Le pitch : Adolescent de 15 ans, Mike se rend à son tout premier jour de travail : il vient d’être embauché dans un établissement de bains publics de l’East End londonien. Sur place, sa collègue Susan est chargée de lui présenter les lieux. Le jeune homme est tout de suite attiré par cette jolie rousse plus âgée que lui. Alors qu’il découvre une atmosphère étrange autour de la piscine, Mike doit faire face aux avances d’une cliente échaudée. Peu à peu, Susan joue avec l’inexpérience du garçon, profitant de son admiration candide pour le faire plonger dans une dangereuse spirale de fantasmes et d’obsession…
A propos :
Sous ses apparences de comédie outrancière ou de joyeux bizutage, Deep End dissimule un drame cruel de l’adolescence qui navigue entre thriller psychologique et tragédie romantique. Avec un sens ahurissant de la composition plastique, Jerzy Skolimowski suit la déambulation d’un garçon hanté par l’image d’un amour insaisissable. Cette oeuvre au ton instable est une plongée frénétique dans l’East End, négatif sinistre du Swinging London qui invoque les ambiances de Répulsion (Roman Polanski) ou de Blow-Up (Michelangelo Antonioni). Traversé par la musique des seventies, de la folk-pop de Cat Stevens au rock expérimental du Groupe Can, Deep End est l’un des films emblématiques du cinéma indépendant.
En salles depuis le 13 juillet 2011
Jerzy Skolimoswki naît à Lódz en 1938. Son enfance est marquée par la brutalité de la guerre : son père, résistant, est tué par les nazis et sa mère cache notamment une famille juive chez eux. Un contexte douloureux qui, selon le cinéaste, fut déterminant sur son travail de réalisateur.
Après une scolarité agitée, Skolimowski étudie à l’université l’ethnographie, la littérature et l’histoire, tout en se passionnant pour le jazz et la boxe. Alors qu’il n’a qu’une vingtaine d’années, il écrit et a déjà publié plusieurs recueils de poèmes et de nouvelles lorsqu’il rencontre Andrzej Wajda, chef de « l’école polonaise » alors dominante dans le cinéma. En réponse au défi lancé par Wajda, Skolimowski écrit pour le réalisateur le scénario de son long-métrage « Innocent Sorcerers » sur lequel il est également engagé comme acteur. Skolimowski intègre la Lódz Film School et termine son cursus en ayant achevé son premier film, composé de scènes tournées au fil des années. Puis, il collabore avec Polanski, écrivant les dialogues de « Knife in the water ».
Entre 1964 et 1984, Skolimowski tourne douze longs-métrages, dont six en partie autobiographiques. Après un 1er tournage en dehors de Pologne avec « Le Départ », film en français avec Jean-Pierre Léaud, l’interdiction de son long-métrage « Hands Up », film anti-stalinien, contraint le réalisateur à l’exil. Il tourne alors « Deep End », 2ème film basé sur un de ses scénarios. Le film, sorti en 1970 n’est pas soutenu par son studio et disparaît malheureusement rapidement de la circulation. Le cinéaste y reprend un de ses thèmes importants, déjà présent dans « Le Départ » et « Walkower » : le passage à l’âge adulte, une période décrite de manière agitée et inquiétante. Le mélange de romantisme et de détachement proche du cynisme que l’on trouvait déjà chez Skolimowski fusionne ici autour du personnage de Mike, obsédé par sa collègue de bureau.
Le cinéma de Jerzy Skolimowski a participé au renouveau au cinéma en Europe centrale et orientale, dans le sillage de la Nouvelle Vague française. La plupart de ses films sont très personnels, Skolimowski ayant déclaré à plusieurs reprises tourner avant tout pour son propre plaisir. Le réalisateur a également affirmé : « En tant que poète, mon esprit suit un chemin d’associations poétiques . Je n’ai pas peur de m’éloigner d’une narration directe. Je me sens à l’aise avec une histoire qui vous tente à croire ou à ne à pas croire. »* En 2008, sort sur les écrans « Quatre nuits avec Anna ». Le film marque le retour de Skolimowski au cinéma, après dix-sept années d’interruption durant lesquelles l’artiste s’est notamment consacré à la peinture et au jeu d’acteur. Puis, il y a quelques mois est sorti « Essential Killing », récompensé par deux Polish Film Awards, dont celui du meilleur réalisateur/meilleur film. Skolimoswski vit actuellement en Pologne.
* As a poet my mind is trained along the path of poetic associations—I’m not afraid to wander away from direct narrative—I feel safe with a story that tempts you to believe or disbelieve.
Valentin, un journaliste révolutionnaire, a été torturé pour ses convictions politiques et incarcéré dans une prison d’Amérique latine. Molina, un étalagiste homosexuel, y est condamné pour une affaire de moeurs. Tout sépare ces deux hommes qu’on enferme dans la même cellule. Pour oublier la solitude de leurs nuits, Molina fait partager à Valentin les rêves qu’il puise dans les vieux films peuplant sa mémoire. Alors que l’animosité des deux détenus se transforme en amitié, une toile de trahison se tisse autour d’eux, mettant à l’épreuve leur confiance mutuelle et leur esprit de sacrifice…
Huis clos fantasmagorique adapté du célèbre roman de Manuel Puig, Le Baiser de la femme araignée suit la relation complexe entre deux hommes, incarnés par deux acteurs magistraux : William Hurt (A History of Violence) – Prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes 1985 – et Raul Julia (La Famille Addams). Mêlant la réalité carcérale à un imaginaire débridé, Hector Babenco (Pixote, la loi du plus faible) dresse un portrait obscur des répressions sexuelle, idéologique et physique sous le joug d’un régime totalitaire. Fable onirique, Le Baiser de la femme araignée est un chef-d’oeuvre intemporel à la renommée internationale.
Hector BABENCO
Héctor Babenco est né en 1946 à Mar del Plata en Argentine. Dans les années soixante, il vit en Europe où il exerce plusieurs métiers, et revient en Amérique du sud en 1963, plus précisément au Brésil, où il se fait naturalisé. Il fait ses débuts dans le milieu du cinéma en tant qu’assistant réalisateur. En 1973, il réalise son premier long métrage, un documentaire intitulé O Fabuloso Fittipaldi, sur le coureur automobile Emerson Fittipaldi. Deux ans plus tard, dans un contexte de répression politique au Brésil, il signe un portrait d’homme en marge de la société, O Rei da Noite, qui lui permet de se faire remarquer par la critique et le public.
EN ÉDITIONS BLU-RAY & DVD COLLECTOR
(1985 – 120 mn – Couleurs)
1 BD 25 + 1 DVD 9 • MASTER HAUTE DÉFINITION • AVC Version Originale DTS-HD Master Audio 5.1 & PCM Stéréo Version Française PCM Stéréo Sous-Titres Français Format 1.85 respecté • Couleurs Durée du Film : 120 mn
Le destin dramatique d’une jeune Allemande prise dans la tourmente de l’Histoire, des années noires au difficile redressement de l’après-guerre : un chef -d’oeuvre incontournable du cinéma allemand et le film culte de toute une génération.
Dans l’Allemagne des années 30, Hans et Lene se marient. Très vite, la guerre éclate. Hans est mobilisé et envoyé en Pologne. En l’absence de son époux, Lene met au monde une petite fille, Anna. Au moment de la débâcle, Lene est obligée de quitter sa maison détruite et de fuir avec sa fille. Toutes les deux doivent affronter la peur, les violences, les privations…
Allemagne, mère blafarde – dont le titre est extrait d’un poème de Bertolt Brecht – puise son origine dans les souvenirs que la réalisatrice a conservés de sa propre mère durant l’époque nazie et l’immédiat après-guerre. Helma Sanders-Brahms fait habilement s’entrelacer l’histoire collective, celle d’un pays en ruines rongé par le nazisme, et l’histoire personnelle. À la fois conflit et questionnement sur l’impossibilité de vivre en Allemagne sans faire abstraction de ses maux, la cinéaste élabore une oeuvre poignante et d’une obsédante poésie, mêlant subtilement autobiographie, essai politique et chronique familiale.
Drame | Allemagne | 1980 | 123mn
Réalisation : Helma SANDERS-BRAHMS
Avec : Eva MATTES, Ernst JACOBI, Elisabeth STEPANEK
ENTRETIEN AVEC HELMA SANDERS-BRAHMS (11 mn)
La réalisatrice d’Allemagne, mère blafarde revient, trente ans après, sur la genèse et la fabrication de son film, abordant notamment la signification du poème de Brecht et le choix de l’actrice principale.
FROIDE FIGURE (26 mn)
Par Marielle Silhouette, Maître de conférences à Paris IV. Issue de la même génération que Rainer Werner Fassbinder, Helma Sanders-Brahms a quarante ans lorsqu’elle réalise Allemagne, mère blafarde. Pour raconter son histoire et celle de sa mère, elle construit une vérité entre réalité et fiction et y mêle différents modes de figuration, poésie, théâtre, chant, danse et sculpture.
Édition DVD CARLOTTA FILMS 8, BD MONTMARTRE 75009 PARIS
Chef-d’œuvre tardif de Billy Wilder, La Vie privée de Sherlock Holmes se déroule dans l’ambiance feutrée d’une Angleterre victorienne reconstituée au moindre détail près – les décors sont signés Alexandre Trauner, collaborateur de Marcel Carné qui insuffla à Quai des brumes ou aux Enfants du paradis leur réalisme poétique. À cet onirisme volontairement désuet, Wilder oppose une évocation audacieuse et crue de la vie privée de son personnage. Indices d’homosexualité, addiction à la cocaïne, et une réputation visiblement usurpée : Sherlock Holmes n’a plus rien du détective triomphant, lui qui, malgré son sens supposé de la déduction, se révèle ici plus manipulé que manipulateur.
AU CINÉMA LE 3 FÉVRIER 2010
Il y a des semaines que Sherlock Holmes et son fidèle Watson vivent dans l’attente d’une nouvelle enquête. Invité à une soirée des Ballets russes, Holmes se fait offrir un stradivarius par la danseuse étoile Petrova, laquelle lui fait la cour. Pour s’en défaire, le détective prétexte que Watson est son compagnon. Un peu plus tard, un cocher amène à leur domicile une jeune femme amnésique, la belle et vénéneuse Gabrielle Valladon, qui prie Holmes d’enquêter sur la disparition de son mari. Les investigations le mènent jusqu’en Écosse : il se retrouvera aux prises avec une espionne allemande, une bande de nains, un sous-marin très convoité, et même le monstre du Loch Ness…
Polar/ Policier /Suspense | Royaume-Uni | 1970 | 130 mn
Réalisation : WILDER Billy
Scénario : Billy WILDER, I.A.L. DIAMOND, Arthur CONAN DOYLE
Interprétation : Interprètes :
Sherlock HOLMES Robert STEPHENS
Dr John H.WATSON Colin BLAKELY
Ilse von HOFFMANSTAT Geneviève PAGE
Mycroft HOLMES Christopher LEE
Photographie : Christopher CHALLIS
Musique : Miklos ROZSA
Production : Billy WILDER
CARLOTTA FILMS Ines DELVAUX 8, BD MONTMARTRE – 75009 PARIS
Synopsis : Harry Caul est seul au milieu de la foule. Il enregistre le dialogue d’un couple pour le compte d’un de ses clients. Il est l’un des meilleurs dans son métier : écouteur professionnel. Une sorte d’espion qui capte les conversations les plus secrètes. En écoutant la cassette chez lui, il découvre un complot meurtrier. Il s’est toujours tenu en marge de la société : le moment d’agir est-il arrivé ?
l’Amérique baigne dans un climat de paranoïa, Francis Ford Coppola réalise Conversation secrète. Fraîchement auréolé du succès du Parrain, le réalisateur s’engouffre davantage dans les méandres des organisations secrètes de la société américaine moderne. S’inspirant de l’argument de Blow Up, il créé de toutes pièces un scénario à suspense entremêlé de signes et de codes à déchiffrer, son dernier scénario propre avant le récent Tetro. Au centre de la fiction, les angoisses du personnage d’Harry Caul, sublimement interprété par un Gene Hackman obsessionnel et maniaque, résonnent étrangement avec la complexe réalité du monde. Au-delà de l’intrigue, Conversation secrète est un grand film de cinéaste. Dans sa façon de refaire un montage, d’assembler des morceaux de puzzle, Harry Caul se rapproche du rôle d’un metteur en scène. Travail approfondi, et jusque là inédit, sur les sons et les images, Conversation secrète – qui a demandé presque une année de postproduction à Walter Murch – a bouleversé la façon de mettre en scène du cinéma américain. Palme d’or en 1974, il fait aujourd’hui encore office de modèle incontesté.
Polar/ Policier /Suspense | États-Unis | 1974 | 121 mn Réalisation : COPPOLA Francis Ford Scénario : Francis FORD COPPOLA Interprétation : Gene HACKMAN, John CAZALE, Allen GARFIELD, Frederic FORREST, Cindy WILLIAMS, Robert DUVALL, Harrison FORD Photographie : Bill BUTLER Musique : David SHIRE Production : Francis FORD COPPOLA pour Coppola Company
Distributeur CARLOTTA FILMS Ines DELVAUX 8, BD MONTMARTRE – 75009 PARIS Tel : 01 42 24 10 86 ines@carlottafilms.com
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