Batman Live à Bercy pour cinq soirées à ne pas rater. L’événement des fêtes de Noël sera l’arrivée à Bercy de la tournée mondiale Batman Live en version française il va de soi du 21 au 25 décembre 2011. Un show total hallucinant et grandiose, en complète démesure, mêlant sons, lumières, théâtre, magie, effets spéciaux pour une soirée inoubliable avec Batman, accompagné de Robin, luttant contre les super vilains (Double Face, Poison Ivy, Scarface…), Catwoman, et le Joker au cœur de Gotham City. A réserver de toute urgence ! Voilà un spectacle dans la lignée des meilleures productions du Cirque du Soleil qui séduira petits et grands, et les amateurs de spectaculaire.
Pour la première fois dans l’histoire de DC Comics, Découvrez Batman – l’un des super-héros de DC les plus populaire au monde – prêt à prendre d’assaut les salles de spectacle des quatre coins de la planète dans une extraordinaire nouvelle aventure entièrement LIVE ! BATMAN LIVE – World Arena Tour, dont le lancement a eu lieu au Royaume-Uni à l’été 2011, est une superproduction monumentale qui sera LE spectacle à voir en famille ou entre amis et qui enthousiasmera tous les fans de Batman.
Basé sur un scénario original écrit spécialement pour l’occasion, BATMAN LIVE est une production théâtrale truffée d’effets spéciaux, d’acrobaties et de cascades spectaculaires. Le public découvrira pour la première fois de manière réelle les univers familiers de Batman tels que Gotham City, la Batcave ou l’Asile d’Arkham. Retrouvez évidemment Batman et Robin dans des aventures complètement folles contre leurs ennemis jurés. Le Joker ainsi que les autres super vilains comme Enigma, Catwoman, Le Pingouin, Double-Face et Harley Quinn, seront tous de la partie et prêts comme jamais à détruire Gotham City.
Reconstitué à l’authentique et dans une dimension encore jamais vue, BATMAN LIVE est par-dessus tout une aventure spectaculaire. L’univers de ce super-héros connu de tous est enfin mis en scène pour un show unique au monde.
BATMAN LIVE : ce sont 90 artistes et comédiens un spectacle familial où se succèdent théâtre, cirque, cascades et effets spéciaux.
Putsch ! est un spectacle déambulatoire où se jouent deux histoires, celle des employés du parc d’attraction Squirrel World et celle, avec un grand « H », du régime tyrannique commémoré par ce parc d’attraction.
Une équipe d’intermittents évoque un passé trouble où il est question de l’ascension de la dictatrice Starring et de sa chute, précipitée par l’héroïque Nelson, un écureuil roux. A travers des parades, des reconstitutions historiques, des témoignages vidéo et des jeux interactifs, le visiteur est ainsi amené à comprendre comment une enfant d’origine modeste,
Starring, parvient à se hisser au sommet de l’Etat, à massacrer des communautés entières et à imposer la tyrannie de ses plaisirs sur ces citoyens, avant d’être pitoyablement assassinée par un écureuil roux, mutant d’une expérience scientifique ratée. Pourtant, plus la visite avance, plus il apparaît que la dictature n’a peut-être pas totalement cessé à la mort du tyran, et que les employés du parc sont eux-mêmes soumis à la toute-puissance de la direction du parc.
Putsch ! est un spectacle drôle, visuel et déroutant.
Putsch ! création collective du Club de la Vie inimitable.
Les 25, 26 octobre et 1er, 2, 3,8, 9, 10 novembre 2011 à 21h, le 30 octobre à 18h
Au Théâtre la Loge
8 ans que l’EVA propose aux jeunes artistes en devenir une formation professionnelle de l’acteur novatrice et atypique. Interculturelle cette formation se nourri des arts scéniques traditionnels et contemporains du monde entier. Son programme de formation répond aux besoins actuels de l’acteur qui souhaite enrichir son apprentissage par d’autres sensibilités, à expérimenter sa relation aux autres cultures, à découvrir les arts de la scène du monde entier.
Pour cela de nouvelles approches artistiques lui sont offertes : sur le corps, le chant, la danse, qui viennent élargir l’horizon du théâtre, et trouvent de nouveaux publics. La volonté de l’EVA est de mettre l’accent sur ces possibilités en proposant une formation complète de l’acteur par sa pluridisciplinarité (théâtre, danse, chant, conteur griot, arts-martiaux…) et sa pluriculturalité.
L’EVA a ainsi pu accueillir ou aller à la rencontre, par l’organisation de stages en résidence à l’étranger, des pratiques scéniques venant entre autres de Bali avec le To-Peng (masque Balinais), du Japon avec le Nô (danse-théâtre traditionnelle) ou du Butô (danse contemporaine japonaise), d’Afrique avec le Griot (conteur africain), d’Inde avec le Kathakali et le Baratha Natyam (danses traditionnelles d’Inde du sud), d’Afrique du Nord (chants et danses traditionnels du Maghreb) …
L’EVA propose en permanence à ses élèves un programme pluriculturel. L’invitation d’artistes du mondes entier en stage, l’organisation de voyages en résidences et sur les tournées des spectacles, permet ainsi aux acteurs qui suivent sa formation, d’enrichir véritablement, leurs créativités et leurs expériences, mais aussi de s’ouvrir à la sensibilité artistiques du monde qui les entoure …
Les inscriptions sont ouvertes. Reprise des cours pour la saison 2011-2012 le 04 Octobre.
Au programme, Richard Bohringer, Vy (Molière spectacle jeune public 2011), Maxim Saury (Jazz), les auteurs Dominick Parenteau-Lebeuf, Gustave Akakpo, Sébastien Joanniez, …
Le Festival Textes en l’air : Un festival de mots, d’images et de musique à portée de tous les sens. Vous pourrez aussi découvrir, entre plateau du Vercors et forêt du Chambaran, le village médiéval de Saint- Antoine-l’Abbaye, fleuron patrimonial de l’Isère, labellisé « Plus beau village de France » en 2010.
Depuis 2003 le Festival Textes en l’air crée la friction entre ce lieu d’Histoire et les écritures d’aujourd’hui en défendant l’idée que le patrimoine est un héritage qui doit rester vivant.
Théâtre, lecture, pérégrinations poétiques, concerts en plein air, arts plastiques, conférences, apéros-rencontre,…. Cinq jours de mots bousculés, lus, chantés, entrechoqués, mis en espace entre venelles, hauts murs, cours et jardins. Le thème « Butins de familles » est le fl rouge de la programmation du Festival 2011, décliné en plus de trente propositions artistiques : «Un Chacal des chamots ? » nous rappelle que nous appartenons tous à une langue, Richard Bohringer dans « Traîne pas trop sous la pluie… », nous convie à un voyage au pays de sa mémoire, « Les Langues paternelles » nous parle de la transmission père-fls, Michèle Nguyen dans « Vy » nous conte ses blessures familiales et sa résilience,… et bien d’autre spectacles à découvrir. Soucieuse de soutenir et de proposer de nouvelles productions artistiques, l’association Textes en l’air organise en amont, la résidence de trois artistes, issus de trois continents : Gustave Akakpo (Togo), Dominick Parenteau-Lebeuf (Québec), Sébastien Joanniez (France). De cette résidence naîtra la pièce « Butins de familles » présentée par les stagiaires du premier stage national de réalisation théâtrale. Ce stage propose aux amateurs de théâtre une aventure artistique de quatre semaines à Saint-Antoine-l’Abbaye sous la direction artistique et pédagogique d’Émilie Le Roux comédienne, metteuse en scène professionnelle de la compagnie « Les Veilleurs ».
27/07/11
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31/07/11
En savoir plus :
Le week-end de Pentecôte cette année, pour les amoureux de l’art et du rock, pourrait avoir pour décor, la Ville de Saint-Brieuc et le Art Rock festival qui met en scène et sur scène les arts dans des lieux des plus inattendus. Musique, danse, arts plastiques et multimédia, théâtre, photographie, se confondent dans une synergie parfaite. Lever de rideau sur une programmation séduisante et effrontée à découvrir les 9, 10, 11 et 12 juin à l’occasion d’une 28e édition frénétique et fédératrice. Tandis que Miss.tic pose sa griffe sur les murs de Saint- Brieuc et dans l’ancien Monoprix, les six peintres chanteurs de la compagnie Luc Amoros composent et décomposent leurs fresques éphémères comme autant de fenêtres sur le monde. Une empreinte qui marquera la ville autant que les esprits. Provoquant et subversif, « The Ballad of sexual dependency » bouscule à son tour les pensées. Le milieu punk new-yorkais, immortalisé par la célèbre artiste Nan Goldin dans les années 80, y est mis en musique par le trio surréaliste et savoureusement cynique The Tiger Lillies dans une alchimie palpable. Dans une grâce diaphane, Agnès Obel et Anna Calvi font frémir un public qui s’abandonne à leur musique ensorcelante, autant qu’au charme oriental d’Hindi Zahra.
Place au rock grand standing (scène Poulain Corbion) avec la classe imparable du gentleman Bryan Ferry et les costumes impeccables des Suédois The Hives. AaRon représente avec élégance la pop à la française, et Aloe Blacc porte avec brio les couleurs de la soul. Branchés sur 100 000 volts, The Jon Spencer Blues Explosion, Cali, Klaxons électrisent l’ambiance, relayés par The Inspector Cluzo, Solange La Frange, Radio Radio, Boogers pour une série de lives décalés au Forum de la Passerelle. Changement de cap pour Yelle et Yann Tiersen. La première revient avec un album fauve à souhait, pendant que le second privilégie la guitare au violon. Quant à Julian Marley et Staff Benda Bilili, ils perpétuent les traditions avec une ferveur communicative. Parallèlement, les arts multimédias défient les perceptions sensorielles. Alors qu’Enersto Klar et Kit Webster se jouent de la géométrie de l’espace, Adrien M et Kyle Mc Donald confrontent les spectateurs à la métamorphose de leur propre corps. Le public est également pris à parti par les insectes de Squidsoup et de Chris Sugrue. La frontière entre réel et virtuel n’a jamais été aussi perméable… Préambule de cette 28e édition le jeudi 9 juin avec une soirée d’ouverture artistique agitée entre Forum et Grand Théâtre de la Passerelle. Du suffocant « Inject » d’Herman Kolgen au magnétique Ei Wada en passant par le futuriste Hiroaki Umeda, les festivaliers croisent trois artistes hybrides capables de transcender les disciplines dans une tension numérique tangible.Un plateau clôturé par les Islandais Who Knew pour un live volcanique. Musiciens du métro parisien, chefs cuisiniers des Côtes d’Armor, artistes locaux, rencontres littéraires sont également partie prenante de l’affiche du festival Art Rock 2011. Dans le respect de ses valeurs fondamentales, Art Rock fait tomber les masques et dévoile l’infinie connivence des arts.
Art Rock et la Galerie W s’associent pour la première fois en 2010 pour proposer l’exposition de Troy Henriksen dans un lieu historique du centre ville, l’ancien Monoprix. Une expérience renouvelée aujourd’hui autour des pochoirs de Miss.Tic, qui signe l’affiche de cette édition. Dans ses pochoirs, des femmes, des silhouettes de femmes : elle est chacune d’elles. Fragments sur affiches déchirées, morceaux de palissades, pièces mixtes, pochoirs sur tôles et sur toiles… L’artiste installe à Saint-Brieuc, dans l’ancien Monoprix mais aussi dans les rues, des oeuvres uniques pour une exposition vivante, passionnée, poétique et éminemment artistique.
Bryan Ferry, Who Knew, The Raveonettes, AaRON, Boogers, Yann Tiersen, Hindi Zahra, The Legendary Tigerman, Staff Benda Bilili, The Jon Spencer Blues Explosion, The Hives, Yelle, King Charles, Filewile, The Joy Formidable, Bumpkin’ Island, TuNe-YaRdS, Lilly Wood And The Prick, Aloe Blacc, Cali, Is Tropical, The Inspector Cluzo, Agnès Obel, Florent Marchet, Julian Marley, Anna Calvi, Klaxons, Radio Radio, Solange La Frange…
Miss.Tic
Les Franglaises est un spectacle musical sous la forme d’un jeu interactif avec le public. Le but du jeu est de retrouver le titre ou l’interprète d’un standard anglophone traduit littéralement en français à la manière des traductions automatiques sur Internet. Dès qu’un spectateur identifie le texte de la chanson ou le nom de son interprète, celle-ci est interprétée à la sauce Tistics avec des arrangements vocaux orignaux et des chorégraphies aussi soignées que décalées. Entre hommage et fine moquerie, les Tistics revisitent la pop-culture en café-théâtre. L’occasion pour certains de découvrir la face cachée de ces chansons qui appartiennent à la culture musicale mondiale, et pour tous de passer une bonne soirée de détente entre amis.
Les Tistics, une troupe de comédiens, auteurs, musiciens et vidéastes, sont amateurs de jeux de mots savoureux. Ils revendiquent un « art Tistic », art scènement textuel où la comédie absurde et le burlesque ont une place de choix.
Avant la création de la troupe en 2006, plusieurs projets théâtraux (Lady Petits Maigres, Du rififi au Melun High-School) réunissent cette bande de joyeux drilles autour de l’envie de créer et de partager des spectacles humoristiques.
Depuis, les Tistics se sont également diversifiés avec un spectacle musical (Les Franglaises), des fictions vidéos ou encore le spectacle jeune public (Les aventures de Jojo et Lulu). En vérité plus un collectif qu’une troupe au sens classique du terme, les Tistics sont aujourd’hui une douzaine. Parfois les visages changent mais l’envie et l’esprit restent les mêmes.
LES FRANGLAISES : le mardi 03/05/2011 à 20h002011-05-03T20:00+0200
120, bld Rochechouart 75018 PARIS 18
De la monographie d’un artiste à la communication d’une saison théâtrale en passant par le carton d’invitation à un défilé de mode, plus de 450 pièces issues des collections de la BnF illustrent la grande variété des travaux commandés aux graphistes. L’exposition Graphisme et création contemporaine présentée à la Bibliothèque nationale de France propose un florilège de travaux de graphistes réalisés durant les années 2000 pour tous les domaines de la création contemporaine : arts plastiques, photographie, architecture, théâtre, danse, littérature, musique, mode… L’exposition présente, graphiste par graphiste, un choix de 57 créateurs, toutes générations confondues, travaillant en France. Nombre d’entre eux rappellent volontiers qu’en répondant à des commandes, ils ont forcément un statut différent des artistes qui, eux, développent leur propre projet. Ce qui ne les empêche pas de signer leurs réalisations et d’affirmer, parfois même avec force, leur subjectivité. Citons par exemple Vier5 qui invente une écriture graphique originale pour The billboard book project (Paris), le livre de Jonathan Monk. Ou encore les M/M dont l’intervention dans l’exposition Translation, autour de la collection de Dakis Joannou au Palais de Tokyo, manifestait, de manière spectaculaire, l’entrelacement des univers des graphistes et des artistes. C’est cette rencontre qui est au coeur de l’exposition de la BnF. La confrontation avec les scènes artistiques contemporaines est-elle propice à la création graphique ? Quel rôle donne-t-on au graphiste ? Est-il un technicien ou un interprète ? Ces dernières années ont-elles vu émerger de nouvelles pratiques ? L’exposition pose ces questions et invite, surtout, à porter le regard sur des choix, des partis pris mais aussi des contraintes qui fondent ou infléchissent les « objets graphiques ».
Exposition Graphisme et création contemporaine
Du mardi au samedi 9h > 20h dimanche 13h >19h, lundi 14h > 20h Fermé lundi matin et jours fériés Entrée libre
Commissariat Anne-Marie Sauvage, conservateur, département des Estampes et de la photographie, BnF Sandrine Maillet, bibliothécaire en chef, Réserve des livres rares, BnF
Rendez-vous de la création étudiante à Paris, le festival ICI&DEMAIN permettra à 125 artistes étudiants d’aller à la rencontre des parisiens du 10 au 24 mars 2011. Plus de 40 projets gratuits seront présentés dans une vingtaine de lieux culturels de la capitale.
Depuis la création du festival en 2004, 100 000 spectateurs ont déjà goûté au talent des étudiants parisiens. Cette année, les 42 projets artistiques programmés ont été sélectionnés parmi 595 candidatures venues de toute l’Ile-de-France.
Du 10 au 24 mars, ces projets seront produits dans des conditions professionnelles, dans quelques uns des plus beaux lieux culturels parisiens : la Gaîté Lyrique, le Grand Foyer du Théâtre du Châtelet, l’Espace Pierre Cardin, le Point Ephémère, la Cité Internationale Universitaire de Paris, le Centre Musical Fleury Goutte d’Or Barbara, Théâtre de Ménilmontant, la Péniche Cinéma…
UN FESTIVAL GRATUIT Tous les spectacles, concerts, expositions, projections du festival sont gratuits. Le programme complet est disponible sur le site icietdemain.paris.fr
Avec Viagogo
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“ Je ne sais pas où s’arrête l’artificiel et où commence le réel. ” (Andy Warhol)
Fantaisie inspirée du travail d’Andy Warhol, le spectacle retrace deux journées de la vie de la Factory : usine transformée en loft, où le pionnier du Pop Art régnait, dans les années soixante, sur un groupe d’artistes underground. Krystian Lupa et son collectif, en immersion totale, redessinent les figures légendaires du groupe avant-gardiste new-yorkais. Factory 2 s’ouvre sur la première de Blow Job (1963), film controversé qui fait au sein du groupe surgir une crise aiguë. Spectateur silencieux, néanmoins omniprésent, Warhol filme, explore, met en scène. Lupa, comme Warhol, joue sur le rapport entre la vidéo et la vie. Sa variation théâtrale recrée la Factory : lieu de vie et de création, mais aussi de vacuité, de temps morts, entre crises narcissiques et désirs de sublimer la vie. Toujours en quête d’un théâtre d’art, Lupa a souvent puisé la matière de ses mises en scène dans la littérature autrichienne (Kubin, Musil, Broch, Bernhard) ou russe (Dostoïevski, Tchekhov, Boulgakov, Gorki). À travers Warhol, refusant de s’installer dans un geste esthétique, il repose des questions sur l’art, son utilité, son rôle, et aussi sur la vie. Cruel et drôle, le spectacle jette une passerelle entre l’utopie des années soixante et les désenchantements de notre présent.
d’après
texte, scénographie et mise en scène
Né en 1943 à Jastrzebie Zdroj en Pologne, il étudie les arts graphiques à l’académie des Beaux-Arts de Cracovie. Il commence sa carrière de metteur en scène à la fin des années soixante-dix au Teatr Norwida de Jelenia Gora, tout en dirigeant quelques productions au Stary Teatr de Cracovie, dont il devient le metteur en scène attitré en 1986. Depuis 1983, il enseigne la mise en scène au Conservatoire d’Art dramatique de Cracovie.
Influencé par T. Kantor (son “maître”, avec le cinéaste A. Tarkovski) et grand lecteur de Jung, il développe sa conception du théâtre comme instrument d’exploration et de transgression des frontières de l’individualité (exposée dans un texte intitulé Le Théâtre de la révélation). Il monte d’abord les grands dramaturges polonais du XXe siècle : Witkiewicz, Wyspianski, Gombrowicz (Yvonne, Princesse de Bourgogne, 1978, Le Mariage, 1984) et conçoit entièrement deux spectacles: La Chambre transparente (1979) et Le Souper (1980). En 1985, il créé Cité de rêve au Stary Teatr d’après le roman d’Alfred Kubin (L’Autre Côté).
Parallèlement à la mise en scène d’oeuvres dramatiques, Tchekhov (Les Trois Soeurs, Festival d’Automne, 1988), Genet, Reza, Schwab (Les Présidentes,1999), Loher (Les Relations de Claire, 2003), la littérature romanesque, particulièrement autrichienne, devient son matériau de prédilection.
Il adapte et met en scène Musil (Les Exaltés, 1988 ; Esquisses de l’homme sans qualités, 1990), Dostoïevski (Les Frères Karamazov, 1988, Odéon-Théâtre de l’Europe, 2000), Rilke (Malte ou le Triptyque de l’enfant prodigue, 1991), Bernhard (La Plâtrière, 1992 ; Emmanuel Kant et Déjeuner chez Wittgenstein, 1996; Auslöschung-Extinction, 2001), Broch (Les Somnambules, 1995, Festival d’Automne à Paris, 1998), Boulgakov (Le Maître et Marguerite, 2002), Nietzsche et E. Schleef (Zarathoustra, 2006). Créateur de théâtre complet, il s’impose à la fois comme concepteur d’adaptations, plasticien (il signe luimême les scénographies et les lumières de ses spectacles) et directeur d’acteurs (connu pour son long travail préparatoire avec les comédiens sur la construction des personnages). Ses spectacles sont également marqués par un travail singulier sur le rythme, temps ralenti dans le déroulement de l’action scénique, souvent concentrée autour de moments de crises. De nombreux prix ont distingué son travail, dernièrement le Prix Europe pour le théâtre (2009). À la suite de Factory 2, il créé Persona.Marilyn et Le Corps de Simone (deux volets d’un projet autour des figures de Marilyn Monroe et Simone Weil).
avec Iwona Bielska, Bogdan Brzyski, Iwona Budner, Joanna Drozda, Malgorzata Hajewska-Krzysztofik, Lukasz Holuj, Szymon Kaczmarek, Zbigniew W. Kaleta, Urszula Kiebzak, Sandra Korzeniak, Rafal Libner, Adam Nawojczyk, Marta Ojrzynska, Piotrek Polak, Piotr Skiba, Katarzyna Warnke, Tomasz Wygoda, Malgorzata Zawadzka, Krzysztof Zawadzki
spectacle en polonais surtitré en français Grand Théâtre du 11 septembre 2010 au 15 septembre 2010www.colline.fr 01 44 62 52 52 15 rue Malte-Brun, Paris 20e
Danse, théâtre, musique Avec Robyn Orlin, Via Katlehong / Lindigo, Mpumelelo Paul Grootboom, Mahotella Queens et Hugh Masekela, Vusi Mahlasela, Eric Mouquet – Deep Forest « Football made in Africa », Johnny Clegg, Juke Box Live for Mandela sous la direction artistique de Cheik Tidiane Seck avec Amadou&Mariam, Manu Dibango, Toure Kunda…
Du 11 au 30 mai 2010 A la Grande Halle de la Villette
Le 11 février 1990, Nelson Mandela est définitivement libéré, mettant fin à la clandestinité de l’ANC et accélérant le processus de sortie du régime d’apartheid que le pays subissait depuis des décennies. 20 ans après cet acte majeur de la vie politique internationale, comment les différentes communautés du pays vivent-elles et dans quel avenir se projettent-elles ?
En 2010, l’Afrique du Sud est aussi le premier pays africain à organiser la coupe du monde de football, plus grand évènement planétaire après les jeux olympiques. C’est un formidable défi pour le pays. L’attente de la population est immense autant sur les enjeux économiques que sur la place du pays dans le concert des grandes nations. Profitant de cette convergence d’événements et d’atouts, le Parc de la Villette met un coup de projecteur sur la scène sud-africaine pour en souligner la forte originalité artistique.
Plusieurs dizaines d’artistes, entre jeune génération et figures emblématiques du pays, viendront témoigner de la richesse de ce pays, sa diversité, ses différentes langues, ses traditions comme sa relation à la modernité.
Via Katlehong / Lindigo ouvrent le bal avec Umqombothi Kabar, fruit d’une rencontre originale entre danseurs sud africains et musiciens de l’Ile de la Réunion. Robyn Orlin reprend sa célèbre pièce « Daddy, I’ve seen this piece 6 times before and I still don’t know why they’re hurting each other ».
Mpumelelo Paul Grootboom (pour la première fois en France), jeune metteur en scène surdoué présente « Foreplay », une pièce charnelle à la poésie crue et à l’humour grinçant. Ce cycle sera l’occasion pour Johnny Clegg de faire son retour sur la scène parisienne. Un grand concert réunira, pour un plateau exceptionnel, les Mahotella Queens et Hugh Masekela.
Et enfin en clôture, un concert hommage à Nelson Mandela sous la direction artistique de Cheik Tidiane Seck. Juke Box Live for Mandela réunira, entre autres, Amadou & Mariam, Toure Kunda et Manu Dibango.
Une exposition de 40 photographies de Galith Sultan sera présentée dans le hall d’accueil de la Grande Halle. « Soweto dans la poussière, la sueur et l’espoir » nous emmène à la rencontre des habitants et des rues de Kliptown, un quartier déshérité du ghetto devenu mythique.
Umqombothi Kabar Danse, musique – Création 2009 11 au 14 mai 2010 – mardi, mercredi et vendredi à 20h30 / jeudi à 19h30 plein tarif 20 € – tarif réduit 15 € – Villette jeunes (- 26 ans) 12 € – abonné 14 € – Carte Villette 10 €
Né du désir d’associer les danseurs de la compagnie Via Katlehong à des musiciens, ce projet ambitieux a réellement pris forme lors de la rencontre avec Lindigo, groupe de l’Île de la Réunion. L’un comme l’autre ont développé, à partir des pratiques traditionnelles, une identité originale et novatrice où l’énergie côtoie la virtuosité. Une rencontre inédite entre deux groupes de langues et d’histoires différentes mais aussi une expérience à la fois humaine et artistique qu’ils auront à coeur de partager pour la première fois avec le public français.
Fondée en 1992, la compagnie Via Katlehong tient son nom du township Katlehong célèbre pour sa participation aux soulèvements des années 80. Mêlant pantsula (danse urbaine des townships), gumboots (danse née dans les mines d’or) et danse contemporaine africaine, Via Katlehong a créé une nouvelle forme appelée mogaba, qui se caractérise par l’assemblage de mouvements énergiques, puissants et agressifs, faits de frappes des pieds et de claquements des mains, de voix puissantes et de rythmique endiablée. Jeune groupe de maloya (à la fois musique, chant et danse propres à l’île de la Réunion, inscrit depuis le 1er octobre 2009 au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco) créé en 1999, Lindigo est actuellement un des fleurons de la nouvelle scène réunionnaise. Le groupe se livre à des prestations scéniques époustouflantes, combinant la tradition instrumentale du Maloya avec les polyphonies malgaches et bousculant les règles du genre avec des rythmiques proches de la transe
Chorégraphie Collectif Via Katlehong, avec l’aide de Xavier Plutus Mise en scène Xavier Plutus Avec Hadji Manssour Ali (Piker), Aldo Saint-André Araste (Piker), Harry Araste (leader), Jean Guillaume Imare (Kayamb), Jean Frédéric Madia (Bobre), Lauriane Marceline (choriste), Jean Pascal Mariama Moutin (Hi Hat), Valéry Servan (Rouler), Qofela Thato (danseur), Vuyani Feni (danseur), Mohlabane Buru (danseur), Motshele Mokholo (danseur), Fanie Mandlankosi (danseur), Qwabe Xolani (danseur), Malotana Mpho (danseur), Ntanda Zakhele (danseur), Zwane Mduduzi (danseur) Création lumières Anne Roudiy
Daddy, I’ve seen this piece 6 times before and I still don’t know why they’re hurting each other… Danse 18 au 21 mai mardi, mercredi et vendredi à 20h30 / jeudi à 19h30 plein tarif 20 € – tarif réduit 15 € – Villette jeunes (- 26 ans) 12 € – abonné 14 € – Carte Villette 10 €
Daddy, I’ve seen this piece 6 times before and I still don’t know why they’re hurting each other… tourne en dérision le ballet classique, importation coloniale soutenue durant l’Apartheid par le gouvernement blanc nationaliste. Mais il est aussi question, dans ce saugrenu collage d’hallucinantes saynètes, de la complexité d’un “vivre ensemble” que la mosaïque sud-africaine tente aujourd’hui d’inventer.
Commandé par le FNB Vita Dance Umbrella, Daddy… a remporté le troisième prix des Rencontres Chorégraphiques d’Afrique et de l’Océan Indien en 1999, le prix Jan Fabre de l’oeuvre la plus subversive aux Rencontres chorégraphiques internationales de Saint-Denis en 2000 et, à Londres, le « Laurence Olivier » Award de la réalisation la plus marquante de l’année 2003.
Chorégraphe blanche sud-africaine, Robyn Orlin débute sa carrière en 1980. Ses thèmes de prédilection sont issus des drames qui traversent son pays (apartheid, sida…) qu’elle transpose dans une danse très théâtrale utilisant généralement la vidéo. Longtemps perçue comme l’enfant terrible de la danse sud-africaine, elle reste convaincue que « l’art ne sert à rien s’il n’est pas en prise avec le réel ».
Chorégraphie, scénographie, décors et costumes Robyn Orlin Avec Gerard Bester, Pule Molebatsi, Toni Morkel, Neli Xaba, Dudu Yende, Thulani Zwane Régie plateau Thabo Pule Directeur de tournée Denis Hutchinson Administration et diffusion Damien Valette – www.jgdv.net Coordination Daniela Goeller Remerciements à Claire Verlet et Georgina Thomson
Foreplay Théâtre 25 au 28 mai mardi, mercredi et vendredi à 20h30 / jeudi à 19h30 en anglais surtitré en français spectacle déconseillé aux moins de 12 ans plein tarif 16 € – tarif réduit 12 € – abonné 11 € – Carte Villette et Villette jeunes (- 26 ans) 10 €
C’est la première apparition en France de ce metteur en scène surdoué de 35 ans, déjà reconnu sur la scène internationale et vu la qualité de son répertoire, ce ne sera pas la dernière.
Foreplay, pièce créée en 2009 et inspirée par La Ronde de Schnitzler, dévoile une chaîne de relations humaines, souvent sexuelles, et leur lien avec le pouvoir en Afrique du Sud d’aujourd’hui. Bien qu’assez littéraire, la pièce de Mpumelelo Paul Grootboom est extrêmement physique, pour ne pas dire charnelle, et plonge le spectateur dans une intimité réaliste.
Poésie crue et humour grinçant montrent du doigt les tabous et les hypocrisies d’une civilisation qui rêve de démocratie mais sous laquelle transparaît la ronde des instincts destructeurs.
Né en 1975 à Meadowlands, Mpumelelo Paul Grootboom se destine d’abord à une carrière scientifique avant de se tourner vers l’écriture et le cinéma. Sa rencontre avec Aubrey Sekhabi l’entraîne vers le théâtre où il connait assez vite le succès. Lauréat du National Standard Bank Young Artist Award en 2005, il reçoit le Naledj Theatre Award avec son spectacle Relativity : Township Stories.
Texte et mise en scène Mpumelelo Paul Grootboom Chorégraphie Israel Bereta Avec Mandlenkosi Gaduka, Koketso Mojela, Excellentia Mokoena, Ntshepiseng Montshiwa, Boitumelo Eugene Shisana, Sello Zikalala Conception lumières et décors Wilhelm Disbergen
Musique samedi 22 mai à 20h plein tarif 26 € – tarif réduit 20 € – Villette jeunes (- 26 ans) 20 € – abonné 18 € – Carte Villette 17 €
Le guitariste – chanteur Vusi Sidney Mahlasela Ka Zwane est né en 1965 à Pretoria. Longtemps impliqué dans la lutte contre l’apartheid, Vusi est devenu un des artistes majeurs de la scène musicale sud-africaine. Découvert grâce à son interprétation de la bande son du film « Tutsi » oscarisé en 2006, sa notoriété n’a cessé de croitre. Sa musique hybride est un savoureux mélange de folk, world, blues & soul. Multi-instrumentiste, Vusi Mahlasela est aussi l’auteur d’une poésie engagée qui fait la promesse d’un futur radieux pour son pays. ERIC MOUQUET, DEEP FOREST « FOOTBALL MADE IN AFRICA », avec la participation de Blick Bassy (cameroun) et Zama Magudulela (afrique du sud)
Impossible de parler de l’Afrique du Sud en 2010 sans évoquer la Coupe du Monde de football. Football Made In Africa est le portrait « grassroot » d’un continent qui vibre et s’enthousiasme autour du football. Une série de courts-métrages qui racontent d’un point de vue original, des histoires instantanées drôles et poétiques et démontre toute la créativité et le dynamisme d’un peuple qui doit faire preuve d’ingéniosité et de débrouillardise pour s’adonner à sa passion : le football…
La musique live qui illustre cette série de petits films est composée par Eric Mouquet, « moitié » de Deep Forest, duo créé en 1992 avec Michel Sanchez. Né en 1960 à Valenciennes et passionné de synthétiseur et de machines, cet amateur de musiques du monde a eu l’un des premiers l’idée de mêler des voix ethniques venues d’Afrique aux rythmes électro. C’est de ce mélange que naît Deep Forest.
En 2008, Eric croise la route du chanteur camerounais Blick Bassy et ils décident aussitôt de travailler ensemble. Très vite un projet commun voit le jour « Deep Africa », suivi d’une série de concerts.
Ils seront accompagnés sur scène par Zama Magudulela, chanteuse née à Durban et connue pour son interprétation du singe Rafiki dans la comédie musicale « Le Roi Lion ».
Absent depuis trois ans des scènes parisiennes, Johnny Clegg revient en 2010 avec un nouvel album (à paraitre en mai chez Universal).
Auteur, compositeur, interprète, danseur, universitaire, anthropologue, activiste culturel et militant anti-apartheid, Johnny Clegg demeure une des célébrités les plus connues et les plus attachantes d’Afrique du Sud. Et bien que chacune de ces étiquettes soit pertinente, il n’y en a malheureusement pas une pour résumer le dynamisme débordant de cet être passionné qui est devenu, au fil des ses trente années de carrière, l’incontournable ambassadeur du métissage musical et culturel qu’il a contribué à imposer dans son pays et dans le monde entier.
Qui ne l’a vu sur scène ne peut imaginer l’énergie contagieuse, joyeuse de chacune de ses prestations, car comme il aime à le répéter, il se considère avant tout comme un artiste de scène fait pour communiquer en direct avec son public. C’est, dit-il, la vocation de sa musique et c’est ce contact là, en prise avec les gens, qui lui donne chaque fois l’envie continuer.
Son nouvel album, « The Road is longer » (titre provisoire) sera le 3 mai dans les bacs. A nouveau un mélange raffiné d’épices variées – zoulou bien sûr, et aussi rock, jazz, latino, Maghreb et Afrique – où dominent les guitares, sur des thèmes puisés dans l’actualité récentes (Love in the time of Gaza) ou des sujets plus intimes (I know that Sound – une valse triste), ou encore, avec « Asilazi » le thème récurrent de la solitude de l’individu face au monde et à ses responsabilités dans un hymne hautement « Cleggien » dans la pure tradition d’ »Asimbonanga » ou de « The Crossing
» C’est accompagné de ses deux choristes habituels, de quatre musiciens (guitariste, bassiste, batteur et multi-instrumentiste) et d’un danseur zoulou que Johnny Clegg fera son retour sur la scène parisienne.
Musique samedi 29 mai à 20h30 plein tarif 20 € – tarif réduit 15 € – Villette jeunes (- 26 ans) 12 € – abonné 14 € – Carte Villette 10 €
Un plateau exceptionnel qui réunit plusieurs styles de musique. Figures emblématiques de la résistance anti-apartheid, les Mahotella Queens ont traversé le monde avec leur Mbaquanga et font, depuis près de 45 ans, partie de la légende de la musique sud-africaine urbaine.
C’est avec Simon Malhatini, aujourd’hui disparu, qu’elles inventent dans le début des années 60 le Mbaquanga, mélange détonant de musiques traditionnelles, de Marabi et de rythm and blues. Idoles des communautés noires pendant les années de plomb, leur arrivée sur la scène internationale a fait l’effet d’une bombe.
Bien plus qu’un simple choeur féminin, ces trois femmes d’exception donne à la musique sud-africaine une couleur unique, fortement identitaire et pourtant universelle. Jazzman légendaire d’Afrique du Sud, Hugh Masekela a vécu trente ans d’exil, enregistré plus de quarante albums et vendu des millions de disques à travers le monde. À Soweto où il grandit, le jeune Masekela subit la discrimination raciale instaurée par le régime de l’apartheid et fait de la musique une arme de résistance. C’est Trevor Huddleson, prêtre britannique qui vit dans les townships, qui lui offre sa première trompette et l’invite à rejoindre le Huddleson Jazz Band.
Son second instrument lui sera envoyé par Louis Armstrong lui-même. Contraint d’émigrer aux Etats-Unis en 1964, il y connait le succès avec des titres comme « Grazzing in the grass ». Dans les années 80, Paul Simon l’embarque dans l’aventure Graceland avec Myriam Makeba et le groupe Ladysmith Black Mambazo.
De retour dans son pays depuis 1990, il continue de représenter la beauté du jazz sudafricain. C’est avec le très connu « Bring back Nelson Mandela », symbole de la lutte pour la libération du leader de l’ANC, que les artistes termineront cette soirée pour célébrer l’Afrique du Sud à l’unisson.
Musique Dimanche 30 mai à 17h plein tarif 26 € – tarif réduit 20 € – Villette jeunes (- 26 ans) 20 € – abonné 18 € – Carte Villette 17 € Juke Box Live pour Mandela est un hommage à Nelson Mandela et à son combat contre l’apartheid. C’est aussi une revue des musiques symboles des années de lutte du mouvement anti- apartheid de 1964 année d’emprisonnement de Mandela à 1990 année de sa libération.
Sur une idée originale de Mamadou Konté (qui nous a malheureusement quittés) et Christophe Meyer, et sous la direction artistique de Cheick Tidiane Seck, claviériste bien connu pour ses productions avec Salif Keita, Hank Jones, Joe Zawinul, Dee Dee Bridgewater…, de nombreux artistes participeront à cet hommage, accompagnés par un big band de douze musiciens français et africains.
Mélangeant les musiques noires et blanches emblématiques des années de lutte du mouvement anti- apartheid et leur propre répertoire, Cheick et ses invités offriront au public un spectacle musical unique et magique, symbole de liberté et de lutte contre le racisme et la ségrégation.
Parmi les artistes: Manu Dibango, Toure Kunda, Amadou & Mariam, Wally Badarou, Thandista, Omar Pene, Mamani Keita, et beaucoup d’autres issus du jazz, du rap, de la chanson française et internationale.
Renseignements pratiques Dates/horaires : voir sur chaque fiche de spectacle Tarifs : de 16 à 26 € – Tarifs Abonnés de 11 à 20 € – Villette jeunes (moins de 26 ans) de 10 à 20 € – Carte Villette : 10€ à 17€ Accès : Grande Halle, Parc de la Villette – Métro Porte de Pantin Informations/Réservations : 01 40 03 75 75 et www.villette.com
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Claude Monet, Impression, soleil levant, 1872, musée Marmottan-Monet. Credit: Musee Marmottan, Paris, France / Giraudon / The Bridgeman Art Library Nationality / copyright status: French / out of copyright Monet, Impression, soleil levant, 1872, musée Marmottan-Monet.
De juin à septembre 2010, plus de 200 événements culturels et animations pour vivre l’Impressionnisme au présent
Normandie Impressionniste est un événement culturel, touristique et éducatif, né à l’initiative de la Communauté de l’Agglomération rouennaise et de six autres grandes collectivités normandes : les Régions de Haute et de Basse Normandie, les Départements de la Seine Maritime et de l’Eure, et les Villes de Rouen et de Caen.
Le festival Normandie Impressionniste mettra l’Impressionnisme à l’honneur sur tout le territoire haut et bas-normand. D’une ampleur inédite en France, cet événement pluridisciplinaire sera l’occasion pour le public de découvrir le patrimoine exceptionnel et toute la créativité de la terre natale du mouvement Impressionniste.
Le festival dévoilera l’impressionnisme sous toutes ses formes. Peinture, art contemporain, musique, cinéma, théâtre, danse, photographie, vidéo, littérature, conférences, son et lumière, déjeuners sur l’herbe, guinguettes… le festival Normandie Impressionniste proposera une programmation diversifiée, ouverte à tous et à toutes les formes d’expression artistique.
La peinture sera bien sûr à l’honneur. Tête de proue du festival, l’exposition très attendue « Une ville pour l’Impressionnisme, Monet, Pissarro, Gauguin à Rouen » proposée par le musée des Beaux-Arts de Rouen présentera un ensemble exceptionnel d’œuvres en provenance de collections publiques et privées du monde entier, dont plusieurs pièces maîtresses encore jamais montrées en France. D’autres hauts lieux culturels du territoire normand illustreront la diversité du thème de l’Impressionnisme à travers ses origines, ses lieux emblématiques ou ses pratiques : la Seine au musée des Impressionnismes de Giverny, l’estampe Impressionniste au musée des Beaux-Arts de Caen, Jongkind et Boudin au musée de Honfleur, Degas au musée André Malraux du Havre, Millet au musée Thomas Henry de Cherbourg, Renoir et Pissarro au Château-musée de Dieppe, Corot au musée de Saint-Lô, L’Ecole de Rouen au musée de Vernon, Riesener au Musée de Lisieux… Le Fonds ‘Peindre en Normandie’ exposera une sélection de ses oeuvres à Honfleur et Grand Quevilly.
Les autres formes d’expression créative, jusqu’aux plus actuelles, seront également bien représentées : musique (concerts autour de Debussy, Ravel, Satie…), photographie (exposition de Maxence Rifflet au Point du Jour à Cherbourg et au Pôle Image de Haute-Normandie à Rouen, commandes à de grands photographes), art contemporain (hommage au déjeuner sur l’herbe au Frac Haute-Normandie, installations à l’Abbaye de Jumièges), art vidéo (à l’Hôtel du Département de Seine-Maritime…), cinéma (archives Gaumont-Pathé), théâtre (dialogue entre Monet et Clémenceau), danse ou encore spectacle vivant.
De nombreux projets éducatifs seront menés en concertation et en étroite collaboration avec les établissements d’enseignement de tous niveaux sur tout le territoire normand. Ateliers artistiques, visites, cours d’histoire de l’art, les projets se multiplieront pour faire découvrir aux élèves ce grand mouvement pictural, les inviter à se l’approprier et à le réinterpréter. Le festival Normandie impressionniste est enfin un événement festif et convivial, ouvert à tous. Clins d’œil au goût des peintres Impressionnistes pour les paysages normands : projections sur des monuments, spectacles pyrotechniques, croisières et traversées sur la Seine, déjeuners sur l’herbe, guinguettes, itinéraires Impressionnistes et bien d’autres activités en plein air viendront compléter l’offre du festival, en lui conférant une dimension touristique, populaire et festive.
Commissaire général du festival Normandie Impressionniste, auteur de La Normandie, berceau de l’Impressionnisme (Ouest-France). Chacun le sait : l’Impressionnisme tire son nom d’un tableau de Monet, Impression, soleil levant, peint au Havre en 1872. Cette toile reflète à merveille une manière de peindre qui cherche à saisir l’instant éphémère, qui privilégie la couleur par rapport à la forme et qui laisse l’oeil du spectateur recomposer ce que la touche fragmentée du peintre avait dissocié. En choisissant ce tableau pour cible de ses railleries et en qualifiant d’Impressionnistes les adeptes de cette manière de peindre, le critique satirique Louis Leroy n’imaginait pas à quel point il était perspicace : ce faisant, à la fois il révélait la naissance d’un courant pictural en quête de lumière, de plein air et d’impressions fugitives et il témoignait de l’origine géographique de ce mouvement. L’Impressionnisme a paru surgir à Paris, en 1863, au Salon des Refusés (lequel réunissait les refoulés du Salon officiel). En réalité, cette révolution picturale, l’une des plus importantes de l’histoire de l’art, a émergé lentement, par transformations successives d’un genre pictural nouveau, le « paysage » en plein air, qui s’est affirmé en Normandie à partir des années 1820.
L’Impressionnisme, qui est l’expression même de la peinture claire, n’est pas sorti, comme on le dit souvent, de la sombre forêt de Barbizon, où se retrouvaient les peintres naturalistes. Quel paradoxe ce serait ! Cette peinture du moment fugitif est née sous les ciels capricieux de la Normandie, le long de ses rivages lumineux et de ses vallées verdoyantes. La naissance de l’Impressionnisme en terre normande peut sembler, à première vue, découler d’une série de hasards. Citons, parmi ces « heureux hasards » et par ordre d’apparition à l’écran :
Géricault, le héraut du Romantisme. Il naît à Rouen en 1798 et c’est là qu’il découvre l’anatomie des chevaux, qui occupent une place si importante dans son oeuvre ;
Corot, le chef de file de l’Ecole de la nature, fait ses études à Rouen et il découvre les lumières de la Normandie bien avant celles de l’Italie ;
depuis son enfance, Delacroix passe ses vacances au château de Valmont, près de Fécamp, avec son cousin Riesener. Il peint les falaises d’Etretat trente ans avant Courbet et Monet et il est le premier, dans La mer vue des hauteurs de Dieppe, à expérimenter la touche en virgule et la couleur juxtaposée des Impressionnistes ;
Huet, qui est un ami intime de Delacroix, se veut « fils de Rouen ». Il conduit la peinture du Romantisme jusqu’aux débuts de l’Impressionnisme ;
Millet est originaire de Gruchy, un hameau côtier du nord Cotentin. Marié à une Cherbourgeoise, il vit fort bien des portraits de la bourgeoisie locale lorsqu’une histoire sentimentale l’oblige à s’enfuir au Havre, où il rencontre Boudin ;
Courbet vient peindre sur la côte normande dès les années 1840. Il tombe amoureux d’une Dieppoise et leur longue liaison lui donne l’habitude d’y revenir souvent ;
Daubigny, succombe, lui, au charme d’une Cauchoise et vient s’installer à Villerville, un « trou à moules » près d’Honfleur ;
Boudin tient un commerce d’encadreur au Havre. Il expose des tableaux de Jongkind, de Millet et des célébrités de l’époque – Isabey, Troyon, Couture – qui l’initient à la peinture. Revenant à Honfleur, dont il est natif, il a pour voisin Baudelaire, un poète et critique d’art génial qui s’enthousiasme pour ses Ciels au pastel ;
Monet habite Le Havre depuis l’âge de cinq ans. Il y fait la connaissance de Boudin puis de Jongkind, qui l’emmènent peindre sur le motif. Ils seront, reconnaîtra-t-il, ses seuls vrais professeurs ;
Degas découvre tout jeune le Haras du Pin et il peint ses premières courses de chevaux à l’hippodrome d’Argentan, dans l’Orne ;
accueilli au château de Wargemont par les Bérard, Renoir retrouve à Dieppe ses amis Blanche, Monet, Eva Gonzalès et Pissarro, ainsi que Durand-Ruel, leur marchand à tous ; Berthe Morisot passe ses vacances à Houlgate, où elle reçoit les bons conseils de Riesener et de Degas ;
Lépine peint ses premières toiles à Caen, sa ville natale ;
Seurat passe ses vacances à Grandcamp et à Port-en-Bessin et il entraîne Signac et Angrand, son ami rouennais, sur la voie du Pointillisme ;
Anquetin, natif d’Etrépagny, dans l’Eure, y invente le Cloisonnisme et exerce une influence, totalement ignorée, sur Van Gogh et sur Gauguin ;
Dufy, Friesz et Braque apprennent ensemble à peindre à l’Ecole des Beaux-Arts du Havre… Une telle accumulation de hasards ne peut évidemment s’expliquer que par des causes profondes. Pourquoi cette marée qui, par vagues successives, a déferlé sur la Normandie pendant plus d’un siècle ? Pourquoi le flambeau est-il passé, de main en main, de ville en ville, de plage en plage, des Romantiques à l’Ecole de la nature, des Réalistes aux Pré-Impressionnistes, des Impressionnistes aux Post-Impressionnistes ? Si la Normandie est restée si longtemps le champ de manoeuvre préféré de tous les créateurs, de tous les précurseurs en art, et souvent aussi en idées politiques, cela tient à de solides raisons.
La Normandie possède une longue tradition picturale, illustrée dès le XVIIe siècle par un peintre aussi célèbre que Poussin, natif des Andelys, et par deux dynasties de maîtres peintres : les Jouvenet, qui tiennent atelier à Rouen, et les Restout, qui officient à Caen. À la veille de la Révolution, l’école de dessin de Rouen compte trois cents élèves, parmi lesquels les paysagistes Houel et Eschard et le graveur Le Mire, illustrateur des Fables de La Fontaine.
La richesse architecturale de la Normandie la porte à prendre la tête du mouvement de réhabilitation du patrimoine médiéval qui s’opère au début du XIXe siècle. Les plus grands artistes (Géricault, Isabey, Bonington, Hubert Robert) sont mobilisés par un érudit, le baron Taylor, pour lithographier tous les trésors de la région, afin d’alimenter le premier volume des Voyages pittoresques et romantiques dans l’Ancienne France, qu’il publie en 1820. La défense du patrimoine devient bientôt une spécialité de la province,qui crée la première « Société des antiquaires » et invente les termes architecturaux « roman » et « gothique flamboyant ».
La Normandie bénéficie de l’émergence, à la même époque, du paysage en plein air, un genre pictural nouveau, mis à l’honneur par les Anglais (Constable, Turner) et qui va peu à peu s’imposer comme le genre majeur. Grâce à ses 600 kilomètres de côtes rocheuses et sablonneuses, à son alternance de plateaux et de vallées, à ses paysages maritimes et fluviaux, à ses cités médiévales et à ses campagnes de rêve, la Normandie offre aux paysagistes et aux marinistes une infinité de motifs à peindre. À quoi s’ajoutent deux éléments essentiels pour des peintres épris de lumière et d’impressions fugitives : l’omniprésence de l’eau – qu’elle tombe en averses, déferle en vagues ou coule dans la vallée de la Seine – et la mobilité des ciels, constamment changeants sous l’effet des vents et des marées.
Le goût des peintres pour le paysage est en résonance avec la mode des bains de mer, lancée par l’aristocratie de la Restauration et de la Monarchie de Juillet. Le succès de la balnéothérapie va faire la célébrité des stations de Dieppe, d’Etretat ou de Trouville avant de faire celle de Deauville, de Sainte-Adresse et de Cabourg. La présence sur la côte normande d’une « élégante société » fait aussi le bonheur des peintres, tels Courbet ou Boudin, qui savent lui offrir un miroir flatteur. L’attirance des peintres pour la Normandie tient aussi à sa proximité de Paris, déterminante à une époque où l’on voyage encore en diligence ou en bateau à vapeur. Cela vaut pour les « horsains », qui viennent l’été en Normandie peindre sur le motif, comme pour les Normands, qui montent l’hiver à la capitale fréquenter les ateliers et exposer au Salon. Cet atout va s’accentuer, à partir du milieu du siècle, avec l’ouverture des lignes de chemin de fer reliant Paris à Rouen, à Dieppe, au Havre et à Deauville. D’autant plus qu’au même moment, l’invention de la peinture en tube et du chevalet pliant allège l’attirail du peintre et accroît sa mobilité.
À toutes ces raisons, qui expliquent que l’Impressionnisme ait pris sa source en Normandie, il faut en ajouter une dernière, qui est de première importance : le rapprochement franco-anglais. Après les guerres napoléoniennes et le blocus continental, qui avaient séparé la France et l’Angleterre, la Normandie devient le lieu de rencontre et d’échanges privilégiés entre les avant-gardes artistiques des deux pays, prélude à l’Entente cordiale conclue entre Louis-Philippe et la reine Victoria. Le génial Turner effectue six grands voyages en Normandie, écumant toute la région, du Tréport jusqu’au Mont Saint-Michel et du Havre jusqu’à Vernon. Il en ramène des aquarelles éblouissantes, qui lui servent pour ses grandes compositions à l’huile. Il est imité par des peintres aussi novateurs que Bonington, Prout ou Cotman. Traversant la Manche en sens inverse, Géricault passe un an à Londres, expose triomphalement son Radeau de la Méduse, découvre l’oeuvre de Constable, encourage ses amis Delacroix, Isabey et Huet à faire le voyage de Londres, bientôt préféré à celui de Rome. Les échanges franco-anglais ne vont plus cesser, faisant se rencontrer sur la côte normande Bonington et Delacroix, Whistler et Courbet, Sickert et Degas…
Et si, en 1892, Monet entreprend sa série des Cathédrales de Rouen, peintes de face, sans les facilités de la perspective, c’est sans doute pour surpasser Turner qui, soixante ans plus tôt, a peint de biais le mastodonte gothique. Surpasser le génial sujet de Sa Majesté, voilà qui a dû stimuler l’ardeur du patriarche de Giverny qui prétendait – non sans quelque raison ! – au titre de plus grand peintre du siècle.
Texte à paraître dans le Guide du Routard Normandie Impressionniste, publié par Hachette en avril 2010.
Claude Monet Portail de la cathédrale de Rouen, temps gris 1892, huile sur toile Musée des Beaux-Arts de Rouen
Jacques-Sylvain Klein, vice-Président du Conseil scientifique et Commissaire général du festival Économiste et historien d’art, Jacques-Sylvain Klein est l’auteur de La Normandie, berceaude l’Impressionnisme, de La Maison Sublime : l’école rabbinique et le royaume juif de Rouen et de L’effervescence rouennaise au siècle naissant. Il assure le commissariat général du festival, assisté d’une équipe dirigée par Annick Bouillot, chef de projet.
Jacques-Sylvain Klein Vice-président du Conseil scientifique et Commissaire général du festival
Exceptionnellement dense et diversifiée, la première programmation du festival Normandie Impressionniste est l’occasion unique de plonger aux sources de l’un des plus importants courants artistiques de l’histoire de l’art pour mieux en apprécier la force créative et inspiratrice. Elle est le reflet du dynamisme et de la richesse de l’un des plus beaux territoires de France.
Depuis plusieurs mois, à travers toute la Normandie, toutes les énergies se mobilisent autour de la première édition de Normandie Impressionniste. Un grand nombre d’acteurs culturels, institutionnels, économiques, touristiques et éducatifs contribuent à élaborer une programmation dense, exigeante mais accessible, offerte au plus large public venu de France et de l’étranger.
Au programme culturel : un événement phare et très attendu au musée des Beaux-Arts de Rouen, de nombreuses expositions dans les musées normands ainsi qu’une multitude de manifestations culturelles dans les lieux emblématiques de l’Impressionnisme, sur l’ensemble de la Haute et Basse-Normandie. Toutes les formes artistiques sont au rendez-vous pour célébrer ce mouvement, source d’inspiration : peinture, arts décoratifs, art contemporain, vidéo, photographie, cinéma, musique, théâtre, spectacle vivant… Normandie Impressionniste sera aussi un grand événement populaire, festif et touristique : déjeuners sur l’herbe, guinguettes, bals, ballades, croisières, projections nocturnes, ateliers de plein air jalonneront le festival durant quatre mois, dans toute la Normandie.
En voici un petit inventaire, non exhaustif, département par département.
Théodore GERICAULT, William TURNER, Richard-Parkes BONINGTON, John Steel COTMAN, Samuel PROUT, Paul HUET, Jean-Baptiste COROT, Jules NOEL, Constant TROYON, Adolphe CALS, Charles LAPOSTOLET, Stanislas LEPINE, Albert LEBOURG, Claude MONET, Johan Barthold JONGKIND, Antoine GUILLEMET, Charles PECRUS, Léon-Jules LEMAITRE, Charles ANGRAND, Joseph DELATTRE, Charles FRECHON, Paul GAUGUIN, Gustave CAILLEBOTTE, Eugène MURER, Camille PISSARRO, Auguste RENOIR, Alfred SISLEY, Robert PINCHON, Maurice LOUVRIER
William TURNER, Richard-Parkes BONINGTON, John Steel COTMAN, Jean-Baptiste COROT, Eugène DELACROIX, Eugène ISABEY, Charles LAPOSTOLET, Eva GONZALES, Adolphe CALS, Albert LEBOURG, Jacques-Emile BLANCHE, Auguste RENOIR, Claude MONET, Antoine GUILLEMET, Eugène MANET, Walter SICKERT, James Abboth WHISTLER, Camille PISSARRO, Eugène BOUDIN, Paul HELLEU
William TURNER, Eugène ISABEY, Jules NOEL, Paul HUET, Johan Barthold JONGKIND, Auguste RENOIR
William TURNER, Jean-Baptiste COROT
Jean-Baptiste COROT
Jean-Baptiste COROT, Eugène DELACROIX, Eugène ISABEY, Eugène LEPOITTEVIN, Gustave COURBET, Claude MONET, Eugène BOUDIN, Johan Barthold JONGKIND
Jean-Baptiste COROT, Eugène ISABEY, Claude MONET, Camille COROT
Théodore GERICAULT, Richard-Parkes BONINGTON, William TURNER, Camille COROT, Jean-François MILLET, Jules NOEL, Johan Barthold JONGKIND, Eugène BOUDIN, Charles PECRUS, Claude MONET, Antoine GUILLEMET, Frédéric BAZILLE, Stanislas LEPINE, Henri-Edmond CROSS, Auguste RENOIR, Camille PISSARRO
Eugène DELACROIX, Léon RIESENER
Eugène DELACROIX, Claude MONET, Camille PISSARRO
William TURNER, Constant TROYON
Auguste RENOIR, Claude MONET
Auguste RENOIR
Joseph DELATTRE
Théodule RIBOT
Eugène ISABEY, Jules NOEL, Berthe MORISOT, Claude MONET
Théodore ISABEY, Johann-Bartold JONGKIND, Adolphe CALS
Claude MONET, Eugène DELACROIX, Eugène BOUDIN, Camille PISSARO, Berthe MORISOT
Alfred SISLEY
Alfred SISLEY, Albert LEBOURG
Charles ANGRAND
Eugène ISABEY
Richard-Parkes BONINGTON
William TURNER, Constant TROYON, Eugène BOUDIN
William TURNER
Albert LEBOURG
Paul HUET
Auguste RENOIR
William TURNER, Paul HUET
Jean-Baptiste COROT
Théodule RIBOT
Louis-Alexandre DUBOURG
Albert LEBOURG
Claude MONET, Paul-Emile PISSARRO
Paul-Emile PISSARRO
Richard-Parkes BONINGTON, Camille COROT, Camille PISSARRO, Paul-Emile PISSARRO
William TURNER, John Steel COTMAN, Théodore ROUSSEAU
Richard Parkes BONINGTON, William TURNER, Claude MONET
Richard Parkes BONINGTON
Louis ANQUETIN
Albert LEBOURG
William TURNER
William TURNER, Richard-Parkes BONNINGTON
William TURNER, Richard-Parkes BONINGTON, Xavier LEPRINCE, Paul HUET, Charles MOZIN, Jean-Baptiste COROT, Eugène ISABEY, Constant TROYON, Johan Barthold JONGKIND, Gustave COURBET, Louis-Alexandre DUBOURG, Eugène BOUDIN, Frédéric BAZILLE, Charles-François d’AUBIGNY, Adolphe-Félix CALS, Charles PECRUS, Emile RENOUF, Henry-Michel LEVY, Charles LAPOSTOLET, Eva GONZALES, Gustave MOREAU, Georges SEURAT
Richard-Parkes BONNINGTON, Jean-Baptiste COROT, Paul HUET, Eugène BOUDIN, Stanislas LEPINE
Richard-Parkes BONINGTON, Camille COROT, Charles MOZIN, Paul HUET, Théodule RIBOT, Eugène ISABEY, Constant TROYON, Gustave COURBET, Charles PECRUS, Henry-Michel LEVY
Eugène BOUDIN, Gustave COURBET, James Abboth WHISTLER
Paul HUET, Léon RIESENER
Paul HUET
Paul HUET
Paul HUET, Camille COROT, Charles-François d’AUBIGNY, Félix CALS, Charles LAPOSTOLET, Antoine GUILLEMET
Edgar DEGAS
Henry-Michel LEVY
Constant TROYON
Paul-Emile PISSARO
Richard-Parkes BONINGTON, Stanislas LEPINE
Georges SEURAT
Constant TROYON
Eva GONZALES
Eugène ISABEY, Jean-François MILLET, Berthe MORISOT
Jean-Baptiste COROT, Samuel PROUT
Jean-François MILLET
Camille COROT, Théodore ROUSSEAU, Charles-François d’AUBIGNY, Paul HUET
John Steel COTMAN, Paul HUET, Jean-Baptiste COROT
John Steel COTMAN, Camille COROT, Théodore ROUSSEAU
Jean-Baptiste COROT
John-Steel COTMAN, Jean-Baptiste COROT
Edgar DEGAS
Pour les 100 ans de la journée de la femme, une pièce sur la femme. ATTENTION!!! SEULEMENT 3 REPRÉSENTATIONS EXCEPTIONNELLES!!!
3 représentations de « la femme comme champ de bataille » de Matéi Visniec les jeudi 11, vendredi 12 et samedi 13 Mars.
« C’est l’histoire de deux femmes et de deux destins qui s’entremêlent, liés à deux lourds passés qui ont en commun les horreurs de la guerre. Il y a Kate, une psychologue américaine. Elle s’est rendue en Bosnie pour déterrer les corps dans les charniers. Et puis, il y a Dorra, une jeune femme des Balkans, qui a été violée durant la guerre. Elle porte dans son ventre la progéniture de son agresseur. Deux femmes qui vont apprendre à se connaître, à s’aider mutuellement (sans vraiment trop le savoir). Pour ne pas sombrer et trouver la paix, Kate et Dorra mêlent le rire au cynisme. Elles doivent vivre, quel que soit leur passé. »
11 euros en tarif réduit (chômeur, -26 ans, étudiant, +60 ans) 13 euros en tarif plein Résa au 06 08 43 66 55 ou directement sur Billet Réduc au lien suivant: http://www.billetreduc.com/35974/evt.htm
Centre d’animation Mathis
15 rue Mathis 19ème / métro Crimée (ligne 7)
Un béret qui décoiffe !!! Une comédie décapante à ne pas manquer !
La troupe de théâtre LA BAN D’RÔLE poursuit sa tournée lorraine afin de proposer sa nouvelle création tourbillonnante et acidulée. LA BAN D’RÔLE se couvre donc du béret, et pas n’importe lequel, « LE BÉRET DE LA TORTUE », pour fouler les planches à la grande satisfaction du public lorrain. Une pièce contemporaine et burlesque qui fait mouche, coécrite par deux auteurs à la mode, Jean DELL et Gérald SIBLEYRAS, créée en 2000 au théâtre du Splendid, dans une mise en scène de Brigitte TINNÈS.
Prenez six « amis » que tout oppose, que rien ne rapproche. Installez-les dans une villa au bord de la mer. Proposez-leur toutes sortes d’activités. Faites mijoter les critiques, les mésententes, les divergences… Epicez à volonté, laissez monter l’ambiance et dégustez juste avant l’implosion …1h30 de rires. Par la troupe de théâtre La Ban d’Rôle Auteur : Jean Dell et Gérald Sibleyras Les « six amis » : Marie-Anne Salrin (Martine), Paul Kaës (Xavier), Sylvie Conrad (Mireille), Julien Darowski (Alain), Catherine Etlicher (Véronique), Michel Giffe (Luc).
Mise en scène et en forme : Brigitte Tinnès, Evelyne Porotti et Yves Louis.
Tarif : 6 € – placement libre Buvette à l’entracte contact/résa : 03 87 31 22 79
Fort du succès de sa pièce de Théâtre « Attention Travaux,Cédric Spinassou nous propose un nouveau spectacle dédié au monde de l’entreprise.
« Open Space » sera proposée au Théâtre de la Reine Blanche à l’occasion de 4 représentations exceptionnelles.
Ne pas manquez pas la 1ère 2010 prévue le 17 janvier prochain à 16h !
« Le Monde du travail est un vivier d’inspiration grouillant de situations dramatique : du burlesque à la tragédie, les moments de détente et de tension vécus au bureau se devaient d’être présentés au théâtre »
Ordre du jour !
Entre un pdg escroc et menteur, une chef de produits hystérique et surmenée, un directeur commercial glandeur et fan de foot, une secrétaire barbie girl et nymphomane, un designer sado et maso, une DAF alcoolique et dépressive, un sndicaliste noir à la recherche de ses ancêtres…blancs, et une femme de ménage lucide mais imcomprise…
Chez « Evasion », entreprise de lingerie de luxe, c’est la crise, mais personne ne le sait…Ou presque !
Réservation : 01 40 05 06 96
Théâtre de la Reine Blanche (Direction N.Martinez / N.Herviais) 2 bis passage ruelle 75018 PARIS Métro La Chapelle www.reineblanche.com
Tarifs: 18€/ 13€
Soir de fête. Toute la famille est là. Lui, le fils aîné, revient de son premier jour de travail. Il vient d’être embauché dans la même usine que son père. La relève est prise. Cette soirée déglinguée nous emmène vingt ans plus tard, vingt années de violence et de chaîne plus tard, peu avant que ne se produise l’irrémédiable.
En France, selon l’Insee, il y a encore six millions d’ouvriers et d’ouvrières, répartis entre 220 professions et de nombreux secteurs d’activité, soit 23,9 % des actifs occupés, 30,7 % ont entre 15 et 29 ans. Comme le rappelle Daniel Cohen dans un éditorial du Monde du 3 mai 2002 « 40 % des enfants sont ainsi aujourd’hui élevés dans une famille ou l’un des deux parents est ouvrier. La question ouvrière est donc tout sauf un reliquat de l’ère industrielle : elle demeure centrale. »
En fait les ouvriers existent bien, et en nombre, mais l’identité de classe, elle, se délite. Le monde ouvrier a subi de profondes mutations ces vingt dernières années : la disparition de grands sites comme la métallurgie, la sous-traitance massive et le recours à l’intérim. Les ouvriers ont donc été dispersés dans de plus petites unités ou il est plus difficile de s’unir et de se faire entendre. Cet éclatement de la classe ouvrière menacée par la précarité et la marginalisation a affaibli sa combativité, au point de passer pour inexistante. Parce que la conscience de classe s’est voilée, le monde ouvrier n’existe plus sous la forme d’une construction politique homogène, mais sous la forme d’un groupe social défavorisé, oublié, marginalisé, éclaté, déclassé, individualisé.
Avec Jean-Louis FAYOLLET – Véronique MULLER – Jean-Marie BURUCOA – Antoine BRUGIERE – Clément VICTOR – Françoise COUSIN – Etienne PARC – Chloé DECAUX – Stéphane BROULEAUX
Dramaturgie – Guillaume CLAYSSEN
Scénographie – Florence PLACAIS Assistante scénographie – Clémentine CAM Création lumières – Romuald LESNE Création sonore – Jean François DOMINGUES Costumes – Virginie ALBA Régie – Abdallah BENZOUAC Administration de production – Clément DUPUY
La Chaîne est tout sauf une pièce à thèse. Elle n’est pas un théâtre de la preuve mais de l’épreuve, de l’éprouvé. Elle n’a pas été écrite là où se logent les grandes idées politiques sur le monde, mais là où concrètement le monde énerve, insupporte, rend fou. La question de la révolte qui traverse son écriture, s’incarne ainsi avec nerfs et poésie.
La Chaîne n’a pas non plus cette facture réaliste du théâtre dit « social ». L’écriture singulière qui l’anime semble pousser dans le corps même de ceux dont elle parle. Abandonnant les codes traditionnels du réalisme qui représente le monde en tentant de l’objectiver, de le poser devant soi, La Chaîne arrache de l’intérieur du monde ouvrier, une réalité de chair et de mots. Point de vue organique sur les usés et les abusés de l’usine. Le spectateur, contrairement à un théâtre plus conventionnel, n’est donc plus là pour se représenter un monde social que l’auteur et le metteur en scène dévoileraient, mais pour sentir, éprouver, ce que la désappropriation de soi chez l’ouvrier signifie dans son corps et son inconscient.
La Chaîne a tout d’abord été lue en janvier 2008 par le collectif A Mots Découverts au Théâtre de L’Est Parisien, puis en avril 2009 à la maison de la poésie de Paris dans une mise en espace de Ludovic Pouzerate. Elle a été créée en septembre 2009 à Mains d’Oeuvres à Saint Ouen.
La Chaîne est éditée aux Editions D’ores et déjà www.doresetdeja.fr
Actualités de la compagnie : www.le-groupe-krivitch.org
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