Du 11 septembre au 30 octobre 2010, la 3E RUE GALERIE-Marseille présente
Après avoir passé quatre ans à Londres, trois ans à Berlin, six mois en Islande, puis quatorze ans à Marseille, Simone Stoll vit aujourd’hui entre Francfort, sa ville d’origine, et New York, sa nouvelle ville d’adoption. Dans cet entre-deux géographique, elle continue à étayer une œuvre dont le questionnement principal porte sur les ressorts intimes et les lieux corporels de l’identité. Ses expériences à l’étranger (simultanément expériences de l’étrangeté), la nécessité de s’ouvrir mentalement mais aussi physiquement à de nouveaux langages et de nouveaux codes afin de permettre l’échange entre soi et les autres, composent le vécu émotionnel, sensoriel et intellectuel auquel Simone Stoll se connecte pour « créer les images d’un état réceptif »1 de l’être, de l’être au féminin. Car, précise-t-elle, « ma compréhension de l’intime ne peut être que celle d’une femme »1. L’aveu est fait mais il doit être bien compris. Pour Simone Stoll, l’identité féminine n’est pas un combat des genres, c’est un constat, une réalité physique, constitutive, qu’il s’agit d’explorer au plus loin et au plus sensible pour se connaître soi-même. Le corps est pour elle une donnée inévitable, il est un médium intense d’expérimentation et de découverte du monde intérieur. Le monde extérieur, quant à lui, est soit aseptisé, soit considéré comme un ensemble archétypal de stimuli. C’est la pluie, le béton et le ciel gris dans la vidéo Rain, c’est un couloir d’hôtel, une plage de sable, ou un désert caillouteux dans la série des Walking, c’est un bruit d’eau dans Swim. Dans les séries de dessins intitulées Softbodies ou Vulnerables, c’est cette enveloppe de vide nécessaire à toute présence. Des présences organiques, fluides et fragiles, glabres et poilues, aux membranes délicatement tracées à l’encre et à l’aquarelle rouge, qui flottent sur un fond de papier laissé vierge. Des présences qui évoquent, sans pour autant les représenter, les organes génitaux de la femme. Lieu frontière où se sont déroulées les unions et les séparations principielles, lieu de l’échange et de l’identité en construction s’il en est. Même lorsque dans ses Loveletters, Simone Stoll réduit son geste artistique à produire une empreinte – celle des lèvres sexuelles – excluant par ce biais toute interprétation préalable et simulant le don de chair et de sang, ce qu’elle offre à notre vue, c’est un monde secret de plus, une confidence hermétique, apte à produire en chacun des images mentales de son soi profond, son soi singulier. A. K-C.
(1) Simone Stoll, Softbodies-extra, éditions la fabrique sensible, 2006
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MARSEILLE (8e) – Le Corbusier, 280 bd Michelet Ouvert du mercredi au samedi 10H-13H /15H30-19H30
Autopsie : démarche mystique qui, selon les grecs, permettait de contempler les dieux et de participer à leur puissance. Une autopsie, c’est aussi une façon de se pencher sur le détail, de distinguer et d’extraire les parties d’un tout, et ce faisant, de retrouver la capacité de voir. Benjamin Dubourg exploite dans son travail l’une des qualités intrinsèques de la photographie qui est de transformer son sujet en signe, voire en symbole. A sa manière, et selon ses propres fascinations, il ré-enchante le monde, révèle les manifestations d’une réalité supérieure, ce que Breton appelait le merveilleux banal. Au centre de sa démarche, il y a la marche, la déambulation intuitive, la captation au fil de la vie. Mais une captation recadrée, architecturée par l’ombre, le contraste des matières qui affleurent sous le glacis photographique, et l’émergence de la couleur – quand couleur, il y a. L’expression photographique de Benjamin Dubourg entre en résonnance avec un travail d’écriture poétique. Dans un de ses textes, il écrit : je resterai terrien. Comme si cela n’allait pas de soi, comme s’il fallait en avoir le projet, comme s’il existait un autre état possible de l’être. Comme si, en somme, le doute était permis. Et, quel meilleur support que celui de la photographie – qui de nos jours encore a valeur de document – pour interroger l’ordre du réel, du concret, du terre-à-terre.
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MARSEILLE (8e) – Le Corbusier, 280 bd Michelet Ouvert du mercredi au samedi 10H-13H /15H30-19H30 Open from Wednesday to Saturday 10am-1pm / 3:30-7:30pm
PARIS (3e) – 164 rue Saint Martin (à 100m de Beaubourg) Ouvert tous les samedis 11H-19H Open every Saturday 11am-7pm
Mathilde Pénicaud élabore avec de l’acier et du béton un langage formel, techniquement cohérent et sans artifice. Dans les faits, elle sculpte avant tout l’acier, la ligne ; le béton, la masse, vient ensuite ; il agit tel un révélateur, verrouille les formes et permet d’en dégager l’essentiel.
Dans « archéotypes », le travail sculptural de Mathilde Pénicaud fait référence à une préhistoire et un antique reconstruits, où traces de vie animales et végétales, et vestiges de réalisations humaines cohabitent dans un même état figé de matière : une roche d’un nouveau genre, une pierre factice, un artéfact moderne, le béton armé.
À MARSEILLE : MARDI 20 AVRIL, DE 16H À 21H
19H : pot autour de l’acier et du béton
EXPOSITION DU 21 AVRIL AU 5 JUIN
À PARIS : SAMEDI 17 AVRIL, DE 11H À 21H
En présence de l’artiste
EXPOSITION DU 17 AVRIL AU 5 JUIN
En présence de l’artiste
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MARSEILLE
Cité Radieuse Le Corbusier (3e étage)
280 bd Michelet – 13008 Marseille
MER-SAM10H-13H / 15H30-19H30
M° Rond-point du Prado – Bus 21-22 (parking gratuit)
PARIS
164 Rue Saint Martin – 75003 Paris
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19H : mise en lumière des œuvres
EXPOSITION DU 24 FÉVRIER AU 11 AVRIL
20H : lancement de Time is Light
EXPOSITION DU 13 MARS AU 11 AVRIL
Depuis une quinzaine d’années, Hervé Nahon manie deux concepts : la lumière et le temps. Il les manie au sein d’installations, à la façon d’un plasticien intrigué par la matière, les technologies et les sciences.
Pour sa nouvelle exposition personnelle, la première réalisée dans une galerie privée, il a choisi le titre Lightime / Lifetime, confrontant ainsi les deux formes réelles du temps : le temps physique qui s’écoule inexorablement en dehors de soi, et le temps psychologique, celui du vécu, dont le rythme est affaire de perception et de focalisation de la conscience. La lumière, quant à elle, est ce qui rend le temps et le vécu palpables ; ce qui transforme le temps en distance, en mouvement, en processus évolutif.
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MARSEILLE
Cité Radieuse Le Corbusier (3e étage)
280 bd Michelet – 13008 Marseille
MER-SAM10H-13H / 15H30-19H30
DIM 10H-12H / 16H-18H30 et sur RDV
M° Rond-point du Prado – Bus 21-22 (parking gratuit)
PARIS
164 Rue Saint Martin – 75003 Paris
Tous les samedis 11H-19H et sur RDV
M° Rambuteau / Etienne Marcel / Arts et Métiers
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