191,3 millions d’entrées en salles du 1er janvier au 30 novembre 2011, soit +2,0 %
Selon les dernières estimations de la direction des études, des statistiques et de la prospective, la fréquentation cinématographique atteint 25,9 millions d’entrées au mois de novembre 2011, soit 34,4 % de plus qu’en novembre 2010.
191,3 millions d’entrées ont été réalisées au cours des onze premiers mois de l’année, soit 2,0 % de plus que sur la période janvier-novembre 2010. Sur les 12 derniers mois écoulés, les entrées dans les salles sont estimées à 210,5 millions, ce qui constitue une progression de 0,2 % par rapport aux 12 mois précédents.
Estimations du mois de novembre 2011
| Fréquentation totale |
2011 |
2010 |
Evolution 2011/2010 (%) |
| Janvier |
14,63 |
18,87 |
-22,5 |
| Février |
21,60 |
20,58 |
+5,0 |
| Mars |
16,94 |
18,67 |
-9,2 |
| Avril |
13,73 |
18,51 |
-25,8 |
| Mai |
15,70 |
16,19 |
-3,0 |
| Juin |
14,56 |
10,80 |
+34,8 |
| Juillet |
20,02 |
18,54 |
+8,0 |
| Août |
17,33 |
17,02 |
+1,8 |
| Septembre |
11,41 |
10,61 |
+7,5 |
| Octobre |
19,50 |
18,53 |
+5,2 |
| Novembre |
25,90 |
19,27 |
+34,4 |
| 11 premiers mois |
191,32 |
187,60 |
+2,0 |
| Année glissante (de déc. n-1 à nov. n) |
210,53 |
210,11 |
+0,2 |
(millions d’entrées)
Source : CNC
40 % de part de marché pour les films français – du 1er janvier au 30 novembre 2011
La part de marché des films français est estimée à 40% sur les onze premiers mois de 2011 (36,5 % sur janvier-novembre 2010) et celle des films américains à 47,3 % (47,3 % sur janvier-novembre 2010). Sur les 12 derniers mois, la part de marché des films français est estimée à 39,0 %, celle des films américains à 47,6 % et celle des autres films à 13,5 %.
| Parts de marché (%) |
Films français |
Films américains |
Autres films |
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2011 |
2010 |
2011 |
2010 |
2011 |
2010 |
|
| 11 premiers mois |
40,0 |
36,5 |
47,3 |
47,3 |
12,6 |
16,3 |
| Année glissante (de déc. n-1 à nov. n) |
39,0 |
36,7 |
47,6 |
48,2 |
13,5 |
15,1 |
Source : CNC
Les estimations de fréquentation mensuelle sont fiables à 5 % près, et leur précision augmente avec le cumul des mois. En revanche, la précision est moins grande dans le calcul des parts de marché. Il s’agit donc de considérer ces parts de marché avec prudence.
Les données en rouge sont des estimations
Depuis 1997, les Rencontres internationales proposent une action pluridisciplinaire en faveur de la création contemporaine en cinéma, vidéo et multimédia. Le festival présente chaque année, à Paris, à Berlin et à Madrid, une programmation internationale réunissant des œuvres d’artistes et de réalisateurs reconnus sur la scène internationale aux côtés de jeunes artistes et de réalisateurs peu diffusés.
Les Rencontres internationales souhaitent ainsi faire découvrir des œuvres contemporaines à un large public, susciter des circulations entre différents milieux de création et faire communiquer leurs publics, dynamiser les échanges entre artistes, réalisateurs et acteurs de la vie artistique et culturelle.
Chaque année, un appel à proposition est ouvert à tous pour l’ensemble des cycles de la programmation.
• Les Rencontres souhaitent accompagner, induire des parcours, des circulations, entre différentes pratiques contemporaines de création, entre différents publics, entre artistes et réalisateurs, entre différents espaces, géographiques, artistiques et culturels, à Paris, Berlin et Madrid – ces trois villes s’inscrivent aujourd’hui dans une différence positive, permettant une approche d’éléments significatifs de notre société, une plus grande compréhension de contextes artistiques et culturels en devenir, une plus grande compréhension de leurs enjeux.
• Dans le prolongement des précédentes éditions des Rencontres, depuis 1997, ils ont souhaité donner aux Rencontres Internationales la tonalité d’un événement axé sur la création contemporaine, présenter des réalisations pouvant intégrer les recherches et langages de domaines d’expression différents, engageant un questionnement de l’image et du rapport à l’espace et au temps, une recherche sur le langage cinématographique, audiovisuel, plastique, un questionnement en acte.
• Toutes ces œuvres constituent un laboratoire de création vivant que nous voulons explorer, faire découvrir. Leur volonté de décloisonner différents milieux de création, différents espaces, ainsi que leurs publics, et de les faire se rencontrer, accompagne notre action pour un événement ouvert, à même de faire émerger spécificités et correspondances des langages, des regards, au sein d’une création contemporaine en mouvement.
• Pour les prochaines Rencontres Internationales, ils ont souhaité poursuivre cette action, ouvrir à nouveau un espace d’échanges et de rencontres entre différents langages, différents publics.
Les Rencontres Internationales se dérouleront à Paris au Centre Pompidou et sur d’autres lieux du 18 au 26 novembre 2011. La même programmation sera présentée à Madrid en avril et à Berlin en juillet 2012.
Cet appel est ouvert à tous, individu ou organisme, pour les cycles film, vidéo et multimédia, sans restriction de genre et de durée. Les propositions sont gratuites, sans limitation de provenance géographique.
Les sorties de la semaine |
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Après le succès de la diffusion en direct de Giulio Cesare retransmis dans 15 salles de cinéma UGC le lundi 7 février 2011 (6000 spectateurs ont assisté, pour la première fois, à une diffusion en direct d’une production lyrique de l’Opéra national de Paris), UGC retransmettra la production de l’Opéra national de Paris : Mireille de Charles Gounod, mis en scène par Nicolas Joel et dirigé par Marc Minkowski, diffusée dans 16 salles françaises.
Près de 7 000 places sont disponibles à la réservation (à partir de 10€ la place pour les moins de 26 ans et 28€ en tarif normal). Réservation et informations complémentaires sur www.ugc.fr. La captation audiovisuelle Mireille de Charles Gounod a été réalisée par François Roussillon en coproduction avec l’Opéra national de Paris et François Roussillon et Associés, avec la participation de France 3.
OPÉRA EN CINQ ACTES ET SEPT TABLEAUX (1864) Musique de Charles Gounod (1818-1893) Livret de Michel Carré d’après le poème de Frédéric Mistral Mirèio En langue française
Paris UGC Normandie – 03 mars 2011 19:45 UGC Ciné Cité Bercy – 10 mars 2011 19:45 UGC Ciné Cité La Défense – 17 mars 2011 19:45 Région parisienne UGC Ciné Cité Cergy le Haut – 03 mars 2011 19:45 UGC Ciné Cité SQY Ouest – 24 mars 2011 19:45 UGC Ciné Cité Créteil – 24 mars 2011 19:45 UGC Ciné Cité Noisy le Grand – 10 mars 2011 19:45 UGC Ciné Cité Rosny – 03 mars 2011 19:45 Province UGC Ciné Cité Atlantis – Nantes – 03 mars 2011 19:45 UGC Ciné Cité Bordeaux – 03 mars 2011 19:45 UGC Ciné Cité Lyon – 03 mars 2011 19:45 UGC Ciné Cité Lille – 03 mars 2011 19:45 UGC Ciné Cité Ludres – 03 mars 2011 19:45 UGC Ciné Cité Strasbourg – 03 mars 2011 19:45 UGC Ciné Cité Rouen – 03 mars 2011 19:45 UGC Ciné Cité Villeneuve d’Ascq – 10 mars 2011 19:45
Création d’un guichet unique (BAT*) au sein des administrations pour valoriser le patrimoine de l’état**, mais aussi d’épargner aux productions télévisuelles et cinématographiques, la recherche de multiples autorisations de tournage comme c’était le cas jusqu’à présent.
* bureau d’autorisation de tournage ** Commissariat, hôpitaux, palais de justice, école ministères, etc..La montée en puissance du capital immatériel par rapport au capital physique est ancienne et remonte aux années 1920. Mais cette tendance a véritablement pris une nouvelle dimension depuis les années 80, lorsque les pays de l’OCDE ont atteint un point de basculement. Désormais, la dynamique de croissance et de la création de valeur repose avant tout sur des éléments immatériels : savoirs, connaissances, nouvelles idées, contacts, modalités d’organisation…
L’innovation est aujourd’hui un phénomène beaucoup plus large qu’au temps de l’âge d’or de l’économie industrielle, durant lequel l’innovation découlait essentiellement du travail des laboratoires de recherche. Innover, ce n’est plus seulement lancer un produit technologiquement plus élaboré, c’est également créer un service, découvrir un concept commercial, développer une image de marque, trouver une forme d’organisation du travail plus appropriée, concevoir une chaîne de travail plus valorisante, imaginer un design révolutionnaire, ou encore appliquer de façon originale des solutions traditionnelles au monde du Net.
Les entreprises ont déjà largement basculé vers ce nouveau modèle. Lorsque l’on décompose les coûts de fabrication de nombreux produits, on s’aperçoit que la part des éléments matériels (matières premières, amortissement des équipements industriels…) ne cesse de se réduire au profit de charges immatérielles (marketing, services…). Dans ce contexte, les entreprises investissent massivement – publicité, recherche et développement, formation – pour être à même d’innover et de se constituer des actifs immatériels (marques, brevets, savoir-faire…). Ceux-ci occupent une place croissante dans l’économie, même si leur importance réelle n’est pas convenablement appréhendée par les outils de mesure et de comptabilité traditionnels.
Que l’économie se fonde de plus en plus sur l’immatériel et de moins en moins sur des facteurs physiques ou financiers, s’explique par trois mouvements de fond que connaissent les sociétés développées depuis 20 ans : l’importance cruciale de l’innovation, l’explosion des technologies de l’information et de la communication ainsi que la tertiarisation des économies.
L’intérêt des entreprises pour ce type d’actions n’est pas une nouveauté en soi : la recherche ou les marques étaient déjà largement présentes dans l’économie industrielle. Ce qui est nouveau en revanche, c’est le renforcement de l’importance qu’elles représentent désormais dans la compétitivité et la création de valeur.
Les entités publiques prennent conscience à leur tour de la profondeur de ce changement et commencent à s’organiser en conséquence.
Réfléchir sur l’économie de l’immatériel.
La commission composée d’une vingtaine de membres de la société civile et de l’administration des Finances, a remis son rapport le 30 novembre 2006.
Le constat global de cette commission est que l’économie a changé. Auparavant, pendant les Trente Glorieuses, le succès économique reposait sur la richesse en matières premières et les industries manufacturées. C’est désormais la capacité à innover, à créer des concepts et à produire des idées qui est devenu l’avantage compétitif essentiel. La véritable richesse n’est plus matérielle, elle est immatérielle. Un exemple : il y a trente ans, être un leader de l’industrie automobile c’était surtout s’imposer par des critères techniques comme les caractéristiques de la cylindrée par exemple. De nos jours, c’est la marque, le service après-vente qui font la réussite industrielle.
La première recommandation de ce rapport, traduite concrètement dans les faits, sera la création de l’Agence du patrimoine immatériel de l’État (APIE).
Le cœur de métier de l’APIE est en premier lieu de sensibiliser les institutions publiques à la culture et l’importance de l’immatériel, puis de les aider à identifier et répertorier leurs propres gisements d’actifs immatériels, et enfin de les conseiller dans la protection et la valorisation optimales de ce patrimoine immatériel.
Selon la nature des projets pour lesquels l’APIE est sollicitée, une équipe pluridisciplinaire de 2 à 4 spécialistes en général va intervenir (juristes, marketeurs…). Pour certains projets importants, relatifs par exemple à la modernisation de l’image et de l’identité d’opérateurs de l’État, l’assistance de l’équipe projet dédiée peut s’échelonner sur 18 mois.
Dès sa mise en œuvre opérationnelle (septembre 2007) l’APIE s’est attelée à développer quatre chantiers prioritaires qui s’inscrivent dans le cadre de la modernisation de l’État : valoriser les sites publics par des locations, mieux protéger et gérer les marques et savoir-faire, faciliter l’accès et la réutilisation des données publiques, mesurer et comptabiliser les actifs immatériels.
La politique d’accueil des tournages :
Le patrimoine immobilier de l’État est riche d’une diversité exceptionnelle : des sites prestigieux, singuliers, historiques qui, à leur qualité architecturale, à leur situation ou à leur décoration, ajoutent un élément supplémentaire qui est leur image intrinsèque.
Ces lieux publics, pratiquement pas ou peu mis à disposition des professionnels du cinéma et de la télévision, représentent un intérêt essentiel pour des tournages audiovisuels. Ils constituent en effet des décors souvent incontournables pour bien des productions : palais de justice, hôpitaux, casernes, etc. sont des sites privilégiés dans bon nombre de scénarios, qui souvent nécessitent la reconstitution en studio.
L’APIE a, dès sa création, incité les ministères à s’ouvrir aux tournages car il était important que les services de l’État puissent accueillir favorablement les demandes des réalisateurs et sachent les gérer et les valoriser. Il s’agit surtout de démontrer la volonté de l’administration de s’ouvrir et de mieux mettre en exergue ce qu’elle est et ce qu’elle fait.
Le fait que ces lieux n’aient jamais été utilisés auparavant pour servir de décors à des films, leur confère une valeur élevée inestimable et justifie naturellement une contrepartie financière que les cinéastes jugent normale dès lors qu’elle est à la hauteur des prix pratiqués sur leur marché, et qu’elle leur soit annoncée. L’APIE a développé une méthodologie de tarification cohérente et homogène afin que les emprises publiques soient proposées au juste prix. La tarification étudiée par l’APIE et confrontée aux données professionnelles des instances officielles du cinéma (CNC, Commission du Film, associations professionnelles) prend notamment en compte le type de production (cinéma, TV, publicité…) la nature et le prestige du site, sa rareté, son accessibilité et son potentiel de représentation cinématographique.
En outre, l’APIE conseille aux ministères de dédier un interlocuteur privilégié pour être le point de contact unique des professionnels de l’audiovisuel, leur épargnant ainsi la recherche de multiples autorisations administratives dans un labyrinthe de services divers.
En parallèle l’APIE a élaboré une convention-cadre assortie d’un cahier de prescriptions techniques, apportant aux administrations comme aux productions, des garanties quant aux droits et obligations de chacun. Ce contrat-type permet en outre une parfaite cohérence entre toutes les mises à disposition de sites publics.
La mise à disposition, pour des tournages audiovisuels, de ces nombreux lieux publics permet de valoriser l’actif immatériel qui leur est attaché et l’image de l’institution.
STATISTIQUES DE L’industrie cinématographique
| 2007 | 2008 | 2009 | |
| Film d’initiative Française : | 185 | 196 | 182 |
| Film de coproduction à majorité étrangère : | 43 | 44 | 48 |
| Total : | 228 | 240 | 230 |
Un niveau d’activité total revenu à celui de 2007, 2008 apparaissant comme une année record, notamment grâce aux films de coproduction à majorité étrangère, qui, malgré la baisse d’activité, ont augmenté (crédit d’impôt).
| 2007 | 2008 | 2009 | |
| Investissement français (M€) : | 951,7 | 1223,8 | 891,9 |
| Investissement étrangers (M€) : | 249,3 | 266,7 | 206,8 |
| Total (M€) : | 1 201,1 | 1 490,5 | 1 098,7 |
Si l’activité de 2009 et comparable à celle de 2007, les investissements, en particuliers étrangers, marquent un certain recul.
Groix, carrefour des îles du monde
Août 2010, le Festival fête sa dixième édition ! Et il vous offre en partage les coups de cœur ou coups de gueule qui ont émaillé l’histoire du Festival. Près de 90 documentaires et fictions, souvent inédits, en provenance des îles « sœurs » vous permettront d’approcher leurs cultures et leurs cinémas… Toujours autour du thème « vivre ensemble » sur une île, et en privilégiant les regards humains.
Les Films en compétition :
A l’affiche, quinze documentaires en compétition et autant de regards sensibles portés sur les îlien(ne)s.
A rebours des clichés, ces films nous permettent d’aborder des réalités ou des imaginaires insulaires, proches ou lointains : Sicile, Cuba, Islande, Corse, Haïti, Madagascar…
Kontinuasom |
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| Cinéma des Familles Jeudi 19 à 9h30 | |
| Réalisation : Óscar Martínez
Images : David Domínguez Son : Álvaro Silva, Manuel Robles Montage : Noemi García, Irene Cardona, Raquel Conde, Óscar Clemente Musique : Prinzecito Production : ASAD, Utopi , Animasur
Espagne / 2009 / 70’ / Tourné au Cap-Vert |
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| Ce long-métrage documentaire, en langue créole, est un voyage à travers la musique capverdienne. Un signe d´identité fort pour les capverdiens de l´archipel et la diaspora.Les bénéfices engendrés par la production du film seront employés dans des projets de coopération de l’ONG ASAD au Cap-Vert et en Guinée-Bissau. | |
Madagascar, carnet de voyage |
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| Cinéma des Familles Jeudi 19 à 11h | |
| Réalisation, écriture : Bastien Dubois
Images : Bastien Dubois Son : Cyrille Lawerier Montage : Boubkar Benzabat Production : Sacrebleu Productions
France / 2009 / 12’ / Animation / Tourné à Madagascar |
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| La Famadihana, coutume malgache qui signifie retournement des morts, donne lieu à d’importantes festivités, à des danses et des sacrifices de zébus, mais démontre surtout l’importance du culte des anciens dans la société malgache. L’histoire est racontée en carnet de voyage, retraçant le parcours d’un voyageur occidental confronté à ces différentes coutumes. Les pages du carnet se tournent, et les dessins s’animent. | |
Requecho, mil anos despues |
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| Cinéma des Familles Jeudi 19 à 11h15 | |
| Réalisation : Humberto Saco
Images, son : Humberto Saco Montage : Humberto Saco, Gianfranco Annichini, Roni Temoche Musique : Tito La Rosa Production : Accufilm
Pérou / 2009 / 50’ / Tourné sur l’île de Los Uros (lac Titicaca) |
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| Sur une île flottante entourée par les eaux froides du lac Titicaca, est implantée la ville de Los Uros.Le succès touristique de cette île a profondément bouleversé les coutumes de ceux qui vivent là depuis des siècles. Elle est aujourd’hui divisée. D’un côté, ceux qui se sont rapprochés de la ville de Puno pour recevoir les touristes, et de l’autre, ceux qui refusent le changement et continuent de vivre comme leurs ancêtres. Quelques personnes âgées, devenus gardiens des traditions ancestrales, luttent contre l’Etat péruvien qui refuse de les reconnaître comme propriétaires de ce « territoire ». | |
Acqua in bocca |
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| Cinéma des Familles Jeudi 19 à 14h30 | |
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Réalisation, écriture : Pascale Thirode Images : Olivier Bertrand, Jean-Marc Selva Son : Jean-François Mabire, Benoît Ouvrard, Frédéric Salles Montage : Anne Souriau, Catherine Zins Musique : Pascal Bibeau Production : Atopic, 504 Production, les Films du soleil, France 3 Corse – Via Stella, TV Paese
France / 2009 / 85’ / Tourné en Corse |
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| » Accoster à Bastia, ville natale de ma mère, et en voiture, pénétrer la Corse, comme pénétrer une chair par intrusion, m’approcher de cet homme, son père, mort dans des conditions étranges à Ajaccio, en juillet 1944 et raconter un peu de la Corse autrement. Une expression corse traduit physiquement cette idée : «Acqua in bocca», l’eau dans la bouche, l’eau qui empêche de parler. » Pascale Thirode | |
Terre de feu, fille du vent |
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| Cinéma des Familles Jeudi 19 à 16h30 | |
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Réalisation : Bernard Boyer Musique : J.M Robert Production : Bernard Boyer production
France / 2008 / 55’ / Tourné en Patagonie |
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| Mónica Alvarado, première femme peintre en Terre de Feu, habite au coeur d’Ushuaïa dans une petite maison au bord d’une grande forêt. Celle-ci fut le lieu de vie de ses parents et de ses grands-parents émigrés du Chili, et avant eux, depuis des milliers d’années, par les indigènes Yaghans. Aussi s’acharne-t-elle à la défendre contre l’urbanisation galopante : son projet s’appelle Yatana. Passionnément attachée à cette Terre de Feu où elle puise force et inspiration, Mónica nous entraîne à sa suite dans l’île de Navarino, au Chili, puis au Cap Horn, vers les glaciers de la cordillère Darwin, dans les vastes estancias au Nord de la Terre de Feu, ou sur les plages du cap San Pablo, balayées par les tempêtes… Le célèbre écrivain chilien Francisco Coloane traduisait cela par ces mots : « Pour les hommes du bout du monde, le silence austral est la plus grande démonstration d’éloquence ». | |
God bless Iceland |
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| Cinéma des Familles Vendredi 20 à 9h30 | |
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Réalisation : Helgi Felixson Écriture : Titti Johnson, Helgi Felixson Images : Helgi Felixson Son : Ingvar Lunberg Montage : Steffi Thors Musique : Hilmar Örn Production : Felixfilm
Islande / 2009 / 100’ / Tourné en Islande |
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| L’Islande fait la Une des journaux. Confronté à sa plus grave crise économique, le pays devient l’illustration de l’essor et du déclin du capitalisme mondial. En octobre 2008, trois grandes banques font faillite la même semaine et entraînent l’île-Etat dans une récession financière sans précédent. L’Islande est alors le premier pays développé à solliciter l’aide du FMI depuis 30 ans. Le 22 janvier, après des semaines de mouvements de protestation de plus en plus violents, le gouvernement démissionne et cède la place à Johanna Sigurdadottir, première femme Premier Ministre et ouvertement homosexuelle. Pendant près d’un an, le documentariste islandais Helgi Felixson a filmé ses compatriotes dans leur vie quotidienne. Au fil des étapes de la crise, il a suivi leurs états d’âme, entre stupeur, résignation ou envie d’exil. La fin du rêve islandais. | |
Reviens demain |
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| Cinéma des Familles Vendredi 20 à 11h15
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Réalisation, écriture : André Iteanu, Eytan Kapon Images, montage : Eytan Kapon Son : André Iteanu Production : Luna Blue Film, Mouvement
France / 2009 / 68’ / Tourné en Papouasie Nouvelle-Guinée |
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| Après «Lettre aux morts» en 2002, André Iteanu, ethnologue et Eytan Kapon, cinéaste, sont retournés en Papouasie Nouvelle- Guinée au village de Jajau, à l’occasion des élections parlementaires de 2007. Depuis l’indépendance du pays en 1975, les Orokaivas ont pris l’habitude de deviser sur ce que leur propose l’Occident : le christianisme, le développement, la démocratie… Cette dernière est un concept relativement nouveau dans la région et sa mise en oeuvre pose de nombreux problèmes d’interprétation. Pourquoi vote-t-on ? Comment vote-t-on ? Le réalisateur et l’ethnologue sont pris à partie dans cette affaire et les gens du village leur demandent de soutenir «leur» candidat, de les aider à se dépêtrer des problèmes d’argent «qui leur coule entre les doigts», de les aider à lever la malédiction qui pèse sur eux, depuis que leurs ancêtres ont dévoré quelques missionnaires, autrefois. | |
Zanzibar Musical Club |
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| Cinéma des Familles Vendredi 20 à 14h30 | |
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Réalisation, écriture : Philippe Gasnier, Patrice Nezan Images : Samuel Dravet Son : François Waledisch Montage: Tatjana Jankovic, Nicolas Joly Musique : Zein l’Abdin, Makame Faki, Bi Kidude, Amina & Culture Musical Club Production : Les Films du Présent
France – Allemagne / 2009 / 85’ / Tourné à Zanzibar |
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| Étape sur l’ancienne route des épices, l’archipel situé en face des côtes de la Tanzanie accueille depuis toujours les influences de plusieurs continents. « Zanzibar Musical Club » est une invitation à explorer une culture millénaire où les traditions se transmettent en musique, à pénétrer une réalité musulmane où la musique est le lien social par excellence, à découvrir un monde nourri de tonalités arabes, de rythmes latins, de mélodies indiennes et de percussions africaines. | |
Via Via ! Circulez ! |
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| Cinéma des Familles Vendredi 20 à 16h | |
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Réalisation, écriture : Dorine Brun Images : Armel Hostiou Son : Francesco De Marco Montage : Silvia Dal Ferro Musique : Christian Paccoud Production : Point du Jour, France 3 Corse – Via Stella
France / 2009 / 52’ / Tourné en Sicile |
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| « Via, via ! » c’est avec ces mots que les voituriers font circuler les automobilistes à Palerme. Ces parcheggiatori font partie du décor et chacun d’entre eux règne sur une des places du centre historique de la capitale sicilienne. Apparemment illégaux, ils laissent le profane perplexe : Qui sont ces hommes ? Comment sont-ils payés ? Pour qui travaillent-ils ? C’est avec ce questionnement naïf que Dorine Brun est allée à la rencontre de chacun d’entre eux. En s’obstinant à mettre au jour leur raison d’être, leur travail, leur mode de vie, leurs rapports avec les usagers et les autorités, ce film nous fait découvrir la société sicilienne et ses contradictions : un système où la règle pour survivre est d’inventer sa propre loi. Dans ce pays du silence, la parole est difficile mais possible, surtout si elle est théâtrale. Celle des voituriers est toujours haute en couleur, mais ce masque du spectacle les protège aussi des révélations qu’ils font. Dans cette succession de portraits, vivants, humains, truculents, se compose un tableau de la Sicile en proie aux maux que tout le monde connaît mais sur lesquels personne n’ose mettre les mots qui fâchent. | |
El futuro es hoy |
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| Cinéma des Familles Vendredi 20 à 17h15 | |
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Réalisation, écriture : Sandra Gómez Images : Adrián Melis Son : Albán Henríquez Musique : Chlover, Pupi y su compañero Production : Peacock Film
Cuba / 2009 / 35’ / Tourné à Cuba
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| Tourné entre 2006 et 2008, ce documentaire s’attache moins à évoquer un sujet précis qu’à évoluer autour d’un thème : la vie à la Havane, une attente diffuse. Sept personnes se confient, se complétant et se contredisant mutuellement. Toutes, d’une manière ou d’une autre, ont un lien avec le Malecón, la voie littorale de la Havane, l’endroit où la ville s’ouvre sur l’horizon. Le court métrage documentaire de 35 minutes, «El futuro es hoy» de la réalisatrice cubaine vivant en Suisse Sandra Gómez, a remporté le Prix Signis lors de la 8e Muestra de Nuevos Realizadores de La Havane à Cuba. | |
Roger Pellerin, là où l’on s’arrête en passant |
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| Cinéma des Familles Samedi 21 à 9h30
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Réalisation, écriture : Patrick Pellegrino Images : Patrick Pellegrino Son : Christine Lebel, Cédric Corbeil, Jérémie Monderie- Larouche Montage : Andrea Henriquez Production : InformAction Films
Canada / 2009 / 80’ / Tourné sur l’île de Nepawa (Québec) |
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| Roger Pelerin est un artiste brillant qui a quitté la ville pour le bout du monde, l’île Nepawa, au fin fond de l’Abitibi au Québec, afin de vivre une vie singulière et créer sans se travestir, ni se perdre. Sur quatre saisons, Patrick Pellegrino l’observe dans son minutieux travail d’atelier créer son oeuvre maîtresse : un magnifique livre d’estampes mettant en relief la petite histoire de son île perdue, ses gens simples mais vrais, et la nature, qui l’inspirent profondément. Au quotidien, on découvre ses échanges, à la fois drôles et candides, avec les insulaires. On rencontre aussi Ti-Loup, sa compagne, un personnage haut en couleur qui tente à la fois de se libérer de son problème d’alcool et de se démarquer, elle aussi, en tant qu’artiste. | |
La dérive douce d’un enfant de Petit-Goâve |
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| Cinéma des Familles Samedi 21 à 11h
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Réalisation, écriture: Pedro Ruiz Images : Pedro Ruiz, Etienne Michaud-Ste-Marie Son : Pablo Villegas Montage : Marc Thomas-Dupuis, Pedro Ruiz Musique : David Blais, Willow Ruthefor, Patrick Godfrey Production : Faits Divers Média
Canada / 2010 / 84’ / Tourné à Haïti |
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| Pour souligner les 25 ans de son premier roman « Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer », un documentaire retrace le parcours de Dany Lafferière, voyage intime de l’un des écrivains les plus originaux des dernières décennies. Connu pour sa détermination, sa force, son honnêteté parfois brutale et inconfortable, son regard lucide, Dany Laferrière est un homme assoiffé de littérature, amoureux de la vie.Dans ce film, on l’accompagne dans une douzaine de villes dont Montréal, Paris, New York, Port-au-Prince jusqu’au mythique village de pêcheurs, Petit-Goâve. La promenade en Haïti, pays de contrastes où un bonheur sensuel côtoie une violence anarchique, nous mène à une réflexion sur le pays de son enfance et celui d’aujourd’hui, principale source de son inspiration, et sur l’exil.
Plus qu’un voyage physique, ce voyage cinématique fascinant nous plonge dans l’imagination déchaînée de l’auteur. |
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Le premier rasta |
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| Cinéma des Familles Samedi 21 à 14h30 | |
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Réalisation : Hélène Lee Production : Kidam
France / 2010 / 60’
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| Qui sont les rastas ? Comment une poignée de Jamaïcains illettrés, à peine sortis de l’esclavage, a-t-elle eu dans les années vingt la révélation de la divinité d’Hailé Sélassié, et fondé le mouvement mystique le plus populaire du XXe siècle ? C’est l’étonnante histoire de Leonard Percival Howell et, autour de lui, des premiers rastas.Il s’agit d’abord d’un voyage sur les traces de Howell, à travers la Caraïbe, sur les chantiers de Panama et dans le New York de Marcus Garvey et de la Harlem Renaissance. Au retour en Jamaïque, les débuts du mouvement sont marqués par les persécutions policières. Incarcéré, bafoué, enfermé comme fou, Leonard Howell alias le Gong, ressort inébranlé de ces épreuves. Son charisme illumine le Pinnacle, la première communauté rasta, qui compte jusqu’à quatre mille cinq cents membres et devient la première entreprise industrielle de production de marijuana.Mais, dès la fin des années 1950, la communauté est contrainte de s’éparpiller, disséminant l’enseignement rasta dans tous les ghettos de l’île. Un jeune chanteur du nom de Bob Marley adopte le surnom du leader « Tuff Gong » et son message. Le reggae est prêt à exploser.Au-delà des clichés rastas, joint, reggae et locks, Hélène Lee – réalisatrice, journaliste et critique musicale – donne une vision inédite d’un mouvement aux racines complexes. L’itinéraire exceptionnel d’un homme grâce auquel un peuple d’esclaves a réappris la fierté et imposé sa culture au monde. | |
Paroles d’intérieur |
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| Cinéma des Familles Samedi 21 à 16h | |
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Réalisation, production : Christian Foret, Alain Agat
France / 2009 / 52’ / Tourné en Martinique
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| Ce film documentaire porte un autre regard sur les mouvements de grève qui ont marqué la Martinique en février 2009.Dans une maison du village des Anses d’Arlet, des amis réunis autour de la table débattent et confrontent leur point de vue, sans animosité et avec cette manière de dire qui les caractérise. | |
Khaninikula |
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| Cinéma des Familles Samedi 21 à 17h | |
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Réalisation : Cyrille Benhamou Production : Digamé Productions, Le Snark
France / 2009 / 52’ / Tourné dans les îles Trobriand (Papouasie Nouvelle-Guinée)
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Tolobuwa, chef du village d’Oluvilei sur les îles Trobriand, s’entretient avec son fils Topiki sur un jeu de ficelle qui met en scène des pierres magiques. Pourquoi ces pierres disparaissent et réapparaissent-elles ? Où vont-elles ? Tel un conte emprunt de croyances, de poésie et de mystère, ce film évoque en trois journées le quotidien du village d’Oluvilei.Ses habitants sont experts en jeu de ficelle, le khaninikula, et semblent liés au destin de pierres qui dictent leur loi. Il témoigne de l’identité d’un village reculé des îles Trobriand, au large de la côte est de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, dont les traces du passé et la réalité du présent se conjuguent dans la pratique d’un jeu de ficelle.
Le site du festival : http://www.filminsulaire.com |
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Du 09 juin au 19 juin 2010 Pantin. Festival Côté Court
Les compétitions « Fiction et expérimental » et « Essai, art vidéo » Comme à l’accoutumée, les deux compétitions du festival (fiction/expérimental, essai, art vidéo) s’intéressent aux territoires du cinéma contemporain. Pendant dix jours, une cinquantaine de courts métrages exigeants tant dans leur forme que dans leur écriture se laisse ainsi découvrir au fil des séances. Une rencontre avec les réalisateurs et les équipes des films sélectionnés est prévue à l’issue des projections.
Le Panorama La section « Panorama » complète la compétition en offrant un aperçu de la production récente du court métrage et témoigne de son dynamisme et de sa diversité. Elle regroupe une vingtaine de films (fiction, documentaire, animation…). Une rencontre avec les réalisateurs et les équipes des films sélectionnés est prévue à l’issue des projections.
Focus «Le Corps de Thomas» A la découverte de Thomas Salvador (en sa présence) — Dimanche 13 juin de 17h à 20h, projection, concert, invités et surprises… Prestidigitateur, alpiniste et acrobate, Thomas Salvador est le réalisateur de cinq courts métrages de fiction dont il est le principal acteur. Nous verrons ici, en sa présence, ses courts métrages, nous partagerons un moment de débat avec le public, puis Thomas nous fera découvrir ses Inédits, pièces vidéos réalisées en 2009 et 2010, enfin, Thomas se mettra à la batterie avec ses invités pour jouer en live sur des images inédites…
Lectures de scénario — Dimanche 13 juin de 14h à 17h Côté court propose à des comédiens d’offrir une voix et une interprétation à un scénario ayant reçu l’agrément du Centre national de la cinématographie ou l’aide de l’Association Beaumarchais. Cette année, Valérie Donzelli, Julie Durand, Jérémie Elkaïm, Elina Löwensohn et Marie Mengès se prêteront à cet exercice savoureux.
Rétrospective «Du corps à l’image» Cette rétrospective ne se veut pas un inventaire exhaustif des figurations du corps au cinéma. Comment d’ailleurs pourrait-il l’être ? Le sujet est, par nature, inépuisable. Ce qu’elle propose, c’est plutôt une exploration qui – du corps burlesque au corps dans l’art contemporain et les vidéos d’artistes — traverse le XXe siècle et le début du XXIe siècle.
«Du corps à l’image» aborde ainsi des rivages peuplés de corps amoureux, de corps vieillissants ou mourants, de corps mis à nu, de corps d’enfants ou adolescents, de corps en mouvement, de corps magnifiés ou monstrueux, de corps désirants ou désirés, autant de figures du corps que les artistes tendent à notre regard. Liste des films (page 3)
Table ronde autour de la censure — Vendredi 11 juin de 16h à 18h, au Ciné 104 à Pantin Censure. Mot fréquemment utilisé dont les synonymes (contrôle, désaveu, réprobation …), les victimes (écrivains, artistes, cinéastes …), les accusations (subversion, perversion, atteinte aux bonnes moeurs …), et les sanctions (procès, autodafé, condamnation à mort …) n’ont pas manqué dans l‘histoire récente et passée. Avec le temps, on pourrait croire que ce gros mot a disparu, vu la toute puissance de l’expression liberté et de la liberté d’expression.
Et pourtant… L’actu, la sale actu, évoque plutôt le contraire : décrochage d’oeuvres, mise en accusation de commissaires d’expositions, autocensure des créateurs … Comment va la pensée ? Où en est la censure en France ? Qui sont les nouveaux censeurs ? Pourquoi et comment ceinture-t-on ses idées ? Matière à question, matière à réflexion, la censure est l’objet de tous les regards. Table ronde animée par Emmanuel Pierrat, avocat et éditeur, auteur de Le Sexe et la Loi et Catherine Millet, écrivain et rédactrice en chef de la revue Art Press.
Les trois Catherine — Vendredi 11 juin de 21h à minuit, au Ciné 104 à Pantin Projections des films de Catherine Corringer, Day’s Night, In Between et This is the Girl, suivie d’une rencontre avec Catherine Millet et lecture de textes de Catherine Robbe-Grillet.
«Catherine Corringer construit des films performatifs extrêmement singuliers, sans autre forme de discours que celui de sensations brutes et primaires, dont il est assez difficile de ressortir indemne. Ses images, rarement vues ailleurs, renvoient aux universalités premières que sont la peau, le goût, la douleur ou encore la jouissance.» Peggy Sastre
Double bande — Samedi 12 juin de 21h à minuit Charlemagne Palestine Aussi à l’aise dans les salles de concert que dans les galeries d’art, compagnon de route des minimalistes comme La Monte Young ou Terry Riley, cet électron libre découvre le piano Bösendorfer doté d’une octave supplémentaire. Il en fait son instrument fétiche, s’abîmant les doigts jusqu’au sang pour atteindre sa terre promise sonique. Sa mission: la recherche du son sacré !
FareWell Poetry À la croisée des genres et des formats, entre musique expérimentale et performance cinématographique, FareWell Poetry est un collectif pluridisciplinaire regroupant des musiciens parisiens et une poète/cinéaste anglo-saxonne. Noyau solide, FareWell Poetry ne cesse de muter et d’expérimenter, sans jamais rien perdre ni de son identité, ni de son talent. On dit de leurs prestations qu’elles sont «intenses et belles».
Mélissa Cascarino Pianiste, danseuse et chorégraphe professionnelle, Mélissa Cascarino poursuit un travail de recherche concernant la performance dans l’articulation des langages du mouvement dansé, du mouvement sonore et du texte. Elle créé en 2008 la Compagnie «ÀfeuNu». Elle a réalisé À la bouche qui goûte les pâturages, un film dansé, et collabore à plusieurs projets chorégraphiques et musicaux avec le compositeur Paul Clouvel et Elektramusic.
«Queerrrissimaaa» // proposée par Florence Fradelizi, déléguée générale du Festival «Chéries-Chéris / Festival de films gays lesbiens trans de Paris» — Samedi 12 juin de 21h à minuit Un programme de courts métrages débridés et alternatifs queers, lesbiens, gays, trans’… aux formes décalées où le corps est remis en question, détourné, recréé par des imaginaires insolites. Un kaléidoscope d’images, un voyage vers les différences, les genres et l’altérité avec les oeuvres de réalisateurs/réalisatrices et artistes qui souvent réalisent et produisent leurs films eux-mêmes. Regards sur les corps et les sexualités multiples.
Scum/Performance de Catherine Corringer — Lundi 14 juin de 21h à minuit Performance live sur le texte culte de Valérie Solanas Scum manifesto (1967). Projection de son dernier film Smooth.
Il suf’ de le dire — Samedi 12 juin de 19h à 21h Essai filmé sur un texte d’Hervé Rabot, lu par Lou Castel et mis en image par Gaëlle Dill. Projection suivie de la lecture Les Petites Ostensions d’Hervé Rabot Hervé Rabot est photographe, directeur artistique du Pavillon (Pantin) ainsi que du festival Photos & Légendes
HPG-Raphaël Siboni — Mercredi 16 juin de 20h à 22h Point of View: Cinq plans-séquences issus des rushes des films X de HPG proposés par Raphaël Siboni dans le cadre de l’ébauche d’un film. Suivi d’un débat «à chaud» avec l’auteur et HPG.
Marie L. «Seule au milieu d’elles» — Vendredi 11 juin de 18h à 19h Exposition photographique du livre One Day: 11 autoportraits originaux Deux slides (diaporama sur écran) Bloody Marie & Porte 8 Lecture / Performance: Seule au milieu d’elles, extraits du livre Red Sofia Song de Marie L.
Site officiel: www.cotecourt.org
Liste des courts métrages Rétrospective «Du corps à l’image»
Festival Côté Court 104, Av Jean Lolive 93500 Pantin
Tél : 01 48 91 24 91
Fax : 01 48 44 93 95.
Email : contact@cotecourt.org Métro : Église de Pantin (ligne 5) RER E: Gare de Pantin Bus : Porte de Pantin (bus 75, PC2 et PC3) Vélib’ : Station n° 35009
Les Prix :
Le Grand Prix est décerné par un jury de professionnels, doté par Kodak (3000 euros en pellicule) et par Panavision Alga Techno (2500 euros en location de caméra 16 ou 35 mm). D’autre part, le Conseil général de la Seine-Saint-Denis attribue au lauréat une aide de 20000 euros destinée au financement d’un nouveau projet de réalisation de court métrage ou de développement de la production d’un long métrage.
Décerné par un jury de professionnels, doté par le Conseil général de la Seine-Saint-Denis (1500 euros au réalisateur), par Panavision Alga Techno (1600 euros en location de caméra 16 ou 35 mm) et par Centrimage (1600 euros de prestation en laboratoire).
Décerné par le public, doté par la Ville de Pantin (1500 euros au réalisateur) et par Cininter (1900 euros en location de matériel).
Décerné par un jury de la presse, doté par CNF (2000 euros en montage négatif du prochain court métrage réalisé par le lauréat). Dans le cas d’un long métrage, la dotation de 2000 euros sera déduite du montant total de la prestation.
Décerné par un jury composé d’habitants de la Seine-Saint-Denis âgés de 18 à 25 ans, doté par la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports de la Seine-Saint-Denis (1600 euros au réalisateur) et par Cininter (1900 euros en location de matériel d’éclairage).
Ce prix permet au lauréat à l’occasion de son projet de premier long métrage, d’être candidat finaliste lors d’une prochaine session Émergence.
Ce prix est doté par l’association Beaumarchais (1700 euros à l’auteur) et donne la possibilité à l’auteur du scénario primé de bénéficier d’une bourse complémentaire de 2500 euros pour l’écriture d’un long métrage, si le court métrage primé est réalisé) et par le Bellefaye (annuaire Bellefaye 2008).
Décerné par un jury de professionnels, doté par le Conseil général de la Seine-Saint-Denis, le lauréat est choisi parmi les cinéastes sélectionnés pour la compétition Fiction du Festival Côté court 2008 (2500 euros pour le réalisateur). Le co-scénariste, choisi par le lauréat, recevra une somme équivalente pour travailler à l’écriture d’un scénario de court métrage.
Décernés par un jury de professionnels, dotés par le Crédit Mutuel de Pantin (750 euros pour chacun des comédiens).
Décerné par des exploitants, le (les) film (s) lauréat(s) sera (ont) diffusé(s) dans les salles adhérentes au GNCR qui invitera le(s) réalisateur(s) à venir le(s) présenter en régions.
Décerné par un jury de professionnels, doté par le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis (3000 euros au réalisateur) et Kodak (1000 euros en pellicule Super 8 ou 16 mm).
Décerné par un jury composé d’élèves du Pavillon d’Arts Plastiques, doté par la Ville de Pantin (1500 euros au réalisateur).
Claude Monet, Impression, soleil levant, 1872, musée Marmottan-Monet. Credit: Musee Marmottan, Paris, France / Giraudon / The Bridgeman Art Library Nationality / copyright status: French / out of copyright Monet, Impression, soleil levant, 1872, musée Marmottan-Monet.
De juin à septembre 2010, plus de 200 événements culturels et animations pour vivre l’Impressionnisme au présent
Normandie Impressionniste est un événement culturel, touristique et éducatif, né à l’initiative de la Communauté de l’Agglomération rouennaise et de six autres grandes collectivités normandes : les Régions de Haute et de Basse Normandie, les Départements de la Seine Maritime et de l’Eure, et les Villes de Rouen et de Caen.
Le festival Normandie Impressionniste mettra l’Impressionnisme à l’honneur sur tout le territoire haut et bas-normand. D’une ampleur inédite en France, cet événement pluridisciplinaire sera l’occasion pour le public de découvrir le patrimoine exceptionnel et toute la créativité de la terre natale du mouvement Impressionniste.
Le festival dévoilera l’impressionnisme sous toutes ses formes. Peinture, art contemporain, musique, cinéma, théâtre, danse, photographie, vidéo, littérature, conférences, son et lumière, déjeuners sur l’herbe, guinguettes… le festival Normandie Impressionniste proposera une programmation diversifiée, ouverte à tous et à toutes les formes d’expression artistique.
La peinture sera bien sûr à l’honneur. Tête de proue du festival, l’exposition très attendue « Une ville pour l’Impressionnisme, Monet, Pissarro, Gauguin à Rouen » proposée par le musée des Beaux-Arts de Rouen présentera un ensemble exceptionnel d’œuvres en provenance de collections publiques et privées du monde entier, dont plusieurs pièces maîtresses encore jamais montrées en France. D’autres hauts lieux culturels du territoire normand illustreront la diversité du thème de l’Impressionnisme à travers ses origines, ses lieux emblématiques ou ses pratiques : la Seine au musée des Impressionnismes de Giverny, l’estampe Impressionniste au musée des Beaux-Arts de Caen, Jongkind et Boudin au musée de Honfleur, Degas au musée André Malraux du Havre, Millet au musée Thomas Henry de Cherbourg, Renoir et Pissarro au Château-musée de Dieppe, Corot au musée de Saint-Lô, L’Ecole de Rouen au musée de Vernon, Riesener au Musée de Lisieux… Le Fonds ‘Peindre en Normandie’ exposera une sélection de ses oeuvres à Honfleur et Grand Quevilly.
Les autres formes d’expression créative, jusqu’aux plus actuelles, seront également bien représentées : musique (concerts autour de Debussy, Ravel, Satie…), photographie (exposition de Maxence Rifflet au Point du Jour à Cherbourg et au Pôle Image de Haute-Normandie à Rouen, commandes à de grands photographes), art contemporain (hommage au déjeuner sur l’herbe au Frac Haute-Normandie, installations à l’Abbaye de Jumièges), art vidéo (à l’Hôtel du Département de Seine-Maritime…), cinéma (archives Gaumont-Pathé), théâtre (dialogue entre Monet et Clémenceau), danse ou encore spectacle vivant.
De nombreux projets éducatifs seront menés en concertation et en étroite collaboration avec les établissements d’enseignement de tous niveaux sur tout le territoire normand. Ateliers artistiques, visites, cours d’histoire de l’art, les projets se multiplieront pour faire découvrir aux élèves ce grand mouvement pictural, les inviter à se l’approprier et à le réinterpréter. Le festival Normandie impressionniste est enfin un événement festif et convivial, ouvert à tous. Clins d’œil au goût des peintres Impressionnistes pour les paysages normands : projections sur des monuments, spectacles pyrotechniques, croisières et traversées sur la Seine, déjeuners sur l’herbe, guinguettes, itinéraires Impressionnistes et bien d’autres activités en plein air viendront compléter l’offre du festival, en lui conférant une dimension touristique, populaire et festive.
Commissaire général du festival Normandie Impressionniste, auteur de La Normandie, berceau de l’Impressionnisme (Ouest-France). Chacun le sait : l’Impressionnisme tire son nom d’un tableau de Monet, Impression, soleil levant, peint au Havre en 1872. Cette toile reflète à merveille une manière de peindre qui cherche à saisir l’instant éphémère, qui privilégie la couleur par rapport à la forme et qui laisse l’oeil du spectateur recomposer ce que la touche fragmentée du peintre avait dissocié. En choisissant ce tableau pour cible de ses railleries et en qualifiant d’Impressionnistes les adeptes de cette manière de peindre, le critique satirique Louis Leroy n’imaginait pas à quel point il était perspicace : ce faisant, à la fois il révélait la naissance d’un courant pictural en quête de lumière, de plein air et d’impressions fugitives et il témoignait de l’origine géographique de ce mouvement. L’Impressionnisme a paru surgir à Paris, en 1863, au Salon des Refusés (lequel réunissait les refoulés du Salon officiel). En réalité, cette révolution picturale, l’une des plus importantes de l’histoire de l’art, a émergé lentement, par transformations successives d’un genre pictural nouveau, le « paysage » en plein air, qui s’est affirmé en Normandie à partir des années 1820.
L’Impressionnisme, qui est l’expression même de la peinture claire, n’est pas sorti, comme on le dit souvent, de la sombre forêt de Barbizon, où se retrouvaient les peintres naturalistes. Quel paradoxe ce serait ! Cette peinture du moment fugitif est née sous les ciels capricieux de la Normandie, le long de ses rivages lumineux et de ses vallées verdoyantes. La naissance de l’Impressionnisme en terre normande peut sembler, à première vue, découler d’une série de hasards. Citons, parmi ces « heureux hasards » et par ordre d’apparition à l’écran :
Géricault, le héraut du Romantisme. Il naît à Rouen en 1798 et c’est là qu’il découvre l’anatomie des chevaux, qui occupent une place si importante dans son oeuvre ;
Corot, le chef de file de l’Ecole de la nature, fait ses études à Rouen et il découvre les lumières de la Normandie bien avant celles de l’Italie ;
depuis son enfance, Delacroix passe ses vacances au château de Valmont, près de Fécamp, avec son cousin Riesener. Il peint les falaises d’Etretat trente ans avant Courbet et Monet et il est le premier, dans La mer vue des hauteurs de Dieppe, à expérimenter la touche en virgule et la couleur juxtaposée des Impressionnistes ;
Huet, qui est un ami intime de Delacroix, se veut « fils de Rouen ». Il conduit la peinture du Romantisme jusqu’aux débuts de l’Impressionnisme ;
Millet est originaire de Gruchy, un hameau côtier du nord Cotentin. Marié à une Cherbourgeoise, il vit fort bien des portraits de la bourgeoisie locale lorsqu’une histoire sentimentale l’oblige à s’enfuir au Havre, où il rencontre Boudin ;
Courbet vient peindre sur la côte normande dès les années 1840. Il tombe amoureux d’une Dieppoise et leur longue liaison lui donne l’habitude d’y revenir souvent ;
Daubigny, succombe, lui, au charme d’une Cauchoise et vient s’installer à Villerville, un « trou à moules » près d’Honfleur ;
Boudin tient un commerce d’encadreur au Havre. Il expose des tableaux de Jongkind, de Millet et des célébrités de l’époque – Isabey, Troyon, Couture – qui l’initient à la peinture. Revenant à Honfleur, dont il est natif, il a pour voisin Baudelaire, un poète et critique d’art génial qui s’enthousiasme pour ses Ciels au pastel ;
Monet habite Le Havre depuis l’âge de cinq ans. Il y fait la connaissance de Boudin puis de Jongkind, qui l’emmènent peindre sur le motif. Ils seront, reconnaîtra-t-il, ses seuls vrais professeurs ;
Degas découvre tout jeune le Haras du Pin et il peint ses premières courses de chevaux à l’hippodrome d’Argentan, dans l’Orne ;
accueilli au château de Wargemont par les Bérard, Renoir retrouve à Dieppe ses amis Blanche, Monet, Eva Gonzalès et Pissarro, ainsi que Durand-Ruel, leur marchand à tous ; Berthe Morisot passe ses vacances à Houlgate, où elle reçoit les bons conseils de Riesener et de Degas ;
Lépine peint ses premières toiles à Caen, sa ville natale ;
Seurat passe ses vacances à Grandcamp et à Port-en-Bessin et il entraîne Signac et Angrand, son ami rouennais, sur la voie du Pointillisme ;
Anquetin, natif d’Etrépagny, dans l’Eure, y invente le Cloisonnisme et exerce une influence, totalement ignorée, sur Van Gogh et sur Gauguin ;
Dufy, Friesz et Braque apprennent ensemble à peindre à l’Ecole des Beaux-Arts du Havre… Une telle accumulation de hasards ne peut évidemment s’expliquer que par des causes profondes. Pourquoi cette marée qui, par vagues successives, a déferlé sur la Normandie pendant plus d’un siècle ? Pourquoi le flambeau est-il passé, de main en main, de ville en ville, de plage en plage, des Romantiques à l’Ecole de la nature, des Réalistes aux Pré-Impressionnistes, des Impressionnistes aux Post-Impressionnistes ? Si la Normandie est restée si longtemps le champ de manoeuvre préféré de tous les créateurs, de tous les précurseurs en art, et souvent aussi en idées politiques, cela tient à de solides raisons.
La Normandie possède une longue tradition picturale, illustrée dès le XVIIe siècle par un peintre aussi célèbre que Poussin, natif des Andelys, et par deux dynasties de maîtres peintres : les Jouvenet, qui tiennent atelier à Rouen, et les Restout, qui officient à Caen. À la veille de la Révolution, l’école de dessin de Rouen compte trois cents élèves, parmi lesquels les paysagistes Houel et Eschard et le graveur Le Mire, illustrateur des Fables de La Fontaine.
La richesse architecturale de la Normandie la porte à prendre la tête du mouvement de réhabilitation du patrimoine médiéval qui s’opère au début du XIXe siècle. Les plus grands artistes (Géricault, Isabey, Bonington, Hubert Robert) sont mobilisés par un érudit, le baron Taylor, pour lithographier tous les trésors de la région, afin d’alimenter le premier volume des Voyages pittoresques et romantiques dans l’Ancienne France, qu’il publie en 1820. La défense du patrimoine devient bientôt une spécialité de la province,qui crée la première « Société des antiquaires » et invente les termes architecturaux « roman » et « gothique flamboyant ».
La Normandie bénéficie de l’émergence, à la même époque, du paysage en plein air, un genre pictural nouveau, mis à l’honneur par les Anglais (Constable, Turner) et qui va peu à peu s’imposer comme le genre majeur. Grâce à ses 600 kilomètres de côtes rocheuses et sablonneuses, à son alternance de plateaux et de vallées, à ses paysages maritimes et fluviaux, à ses cités médiévales et à ses campagnes de rêve, la Normandie offre aux paysagistes et aux marinistes une infinité de motifs à peindre. À quoi s’ajoutent deux éléments essentiels pour des peintres épris de lumière et d’impressions fugitives : l’omniprésence de l’eau – qu’elle tombe en averses, déferle en vagues ou coule dans la vallée de la Seine – et la mobilité des ciels, constamment changeants sous l’effet des vents et des marées.
Le goût des peintres pour le paysage est en résonance avec la mode des bains de mer, lancée par l’aristocratie de la Restauration et de la Monarchie de Juillet. Le succès de la balnéothérapie va faire la célébrité des stations de Dieppe, d’Etretat ou de Trouville avant de faire celle de Deauville, de Sainte-Adresse et de Cabourg. La présence sur la côte normande d’une « élégante société » fait aussi le bonheur des peintres, tels Courbet ou Boudin, qui savent lui offrir un miroir flatteur. L’attirance des peintres pour la Normandie tient aussi à sa proximité de Paris, déterminante à une époque où l’on voyage encore en diligence ou en bateau à vapeur. Cela vaut pour les « horsains », qui viennent l’été en Normandie peindre sur le motif, comme pour les Normands, qui montent l’hiver à la capitale fréquenter les ateliers et exposer au Salon. Cet atout va s’accentuer, à partir du milieu du siècle, avec l’ouverture des lignes de chemin de fer reliant Paris à Rouen, à Dieppe, au Havre et à Deauville. D’autant plus qu’au même moment, l’invention de la peinture en tube et du chevalet pliant allège l’attirail du peintre et accroît sa mobilité.
À toutes ces raisons, qui expliquent que l’Impressionnisme ait pris sa source en Normandie, il faut en ajouter une dernière, qui est de première importance : le rapprochement franco-anglais. Après les guerres napoléoniennes et le blocus continental, qui avaient séparé la France et l’Angleterre, la Normandie devient le lieu de rencontre et d’échanges privilégiés entre les avant-gardes artistiques des deux pays, prélude à l’Entente cordiale conclue entre Louis-Philippe et la reine Victoria. Le génial Turner effectue six grands voyages en Normandie, écumant toute la région, du Tréport jusqu’au Mont Saint-Michel et du Havre jusqu’à Vernon. Il en ramène des aquarelles éblouissantes, qui lui servent pour ses grandes compositions à l’huile. Il est imité par des peintres aussi novateurs que Bonington, Prout ou Cotman. Traversant la Manche en sens inverse, Géricault passe un an à Londres, expose triomphalement son Radeau de la Méduse, découvre l’oeuvre de Constable, encourage ses amis Delacroix, Isabey et Huet à faire le voyage de Londres, bientôt préféré à celui de Rome. Les échanges franco-anglais ne vont plus cesser, faisant se rencontrer sur la côte normande Bonington et Delacroix, Whistler et Courbet, Sickert et Degas…
Et si, en 1892, Monet entreprend sa série des Cathédrales de Rouen, peintes de face, sans les facilités de la perspective, c’est sans doute pour surpasser Turner qui, soixante ans plus tôt, a peint de biais le mastodonte gothique. Surpasser le génial sujet de Sa Majesté, voilà qui a dû stimuler l’ardeur du patriarche de Giverny qui prétendait – non sans quelque raison ! – au titre de plus grand peintre du siècle.
Texte à paraître dans le Guide du Routard Normandie Impressionniste, publié par Hachette en avril 2010.
Claude Monet Portail de la cathédrale de Rouen, temps gris 1892, huile sur toile Musée des Beaux-Arts de Rouen
Jacques-Sylvain Klein, vice-Président du Conseil scientifique et Commissaire général du festival Économiste et historien d’art, Jacques-Sylvain Klein est l’auteur de La Normandie, berceaude l’Impressionnisme, de La Maison Sublime : l’école rabbinique et le royaume juif de Rouen et de L’effervescence rouennaise au siècle naissant. Il assure le commissariat général du festival, assisté d’une équipe dirigée par Annick Bouillot, chef de projet.
Jacques-Sylvain Klein Vice-président du Conseil scientifique et Commissaire général du festival
Exceptionnellement dense et diversifiée, la première programmation du festival Normandie Impressionniste est l’occasion unique de plonger aux sources de l’un des plus importants courants artistiques de l’histoire de l’art pour mieux en apprécier la force créative et inspiratrice. Elle est le reflet du dynamisme et de la richesse de l’un des plus beaux territoires de France.
Depuis plusieurs mois, à travers toute la Normandie, toutes les énergies se mobilisent autour de la première édition de Normandie Impressionniste. Un grand nombre d’acteurs culturels, institutionnels, économiques, touristiques et éducatifs contribuent à élaborer une programmation dense, exigeante mais accessible, offerte au plus large public venu de France et de l’étranger.
Au programme culturel : un événement phare et très attendu au musée des Beaux-Arts de Rouen, de nombreuses expositions dans les musées normands ainsi qu’une multitude de manifestations culturelles dans les lieux emblématiques de l’Impressionnisme, sur l’ensemble de la Haute et Basse-Normandie. Toutes les formes artistiques sont au rendez-vous pour célébrer ce mouvement, source d’inspiration : peinture, arts décoratifs, art contemporain, vidéo, photographie, cinéma, musique, théâtre, spectacle vivant… Normandie Impressionniste sera aussi un grand événement populaire, festif et touristique : déjeuners sur l’herbe, guinguettes, bals, ballades, croisières, projections nocturnes, ateliers de plein air jalonneront le festival durant quatre mois, dans toute la Normandie.
En voici un petit inventaire, non exhaustif, département par département.
Théodore GERICAULT, William TURNER, Richard-Parkes BONINGTON, John Steel COTMAN, Samuel PROUT, Paul HUET, Jean-Baptiste COROT, Jules NOEL, Constant TROYON, Adolphe CALS, Charles LAPOSTOLET, Stanislas LEPINE, Albert LEBOURG, Claude MONET, Johan Barthold JONGKIND, Antoine GUILLEMET, Charles PECRUS, Léon-Jules LEMAITRE, Charles ANGRAND, Joseph DELATTRE, Charles FRECHON, Paul GAUGUIN, Gustave CAILLEBOTTE, Eugène MURER, Camille PISSARRO, Auguste RENOIR, Alfred SISLEY, Robert PINCHON, Maurice LOUVRIER
William TURNER, Richard-Parkes BONINGTON, John Steel COTMAN, Jean-Baptiste COROT, Eugène DELACROIX, Eugène ISABEY, Charles LAPOSTOLET, Eva GONZALES, Adolphe CALS, Albert LEBOURG, Jacques-Emile BLANCHE, Auguste RENOIR, Claude MONET, Antoine GUILLEMET, Eugène MANET, Walter SICKERT, James Abboth WHISTLER, Camille PISSARRO, Eugène BOUDIN, Paul HELLEU
William TURNER, Eugène ISABEY, Jules NOEL, Paul HUET, Johan Barthold JONGKIND, Auguste RENOIR
William TURNER, Jean-Baptiste COROT
Jean-Baptiste COROT
Jean-Baptiste COROT, Eugène DELACROIX, Eugène ISABEY, Eugène LEPOITTEVIN, Gustave COURBET, Claude MONET, Eugène BOUDIN, Johan Barthold JONGKIND
Jean-Baptiste COROT, Eugène ISABEY, Claude MONET, Camille COROT
Théodore GERICAULT, Richard-Parkes BONINGTON, William TURNER, Camille COROT, Jean-François MILLET, Jules NOEL, Johan Barthold JONGKIND, Eugène BOUDIN, Charles PECRUS, Claude MONET, Antoine GUILLEMET, Frédéric BAZILLE, Stanislas LEPINE, Henri-Edmond CROSS, Auguste RENOIR, Camille PISSARRO
Eugène DELACROIX, Léon RIESENER
Eugène DELACROIX, Claude MONET, Camille PISSARRO
William TURNER, Constant TROYON
Auguste RENOIR, Claude MONET
Auguste RENOIR
Joseph DELATTRE
Théodule RIBOT
Eugène ISABEY, Jules NOEL, Berthe MORISOT, Claude MONET
Théodore ISABEY, Johann-Bartold JONGKIND, Adolphe CALS
Claude MONET, Eugène DELACROIX, Eugène BOUDIN, Camille PISSARO, Berthe MORISOT
Alfred SISLEY
Alfred SISLEY, Albert LEBOURG
Charles ANGRAND
Eugène ISABEY
Richard-Parkes BONINGTON
William TURNER, Constant TROYON, Eugène BOUDIN
William TURNER
Albert LEBOURG
Paul HUET
Auguste RENOIR
William TURNER, Paul HUET
Jean-Baptiste COROT
Théodule RIBOT
Louis-Alexandre DUBOURG
Albert LEBOURG
Claude MONET, Paul-Emile PISSARRO
Paul-Emile PISSARRO
Richard-Parkes BONINGTON, Camille COROT, Camille PISSARRO, Paul-Emile PISSARRO
William TURNER, John Steel COTMAN, Théodore ROUSSEAU
Richard Parkes BONINGTON, William TURNER, Claude MONET
Richard Parkes BONINGTON
Louis ANQUETIN
Albert LEBOURG
William TURNER
William TURNER, Richard-Parkes BONNINGTON
William TURNER, Richard-Parkes BONINGTON, Xavier LEPRINCE, Paul HUET, Charles MOZIN, Jean-Baptiste COROT, Eugène ISABEY, Constant TROYON, Johan Barthold JONGKIND, Gustave COURBET, Louis-Alexandre DUBOURG, Eugène BOUDIN, Frédéric BAZILLE, Charles-François d’AUBIGNY, Adolphe-Félix CALS, Charles PECRUS, Emile RENOUF, Henry-Michel LEVY, Charles LAPOSTOLET, Eva GONZALES, Gustave MOREAU, Georges SEURAT
Richard-Parkes BONNINGTON, Jean-Baptiste COROT, Paul HUET, Eugène BOUDIN, Stanislas LEPINE
Richard-Parkes BONINGTON, Camille COROT, Charles MOZIN, Paul HUET, Théodule RIBOT, Eugène ISABEY, Constant TROYON, Gustave COURBET, Charles PECRUS, Henry-Michel LEVY
Eugène BOUDIN, Gustave COURBET, James Abboth WHISTLER
Paul HUET, Léon RIESENER
Paul HUET
Paul HUET
Paul HUET, Camille COROT, Charles-François d’AUBIGNY, Félix CALS, Charles LAPOSTOLET, Antoine GUILLEMET
Edgar DEGAS
Henry-Michel LEVY
Constant TROYON
Paul-Emile PISSARO
Richard-Parkes BONINGTON, Stanislas LEPINE
Georges SEURAT
Constant TROYON
Eva GONZALES
Eugène ISABEY, Jean-François MILLET, Berthe MORISOT
Jean-Baptiste COROT, Samuel PROUT
Jean-François MILLET
Camille COROT, Théodore ROUSSEAU, Charles-François d’AUBIGNY, Paul HUET
John Steel COTMAN, Paul HUET, Jean-Baptiste COROT
John Steel COTMAN, Camille COROT, Théodore ROUSSEAU
Jean-Baptiste COROT
John-Steel COTMAN, Jean-Baptiste COROT
Edgar DEGAS
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