient une relation singulière au public en tissant des liens avec les habitants qui la reçoit, dans un esprit d’hospitalité réciproque. Depuis sa création, la compagnie Pile ou Versa développe les échanges internationaux afin de déranger les frontières, qu’elles soient géographiques, artistiques, économiques ou politiques.

La Distribution

Metteur en scène

  • Daniel Lawless

Comédiens

  • Anabelle GALAT-ZAROW
  • Sophie GAUTHIER
  • Simon GILLET
  • Robin VARGOZ

Musicienne

  • Perrine Bourel : piano, violon, bruitages

Costumes

  • Sandrine TOUBON

Décors et accessoires

  • Florian LABRIET
  • Sandrine TOUBON

Création lumière

  • Pierrick FORTOUL
  • Daniel LAWLESS

Musique

  • Erik Satie : compositions et arrangements des Pile ou Versa

L’Inconnu sera joué du 5 au 27 juillet sous le chapiteau de la compagnie, à Villeneuve-lèz-Avignon. Le spectacle est programmé par le festival Villeneuve en Scène (Avignon Off).

En savoir + : http://www.pile-ou-versa.com/

Nijinski 1919 au Festival OFF d'Avignon

Nijinski 1919 au Festival OFF d’Avignon

Posté le 17 juin 2011 à 10:11

 

Résumé de la pièce

1919, Saint-Moritz, Vaslav Nijinski ne danse plus, il écrit. Dans une atmosphère où ni le temps, ni la réalité n’ont de prise, les Cahiers deviennent mouvement sous la plume du danseur qui ne se montre plus sur scène. Ses écrits sont ses sensations, son âme, son ressenti. Ils prennent vie peu à peu, alors qu’au même moment, l’homme réel lui, sombre dans la folie, sous le regard impuissant de sa femme Romola.

Une adaptation nouvelle

La pièce est une adaptation des Cahiers, une écriture nouvelle et abstraite de ce que pouvait être un moment de vie dans le couple Nijinski. Elle conserve toute la valeur tragique de l’écriture originelle du danseur ainsi que la modernité de ses propos. L’adaptation se veut contemporaine, les personnages ne parlent pas un langage suranné, la tragédie classique sous sa forme Aristotélicienne n’a plus lieu, les unités ne sont plus, l’intemporalité prend place, le rêve commence ; la confrontation entre Vaslav et sa femme Romola peut avoir lieu. A l’inverse des Cahiers dans lesquels Romola n’intervient pas autrement que sous la plume descriptive de Vaslav, la pièce la met en scène, ici, en chair et en os. Sa présence est indispensable pour plusieurs raisons : tout d’abord elle permet d’éviter le travers du personnage « seul en scène » qui décrit plutôt qu’il n’agit. Par ailleurs, Romola a tout son crédit en tant que témoin de la maladie de son mari, elle rapporte ce qu’elle voit et apporte un regard extérieur sur l’état de Vaslav. De surcroît Romola permet d’équilibrer la distribution et la présence scénique par son corps, et non plus qu’uniquement par une voix écrite et invisible qui serait dite par son mari. Enfin, Romola est le personnage auquel le spectateur s’identifie. Elle est le véritable lien entre Vaslav et le monde extérieur, comme elle le fut dans la vraie vie. Sans elle, la parole de Vaslav peut vite devenir suffocante. Romola sert de médium et agit comme « oeil » pour le spectateur qui à travers elle, comprend mieux Vaslav. Romola évite au spectateur l’analyse, l’apitoiement et le jugement qui pourrait résulter de la présence en scène seule de Vaslav délivrant ses pensées.

Nijinski 1919, pourquoi ?

L’homme intrigue, l’artiste fascine ; Vaslav Nijinski était moderne. Son apport dans l’Art est important. A juste titre, il est considéré, à l’instar d’Isadora Duncan, comme l’un des pères fondateurs de la danse contemporaine. Plus encore, il s’inscrit dans la lignée des penseurs et précurseurs de l’Art contemporain sous toutes ses formes. Vaslav Nijinski a un destin horsnorme et les personnages hors-norme sont fascinants. Sa qualité sensible, et poétique parce que Vaslav est indéniablement poète, en fait le héros tragique parfait. Mais loin d’être dans les travers du « jeune premier » il dégage une profondeur intense et exige donc une interprétation subtile. Son intensité vient de son existence réelle : Vaslav Nijinski a vécu, contrairement à certains héros théâtraux. Et c’est peutêtre cela sa force sur ces personnages fictifs, c’est qu’audelà même de sa mort, par sa contribution concrète, il vit encore. Gilles Guillain

La chorégraphie

Loin d’une danse qui tente de reconstituer la corporéité d’une figure emblématique de l’histoire, ce solo est conçu comme le moment final d‘une vie qui donne sa place au rêve éternel. Il s’agit de tous ces moments qu’une personne a traversés seule, avec les autres ou bien avec ses fantasmes et ses fantômes. C’est la danse de l’intime, du partage, d’une forte nostalgie et de la rêverie enivrante. C’est lui, c’est moi, c’est vous, c’est l’autre… Un moment d’existence au-delà du quotidien. Iliana Fylla

Vaslav Nijinski

Né à Kiev le 12 mars 1889 et décédé le 8 avril 1950 à Londres, est un danseur et chorégraphe russe d‘origine polonaise. Considéré comme le plus grand danseur de son époque, il fut l‘étoile des Ballets russes, et marqua de son interprétation les créations de Schéhérazade, du Spectre de la rose, de Petrouchka et de L‘Aprèsmidi d‘un faune, pour lequel en 1912, il révolutionne le monde de la danse par le caractère « osé » de la chorégraphie, écrite d‘après le Prélude à l‘après-midi d‘un faune de Debussy.

Avec Le Sacre du printemps, il décortique les positions classiques : les danseurs ont les pieds rentrés et les genoux pliés. Le moderne, voire le contemporain, s‘impose en pleine tradition du ballet russe. Il épouse Romola de Pulszky en 1913, alors qu‘il est l‘amant de Diaghilev. En 1918, il sombre dans une folie mégalomane et mystique et perd la totalité de ses moyens. Il se retire en Suisse où il écrit ses Cahiers en 1919. Il meurt en 1950.

La pièce sera jouée dans le cadre du Festival OFF d’Avignon 2011 aux Ateliers d’Amphoux du 8 au 20 juillet (avant-première le 07 juillet) à 14h30.

Nijinski 1919

  • de Gilles Guillain d’après Cahiers de Vaslav Nijinski
  • traduit du russe par Christian Dumais-Lvowski et Galina Pogojeva
  • texte présenté aux Editions Actes Sud

avec :

  • Gilles Guillain Vaslav Nijinski
  • Carole Nourry Romola Nijinski
  • mise en scène Gilles Guillain
  • chorégraphie Iliana Fylla
  • scénographie Mia Coiquaud
  • production Salticidae Compagnie
  • durée du spectacle 1h00

Que faire ? Le retour, à la Colline

Que faire ? Le retour, à la Colline

Posté le 17 mai 2011 à 10:15

Cent ans après la parution du célèbre Que faire? de Lénine, un couple dans sa cuisine prend soudain conscience de la vacuité des modes de vie dans les pays de l’hémisphère nord en ce début de siècle. Ils décident alors de faire le tri dans l’Histoire, l’Art et la Pensée : la Révolution française, on garde? et la Révolution russe? et Nietzsche? et Mai 68 ? et l’Art conceptuel ?… Tels Bouvard et Pécuchet affrontant les contradictions du néo-libéralisme et de la post-modernité, ils se (re)mettent à l’ouvrage, et cherchent une issue. Les textes de Jean-Charles Massera fournissent ici l’impulsion d’un ensemble où l’on pourra trouver aussi bien des considérations sur le bricolage que les traces d’un lyrisme politique oublié, ou encore une table, des chaises, des assiettes, des verres et une soupière… Mais peut-être aussi Descartes, Deleuze, Malevitch ou Flaubert… Par la confrontation rêvée de deux acteurs singuliers, Martine Schambacher et François Chattot, Benoît Lambert continue d’explorer nos inquiétudes, nos préjugés, nos espoirs et nos déceptions. “Que faire ?”, la question politique par excellence, fait ainsi retour en cuisine pour une comédie dans laquelle des gens ordinaires tentent, dans la confusion ambiante, de reprendre leur vie en main.

Rencontre avec Benoît Lambert

Quelle est la genèse du spectacle ?

Benoît Lambert: François Chattot m’a tout d’abord proposé que nous fassions un projet ensemble. Très vite, nous avons invité Martine Schambacher, avec laquelle j’avais déjà travaillé1, à nous rejoindre. Martine et François étant deux acteurs que j’admire beaucoup, j’étais enchanté de cette perspective. Nous avons commencé à discuter, en balayant plusieurs hypothèses: Molière, Feydeau, Courteline… Au bout d’un moment, je leur ai proposé de faire un spectacle qui serait une sorte de contrepoint à We Are la France2 et We Are l’Europe3 ; un projet avec des acteurs d’une autre génération, et dont le propos viendrait prolonger, et parfois apporter la contradiction à ce qui avait été développé dans ces deux spectacles précédents. En particulier – pour le dire vite et de manière un peu abstraite – il s’agissait de dépasser cette théorie de “l’usage”, cette esthétique du “faire avec” qui était au coeur des We are… Dans Que faire? (Le Retour), il s’agit au contraire de réaffirmer qu’il faut parfois savoir faire “contre”…

Que faire? (le retour) apparaît donc plus comme un spectacle “en réponse à”, que comme un troisième opus? B. L. : We Are la France, We Are l’Europe et Que faire? (Le Retour) forment plus une suite qu’une trilogie au sens strict, dans la mesure où ce sont des spectacles indépendants les uns des autres. Mais ensemble, ils forment une petite méditation sur l’époque, et ils se répondent de façon dialectique. Dans ce dernier volet, le fait de travailler avec des comédiens d’une autre génération que la mienne me permet une sorte de réconciliation avec Mai 68. Ces dernières années, les espoirs d’émancipation des années 70 ont été perpétuellement critiqués, et caricaturés. Il faut pourtant entendre ce que la radicalité de ces années-là peut encore nous dire.

Quelle place occupe le texte On garde? de Jean-Charles Massera?

B. L. : C’est la matrice du spectacle. On garde ? est un texte qui figure dans We are L’Europe (le livre4), et que j’avais finalement renoncé à utiliser pour le spectacle. Le texte se présente comme une sorte d’inventaire dans lequel sont passés au crible tout un tas d’”objets” – politiques, esthétiques, historiques, sociaux… Évidemment, Massera fait ça dans le style qui lui est propre, avec beaucoup d’humour et un peu de férocité. Mais aussi avec une vraie tendresse face à l’incompétence, qui apparaît non pas comme la tare de quelques démunis, mais comme une donnée universelle de la condition humaine. C’est une vraie matière, un objet en soi, cette double affaire de l’inventaire et de l’incompétence. C’est aussi une belle situation de comédie! Avec Jean-Charles, nous sommes donc partis de là. Nous avons réécrit des textes, comme s’il s’agissait de donner des extensions, des approfondissements à cette situation de référence. Au final, d’ailleurs, nous n’avons gardé que très peu de choses du texte initial. Mais avec ce travail d’écriture nous avons circonscrit le chantier, délimité les thématiques .

Les textes écrits avec Massera sont donc enrichis d’écrits d’autres auteurs…

B. L. : Cette démarche de l’inventaire constitue notre point de départ et nous rencontrons des auteurs, ou des oeuvres, en chemin. Ce qui est compliqué, c’est qu’il y a toujours une tentation – d’ailleurs parfaitement vaine – d’exhaustivité. Pour éviter cela, et l’effet de “liste” que cette tentation induit, nous avons décidé avec Jean-Charles de focaliser l’attention sur quelques points choisis. C’est vrai que les We are… fonctionnaient sur une forme de loghorée, c’était un tourbillon de mots, où résonnait le bruit du monde ambiant. Dans Que faire? (Le Retour), on entend moins de choses… mais plusieurs discours, et plusieurs régimes d’écriture.

Face à cette pluralité de discours, où l’unité se situe-t-elle?

B. L. : Dans la fable. Car à la différence de We Are la France et We Are l’Europe, il y a une fable à l’origine de Que faire?. C’est une petite fiction, il y a un côté conte philosophique. C’est l’histoire d’un couple dans sa cuisine qui se dit “ça ne va pas” et qui s’engage dans un processus d’émancipation spontané, en allant lire, découvrir, dans l’incertitude totale. Du coup, je dois avouer que ce qui m’intéresse, ce n’est pas seulement de produire ou de faire s’affronter tels ou tels discours: c’est plutôt de suivre les aventures de ce couple, et de regarder ce qui leur arrive. Après, bien sûr, on peut toujours rêver que cet “inventaire” devienne une boîte à outils pour le public, lui donne quelques armes. J’ai cette idée que les mots, les idées, les affects sont des armes et des outils. Et il me serait difficile de faire du théâtre sans cette conviction-là – je le dis sans naïveté, je ne suis pas sûr qu’il soit suffisant, ni même nécessaire, d’aller au théâtre pour s’émanciper… – mais tout de même, je reste convaincu que l’art peut produire des éclaircissements, qu’il peut nous réjouir et augmenter nos forces; c’est cela qui m’intéresse.

propos recueillis par Caroline Châtelet pour le Théâtre Dijon Bourgogne à Caen,

1. Meilleurs souvenirs de Grado de Kroetz, mise en scène Benoît Lambert, avec Marc Berman et Martine Schambacher, création au Théâtre national de Strasbourg, 2007. 2. Adaptation d’après Amour, gloire et CAC 40, France guide de l’utilisateur, Jean de La Ciotat, la légende de J.-Ch. Massera, mise en scène B. Lambert, avec Guillaume Hincky et Élisabeth Hölzle, création au Nouveau Théâtre de Besançon, 2008. 3. We Are L’Europe de J.-Ch. Massera, mise en scène B. Lambert, avec Emmanuel Fumeron, Morgane Hainaux, Guillaume Hincky, Élisabeth Hölzle, Marion Lubat, Pierric Plathier, Pascal Sangla, création au Granit – Scène nationale de Belfort,2009. 4. Le texte résultant de plusieurs mois d’échanges entre B. Lambert et J.-Ch. Massera est paru aux Éditions Verticales/Phases 2 en 2009.

  • textes Jean-Charles Massera, Benoît Lambert (and guests…)
  • conception et mise en scène Benoît Lambert
  • scénographie et lumière Antoine Franchet
  • costumes Violaine L. Chartier
  • création sonore Yann France, Jean-Marc Bezou
  • travail chorégraphique Véronique Ros de la Grange
  • travail vocal Pascal Sangla
  • assistant à la mise en scène Maxime Contrepois
  • avec Martine Schambacher et François Chattot

Production

Théâtre Dijon-Bourgogne – Centre dramatique national, coproduction Théâtre national de Marseille – La Criée, Théâtre de la Tentative (compagnie conventionnée par la DRAC et le Conseil régional de Franche-Comté)

Tournée

  • Théâtre National de Marseille – La Criée du 1er au 12 février 2011Théâtre de la Manufacture – CDN de Nancy

    du 16 au 26 février 2011

    Théâtre Edwige Feuillère – Vesoul

    le 7 avril 2011

    La Passerelle – Scène nationale de Saint-Brieuc

    les 12 et 13 mai 2011

Autour du spectacle

  • « Qu’héritons nous des années soixante-dix? » le lundi 6 juin à 20h30 avec Benoît Lambert, Frédérique Matonti, Virginie Linhart, André Wilms soirée animée par Joëlle Gayot, journaliste à France Culture

Regarder :

La Colline – théâtre national

L'Echange de Paul Claudel au Théâtre de Châtillon

L’Echange de Paul Claudel au Théâtre de Châtillon

Posté le 29 avr 2011 à 3:56

Synopsis

La première version de L’Echange est écrite en 1894 entre New-York et Boston, Paul Claudel a 26 ans… Un jeune couple, Louis Laine, demi-sauvage du continent américain et Marthe, paysanne française pleine de courage, rencontre un autre couple sur la côte Est des Etats-Unis : Thomas Pollock Nageoire, homme d’affaires brillant et Lechy Elbernon, actrice volcanique. Thomas, habitué à apprécier la valeur des choses et des gens, propose à Louis une affaire, un échange : lui vendre sa femme pour retrouver sa « liberté ». Thomas désire cette beauté étrange qu’il voit dans Marthe, et Louis est subjugué par la fantaisie de Lechy. Malgré les appels de Marthe à rester près d’elle, Louis semble attiré par cette proposition. Un chemin s’ouvre alors pour Marthe et pour chacun d’eux…

L’Echange est un hymne à la vie, une parole qui donne du goût, du sens, de la clarté. Composée tel un quatuor sensuel, la pièce témoigne de toute la complexité humaine à travers un jeu de miroir entre les quatre personnages. Plus le jeu sera charnel, plus le spirituel se fera sentir. Désir, insurrection, rêve, inconscient, érotisme, brutalité, fragilité, énigme, jailliront sur scène.

Note d’intention : mise en scène et direction d’acteur

Avec L’Echange, je veux défendre la profondeur ineffable des êtres humains. Un être est un univers à lui seul et son existence n’a pas de prix. La force des personnages claudéliens réside dans leur densité et leurs contradictions. Claudel incarnait cette contradiction humaine et il est parfois difficile de comprendre l’homme, mais c’est le poète qui m’intéresse, ce jeune homme qui n’a pas connu de femme et qui en parle avec une vérité confondante. Fort de sa rencontre avec Rimbaud et de sa conversion à Notre-Dame de Paris, j’aime la fougue qu’il transmet aux personnages et les « discours longs et déclamatoires » de Marthe qu’il ne supportera plus dans son grand âge sont au contraire ce que je veux défendre. L’impétuosité de la jeunesse me guidera.

Avec L’Echange, c’est une indignation qui s’exprime, celle de Marthe, la mienne aussi. « N’en aviez-vous pas assez à vous, sans envier le bonheur des pauvres gens ? » dit-elle à Thomas Pollock. Marthe et Louis Laine n’ont rien à eux, tout comme les personnages du Chant du Dire-Dire de Daniel Danis. Seul, l’amour est à eux et c’est cela précisément que Thomas et Lechy viennent leur prendre. La pièce de Daniel Danis traite de cela aussi. Cette colère qui me tenait lors de la création du Chant du Dire-Dire est toujours là et fait le lien avec mon désir actuel de mettre en scène L’Echange. Envier la richesse de ceux qui n’ont rien. Comment ne pas se révolter devant cette réalité sous nos yeux, dans notre quotidien et à l’échelle mondiale ? L’opposition des classes sociales est ce que je veux mettre en lumière. Il y a un vrai travail à faire sur la précision des gestes et le rapport aux objets. Marthe compte pièce à pièce les quelques sous dans sa poche, Thomas jette sa liasse de billets. Deux mondes s’affrontent et nous parlent aussi de notre monde actuel. La sagesse vient de celle qui est pauvre. Ce n’est pas un conte de fée, c’est un chemin qu’une femme traverse pour répondre à la violence par la force de l’amour. Les costumes de facture contemporaine devront dans leur simplicité et leur élégance raconter cette opposition-là.

Le corps, le désir, l’érotisme ; le vers claudélien est charnel et sexuel. Plus l’incarnation est forte, plus le sacré sera visible. Il n’y a pas d’opposition entre la chair et l’esprit. La vie spirituelle se lit dans les vibrations du corps, les émotions, les « motions de l’Esprit ». Les enjeux de L’Echange sont très concrets : l’amour à donner, le désir de l’autre à susciter, la séparation à provoquer, la déchirure des corps qui en découle, la fusion liée à la fascination, la tentation de posséder l’autre, l’attraction et la reconnaissance des âmes qui se donnent de façon irrépressible, le pardon à recevoir… Il est vrai que l’écriture de Claudel peut étonner nos oreilles habituées à d’autres musiques plus actuelles, mais ce dont il parle est simple et clair. Je souhaite parvenir à une version de L’Echange qui puisse être accessible, dynamisante et agréable à entendre. Il n’est pas nécessaire d’avoir des références intellectuelles, c’est du coeur à coeur que nous chercherons à avoir avec le public. « La jouer délicat, gris, harmonieux en musique de chambre ou violemment coloré, excessif, presque caricatural comme un tableau de Van Dongen » dit Claudel à Jacques Copeau en 1913. Je m’aperçois en lisant et relisant la pièce qu’il y a des virages à 180° à jouer pour les acteurs comme si tout à coup, on éteignait la lumière. Marthe et Louis se disent adieu pour toujours et voilà qu’entre Thomas Pollock en disant « Good night, Madame » ! Et cela tout au long de l’oeuvre. Claudel respecte la règle des trois unités, mais il y a un autre espace-temps, celui du coeur et des mouvements du corps. C’est l’aprèsmidi, il fait bon et Marthe vient de manger le pain pétri de ses mains. Lechy entre et lui jette à la figure en parlant de Louis : « Apprenez qu’il a couché cette nuit avec moi ». Tout s’effondre, le temps et l’espace basculent et se dilatent avec cette nouvelle comme un foudroiement. Les cieux s’ouvrent pour Marthe et c’est l’obscurité tout à coup. Il n’y a plus de logique spatio-temporelle, mais celle de sa blessure béante. En terme de direction d’acteur, c’est cela qui est difficile, cette juxtaposition de situations extrêmes sans transition comme les événements d’un mauvais rêve sans l’apaisement du réveil. Il y a quelque chose de terrible et de cocasse à la fois dans cet acharnement des épreuves. L’espace sonore, la musique et la lumière seront essentiels dans le traitement de ces virages. Ce sont les replis de l’âme qui sont exposés au grand jour, aux grands vents et pour les incarner, les acteurs feront appel aux sculptures de Camille Claudel. Paul écrit comme Camille sculpte, en triturant la terre. Le vers claudélien est tellurique et le jeu nécessite d’entrer dans cette dimension ; tendre le corps de tout son être comme « L’Implorante » ou s’étreindre jusqu’à se fondre l’un dans l’autre comme « Vertumne et Pomone ». Il n’est pas pensable pour moi d’aborder L’Echange sans passer par Camille Claudel. Ses sculptures nous donneront la direction : corps enlacés, courbés, têtes penchées ou prises dans les mains, supplications, tendresse, tension des muscles, exaltation…

Notes de mise en scène, juin 2008

Mise en scène, Valérie Castel Jordy

Après avoir joué ses premiers spectacles avec sa soeur et ses cousines, et avoir suivi des cours de théâtre au lycée avec Michèle Heydorff, Valérie Castel Jordy quitte les tours de Carcassonne pour l’Université de Lettres de Montpellier. Elle y découvre les écritures contemporaines et crée sa compagnie, L’Explique-Songe en 1997.

Kossi Efoui, Matei Visniec, Eugène Durif et Michel Azama sont les premiers auteurs qu’elle défend. Elle met en scène Noces de Sang de Federico Garcia Lorca qu’elle présente notamment lors du 7e Festival International de Théâtre Etudiant de Nanterre/Amandiers. Elle obtient une Maîtrise de Lettres Modernes à la suite d’un stage à la mise en scène auprès de Jacques Nichet pour Casimir et Caroline de Odon von Horvàth. Elle poursuit sa route à Paris où elle suit les cours de Jean-François Prévand au Conservatoire du 17e puis intègre l’Ecole du Studio d’Asnières-sur-Seine en 2000. Parallèlement à sa formation, elle rencontre André de Baecque, poète et dramaturge, qui la mettra en scène dans le rôle d’Agnès dans L’Ecole des Femmes de Molière. Elle met en scène Follement Gai d’André de Baecque, cabaret poétique et musical présenté notamment au Festival Les Scènes d’été du 13 au Théâtre 13. En 2002, elle approfondit son métier en participant à un stage d’improvisation au Théâtre du Soleil, dirigé par Ariane Mnouchkine.

Faisant partie de la Cie Jean-Louis Martin-Barbaz, elle participe notamment à trois spectacles ; Nocturne Urbain, spectacle chorégraphique de Jean-Marc Hoolbecq, La Cour du Lion, d’après La Fontaine et Saint-Simon, mise en scène d’Yveline Hamon et Du rire aux armes, cabaret mis en scène par Jean-Louis Martin-Barbaz. En 2004, elle fait la connaissance de Nathalie Fillion qu’elle assiste pour sa pièce Alex Legrand. Elle est également collaboratrice à la mise en scène d’Yveline Hamon pour L’Epreuve de Marivaux et La Cour du Lion et de Philippe Touzet pour sa pièce Bis repetita.

En 2006, elle affirme la singularité de sa démarche et met en scène Le Chant du Dire-Dire de Daniel Danis en création au Théâtre des 2 Rives de Charenton. Le spectacle sera repris au Studio-Théâtre d’Asnières. Elle présente Pling, conte musical jeune public de Nathalie Fillion au Théo-Théâtre et au Théâtre du Lucernaire. En 2008, Le Chant du Dire-Dire fera partie du festival Les Théâtrales Charles Dullin, Edition 2008 et sera programmé au Théâtre des Sources de Fontenay-aux-Roses et au Théâtre de Vanves. En 2008 et 2009, Pling est présenté au Studio-Théâtre de Charenton, au Théâtre de Vanves et participe à deux tournée d’été dans le cadre de la Tournée Culturelle organisée par la CCAS EDF-GDF.

Valérie Castel Jordy aime profondément la musique et met en scène la pianiste Marie-Louise Nézeys en 2004 et collabore avec les slameurs toulousains du groupe Enterré Sous X en 2008. En 2009, elle commence la pratique du Taï Ji Quan, art martial chinois enseigné par Caï Gao Chao au centre des Temps du Corps et va jusqu’en Chine pour approfondir cette discipline. Elle suit l’enseignement d’Ami Hattab lors d’un stage de jeu burlesque et clownesque à La Cascade, Maison des Arts du clown et du cirque. Ce stage est un apport considérable dans sa recherche artistique.

Ses projets de mise en scène mûrissent depuis 2007. Elle désire cheminer avec des auteurs qui mettent au coeur de leur écriture la part humaine, organique et spirituelle qui est si malmenée dans nos sociétés occidentales. Elle se plaît à alterner entre le Jeune Public et le tout public. En juin 2010, le premier acte de L’Echange de Paul Claudel est présenté au Théâtre de Châtillon en vue de sa création en avril 2011. Des lectures de Pacamambo, pièce Jeune Public de Wajdi Mouawad sont organisées au Théâtre des Sources en 2010 en vue de sa création en novembre 2011.

Toutes les semaines, elle se régénère auprès des enfants et des adultes qu’elle dirige en ateliers au Conservatoire d’Asnières et pour la Ville de Paris. Fortement attachée à sa région natale, elle souhaite enraciner le travail de L’Explique-Songe en Ile-de-France et le présenter en province et notamment dans le sud de la France.

  • Du vendredi 29 avril au samedi 7 mai à 20h30, dimanche à 17h
  • Représentations supplémentaires les 3 et 6 mai à 14h30, relâche le mercredi

Avec l’aide à la production d’Arcadi Production : L’Explique-Songe En coproduction avec Théâtre À Châtillon

  • En tournée à partir d’octobre 2011
  • Durée prévisionnelle du spectacle : 2h10
  • Mise en scène : Valérie Castel Jordy
  • Assistant et travail du mouvement : Eric Nesci
  • Création musicale : David Georgelin
  • Scénographie : Charlotte Villermet
  • Costumes : Angélique Calfati
  • Lumières : Christine Mame
  • Chargée de production : Constance Winckler
  • Chargée de diffusion : Yasmine Bargache

Avec :

  • Emilie Cazenave : Marthe
  • Pierre Deverines : Louis Laine
  • Isabelle Gardien : Lechy Elbernon
  • Hugues Martel : Thomas Pollock Nageoire
  • Crédits photos : Frédéric Auclair

Théâtre Chatillon

Réservation :

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