Jeune Création, Exposition internationale d’art contemporain, sera du 6 au 13 novembre au CENTQUATRE en dévoilant les projets inédits d’une soixantaine d’artistes internationaux.
Peintures, sculptures, photos, dessins, vidéos, installations et performances investiront les 2000 m2 des Ecuries. Ce rendez-vous annuel établit une cartographie de la jeune création contemporaine émergente, mettant en lumière la diversité de ses vocabulaires esthétiques. Par une programmation pointue d’artistes d’une quinzaine de nationalités qui, pour certains, exposent pour la première fois en France, Jeune Création réaffirme cette année son rôle de dénicheur de talents.
À travers leur regard de plasticiens, les membres du comité Jeune Création ont donc distingué, pour cette nouvelle édition, les travaux d’une soixantaine d’artistes prometteurs parmi plus de 1500 dossiers. Le collectif se fait commissaire le temps d’une scénographie ; Jeune Création a en effet imaginé un parcours original favorisant le dialogue entre les projets des plasticiens, invitant à la découverte et à la déambulation.
Forts de leur collaboration depuis 2009, le CENTQUATRE et Jeune Création deviennent cette année des partenaires privilégiés. Ils proposeront une ouverture publique élargie à deux week-ends et une exposition ponctuée de nombreux événements. Véritable lieu de rencontres et d’échanges, Jeune Création est devenue un rendez-vous parisien incontournable de repérage et d’exploration.
L’édition 2010, plébiscitée par les professionnels et le public, avait inauguré la mise en place d’axes forts : conférences, performances et médiation. Ces pôles seront cette année renforcés afin d’offrir un événement vivant et ouvert à l’expérimentation et à la réflexion.
Christian Globensky, plasticien et professeur à l’Ecole d’Art de Metz Métropole, coordonnera un cycle de conférences sur le thème « Art et Création Durable ». Les intervenants questionneront la place de l’artiste dans notre monde globalisé et l’incidence de leurs réalisations sur l’environnement. De nombreuses autres conférences apporteront un regard sur les enjeux de la création plastique actuelle en écho aux œuvres des artistes de la sélection 2011.
David Zerbib du LAAC (Laboratoire Acte Archive Concept) proposera cette année un format original et expérimental pour la programmation de performances. Engendrant une sorte de « Big Bang », les artistes présenteront Conductions, un ensemble de performances qui auront lieu simultanément dans le même espace afin de mettre à l’épreuve la spectacularité et de bousculer notre système d’attention.
Afin d’élargir ses horizons, Jeune Création invite l’association Les Instants Vidéo Numériques et Poétiques. Celle-ci proposera une programmation d’œuvres vidéos de tous pays qui entendent interroger, à leur manière, les bouleversements sociaux et politiques des territoires du sud méditerranéen.
En collaboration avec le service des publics du CENTQUATRE, l’équipe de médiation, pilotée par l’association Reg’art de Paris, mettra l’accent sur les ateliers jeune public et approfondira les visites commentées pour adultes. Des médiateurs seront également présents dans les espaces d’exposition, un véritable atout pour le public non averti.
Sur la place centrale, un espace professionnel offrira la possibilité de consulter les books d’artistes et leurs catalogues. Pensée comme un espace convivial, cette plateforme de vente permettra à Jeune Création d’accueillir plus aisément les collectionneurs, professionnels et amateurs.
Enfin, le moment fort de l’exposition sera, comme chaque année lors du vernissage, la remise des « Prix Jeune Création » et « Prix Boesner » décernés par un jury de professionnels du monde de l’art contemporain.
Les ARTISTES : Stéphane Albert / Lucia Barbagallo / Luc Barrovecchio / Jesus Alberto Benitez / Loïc Blairon / Tania Blanco / Elodie Brémaud / Marion Brusley / Samuel Buckman / Juliano Caldeira / Anaïs De Chabaneix / Jérémy Chabaud / Sonia Derzypolski / Estelle Deschamp / Carole Douillard / Estrella Estevez / Jonas Etter / Régis Feugère / Sarah Garbarg / Anna Geneste / Harold Guérin / Lesley Guy / Romaric Hardy / Margret Hoppe / Marylise Humbert / Claudia Imbert / Kristina Irobalieva / Eléonore Josso / Michaël Jourdet / Yves Koerkel / Claire Larfouilloux / Virginie Laurent / Erin Lawlor / Olivier Lemort / Léon Jérémie / Florine Leoni et Sylvain Baumann / Les Frères Ripoulain (David Renault & Mathieu Tremblin) / Dan Meththananda / Mari Minato / Daphné Navarre / Hyeryne Park / Aurélie Peterschmitt-Lévy / Sandra Plantiveau / Benoît Pype / Han Ren / Aurore Renaudeau / Delphine Renault / Christophe Sarlin / Per Svensson / Claire Tabouret / Eva Taulois / Nicolas Tubéry / Lucille Uhlrich / Kirill Ukolov / François Valenza / Henri Wagner / Wenjing Wang / Leïla Willis.
Jeune Création
CENTQUATRE
Pour sa deuxième édition, CHIC ART FAIR investit à nouveau les espaces de la Cité de la Mode et du Design, du 21 au 24 octobre prochain. Forte du succès rencontré l’an passé, CHIC ART FAIR se développe et élargit son champ d’investigation à une création plastique actuelle pluridisciplinaire nationale et étrangère. Sur le principal plateau de 3400 m2, elle s’impose cette année avec une programmation plus sélective et ambitieuse (20% de galeries en moins), plus complète : le Street Art et un secteur éditions et multiples font leur entrée, et davantage tournée vers l’international : arrivée de nombreuses galeries étrangères. Elle joue par ailleurs la carte de la nouveauté en initiant des projets à la fois in situ mais également horslesmurs, rayonnant ainsi de la Cité de la Mode et du Design au coeur de la capitale.
Art contemporain (35 galeries), sous la direction artistique d’Eric Corne, artiste, commissaire d’exposition et fondateur du Plateau, Paris. La School Gallery parisienne, XPO de Londres ou la Maison d’art du Japon reviennent, tandis que les galeries Mariska Hammoudi, Duboys, ou la MH Gallery de Bruxelles font leur entrée.
Design d’innovation (15 galeries), sous la direction de Martin Rinderknecht, spécialiste de design et ancien directeur de la foire Preview Berlin. La DMA Galerie revient. Bernard Chauveau édite pour CHIC ART FAIR une table d’Odile Decq et un jeu de Fabrice Hybert tandis que la toute jeune galerie Coming Soon et la Granville Gallery participent pour la première fois à la foire. C’est également le cas de la galerie berlinoise Helmrinderknecht présente à Design Miami Basel qui propose un projet sur le thème du «Freaks» en design.
Street Art (8 exposants), sous la direction artistique de Nicolas Laugero, directeur d’Artistik Rezo. La galerie Lazarew fait son entrée.
Editions et multiples. Urdla (Centre international estampe & livre) présente une nouvelle édition de Jérôme Zonder.
Du Street Art en direct : l’association Le M.U.R. invite les artistes à travailler en rezdeseine, sous la direction de Bob Jeudy. Le M.U.R. propose l’art urbain comme médium artistique contemporain, lui offre une visibilité parisienne et expose les artistes en les intégrant à la ville et à son réseau de circulation quotidienne. Bob Jeudy s’associe à CHIC ART FAIR et dévoile Docks en Seine aux parisiens en y présentant une vie artistique urbaine et interactive. Les murs de la ville exposent Le M.U.R.
Docks de CHIC et Docks en Ciel (terrasse de 1000 m2), une proposition des architectes Dominique Jakob et Brendan MacFarlane qui mettent en scène une relecture du bâtiment qu’ils ont créé à travers des installations monumentales.
La Nuit de la Vidéo, une proposition curatoriale de la galerie berlinoise PvonK, Berlin. Sur un vaste mur extérieur, le projet «Set in Concrete» devient une évasion numérique, une invitation au voyage expérimental associant un projet curatorial de Mirjam Struppek avec, entre autres, les artistes Boris Eldagsen, Mildred Simantov & Nils Thornander, Kim Dotty et Mirko Tzotschew de la galerie FMABBerlin.
un programme de performances, par Frasq, sous la direction d’Anne DreyfusLe Générateur. Frasq, synonyme de mouvement et d’indiscipline réunit artistes plasticiens, musiciens et danseurs dans une ronde sensuelle.
Des navettes fluviales depuis le Grand Palais (arrêts Musée d’Orsay et St Germain des Prés). Sous la baguette de l’artiste Gilles Ouaki, Paris bascule dans le surnaturel : la Seine devient le théâtre nocturne d’une oeuvreinterprétation des «Rencontres du Troisième Type» de Steven Spielberg. Gilles Ouaki orchestre un rendezvous poétique, utopique et féérique.
Offrant aux visiteurs la possibilité de découvrir une création actuelle à travers de multiples pratiques dans un environnement convivial et festif, et attentive aux charmes de la capitale, CHIC ART FAIR 2011 s’annonce d’ores et déjà comme un rendez-vous parisien incontournable de cet automne.
Dernière minute (1 août) :
La Photo (15 exposants,galeries, agents de photographes, collectifs de photographes, éditeurs), sera présente sous la direction artistique d’Emiliana Tedesco. Dans le cadre de cette nouvelle section, un Prix Photo sera délivré pendant la foire.
En 1996, dans le cadre d’un programme de rénovation des chambres, Novotel décide d’adopter une nouvelle approche, beaucoup plus artistique, de la décoration. A l’origine de cette aventure, des passionnés d’art qui travaillent dans l’hôtellerie, décidés à remplacer les classiques reproductions de tableaux par des oeuvres originales, réalisées spécialement pour l’enseigne.
En faisant entrer l’art contemporain dans les chambres de ses hôtels, Novotel a choisi d’initier ses clients à cet art, par une approche plus intimiste. Ils peuvent prendre le temps de regarder les oeuvres ou d’apprécier l’harmonie qui s’en dégage selon leur sensibilité.
En travaillant en étroite collaboration avec de jeunes artistes, elle joue le rôle de mécène et ose des paris sur l’avenir. Aujourd’hui, Novotel se réjouit d’avoir pu mettre en lumière plusieurs talents, aujourd’hui mondialement connus dans la profession tels que Ben Vautier (dit Ben), Robert Combas, Gérard Garouste… Toujours en quête d’innovation, elle renouvelle son engagement artistique depuis deux ans dans les espaces publics de ses hôtels afin d’apporter de la vie, du mouvement et concourir à la détente et au divertissement de sa clientèle. Le dialogue entre Novotel et l’art contemporain s’enrichit. La marque s’appuie pour cela sur la Direction Artistique, nouveau pôle d’expertise crée en 2009 au sein du Groupe Accor. L’art contemporain devient un fil conducteur que l’on retrouve tout au long du parcours client dans l’hôtel et sous différentes formes.
Ainsi en 2009 elle découvre une nouvelle forme d’expression artistique au travers d’oeuvres d’art digitales créées en exclusivité pour Novotel… Ces oeuvres numériques seront diffusées dans les espaces publics et contribueront à créer des ambiances différentes selon les moments de la journée. En 2010, elle s’enrichit d’une collection de tableaux d’arts graphiques pour décorer halls d’accueil et couloirs. Novotel est une des rares enseignes hôtelières de dimension internationale à avoir choisi de porter un autre regard sur l’art contemporain, de le partager avec ses clients, de leur faire découvrir non seulement de nouvelles destinations mais aussi de nouvelles formes d’expressions.
Les Estampes
En 1996, année du bicentenaire de la technique lithographique, Novotel accueille dans ses chambres, des oeuvres artistiques originales : des estampes. Elles ont un point commun incontournable : leur couleur sanguine.
La volonté de départ était de faire travailler de nombreux artistes afin de regrouper des expressions et styles très divers, ce qui constitue la caractéristique principale de l’art contemporain. Ceci pour mettre en évidence sa richesse et en faire profiter un large public.
La première collection d’estampes a été remise à la Bibliothèque Nationale de France (BNF) le 26 octobre 1996, lieu de mémoire où l’ensemble des oeuvres éditées en France sont déposées. Novotel est aujourd’hui à l’origine de la création de la plus importante collection mondiale de sanguines contemporaines.
En 15 ans, elle a rassemblé une collection unique de plus de 48 000 estampes, 320 oeuvres originales reproduites en 150 exemplaires numérotés. Cette démarche a séduit plus de 200 artistes internationaux. Elle réunit une grande variété de tendances artistiques allant du Nouveau Réalisme à l’Expressionnisme, en passant par l’Abstraction Géométrique, Cobra, la Figuration Libre, le Minimalisme ou le Mouvement Cinétique.
La collection de sanguines rassemble aujourd’hui de grandes signatures telles que Ricardo Mosner, Christian Jaccard, Vincent Corpet ou encore Marc Desgrandchamps, ce qui lui confère une reconnaissance dans le milieu artistique et lui permet de perdurer.
Aujourd’hui, Novotel renouvelle son engagement et son intérêt pour l’art contemporain en mettant cette fois à l’honneur l’art de la Photographie.
En 2011, elle lance sa nouvelle chambre à travers le monde. Plus moderne, élégante et confortable, cette dernière se devait d’avoir des oeuvres adaptées à ce nouveau concept. C’est vers l’art de la Photographie que Novotel s’est donc tourné pour décorer cet espace. Pour cette collection, Novotel a fait appel à de jeunes artistes de talents tels que James Reeves ou Yvonne Lacet, mais a aussi collaborer avec des photographes de renommée internationale tels que Claudia Huidobro, François Cadière…
La collection est composée de plus de quarante oeuvres photographiques qui seront accrochées dans plus de 6 000 chambres dans le monde sur les trois prochaines années. Chaque oeuvre est éditée à 160 exemplaires dont dix tirages sont numérotés de la main de l’artiste et destinés à la vente via le site marchand de la marque, novotelstore.com.
Des pistes de réflexion ont été proposées à une vingtaine d’artistes internationaux comme l’architecture et les cinq éléments que sont l’eau, la terre, le feu, le métal et le bois, et chaque artiste a chacun réalisé une à deux oeuvres.
Un ou plusieurs thèmes peuvent être exprimés dans l’oeuvre photographique de façon plus ou moins abstraite. Les tonalités des oeuvres sont étudiées afin que
chaque création puisse s’adapter aux trois harmonies de couleurs des chambres que sont le bleu, le rouge et le jaune. Leur répartition se faisant de manière aléatoire à travers le monde, Novotel a pris un soin particulier que chacune d’elles puissent prendre place dans les 60 pays où la marque est présente sans risquer de heurter les sensibilités liées aux cultures locales.
Véritablement mises en valeur dans les chambres, les oeuvres seront imprimées dans un grand format (470 x 1600 mm) pour créer un fort impact photographique auprès des clients.
Avec les oeuvres photographiques, Novotel continue de s’engager de manière réelle et sincère dans une démarche artistique qui dépasse le simple désir d’apporter un élément décoratif dans la chambre.
En 2009, Novotel s’intéresse à l’art digital et lance une nouvelle collection en faisant l’acquisition auprès du studio Movingdesign de trois oeuvres numériques originales et exclusives.
L’art digital est une innovation en matière d’art. C’est une oeuvre numérique destinée à promouvoir l’art en mouvement et diffusée sur un support qui peut évoluer de l’écran plat à la projection murale. Avec ce concept, Novotel participe au développement d’un courant artistique créatif et novateur mais aussi avec sa volonté de rendre encore plus agréable l’expérience client en matière de bien-être personnel. Des artistes sont sollicités par Novotel pour travailler à l’élaboration d’oeuvres uniques qui constituent, au fil du temps, une collection : la « NovotelARTcollection ».
Trois oeuvres différentes ont été créées en exclusivité pour Novotel et sont aujourd’hui diffusées tout au long de la journée selon une programmation horaire et musicale définit : réveil en douceur le matin, cocooner l’après-midi et vivre un rythme plus intense le soir.
« L’image animée, n’a plus seulement le rôle du médium exclusif, intrusif et dérangeant mais aussi celui d’émetteur d’ambiances audiovisuelles, un nouvel élément participant au design du lieu et à l’humeur de l’instant. », spécifie Rodolphe Simon.
La première collection de la « NovotelARTcollection » immerge les clients dans un univers féérique et dans un rêve éveillé à travers les oeuvres de trois jeunes artistes : Jelly Sweets par Dinny et Will, Sparkling Meadow par Sam et Nocturnal Frenzy par G.R.
Ces collections sont déjà exposées dans les halls d’accueil d’une vingtaine d’hôtels Novotel à travers le monde : Novotel Marseille Vieux Port (France), Novotel Saint Petersbourg (Russie), Novotel Genève Centre (Suisse), Novotel Abu Dhabi (Arabie Saoudite), Novotel Barcelona City (Espagne), Novotel Budapest Congress (Hongrie), Novotel Munich Airport (Allemagne)…
Novotel permet également à ses clients de vivre cette expérience chez soi en achetant à l’hôtel ou sur sa boutique novotelstore.com un coffret DVD avec les créations originales de la première collection.
En complément de la collection d’art digital, Novotel prend soin de mettre des touches artistiques dans ses espaces publics (hall d’accueil, couloir…) par le biais d’une collection d’oeuvres graphiques. Elle a été réalisée en collaboration avec l’Agence Prodiver qui fédère des infographistes talentueux qui contribuent à faire vivre cette collection de tableaux créatifs destinée aux espaces publics.
Chaque hôtelier peut choisir les collections graphiques qu’il souhaite pour les intégrer au décor existant. Les créations sont disponibles en huit formats afin d’offrir quatre sens de lecture différents et, de fait, une meilleure adaptabilité aux espaces.
Les deux premières collections ont été lancées en 2010.
Regarder un extrait de la NovotelARTcollection :
Artprice et la FIAC vous livre le nouveau rapport du marché de l’art contemporain 2009/2010, distribué à la presse et aux 85660 visiteurs de la FIAC
Cette quatrième édition du rapport du Marché de l’art contemporain est un rendez-vous incontournable pour tous les amateurs et professionnels de l’art contemporain cherchant à comprendre les clefs de ce marché. Artprice a en effet analysé pour vous les tendances du marché de l’art dans plus de 72 pays, s’est penché sur les artistes les plus côtés, scrutant leur capacité de résistance après la bulle spéculative… Comment le marché de l’art contemporain a-t-il réagit dans une période de défiance et quelles orientations prend le marché de demain ?
Une chose est certaine : cette crise n’a rien de commun avec celle du début des années 90. Certes, les enchères millionnaires se sont faites rares par rapport à 2006/2008, le marché de l’art contemporain est néanmoins plus vivant que jamais et fait preuve d’une rare maturité, que de nombreux marchés réglementés lui envieraient.
Cette année, le rapport balise le marché de la création contemporaine par media. En posant la question de la pertinence d’un classement par medium en matière de collection d’art contemporain, vous découvrirez quels sont les media les plus prisés et ceux qui peinent encore à s’imposer.
Ce rapport présente également les 500 artistes actuels (nés depuis 1945) les plus cotés, les rubriques L’Oeil des galeries et L’Oeil des collectionneurs, un chapitre dédié au marché du design qui fait le point sur l’envolée des meubles sculpturaux et décoratifs et sur la nouvelle mutation du marché du design, de plus en plus intimement calqué sur celui de l’art contemporain.
Selon Thierry Ehrmann, fondateur d’Artprice, le succès de cette 37ème édition de la FIAC témoigne du niveau de confiance actuel sur le marché de l’art (l’Art Market confidence Index d’Artprice gagne trois points par rapport à l’ouverture de la FIAC en 2009).
Chapitres :
SOMMAIRE :
SOMMAIRE
Le Marais, une étape incontournable dans le Paris de la Création
Le Marais possède un patrimoine culturel exceptionnel qui témoigne de l’histoire de la capitale Quartier pittoresque, on y trouve des trésors d’architecture : quelques uns des plus beaux monuments historiques de Paris, musées, sites remarquables, de magnifiques hôtels particuliers des 17ème et 18ème siècle. Internationalement reconnu pour son effervescence artistique et festive, le Marais en croissance continue affiche une belle vitalité. Des grands noms de la création, de jeunes talents ; la création contemporaine ne cesse de se développer avec l’ouverture de show-room, galeries d’art, boutiques- ateliers.
Le Marais, vitrine internationale de l’art contemporain
Les III et IV arrondissements de Paris comptent aujourd’hui le plus grand nombre de galeries d’art contemporain. Un condensé exceptionnel qui existe surtout par sa variété : de grands marchands historiques côtoient des galeries émergentes et continuent à susciter l’intérêt toujours renouvelé d’un public international. Leurs vitrines, leurs expositions, leur soutien à la création contemporaine en font des acteurs culturels et marchands essentiels de la capitale.
Les Nuits du Marais renouent avec la tradition artistique du quartier
C’est l’inauguration du Centre Georges Pompidou en 1977 qui ouvre l’histoire de l’art contemporain à Paris rive droite. L’arrivée de nouvelles générations (Figuration Libre) et de nouveaux marchands tirent profit des controverses suscitées par l’image radicale du Centre Pompidou. La vocation artistique moderne du Marais se confirme alors par l’inauguration du musée Picasso en 1986. Crées à l’initiative de galeristes, les Nuits du Marais ont vu le jour en mai 2006. Dans un périmètre allant de Bastille à Beaubourg, de la Seine à République, Le Marais devient ainsi pendant 3 jours une scène culturelle où une soixantaine de galeries d’art se fédèrent et invitent le public à découvrir le jour et en soirée toute la richesse et la diversité de l’art contemporain.
En 2010, le concept des Nuits du Marais évolue
En reprenant les rênes des Nuits du Marais, sa nouvelle directrice, Mireille Mathurin a reconceptualisé cette manifestation en développant de nouvelles propositions, pour offrir aux galeristes une véritable plateforme artistique et commerciale davantage en phase avec leurs besoins et attentes par rapport au marché d’aujourd’hui et de demain.
Les Nuits du Marais au coeur de la semaine de l’art contemporain
En fusion avec l’environnement culturel de la ville, Les Nuits du Marais s’inscrivent désormais dans la dynamique et l’effervescence de la semaine de l’art contemporain. Parmi ces grands rendez-vous dédiés à l’art contemporain c’est l’émergence d’une initiative décalée, une offre de qualité, originale et distinctive. Une nouvelle opportunité de rencontres pour favoriser des passerelles, interactions, entre galeristes, amateurs d’art, collectionneurs.
Les galeristes sont aujourd’hui à la recherche d’une alternative de qualité pour pouvoir exister commercialement en dehors des foires internationales d’art contemporain. Les Nuits du Marais apportent ce nouveau souffle tout en créant des synergies bénéfiques avec la Fiac et les foires off qui ont lieu pendant cette semaine.
C’est un retour à l’intimité, à la proximité : ce parcours artistique permet aux collectionneurs, amateurs d’art de rencontrer les galeristes dans leur propre environnement. Il s’agit aussi de répondre de manière plus large aux nombreux publics de l’art contemporain et de conquérir des collectionneurs différents de ceux qui répondent habituellement aux échos du marché international. Dans un environnement favorable à l’implantation d’une nouvelle manifestation culturelle, Les Nuits du Marais ambitionnent de s’inscrire dans la continuité de ce mouvement artistique automnal parisien et de s’installer de façon pérenne dans le temps et la ville.
L’édition 2010 s’affirme par une ligne directrice forte autour d’un thème fédérateur : « Les Nuits du Marais et les villes du Monde », un parcours d’art contemporain à la croisée des cultures et des disciplines artistiques où chaque lieu d’exposition représente un pays à travers l’exposition d’un ou plusieurs artistes. L’objectif étant de mettre en valeur la pluralité des cultures et la force de leurs créations contemporaines. De révéler les caractéristiques qui rapprochent des artistes issus des cinq continents, De témoigner du foisonnement d’échanges entre galeristes français et artistes étrangers. La galerie Metropolis présente pour la première fois en France, Ernesto Casero. Né en 1977, l’artiste vit et travaille à Valencia. Son travail est une combinaison insolite de la réalité et de son double. De grandes huiles très colorées figurent des organisations de formes étranges minutieusement symétriques. Une sensation de tests de Rorschach ou d’images de microscopie à la beauté mystérieuse. Ernesto Casero ne reproduit pas la réalité…Il invente un monde qui pourrait exister et qu’il donne à voir … Il travaille sur le décalage énoncé dans l’Essence platonicienne : une réalité non perçue et néanmoins plus réelle que les apparences sensibles. Eternel dilemme entre ce qui est réel et ce qui est visible (MGV).
La galerie Beckel Odille Boïcos met à l’honneur la photographie russe moderne et contemporaine. L’exposition organisée en partenariat avec le musée national de la photographie de Nizniy Novogarod et l’union des photographes russes de Moscou, Vera Tarasova, Joannes Galert, a pour ambition de présenter un panorama étendu de la photographie russe : des tirages historiques emblématiques de l’ère tsarine, des oeuvres des pictorialistes célèbres des années 10 et 20 – Alexander Grinberg, Leonid Schokin – des créateurs contemporains internationalement connus – Vadim Gushchine, Johannes Galert, Nikolaï Bakharev, Alexander Gronsky – ainsi que les photographes émergents comme Yevgeniya Chlivko et Yuliga Matushenko.
La rencontre de la photographie latino-américaine avec la galerie Bruneau Munier qui a choisi de promouvoir de jeunes photographes privilégiant une approche picturale de la lumière et/ou de la composition. L’exposition « Pérou – Colombie, talents d’aujourd’hui » présentera 25 oeuvres de 8 nouveaux talents péruviens et colombiens avec comme invité d’honneur Morfi Jimenez Mercado – Lauréat du prix Hasselblad en 2009.
Le Venezuela sera représenté par la galerie Lisette Alibert à travers les oeuvres de l’artiste peintre Irène Bou. Née à Caracas en 1982, Sa peinture forte est un contraste entre une grande liberté graphique et un équilibre subtil et maîtrisé des masses colorées et des formes. Ses personnages, perdus dans une ville hostile, en nous livrant les angoisses de l’artiste, transmettent des ondes d’émotion d’une exceptionnelle intensité.
La galerie Vidal St Phalle présente sa dixième exposition personnelle consacrée au peintre allemand Max Neumann. La figure est le sujet unique de l’artiste. Une figure mystérieuse qui se reconnaît entre toutes, dont on retrouve les éclatantes qualités de coloriste de son auteur, la simplification belle et efficace du trait mais dont l’identification reste toujours imprécise. L’exposition « Sleepy blue eyes » rassemble une trentaine de dessins de format 30 x 30 cm, réalisées en 2010 sur le même papier huilé, et une dizaine de dessins plus grands et de petites peintures récentes.
Dans ce parcours d’art contemporain, la France est très largement représentée aussi bien par de très jeunes galeries que les plus confirmées.
Le galeriste Christian Berst qui explore la diversité formelle de l’art brut nous invite à découvrir une exposition inédite de Josette Rispal, authentique créatrice, en ce sens où tout ce qu’elle entreprend, ce qu’elle touche, ce qu’elle respire est transformé, transfiguré, re-crée. La jeune galerie Vera Amsellem présente un ensemble de sculptures et peintures d’Alain Husson Dumoutier, artiste de l’Unesco pour la paix.
Une première exposition d’ouverture avec le jeune photographe Ahmed Terbaoui à la galerie Gabriel & Gabriel. Dédiée aux arts graphiques, numériques et à la photographie, la galerie Gabriel&Gabriel invite Miss. Tic et la styliste Consuelo Zoelly à rejoindre leur workin progress. Ces 2 créatrices « au féminin » hors du commun joueront à faire se rencontrer leur art, croisant ainsi leurs regards au coeur de l’exposition d’Ahmed Terbaoui qui nous propose une visite des sous-sols parisiens…
Performance en direct et en différé( !), la galerie Gabriel & Gabriel et la boutique Consuelo Zoelly exposeront les créations issues de cette fusion insolite Autre exposition d’ouverture à la galerie Duboys : « Before the storm », exposition collective qui annonce la ligne directrice et le positionnement dans l’art contemporain de cette galerie émergente.
Nouveauté ! Les Vitrines du Marais Les acteurs de la mode, du design et de l’art contemporain sont des partenaires intimes, il paraissait important d’élargir la représentation de l’art, d’offrir un panorama plus vaste en accueillant la mode et le design qui contribuent fortement à la vitalité de la création artistique à Paris. La manifestation vise à encourager la promotion de l’art dans toute sa richesse et sa diversité, d’ouvrir un peu plus le champ de l’art contemporain et de permettre aux créateurs de tous les horizons de se rencontrer. Ces nouvelles énergies permettent d’envisager un rayonnement inédit de cette manifestation. Avec toute la diversité des expressions artistiques que cela suppose, de multiplicité de scénographies et d’accrochages, les espaces de mode et de design deviennent des lieux d’exposition en présentant un artiste de leur choix ,ou bien , ils sont en lien avec une galerie , selon une cohérence un intérêt artistique et présentent un de ses artistes . Un dialogue se noue entre ces différents univers artistiques où les codes s’entremêlent, se partagent, se complètent. L’oeuvre de l’artiste se dévoile hors de son champ habituel d’expression : la magie de la rencontre entre un artiste et un lieu.
Kristyne Rispoli a travaillé auprès de grands noms comme Bernard Perris, Thierry Mugler, Karl Lagerfeld et Chanel. Une alliance réussie entre l’artiste peintre, Isabelle Penc et la boutique galerie de Kristyne Rispoli qui met en lumière des créations sublimées par l’implication de l’art. Le parcours des Nuits du Marais offre un large éventail de modes d’expression contemporains à travers des expositions de toutes tendances. Présentée également à la Fiac, au Grand Palais, l’exposition «le dessin ingresque au XXe siècle » chez la jeune galeriste Sophie Scheidecker, est une invitation à découvrir un classicisme revisité empreint de modernité.
Perpétuant, le rythme triennal de présentation de ses dernières oeuvres à la galerie Beaudoin Lebon, l’artiste Alain Clément inaugure la saison. Gouaches sur papier, montages avec photographies, huiles sur toile et sculptures en tôles d’acier, murales ou en ronde de bosse, déclinent la démonstration d’une pratique sans discours, dans l’évidence du faire et du voir.
Speedy Graphito investit la galerie Brugier Rigail sur près de 300m2 avec une série exclusive de ses dernières oeuvres dans un nouveau style toujours aussi coloré. L’exposition sera l’occasion de découvrir peintures et sculptures dans un espace transformé par l’artiste avec des installations inédites.
A l’occasion de sa grande exposition au C/O de Berlin Polka galerie accueille Peter Lindbergh. Vingt et un tirages du maître incontestable de la photographie sont présentés dans une rétrospective qui reprend les incontournables portraits de Kate Moss, Milla Jovovitch, Linda Evangelista ou Jeanne Moreau. Mais aussi des tirages, moins connus, qui montrent l’amour et le respect que porte le photographe envers les femmes, leur corps, leur silhouette, leur élégance et leur sensualité. L’édition « la vie en face » de Polka galerie répond au thème « les Nuits du Marais et les villes du monde, » en présentant 10 tirages du dernier travail de Stanley Greene sur Haïti, les travaux de Brenda Ann Kenneally, des portrait de femmes américaines emprisonnées par la misère sociale ; ceux de Mi Zhou, photographe chinois vivant à San Francisco, avec des tirages panoramiques en noir et blanc sur l’un des festivals les plus déjantés des Etats-Unis « Burning Man ». Ainsi que des photos inédites de Steve McQueen par Alain Loison et un reportage sur le Khirghizistan, ce pays méconnu, par William Daniels.
INFOS PRATIQUES Jeudi 21 octobre à partir de 19h – sur invitation Ouverture au public : Vendredi 22 & samedi 23 octobre, de 12h à 22 h Contact : Mireille Mathurin info@lesnuitsdumarais.fr Les Nuits du Marais 197, rue de Grenelle 75007 Paris
Du 5 juin au 3 octobre 2010, le musée Granet à Aix-en-Provence rend hommage à Pierre Alechinsky, figure majeure de l’art actuel, amoureux du Midi au cours d’une exposition d’ampleur internationale.
Pierre Alechinsky est l’un des grands noms de l’art contemporain. Dans la perspective de Marseille Provence 2013, Capitale européenne de la Culture, le musée Granet à Aix-en-Provence rend hommage à cet artiste, figure majeure de l’art actuel, amoureux du Midi au cours d’une exposition d’ampleur internationale.
Ainsi, depuis les années 50, Alechinsky puise son inspiration dans le sud de la France ; que ce soit à Montpellier, dans les Cévennes, dans les Alpilles ou au pied de la Sainte Victoire près d’Aix-en-Provence…
L’exposition dévoile ainsi tous les aspects du travail de l’artiste, depuis sa rencontre avec le Midi jusqu’aux dernières oeuvres produites en 2009.
Cette rétrospective, « Alechinsky, les ateliers du Midi », permet de découvrir, tout au long de l’été, sur plus de 500 m2 d’exposition répartis en huit salles, près de 170 oeuvres majeures – peintures, dessins, gravures, céramiques et livres – qu’Alechinsky a créées au contact du Sud. Une visite de l’exposition en avant-première à l’intention de la presse et en présence de l’artiste sera organisée
« Alechinsky, les ateliers du Midi » retrace le parcours de l’artiste belge dans le sud de la France entre Tourettes-sur-Loup dans les Alpes-Maritimes, le Tholonet près d’Aix-en-Provence, Arpaillargues près d’Uzès, Saint Paul de Vence, Grasse et les Alpilles où il réside régulièrement depuis 1988.
Cette immersion permet d’accéder, dès la première salle, aux sources d’inspiration du peintre. Ainsi, grâce à des racines de bambous ramassées sur la plage, est né ce concept de rhizome qui confère à ses créations unité et cohérence.
La salle suivante met en lumière l’influence du sud dans son travail qui intervient après l’expérience du groupe Cobra. En pays d’Aix notamment, il crée une huile sur toile intitulée Au Tholonet dans l’atelier du peintre Francis Tailleux, situé face à Sainte- Victoire. De cette période aixoise naissent également Les Trompettes de la similitude ou Le Tour du sujet. En 1972, il réalise Le Bleu de Delft au château d’Arpaillargues.
Loin d’être un lieu de villégiature, le sud a également permis à l’artiste, au travers de ses rencontres, de développer une autre facette de son travail. Il y a cultivé son amour pour les livres et la typographie qu’il avait découverte à l’école de la Cambres, à Bruxelles. La quatrième salle dévoile ainsi des éditions originales de livres d’art. Alechinsky y révèle sa connaissance des techniques du livre et de l’imprimerie.
Au fil des salles, le regard que pose Alechinsky sur la Provence se dessine. Ainsi les paysages de la Crau l’inspirent-ils alors qu’il illustre les poèmes inédits de Blaise Cendrars, Le Volturno, en 1989. La sixième salle met en scène la Suite des Bouchesdu- Rhône, série d’encres sur papier. L’image des contreforts des Alpilles, que le peintre voyait par la fenêtre de son hôtel, y est omniprésente.
Cette rétrospective souligne ainsi l’importance du sud pour Alechinsky. Un sud qui représente autant de « claviers où improviser, comme avec les différentes voix d’un orgue, sur une partition sue par coeur, d’imprévisibles et somptueuses variations », suggère le commissaire de l’exposition, Daniel Abadie.
Place Saint Jean de Malte 13100 Aix-en-Provence Tél. : + 33 (0)4 42 52 88 32
Réservations : +33 (0)4 42 52 87 97
HORAIRES 11h00-19h00 (de juin à septembre) 12h00-18h00 (d’octobre à mai)
Fermeture des caisses 1 heure avant Fermeture hebdomadaire le lundi Fermetures annuelles : 1er mai, 25 décembre et 1er janvier
Claude Monet, Impression, soleil levant, 1872, musée Marmottan-Monet. Credit: Musee Marmottan, Paris, France / Giraudon / The Bridgeman Art Library Nationality / copyright status: French / out of copyright Monet, Impression, soleil levant, 1872, musée Marmottan-Monet.
De juin à septembre 2010, plus de 200 événements culturels et animations pour vivre l’Impressionnisme au présent
Normandie Impressionniste est un événement culturel, touristique et éducatif, né à l’initiative de la Communauté de l’Agglomération rouennaise et de six autres grandes collectivités normandes : les Régions de Haute et de Basse Normandie, les Départements de la Seine Maritime et de l’Eure, et les Villes de Rouen et de Caen.
Le festival Normandie Impressionniste mettra l’Impressionnisme à l’honneur sur tout le territoire haut et bas-normand. D’une ampleur inédite en France, cet événement pluridisciplinaire sera l’occasion pour le public de découvrir le patrimoine exceptionnel et toute la créativité de la terre natale du mouvement Impressionniste.
Le festival dévoilera l’impressionnisme sous toutes ses formes. Peinture, art contemporain, musique, cinéma, théâtre, danse, photographie, vidéo, littérature, conférences, son et lumière, déjeuners sur l’herbe, guinguettes… le festival Normandie Impressionniste proposera une programmation diversifiée, ouverte à tous et à toutes les formes d’expression artistique.
La peinture sera bien sûr à l’honneur. Tête de proue du festival, l’exposition très attendue « Une ville pour l’Impressionnisme, Monet, Pissarro, Gauguin à Rouen » proposée par le musée des Beaux-Arts de Rouen présentera un ensemble exceptionnel d’œuvres en provenance de collections publiques et privées du monde entier, dont plusieurs pièces maîtresses encore jamais montrées en France. D’autres hauts lieux culturels du territoire normand illustreront la diversité du thème de l’Impressionnisme à travers ses origines, ses lieux emblématiques ou ses pratiques : la Seine au musée des Impressionnismes de Giverny, l’estampe Impressionniste au musée des Beaux-Arts de Caen, Jongkind et Boudin au musée de Honfleur, Degas au musée André Malraux du Havre, Millet au musée Thomas Henry de Cherbourg, Renoir et Pissarro au Château-musée de Dieppe, Corot au musée de Saint-Lô, L’Ecole de Rouen au musée de Vernon, Riesener au Musée de Lisieux… Le Fonds ‘Peindre en Normandie’ exposera une sélection de ses oeuvres à Honfleur et Grand Quevilly.
Les autres formes d’expression créative, jusqu’aux plus actuelles, seront également bien représentées : musique (concerts autour de Debussy, Ravel, Satie…), photographie (exposition de Maxence Rifflet au Point du Jour à Cherbourg et au Pôle Image de Haute-Normandie à Rouen, commandes à de grands photographes), art contemporain (hommage au déjeuner sur l’herbe au Frac Haute-Normandie, installations à l’Abbaye de Jumièges), art vidéo (à l’Hôtel du Département de Seine-Maritime…), cinéma (archives Gaumont-Pathé), théâtre (dialogue entre Monet et Clémenceau), danse ou encore spectacle vivant.
De nombreux projets éducatifs seront menés en concertation et en étroite collaboration avec les établissements d’enseignement de tous niveaux sur tout le territoire normand. Ateliers artistiques, visites, cours d’histoire de l’art, les projets se multiplieront pour faire découvrir aux élèves ce grand mouvement pictural, les inviter à se l’approprier et à le réinterpréter. Le festival Normandie impressionniste est enfin un événement festif et convivial, ouvert à tous. Clins d’œil au goût des peintres Impressionnistes pour les paysages normands : projections sur des monuments, spectacles pyrotechniques, croisières et traversées sur la Seine, déjeuners sur l’herbe, guinguettes, itinéraires Impressionnistes et bien d’autres activités en plein air viendront compléter l’offre du festival, en lui conférant une dimension touristique, populaire et festive.
Commissaire général du festival Normandie Impressionniste, auteur de La Normandie, berceau de l’Impressionnisme (Ouest-France). Chacun le sait : l’Impressionnisme tire son nom d’un tableau de Monet, Impression, soleil levant, peint au Havre en 1872. Cette toile reflète à merveille une manière de peindre qui cherche à saisir l’instant éphémère, qui privilégie la couleur par rapport à la forme et qui laisse l’oeil du spectateur recomposer ce que la touche fragmentée du peintre avait dissocié. En choisissant ce tableau pour cible de ses railleries et en qualifiant d’Impressionnistes les adeptes de cette manière de peindre, le critique satirique Louis Leroy n’imaginait pas à quel point il était perspicace : ce faisant, à la fois il révélait la naissance d’un courant pictural en quête de lumière, de plein air et d’impressions fugitives et il témoignait de l’origine géographique de ce mouvement. L’Impressionnisme a paru surgir à Paris, en 1863, au Salon des Refusés (lequel réunissait les refoulés du Salon officiel). En réalité, cette révolution picturale, l’une des plus importantes de l’histoire de l’art, a émergé lentement, par transformations successives d’un genre pictural nouveau, le « paysage » en plein air, qui s’est affirmé en Normandie à partir des années 1820.
L’Impressionnisme, qui est l’expression même de la peinture claire, n’est pas sorti, comme on le dit souvent, de la sombre forêt de Barbizon, où se retrouvaient les peintres naturalistes. Quel paradoxe ce serait ! Cette peinture du moment fugitif est née sous les ciels capricieux de la Normandie, le long de ses rivages lumineux et de ses vallées verdoyantes. La naissance de l’Impressionnisme en terre normande peut sembler, à première vue, découler d’une série de hasards. Citons, parmi ces « heureux hasards » et par ordre d’apparition à l’écran :
Géricault, le héraut du Romantisme. Il naît à Rouen en 1798 et c’est là qu’il découvre l’anatomie des chevaux, qui occupent une place si importante dans son oeuvre ;
Corot, le chef de file de l’Ecole de la nature, fait ses études à Rouen et il découvre les lumières de la Normandie bien avant celles de l’Italie ;
depuis son enfance, Delacroix passe ses vacances au château de Valmont, près de Fécamp, avec son cousin Riesener. Il peint les falaises d’Etretat trente ans avant Courbet et Monet et il est le premier, dans La mer vue des hauteurs de Dieppe, à expérimenter la touche en virgule et la couleur juxtaposée des Impressionnistes ;
Huet, qui est un ami intime de Delacroix, se veut « fils de Rouen ». Il conduit la peinture du Romantisme jusqu’aux débuts de l’Impressionnisme ;
Millet est originaire de Gruchy, un hameau côtier du nord Cotentin. Marié à une Cherbourgeoise, il vit fort bien des portraits de la bourgeoisie locale lorsqu’une histoire sentimentale l’oblige à s’enfuir au Havre, où il rencontre Boudin ;
Courbet vient peindre sur la côte normande dès les années 1840. Il tombe amoureux d’une Dieppoise et leur longue liaison lui donne l’habitude d’y revenir souvent ;
Daubigny, succombe, lui, au charme d’une Cauchoise et vient s’installer à Villerville, un « trou à moules » près d’Honfleur ;
Boudin tient un commerce d’encadreur au Havre. Il expose des tableaux de Jongkind, de Millet et des célébrités de l’époque – Isabey, Troyon, Couture – qui l’initient à la peinture. Revenant à Honfleur, dont il est natif, il a pour voisin Baudelaire, un poète et critique d’art génial qui s’enthousiasme pour ses Ciels au pastel ;
Monet habite Le Havre depuis l’âge de cinq ans. Il y fait la connaissance de Boudin puis de Jongkind, qui l’emmènent peindre sur le motif. Ils seront, reconnaîtra-t-il, ses seuls vrais professeurs ;
Degas découvre tout jeune le Haras du Pin et il peint ses premières courses de chevaux à l’hippodrome d’Argentan, dans l’Orne ;
accueilli au château de Wargemont par les Bérard, Renoir retrouve à Dieppe ses amis Blanche, Monet, Eva Gonzalès et Pissarro, ainsi que Durand-Ruel, leur marchand à tous ; Berthe Morisot passe ses vacances à Houlgate, où elle reçoit les bons conseils de Riesener et de Degas ;
Lépine peint ses premières toiles à Caen, sa ville natale ;
Seurat passe ses vacances à Grandcamp et à Port-en-Bessin et il entraîne Signac et Angrand, son ami rouennais, sur la voie du Pointillisme ;
Anquetin, natif d’Etrépagny, dans l’Eure, y invente le Cloisonnisme et exerce une influence, totalement ignorée, sur Van Gogh et sur Gauguin ;
Dufy, Friesz et Braque apprennent ensemble à peindre à l’Ecole des Beaux-Arts du Havre… Une telle accumulation de hasards ne peut évidemment s’expliquer que par des causes profondes. Pourquoi cette marée qui, par vagues successives, a déferlé sur la Normandie pendant plus d’un siècle ? Pourquoi le flambeau est-il passé, de main en main, de ville en ville, de plage en plage, des Romantiques à l’Ecole de la nature, des Réalistes aux Pré-Impressionnistes, des Impressionnistes aux Post-Impressionnistes ? Si la Normandie est restée si longtemps le champ de manoeuvre préféré de tous les créateurs, de tous les précurseurs en art, et souvent aussi en idées politiques, cela tient à de solides raisons.
La Normandie possède une longue tradition picturale, illustrée dès le XVIIe siècle par un peintre aussi célèbre que Poussin, natif des Andelys, et par deux dynasties de maîtres peintres : les Jouvenet, qui tiennent atelier à Rouen, et les Restout, qui officient à Caen. À la veille de la Révolution, l’école de dessin de Rouen compte trois cents élèves, parmi lesquels les paysagistes Houel et Eschard et le graveur Le Mire, illustrateur des Fables de La Fontaine.
La richesse architecturale de la Normandie la porte à prendre la tête du mouvement de réhabilitation du patrimoine médiéval qui s’opère au début du XIXe siècle. Les plus grands artistes (Géricault, Isabey, Bonington, Hubert Robert) sont mobilisés par un érudit, le baron Taylor, pour lithographier tous les trésors de la région, afin d’alimenter le premier volume des Voyages pittoresques et romantiques dans l’Ancienne France, qu’il publie en 1820. La défense du patrimoine devient bientôt une spécialité de la province,qui crée la première « Société des antiquaires » et invente les termes architecturaux « roman » et « gothique flamboyant ».
La Normandie bénéficie de l’émergence, à la même époque, du paysage en plein air, un genre pictural nouveau, mis à l’honneur par les Anglais (Constable, Turner) et qui va peu à peu s’imposer comme le genre majeur. Grâce à ses 600 kilomètres de côtes rocheuses et sablonneuses, à son alternance de plateaux et de vallées, à ses paysages maritimes et fluviaux, à ses cités médiévales et à ses campagnes de rêve, la Normandie offre aux paysagistes et aux marinistes une infinité de motifs à peindre. À quoi s’ajoutent deux éléments essentiels pour des peintres épris de lumière et d’impressions fugitives : l’omniprésence de l’eau – qu’elle tombe en averses, déferle en vagues ou coule dans la vallée de la Seine – et la mobilité des ciels, constamment changeants sous l’effet des vents et des marées.
Le goût des peintres pour le paysage est en résonance avec la mode des bains de mer, lancée par l’aristocratie de la Restauration et de la Monarchie de Juillet. Le succès de la balnéothérapie va faire la célébrité des stations de Dieppe, d’Etretat ou de Trouville avant de faire celle de Deauville, de Sainte-Adresse et de Cabourg. La présence sur la côte normande d’une « élégante société » fait aussi le bonheur des peintres, tels Courbet ou Boudin, qui savent lui offrir un miroir flatteur. L’attirance des peintres pour la Normandie tient aussi à sa proximité de Paris, déterminante à une époque où l’on voyage encore en diligence ou en bateau à vapeur. Cela vaut pour les « horsains », qui viennent l’été en Normandie peindre sur le motif, comme pour les Normands, qui montent l’hiver à la capitale fréquenter les ateliers et exposer au Salon. Cet atout va s’accentuer, à partir du milieu du siècle, avec l’ouverture des lignes de chemin de fer reliant Paris à Rouen, à Dieppe, au Havre et à Deauville. D’autant plus qu’au même moment, l’invention de la peinture en tube et du chevalet pliant allège l’attirail du peintre et accroît sa mobilité.
À toutes ces raisons, qui expliquent que l’Impressionnisme ait pris sa source en Normandie, il faut en ajouter une dernière, qui est de première importance : le rapprochement franco-anglais. Après les guerres napoléoniennes et le blocus continental, qui avaient séparé la France et l’Angleterre, la Normandie devient le lieu de rencontre et d’échanges privilégiés entre les avant-gardes artistiques des deux pays, prélude à l’Entente cordiale conclue entre Louis-Philippe et la reine Victoria. Le génial Turner effectue six grands voyages en Normandie, écumant toute la région, du Tréport jusqu’au Mont Saint-Michel et du Havre jusqu’à Vernon. Il en ramène des aquarelles éblouissantes, qui lui servent pour ses grandes compositions à l’huile. Il est imité par des peintres aussi novateurs que Bonington, Prout ou Cotman. Traversant la Manche en sens inverse, Géricault passe un an à Londres, expose triomphalement son Radeau de la Méduse, découvre l’oeuvre de Constable, encourage ses amis Delacroix, Isabey et Huet à faire le voyage de Londres, bientôt préféré à celui de Rome. Les échanges franco-anglais ne vont plus cesser, faisant se rencontrer sur la côte normande Bonington et Delacroix, Whistler et Courbet, Sickert et Degas…
Et si, en 1892, Monet entreprend sa série des Cathédrales de Rouen, peintes de face, sans les facilités de la perspective, c’est sans doute pour surpasser Turner qui, soixante ans plus tôt, a peint de biais le mastodonte gothique. Surpasser le génial sujet de Sa Majesté, voilà qui a dû stimuler l’ardeur du patriarche de Giverny qui prétendait – non sans quelque raison ! – au titre de plus grand peintre du siècle.
Texte à paraître dans le Guide du Routard Normandie Impressionniste, publié par Hachette en avril 2010.
Claude Monet Portail de la cathédrale de Rouen, temps gris 1892, huile sur toile Musée des Beaux-Arts de Rouen
Jacques-Sylvain Klein, vice-Président du Conseil scientifique et Commissaire général du festival Économiste et historien d’art, Jacques-Sylvain Klein est l’auteur de La Normandie, berceaude l’Impressionnisme, de La Maison Sublime : l’école rabbinique et le royaume juif de Rouen et de L’effervescence rouennaise au siècle naissant. Il assure le commissariat général du festival, assisté d’une équipe dirigée par Annick Bouillot, chef de projet.
Jacques-Sylvain Klein Vice-président du Conseil scientifique et Commissaire général du festival
Exceptionnellement dense et diversifiée, la première programmation du festival Normandie Impressionniste est l’occasion unique de plonger aux sources de l’un des plus importants courants artistiques de l’histoire de l’art pour mieux en apprécier la force créative et inspiratrice. Elle est le reflet du dynamisme et de la richesse de l’un des plus beaux territoires de France.
Depuis plusieurs mois, à travers toute la Normandie, toutes les énergies se mobilisent autour de la première édition de Normandie Impressionniste. Un grand nombre d’acteurs culturels, institutionnels, économiques, touristiques et éducatifs contribuent à élaborer une programmation dense, exigeante mais accessible, offerte au plus large public venu de France et de l’étranger.
Au programme culturel : un événement phare et très attendu au musée des Beaux-Arts de Rouen, de nombreuses expositions dans les musées normands ainsi qu’une multitude de manifestations culturelles dans les lieux emblématiques de l’Impressionnisme, sur l’ensemble de la Haute et Basse-Normandie. Toutes les formes artistiques sont au rendez-vous pour célébrer ce mouvement, source d’inspiration : peinture, arts décoratifs, art contemporain, vidéo, photographie, cinéma, musique, théâtre, spectacle vivant… Normandie Impressionniste sera aussi un grand événement populaire, festif et touristique : déjeuners sur l’herbe, guinguettes, bals, ballades, croisières, projections nocturnes, ateliers de plein air jalonneront le festival durant quatre mois, dans toute la Normandie.
En voici un petit inventaire, non exhaustif, département par département.
Théodore GERICAULT, William TURNER, Richard-Parkes BONINGTON, John Steel COTMAN, Samuel PROUT, Paul HUET, Jean-Baptiste COROT, Jules NOEL, Constant TROYON, Adolphe CALS, Charles LAPOSTOLET, Stanislas LEPINE, Albert LEBOURG, Claude MONET, Johan Barthold JONGKIND, Antoine GUILLEMET, Charles PECRUS, Léon-Jules LEMAITRE, Charles ANGRAND, Joseph DELATTRE, Charles FRECHON, Paul GAUGUIN, Gustave CAILLEBOTTE, Eugène MURER, Camille PISSARRO, Auguste RENOIR, Alfred SISLEY, Robert PINCHON, Maurice LOUVRIER
William TURNER, Richard-Parkes BONINGTON, John Steel COTMAN, Jean-Baptiste COROT, Eugène DELACROIX, Eugène ISABEY, Charles LAPOSTOLET, Eva GONZALES, Adolphe CALS, Albert LEBOURG, Jacques-Emile BLANCHE, Auguste RENOIR, Claude MONET, Antoine GUILLEMET, Eugène MANET, Walter SICKERT, James Abboth WHISTLER, Camille PISSARRO, Eugène BOUDIN, Paul HELLEU
William TURNER, Eugène ISABEY, Jules NOEL, Paul HUET, Johan Barthold JONGKIND, Auguste RENOIR
William TURNER, Jean-Baptiste COROT
Jean-Baptiste COROT
Jean-Baptiste COROT, Eugène DELACROIX, Eugène ISABEY, Eugène LEPOITTEVIN, Gustave COURBET, Claude MONET, Eugène BOUDIN, Johan Barthold JONGKIND
Jean-Baptiste COROT, Eugène ISABEY, Claude MONET, Camille COROT
Théodore GERICAULT, Richard-Parkes BONINGTON, William TURNER, Camille COROT, Jean-François MILLET, Jules NOEL, Johan Barthold JONGKIND, Eugène BOUDIN, Charles PECRUS, Claude MONET, Antoine GUILLEMET, Frédéric BAZILLE, Stanislas LEPINE, Henri-Edmond CROSS, Auguste RENOIR, Camille PISSARRO
Eugène DELACROIX, Léon RIESENER
Eugène DELACROIX, Claude MONET, Camille PISSARRO
William TURNER, Constant TROYON
Auguste RENOIR, Claude MONET
Auguste RENOIR
Joseph DELATTRE
Théodule RIBOT
Eugène ISABEY, Jules NOEL, Berthe MORISOT, Claude MONET
Théodore ISABEY, Johann-Bartold JONGKIND, Adolphe CALS
Claude MONET, Eugène DELACROIX, Eugène BOUDIN, Camille PISSARO, Berthe MORISOT
Alfred SISLEY
Alfred SISLEY, Albert LEBOURG
Charles ANGRAND
Eugène ISABEY
Richard-Parkes BONINGTON
William TURNER, Constant TROYON, Eugène BOUDIN
William TURNER
Albert LEBOURG
Paul HUET
Auguste RENOIR
William TURNER, Paul HUET
Jean-Baptiste COROT
Théodule RIBOT
Louis-Alexandre DUBOURG
Albert LEBOURG
Claude MONET, Paul-Emile PISSARRO
Paul-Emile PISSARRO
Richard-Parkes BONINGTON, Camille COROT, Camille PISSARRO, Paul-Emile PISSARRO
William TURNER, John Steel COTMAN, Théodore ROUSSEAU
Richard Parkes BONINGTON, William TURNER, Claude MONET
Richard Parkes BONINGTON
Louis ANQUETIN
Albert LEBOURG
William TURNER
William TURNER, Richard-Parkes BONNINGTON
William TURNER, Richard-Parkes BONINGTON, Xavier LEPRINCE, Paul HUET, Charles MOZIN, Jean-Baptiste COROT, Eugène ISABEY, Constant TROYON, Johan Barthold JONGKIND, Gustave COURBET, Louis-Alexandre DUBOURG, Eugène BOUDIN, Frédéric BAZILLE, Charles-François d’AUBIGNY, Adolphe-Félix CALS, Charles PECRUS, Emile RENOUF, Henry-Michel LEVY, Charles LAPOSTOLET, Eva GONZALES, Gustave MOREAU, Georges SEURAT
Richard-Parkes BONNINGTON, Jean-Baptiste COROT, Paul HUET, Eugène BOUDIN, Stanislas LEPINE
Richard-Parkes BONINGTON, Camille COROT, Charles MOZIN, Paul HUET, Théodule RIBOT, Eugène ISABEY, Constant TROYON, Gustave COURBET, Charles PECRUS, Henry-Michel LEVY
Eugène BOUDIN, Gustave COURBET, James Abboth WHISTLER
Paul HUET, Léon RIESENER
Paul HUET
Paul HUET
Paul HUET, Camille COROT, Charles-François d’AUBIGNY, Félix CALS, Charles LAPOSTOLET, Antoine GUILLEMET
Edgar DEGAS
Henry-Michel LEVY
Constant TROYON
Paul-Emile PISSARO
Richard-Parkes BONINGTON, Stanislas LEPINE
Georges SEURAT
Constant TROYON
Eva GONZALES
Eugène ISABEY, Jean-François MILLET, Berthe MORISOT
Jean-Baptiste COROT, Samuel PROUT
Jean-François MILLET
Camille COROT, Théodore ROUSSEAU, Charles-François d’AUBIGNY, Paul HUET
John Steel COTMAN, Paul HUET, Jean-Baptiste COROT
John Steel COTMAN, Camille COROT, Théodore ROUSSEAU
Jean-Baptiste COROT
John-Steel COTMAN, Jean-Baptiste COROT
Edgar DEGAS
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