L’exposition du Petit Palais présente 98 de ses peintures et dessins de 1928 à 1939 : animaux fantastiques, visages peints avec tendresse, paysages, scènes d’autant plus énigmatiques qu’elles n’ont pas de titre. Fantasques et imprévus, les thèmes abordés dans l’exposition plongent le visiteur dans les sources de son inspiration. L’artiste nous dévoile une histoire narrative, un langage visuel poétique et musical, des portraits empreints de mystères, des paysages aux couleurs chatoyantes.
Rabindranath Tagore ( 1861-1941), auteur de l’hymne national de l’Inde, est également célèbre pour être le premier écrivain non occidental à se voir décerner le prix Nobel de littérature en 1913. Sa personnalité revêt des domaines d’expression multiples (littérature, créations théâtrales et musicales), mais ce n’est que tardivement, à l’âge de 67 ans, qu’il découvre la peinture. A travers ses peintures sur papier, Rabindranath Tagore exprime de façon personnelle, presque émotionnelle, les visions du monde qui l’entoure. C’est sa « dernière moisson » créative, visions nées des ratures dont il envahissait parfois les pages de ses manuscrits pour en faire de véritables enluminures. Tagore réalisa ainsi plus de 2500 peintures et dessins qui se caractérisent par une très grande originalité, liberté d’expression sans référence à aucune école même si on a pu, pour certains d’entre eux, les rapprocher des expressionnismes européens. La spontanéité de ce mode d’expression sans mot et la place qu’il occupe dans l’ensemble de sa création renvoient également au rôle dévolu à la création graphique dans l’oeuvre de Victor Hugo.
Eclectique, foisonnante, multiple, son oeuvre constitue un lien artistique vital entre l’Inde et le reste du monde : par ses peintures inspirées d’un profond humanisme, Tagore s’adresse au monde entier et inspire encore aujourd’hui les artistes les plus modernes d’Inde.
Commissariat
Rabindranath Tagore est né en 1861 à Calcutta, la capitale du Bengale. Sa famille, l’une des plus éclairées de l’Inde de cette époque, se caractérisait par son engagement pour le progrès intellectuel, social et spirituel. Les arts y tenaient une grande place et plusieurs de ses frères et neveux furent peintres ou écrivains. Il fut élevé dans l’esprit du Brahmo Samaj, mouvement religieux théiste (doctrine indépendante de toute religion positive, qui admet l’existence d’un Dieu unique, personnel, distinct du monde mais exerçant une action sur lui) s’inspirant d’éléments de l’hindouisme, de l’islam et du christianisme et qui accordait une grande place à des préoccupations sociales telles que l’action philanthropique, l’abolition du système des castes ou l’émancipation des femmes. Il n’a que quatorze ans quand il publie son premier poème dans un journal de Calcutta. Deux ans plus tard, c’est la musique qui, selon ses propos, « vint sur lui comme une surprise ». Il écrivit et composa au cours des années des centaines de chants. L’un d’eux , écrit en 1911, devint l’ hymne national de l’Inde en 1950.
En 1879, à l’âge de dix-huit ans, il fut envoyé à Londres pour suivre des études de droit mais c’est sans les avoir achevées qu’il s’empressa de revenir en Inde en 1880.
Il publie son premier livre de poèmes, Sandhya Sangit, (Chansons du soir) la même année et son premier drame musical, Valmiki Pratibha, l’année suivante.
Son activité créatrice va dès lors prendre une très grande ampleur. Son inspiration puissante et très variée s’exprime dans tous les genres de la littérature : poèmes d’un grand souffle lyrique, romans et nouvelles où sont abordées les questions sociales, pièces de théâtre qu’il met souvent lui-même en scène et dans lesquelles il peut aussi intervenir comme acteur, essais portant sur la spiritualité, les réformes de la société et de l’éducation, la situation de l’Inde colonisée et du monde contemporain .. Son père le charge en 1890 de l’administration d’une partie du domaine familial à une centaine de kilomètres de Calcutta. Les paysages de la plaine du Gange où l’on voyage alors lentement par bateau, la vitalité du peuple des campagnes seront pour lui une très riche source d’inspiration pour de nombreux romans et nouvelles où il se montre attentif aux relations sociales étroitement codifiées par la tradition et à la condition des femmes. Il manifeste, en 1901, son profond attachement au peuple de cette région en créant à Santiniketan une école fondée sur des méthodes d’éducation très innovantes inspirées par les valeurs du Brahmo Samaj et où la pratique des arts jouait un rôle primordial.
Il prend résolument parti en 1905 contre le projet de partition du Bengale mis en oeuvre par Lord Curzon et qui provoqua une vague de terrorisme contre l’administration anglaise. Ce projet concernait particulièrement Tagore qui a toujours combattu ce qui tendait à opposer hindouistes et musulmans. Ce thème sera traité dans son roman Gora (1909).
Prix Nobel de littérature
Le séjour qu’il fait à Londres en juin 1912 sera pour lui d’une grande importance. Il y arrive avec la traduction qu’il a lui-même faite en anglais de 103 poèmes publiés en bengali deux ans plus tôt sous le titre de Gitanjali. Par l’entremise du peintre William Rothenstein, cet ouvrage est publié par la Société indienne de Londres avec une préface du poète W.B.Yeats. Il sera par la suite traduit en français par André Gide qui lui donne comme titre L’Offrande lyrique (NRF, 1917). Sa visite à Londres ayant permis de révéler, loin de l’Inde, toute la grandeur et l’originalité de son oeuvre, un membre de la Société royale de littérature, Thomas Sturge Moore, le recommande à l’attention des organisateurs du Prix Nobel. En 1913, ce prix qui lui est décerné récompense pour la première fois un écrivain non occidental.
Cette haute distinction donnera un écho mondial à son oeuvre, à ses prises de position sur les nationalismes, causes des affrontements dans le monde et à son action éducative à Santiniketan où il ouvre en 1921 l’université Visva Bharati (le monde entier dans un seul nid) où de nombreux professeurs étrangers seront invités.
Fort de cette renommée, il effectuera jusqu’au début des années 1930 de nombreux voyages pour aller à la rencontre du monde et créer des liens entre l’Asie et l’Occident : en France (où il se lie d’amitié avec Romain Rolland, prix Nobel de littérature en 1915), en Allemagne (où il rencontre Einstein), en Suisse , en Suède, en Autriche, en Italie, en Grèce, en Russie, en Egypte, en Iran, en Irak, aux Etats Unis, en Argentine, au Pérou , en Chine, au Japon , en Birmanie, à Java, à Bali, en Malaisie, en Thaïlande, etc.
La dernière moisson
Mais Tagore n’avait pas encore été jusqu’au bout de ses facultés créatrices. A l’âge de 67 ans, il produit ses premières peintures sur papier. C’est sa « dernière moisson » créative. Il explique dans un texte de 1930 comment il aborda ce nouveau domaine. Il y révèle que le dessin fut pour lui un « apprentissage inconscient » qui se manifesta d’abord dans les ratures qu’il faisait sur ses manuscrits. Les lignes désordonnées, errantes, qu’il y traçait l’intéressèrent pour les « relations rythmiques » qui s’instauraient entre elles et pour leur pouvoir de faire apparaître des ornements ou des figures imprévus.
« Certaines d’entre elles prenaient la forme d’une sorte d’animal qui avait manqué sa chance d’exister, d’autres d’un oiseau qui n’existe que dans nos rêves et fait son nid dans les lignes que la peinture lui offre »
Ses premières peintures autonomes des manuscrits datent de 1928. Et jusqu’à la fin de sa vie il en produisit plus de 2500.
Dans ce même texte de 1930, il définit bien la spécificité de cette nouvelle pratique qui, pour lui, ne consistait pas à reproduire la réalité mais à créer des formes inédites, inattendues. En cela, il se trouve tout à fait en phase avec le mouvement moderne, né en Europe au début du siècle, qui avait affirmé que le fait plastique pouvait acquérir une totale autonomie par rapport au réel. « Mon instinct et mon expérience m’ont appris que lignes et couleurs dans l’art n’ont pas à être porteuses d’informations : elles cherchent seulement une incarnation rythmique dans la peinture. Leur but ultime n’est pas de copier ou d’illustrer un fait extérieur ou une vision intérieure mais de se manifester comme un ensemble harmonieux qui parvient, par notre oeil, à agir sur notre imagination. Je n’ai pas besoin de formuler une quelconque doctrine sur l’art. Je me contenterai de dire simplement que mes peintures n’ont pas leur origine dans une discipline apprise, ni dans une tradition, ni dans une volonté délibérée d’illustration mais dans mon instinct pour le rythme, dans mon plaisir à produire d’harmonieuses combinaisons de lignes et de couleurs. »
C’est en mai 1930, à Paris, qu’il montre pour la première fois ses peintures Il a été encouragé en cela par son amie argentine Victoria Ocampo qui organise cette première exposition. Sous le patronage de l’Association française des Amis de l’Orient, elle a lieu à la galerie Pigalle récemment ouverte comme dépendance du théâtre Pigalle fondé en 1929 par Alfred de Rothschild. Préfacée par Anna de Noailles, cette exposition fut visitée par quelques illustres personnalités : Paul Valéry, Georges-Henri Rivière, le futur fondateur du musée des arts et traditions populaires, André Gide, Ezra Pound, André Lhote.
Son inauguration fut ainsi relatée dans le journal L’Intransigeant : « Cette après midi, à trois heures, eut lieu à la galerie Pigalle l’ouverture de l’exposition de dessins et aquarelles du grand poète hindou Rabindranath Tagore. La Comtesse de Noailles a accepté d’écrire l’introduction au catalogue de cette belle exposition pour laquelle elle a manifesté un grand intérêt. D’autres personnalités littéraires et artistiques ont aussi apprécié, depuis le matin, l’art original de ces aquarelles qui évoquent Gauguin ». Juste rapprochement de l’art de Tagore avec celui du fondateur du primitivisme en peinture.
L’article le plus important qui fut consacré à cette exposition parut dans le quotidien Le Temps. Le critique Henry Bidou rend bien compte de la particularité de l’art de Tagore qu’il relie à la modernité occidentale : « Que cette peinture pure, absolument sincère et tout à fait ignorante de nos coutumes d’atelier, ressemble par moments aux plus récentes recherches des peintres d’Occident, ceux-là seuls s’en étonneront qui n’ont jamais reconnus ces courants mystérieux, propres à une époque, qui pénètrent les âmes par osmose et qui orientent tout un siècle. Il ne peut être ici question d’imitation. Mais la convergence est singulière. Il ne s’agit point d’un divertissement. Depuis deux ans, R.Tagore est entièrement occupé de cette création nouvelle. Les dessins qu’il exécute avec des plumes et des encres et qui ont l’aspect d’aquarelles singulièrement habiles et somptueuses, s’imposent à lui et celui qu’il a commencé ne lui laisse point de trêve qu’il ne l’ait achevé. Ces ouvrages sont faits d’un coup, en un temps très court, qui ne dépasse guère une heure, sans que la pointe fasse une erreur dans le dédale des courbes entre-croisées et des blancs réservés. »
Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris
11 mars – 29 août 2010
Le Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, clôture la rétrospective YSL par une nocturne exceptionnelle le samedi 28 août jusqu’à minuit.
L’exposition se terminera définitivement le dimanche 29 août à 18 h.
Depuis son ouverture le 11 mars dernier, l’exposition hommage à Yves Saint Laurent a accueilli plus de 250 000 visiteurs.
Cette première rétrospective présentant l’oeuvre d’ Yves Saint Laurent est à découvrir jusqu’au 29 août 2010.
« J’ai toujours placé au-dessus » de tout le respect de ce métier, qui n’est pas tout à fait un art mais qui a besoin d’un artiste pour exister. »
La Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent et le Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, présentent la première rétrospective sur l’oeuvre d’Yves Saint Laurent. 307 modèles de haute couture et prêt-à-porter sont exposés depuis les débuts du couturier chez Dior en 1958, avec la fameuse collection « Trapèze », jusqu’à la splendeur des robes du soir de 2002.
De nombreuses photographies et films illustrent le contexte historique, la construction du style Yves Saint Laurent et les fondements de son oeuvre.
En 40 ans de création, Yves Saint Laurent a révolutionné la garde-robe de la femme en empruntant au vestiaire masculin le smoking, le tailleur pantalon et la saharienne pour en vêtir les femmes : il fit ainsi passer les attributs du pouvoir d’un sexe à l’autre.
S’inspirant de la rue (collection scandale 1971), de ses voyages imaginaires (Russie, Chine, Inde, Espagne, Japon, Afrique et Maroc) et de son dialogue avec l’Art (Mondrian, Picasso, Matisse, Van Gogh), Yves Saint Laurent n’a cessé « de faire de la mode une fête »
Visitez le site internet de l’exposition
Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris Avenue Winston Churchill 75008 Paris Tél. : + 33 (0)1 53 43 40 00 Ouvert tous les jours, de 10h à 18h sauf les lundis et jours fériés. Nocturne le jeudi jusqu’à 20h
Tarif : 11 euros
A l’occasion des Journées européennes du Patrimoine 2010, le Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris propose à ses visiteurs d’embarquer pour une traversée de l’histoire de la peinture. Une quarantaine de vidéos numériques réalisées pour l’évènement guident nos regards vers de nouveaux horizons. D’une rive à l’autre, le public est invité à mieux connaître le langage de l’Art.
Cette odyssée numérique au sein des tableaux se pense comme un véritable voyage, où chacune des 40 oeuvres évoquées dans le parcours, se raconte grâce à l’imagerie numérique. Les effets spéciaux sont ici conviés à révéler les questionnements qui traversent l’histoire de l’art. Lors d’ «escales» petits et grands pourront ainsi redécouvrir la peinture au travers des 7 thématiques retenues : matières, instants, perspectives, ombres et lumières, dessin ou couleurs.
Numérique, cette épopée est aussi l’occasion de regrouper virtuellement une quarantaine de chefs-d’oeuvre reprenant ainsi le concept du musée imaginaire de Malraux en l’actualisant grâce aux nouvelles technologies. Les plus grands maîtres tels que Véronèse, Rembrandt, David, Delacroix, Courbet ou Van Gogh se trouvent ici réunis dans un panthéon digital bien au-delà des frontières du Petit Palais !
A côté de reproductions des toiles les plus célèbres, des films, dont certains sont réalisés en 3 dimensions, nous font pénétrer au sein même de l’image pour mieux la comprendre et l’apprécier. Une contextualisation sonore vient renforcer cette expérience immersive d’un genre nouveau. Cette installation offre également l’opportunité de réfléchir sur les questions liées aux notions d’original et de reproduction.
Le titre de cette manifestation se veut un hommage à la curiosité humaine, d’Homère à Stanley Kubrick, qui pousse les artistes à toujours découvrir de nouveaux territoires que nous parcourons à leur suite…
Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris Avenue Winston Churchill 75008 Paris Tél : 01 53 43 40 00
Du 9 septembre 2010 au 27 février 2011
Le Petit Palais, qui s’ouvre à l’univers de la photographie et de l’image contemporaine depuis 1998, soutient Reporters sans frontières, à l’occasion de ses 25 ans , en exposant son album anniversaire consacré à Pierre et Alexandra Boulat.
Rendant hommage à deux grands noms du photoreportage français, l’album « 100 photos de Pierre & Alexandra Boulat pour la liberté de la presse », édité par Reporters sans frontières, et l’exposition au Petit Palais montrent deux regards croisés sur le monde – regards passionnés, déroutants, profondément humanistes. Les reportages de Pierre, sur les bidonvilles de Nanterre dans les années 50 ou sur le quotidien des femmes américaines, dégagent la même intensité que ceux de sa fille à Gaza ou sur les souffrances des mères afghanes, quatre décennies plus tard.
Le Petit Palais, impliqué avec la Ville de Paris dans le combat pour la liberté d’expression et la défense des journalistes, est le lieu idéal pour accueillir cette exposition célébrant la photographie engagée.
Alors que plus d’un tiers de la population mondiale vit dans un pays où il n’existe aucune liberté de la presse, Reporters sans frontières oeuvre au quotidien pour que l’information reprenne ses droits. Parce qu’emprisonner ou tuer un journaliste, c’est éliminer un témoin essentiel et menacer le droit de chacun à l’information, Reporters sans frontières mène son combat pour la liberté de la presse avec acharnement depuis 25 ans.
Un quart de siècle qui a vu le monde changer : la chute du mur de Berlin, la démocratisation d’une grande partie de l’Afrique, ont permis à la liberté de la presse de gagner du terrain. Pourtant, elle reste gravement menacée et le combat de Reporters sans frontières reste toujours d’actualité.
Pour financer ses actions, Reporters sans frontières édite, depuis 1992, une collection d’albums de photographies. « 100 photos de Pierre & Alexandra Boulat pour la liberté de la presse » sortira le 9 septembre 2010, et sera vendu au profit de l’association.
Accès
Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris Avenue Winston Churchill – 75008 Paris Tel : 01 53 43 40 00
http://www.petitpalais.paris.fr/
Transports
Métro: lignes 1 et 13, station Champs-Elysées Clémenceau RER : ligne C, station Invalides ; ligne A, station Charles de Gaulle – Etoile Bus : 28, 42, 72, 73,83, 93. Vélib’ : Avenue Dutuit
La Modernité élégante
21 octobre 2010 – 16 janvier 2011 au Petit Palais
Né à Barletta dans la province de Bari en 1846- mort en 1884 à Saint-Germain-en- Laye, Giuseppe De Nittis a partagé sa vie entre Paris, Naples et Londres. Depuis 1886, aucune exposition à Paris n’a été consacrée à ce grand artiste qui fut l’ami de Manet et de Degas.
Giuseppe De Nittis est la figure la plus marquante parmi les artistes italiens vivant à Paris dans la seconde moitié du XIXème siècle. Contemporain de Boldini et des macchiaioli, il fut l’ami de Caillebotte, de Manet et de Degas.
Cette exposition conçue en collaboration avec le musée de Barletta, ville natale de De Nittis, située près de Bari dans les Pouilles, comprend plus de 110 tableaux et pastels empruntés à des collections publiques et privées d’Italie, de France et des États-Unis dont certains n’ont jamais été présentés au public. Elle propose un parcours thématique et historique de ce peintre qui expose au Salon de 1869 à 1884 et participe à la première exposition impressionniste organisée dans l’atelier du photographe Nadar en 1874.
Peintre de la vie moderne, De Nittis s’intéresse à l’activité des boulevards, aux chantiers parisiens, aux courses hippiques d’Auteuil ou de Longchamp, attentif à noter les toilettes et les modes de l’élégant public. C’est un paysagiste sensible, aussi habile à traduire les contrastes lumineux de son pays natal que les ciels brumeux d’Ile de France, ou les brouillards londoniens. Avec Manet et Degas, il est un des premiers artistes à expérimenter la technique du pastel dans des oeuvres de grand format. Il est aussi un des meilleurs représentants du « japonisme pictural » et multiplie dans ses oeuvres ultimes les hardiesses de composition et de mise en page.
Commissariat
Horaires
Du mardi au dimanche de 10h à 18h, nocturne le jeudi jusqu’à 20h. Fermé le lundi et les jours fériés. Tarifs
Plein tarif : 10 euros Tarif réduit : 7.5 euros Demi tarif : 5 euros Pour plus de détail sur les tarifs
La Modernité élégante
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